Rapports d'activité de la Commission

45e Rapport d'activité de la CADHP

45e Rapport d'activite.pdf
AFRICAN UNION UNION AFRICAINE UNIÃO AFRICANA African Commission on Human & Peoples’ Rights Commission Africaine l’Homme & des Peuples des Droits 31 Bijilo Annex Layout, Kombo North District, Western Region, P. O. Box 673, Banjul, The Gambia Tel: (220) 4410505 / 4410506; Fax: (220) 4410504 E-mail: au-banjul@africa-union.org; Web www.achpr.org 45ÈME RAPPORT D’ACTIVITES DE LA COMMISSION AFRICAINE DES DROITS DE L’HOMME ET DES PEUPLES Présenté conformément à l’Article 54 de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples 1|Page de
I. RÉSUMÉ 1. Le présent 45ème Rapport d’activités de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (la CADHP ou la Commission), présenté aux Chefs d’État et de Gouvernement de l’Union africaine (UA), conformément à l’Article 54 de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (la Charte africaine ou la Charte), couvre la période allant du 10 mai au 13 novembre 2018. Il présente notamment : les réunions statutaires et autres réunions institutionnelles de la Commission ; l’état de présentation des Rapports des États ; les Résolutions adoptées par la Commission ; les plaintes pour violations des droits de l’homme devant la Commission ; les différentes interventions de la Commission sur des questions liées aux droits de l’homme telles que les lettres d’Appel urgent, les Communiqués de presse et les Lettres d’appréciation ; la situation des droits de l’homme sur le continent ; les questions liées aux finances, au personnel et au fonctionnement de la Commission ; la mise en œuvre des Recommandations de la Commission et les Recommandations à la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement. II. CONTEXTE 2. La Commission a été créée selon les termes de l’Article 30 de la Charte africaine qui avait été adoptée par la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de l’Organisation de l’Unité africaine (OUA) en 1986. La Charte africaine a été ratifiée par tous les États membres de l’UA, à l’exception du Maroc. La Commission est devenue opérationnelle en 1987 et a son Siège à Banjul, Gambie. 3. La Commission est composée de onze (11) Membres élus par les Chefs d’État et de Gouvernement de l’UA, servant en leur qualité individuelle à temps partiel. Son mandat, tel que stipulé à l’Article 45 de la Charte africaine, est de: i. Promouvoir les droits de l’homme et des peuples ; ii. Assurer la protection des droits de l’homme et des peuples dans les conditions fixées par la Charte ; iii. Interpréter toutes les dispositions de la Charte à la demande d’un État partie, d’une Institution de l’UA ou d’une Organisation africaine reconnue par l’UA ; iv. Exécuter toutes autres tâches qui lui seront éventuellement confiées par la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement. 4. La Commission est spécifiquement chargée, en vertu de la Charte, de recevoir et examiner les Communications (Plaintes) qui lui sont soumises et de recevoir et examiner les rapports périodiques des États parties sur les 2|Page
mesures législatives et autres prises pour donner effet aux droits et libertés reconnus et garantis par la Charte. 5. En vertu de l’Article 26 du Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits de la femme en Afrique (le Protocole de Maputo), la Commission est également chargée de suivre les mesures prises par les États parties concernant le statut et les droits de la femme dans leurs pays respectifs. De même, l’Article 14 de la Convention de l’Union africaine sur la protection et l’assistance aux personnes déplacées en Afrique (la Convention de Kampala) requiert des États parties qu’ils fassent rapport des mesures législatives et autres qu’ils ont prises pour garantir les droits des personnes déplacées. III. REUNIONS DES ORGANES DELIBERANTS DE L’UA, REUNIONS STATUTAIRES, REUNIONS INSTITIUTIONNELLES ET AUTRES REUNINS PENDANT LA PERIODE VISEE PAR LE RAPPORT 6. La Commission a pris part aux réunions des Organes délibérants de l'Union africaine, tenues à Nouakchott, Mauritanie, du 25 Juin - 02 Juillet 2018, selon le calendrier suivant : i. ii. iii. 36ème Session Ordinaire du Comité des Représentants Permanents (COREP) :25 – 27 juin 2018 ; 33ème Session Ordinaire du Conseil Exécutif (CE) :28 – 31 juin 2018 ; 31ème Session Ordinaire de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement (la Conférence) : 1er – 02 juillet 2018. 7. Deux (02) réunions statutaires et quatre (04) réunions institutionnelles ont été également tenues durant la période visée par le rapport : i. ii. iii. iv. v. vi. la 24ème Session extraordinaire de la Commission, tenue du 30 Juillet – 08 Aout 2018 à Banjul, Gambie ; la 11ème Réunion des Bureaux conjoints de la Commission et de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (la Cour africaine), tenue le 9 août 2018 à Banjul, Gambie; la 7ème Réunion annuelle de la Commission et la Cour africaine, tenue le 10 août 2018 à Banjul, Gambie ; l’Atelier consultatif entre la Commission, la Cour Africaine et le Comité Africain d’Experts sur les Droits et le bien-être de l’enfant tenu les 11 et 12 août 2018 à Banjul, Gambie ; Réunion tripartite de la Commission, la Cour Africaine et le Comité Africain d’Experts sur les Droits et le bien-être de l’enfant tenue le 03 Septembre 2018 à Arusha, Tanzanie ; et la 63ème Session ordinaire de la Commission, tenue du 24 octobre au 13 novembre 2018 à Banjul, Gambie. 3|Page
8. La Commission a également pris part à la retraite conjointe entre le COREP et la Commission qui a eu lieu les 4 et 5 juin 2018 à Nairobi, Kenya. Le rapport de la retraite a fait l’objet d’examen lors du dernier Sommet de l’Union africaine tenu au mois de juin-juillet 2018. A. REUNIONS DES ORGANES DELIBERANTS DE L’UA 31ème Sommet de l’Union africaine, Nouakchott, Mauritanie, du 25 juin - 02 juillet 2018 9. Le 44ème Rapport d’activités de la Commission a été présenté lors de la 36ème Session ordinaire du COREP. Suite aux discussions du COREP et du Conseil Exécutif, la publication du Rapport d’activités a été autorisée par la Décision EX. CL/Dec. 1014 (XXXIII) du Conseil Exécutif sur le 44ème Rapport d’activités de la Commission. B. REUNIONS STATUTAIRES ET INSTITUTIONNELLES  24ème Session extraordinaire - Banjul, Gambie, 30 Juillet au 08 Août 2018 10. Les détails des activités menées par la Commission lors de sa 24ème Session extraordinaire sont rapportés dans le Communiqué final pertinent, joint au présent Rapport en Annexe I. Le Communiqué final peut également être consulté sur le site Web de la Commission : www.achpr.org.  11ème Réunion des Bureaux conjoints de la Commission et de la Cour africaine tenue le 9 août 2018 à Banjul, Gambie. 11. Conformément à leurs règlements intérieurs respectifs, la Commission et la Cour africaine ont tenu la 11ème Réunion des Bureaux conjoints après la 24ème Session extraordinaire de la Commission. A cette occasion, les membres des deux institutions ont adopté le Rapport de la dixième (10ème) Réunion des Bureaux ; évaluer l’état d’avancement de la mise en œuvre des décisions adoptées lors de la 10ème Réunion des Bureaux et de la Sixième (6ème) Réunion conjointe annuelle ; préparer et organiser la Septième (7ème) Réunion conjointe annuelle de la Cour africaine et de la Commission et échanger sur les différentes activités conjointes.  7ème Réunion annuelle de la Commission et la Cour africaine, tenue le 10 août 2018 à Banjul, Gambie ; 12. La 7ème Réunion annuelle conjointe de la Commission et de la Cour s’est tenue le 10 août 2018 à Banjul, Gambie. L’objectif général de la réunion concernait l’évaluation, le suivie d’échanges et de mise en œuvre des 4|Page
recommandations en vue de renforcer la complémentarité des deux institutions et d’améliorer la collaboration ainsi que l’interaction entre elles.  Atelier consultatif entre la Commission, la Cour Africaine et le Comité Africain d’Experts sur les Droits et le bien-être de l’enfant tenu les 11 et 12 août 2018 à Banjul, Gambie 13. L’Atelier consultatif tripartite s’est tenu les 11 et 12 août 2018 à Banjul, Gambie. L’objectif général de l’atelier était d’examiner ensemble le projet de cadre conjoint de suivi de la conformité pour la mise en œuvre des Décisions et recommandations de la Commission, de la Cour africaine et du Comité être de l‘enfant.  Réunion tripartite de la Commission, la Cour Africaine et le Comité Africain d’Experts sur les Droits et le bien-être de l’enfant, Arusha, Tanzanie, 03 Septembre 2018. 14. La Réunion tripartite de la Commission, la Cour Africaine et le Comité s’est tenue le 3 septembre 2018 à Arusha, en Tanzanie. L’objectif de la réunion était de se pencher sur les documents pertinents élaborés par différents consultants, dans le cadre de la Réforme institutionnelle de l’UA et portant sur les Organes judiciaires et quasi judiciaires, en vue de dégager des pistes et points de vue communs à titre de contribution pour les orientations et discussions futures, les concernant. Des recommandations ont été formulées et ont été transmises à l’UA.  63ème Session ordinaire - Banjul, Gambie, 24 octobre au 13 novembre 2018 15. La 63ème Session ordinaire de la Commission s’est tenue du 24 octobre au 13 novembre 2018 à Banjul, Gambie. La Cérémonie d'ouverture a été honorée de la présence de S.E. Oussainou Darboe, Vice- Président de la République de Gambie, qui a déclaré la Session ouverte. 16. Les détails des activités menées par la Commission lors de sa 63ème Session ordinaire sont rapportés dans le Communiqué final de la Session, joint au présent Rapport en Annexe II. Le Communiqué final peut également être consulté sur le site Web de la Commission : www.achpr.org. 17. Les Rapports d’intersession présentés par les Membres de la Commission et les Rapporteurs spéciaux durant la 63ème Session ordinaire sont disponibles sur le site Web de la Commission : www.achpr.org. 5|Page
C.AUTRES REUNIONS  Séminaire régional sur la mise en œuvre des Décisions de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples - Dakar, Sénégal, 12 au15 août 2017 18. Du 4 au 6 septembre 2018 à Zanzibar, Tanzanie, la Commission a organisé un Séminaire régional sur la mise en œuvre des Décisions de la Commission pour les pays d’Afrique Australe et de l’Est, avec l’appui financier de l’Union européenne (UE) dans le cadre du Programme de renforcement du Système africain des droits de l'homme (Programme PANAF). L’objectif général du Séminaire était de renforcer le Système africain des droits de l’homme par le renforcement des mandats de promotion et de protection des droits de l’homme de la Commission. Le Séminaire a évalué l’état de la mise en œuvre des décisions rendues sur les plaintes-Communications qui lui sont soumises, des observations conclusives et autres décisions de la Commission. IV. RAPPORTS DES ETATS EN VERTU DE L’ARTICLE 62 DE LA CHARTE 19. La Commission a examiné les 2ème et 3ème Rapports périodiques combinés de la République du Botswana sur la mise en œuvre de la Charte africaine; les 6è et 7è Rapports périodiques de l’Angola sur la mise en œuvre de la Charte Africaine et le Rapport Initial sur le protocole à la Charte africaine relatif aux droits de la femme en Afrique (2011-2016) et les 6è, 7è et 8è Rapports Périodiques de la République du Togo sur la mise en œuvre de la Charte Africaine incluant aussi une partie sur la mise en œuvre du Protocole de Maputo. 20. L’état de soumission des Rapports périodiques à la Commission par les États parties se présente actuellement comme il suit : Statut État partie A jour : 12 Angola, Botswana, Egypte, Érythrée, Gambie, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria, République Démocratique du Congo, Rwanda et Togo. 1 Rapport retard : 14 en Algérie, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Djibouti, Éthiopie, Kenya, Malawi, Mali, Maurice, Namibie, Sénégal, Afrique du Sud, Soudan du Sud et Ouganda. 2 Rapports retard : 5 en Cameroun, République Gabonaise, Liberia, Mozambique et République Arabe Sahraoui Démocratique. 6|Page
3 Rapports retard : 3 en Burundi, Lybie et Soudan Plus de Rapports retard : 15 3 Bénin, Cabo-Verde, Congo, Ghana, Guinée, Lesotho, en Madagascar, Seychelles, Eswatini, République centrafricaine, Tanzanie, Tchad, Tunisie, Zambie et Zimbabwe. Jamais soumis de Comores, Guinée Bissau, Guinée Équatoriale, Sao Tomé and rapport : 5 Principe, Somalie. 21. La Commission a reçu les derniers Rapports périodiques de l’Egypte et de la Gambie qui seront examinés lors de la 64ème Session ordinaire de la Commission. 22. Onze (11) pays seulement sont à jour eu égard à leurs obligations de rapports en vertu de l’Article 26 du Protocole de Maputo : Angola, Afrique du Sud, Burkina Faso, Malawi, Mauritanie, Namibie, Nigeria, RDC, Rwanda, Sénégal et Togo. Cela signifie que trente (30) États parties au Protocole de Maputo n’ont pas encore soumis de rapports en vertu de ce Protocole. 23. Vingt-sept (27) États ont ratifié la Convention de l'Union africaine sur la Protection et l'Assistance aux Personnes déplacées en Afrique (la Convention de Kampala). En revanche, aucun État partie ne s'est conformé à l'Article 14(4) de la Convention de Kampala qui leur impose de faire rapport des mesures législatives et autres qu’ils ont prises pour donner effet à la Convention. V. RESOLUTIONS ADOPTEES PAR LA COMMISSION Pendant la période visée par le rapport, la Commission africaine a adopté les Résolutions suivantes : Session 24è Session extra ordinaire Session Résolutions adoptées i. Résolution sur les élections législatives en République de Guinée Bissau ; ii. Résolution relative à l’élaboration des Observations générales sur l’article 7 (d) du Protocole à la Charte africaine relatif aux droits de la femme en Afrique. Résolutions adoptées 7|Page
63ème Session ordinaire i. ii. iii. iv. v. vi. vii. viii. ix. x. xi. VI. Résolution sur les mandats de protection et d’interprétation de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples ; Résolution sur la situation des droits de l'homme au Burundi ; Résolution sur les violations des droits de l’homme survenues au cours du processus électoral en République du Cameroun ; Résolution sur le processus électoral en RDC ; Résolution sur la situation des droits de l'homme en Somalie. Résolution sur la nécessité d’une étude sur la situation des sites naturels et territoires sacrés en Afrique ; Résolution sur la nécessité d’une étude sur les violations des droits de l’homme à l’encontre des migrants; Résolution sur la situation des femmes défenseures des droits de l’homme en Afrique ; Résolution sur la création d’un groupe d’appui au mandat du Rapporteur Spécial sur les défenseurs des droits de l’homme et Point focal sur les représailles en Afrique pour la promotion et le suivi de la mise en œuvre effective des Lignes directrices sur la liberté de réunion et d’association en Afrique ; Résolution sur l'élaboration d’une Observation Générale sur l’article 12(1) de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples ; Résolution portant élargissement du mandat et de la composition du groupe de travail sur la peine de mort et les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires en Afrique. PLAINTES RELATIVES AUX DROITS DE L'HOMME DEVANT LA COMMISSION Communications 24. Les Communications indiquées ci-après ont été examinées pendant la période visée par le rapport sur les 231 (deux cent trente-un) Communications actuellement pendantes devant la Commission : Session 24ème Session extraor dinaire Communication (intitulé/stade) II. Saisine a) Saisies i. ii. iii. iv. v. Communication 693/18 – Bunyoro Kitara Reparations Agency Ltd (Bukitarepa) c/ Ouganda Communication 694/18 - Kone Katinan Justin c/Côte d'Ivoire Communication 695/18 – M. Abadir M. Ibrahim (représentant M. Zelalem Kibret) c/Ethiopie Communication 696/ 18–Jean-Marie Michel Mokoko (Représenté par Maître Jessica Finelle) c. la République du Congo Communication 697/17 – M. Kaptue Tagne & Autres c. République du Cameroun 8|Page
b) Non-saisie i. Communication 690/18 – Peter Odiwuor Ngoge T/A O.P Ngoge and associates c/ Kenya II. Recevabilité a) Recevables i. ii. iii. iv. v. vi. vii. Communication 459/13 – Devendranath Hurnam c. The Republic of Mauritius; Communication 472/14 – Famille de Feu Audace Vianney Habonarugira c. Burundi; Communication 474/14 – La Famille de Feu Jean Claude Ndimumahoro c. Burundi ; Communication 510/15 – Abdel Moneem Adam Mohammed (représenté par REDRESS & Autres) c. Soudan Communication 511/15 – Dr Amin Mekki Medani & M. Farouq Abu Eissa c. Soudan Communication 577/15 – Hassan Ishag Ahmed (Representé par African Centre for Justice and Peace Studies et autres.) c. Republic of The Sudan; Communication 600/16 – Patrick Gabaakanye (représenté par Dingake Law Partners, DITSHAWANELO et REPRIVE) c. Botswana III. Fond i. Communication 348/07 – Collectif des Familles des Disparu(e)s en Algérie c. Algérie IV. Radiées pour manque de diligence dans le suivi i. ii. iii. VII. i. Communication 539/ 15 - Salah Deen Madaney Mahmud Salim & Autres (représentés par European Alliance for Human Rights) c/ Egypte Communication 540/15 – M. Ahemad Ali Abbas, Dr Efat Mohamad Ali Elbheri & Hafsa Ahmad Ali (représentés par European Alliance for Human Rights) c/Egypte Communication 541/15 - Yasser Mohammed Hassanein & un Autre (représentés par European Alliance for Human Rights) c/ Egypte Retrait Communication 603/16 – Mme Ayatulla Alaa Hosny (représentée par Dalia Lotfy) c/ Egypte ii. Communication 682/18– Ahmed Abba (représenté par CHRDA & RFKHR) c/ Cameroun VIII. Présentées pour orientation 9|Page
i. ii. iii. iv. IX. Communication 438/12 - Peter Odiwuor Ngoge, Mohammed Omar Musa et 6000 autres anciens employés de Kenya Breweries Limited (Representés par Peter Odiwuor Ngoge) c. Kenya; Communication 519/15- Peter Ngoge et Mohammed Musa c. Kenya; Communication 534/15 - Peter Ngoge, Mohammed Musa et 5, 378 autres c. The Republic of Kenya Communication 680/17- Nnamdi Kanu et les Populations autochtones de Biafra c. République Fédérale du Nigéria Renvoyées i. Communication 587/15 - Radio Publique Africaine (représentée par Me Lambert Nigarura) c. Burundi ii. Communication 607/16 - Famille de Feu Juvenal Habyarimana v. Burundi I. Saisine 63ème Session ordinair e a) Saisies i. ii. iii. iv. v. vi. vii. Communication 698/18 – Yunusa OS Ceesay en son nom propre et au nom de la Communauté Kerr Mothali c. Gambie Communication 699/18 – Moses Mutale (représentant 469 anciens travailleurs de l’Ex-Energo Invest Limit) c. République de Zambie Communication 700/18 – Association des femmes Avocates Defenseures Des Droits Humains et Institute for Human Rights nad Development in Africa c. RDC Communication 701/18 – Januarius Jingwa Asongu et un autre c. Cameroun Communication 703/18 – Cathy Bosongo Beando c. RDC Communication 705/18 – Emil Touray et Saikou Jammeh (représentés par IHRDA et Sagar Jahateh) c. Gambie Communication 706/18 - Muzito Fumutshi Adolphe c. RDC b) Saisies avec demande de Mesures conservatoires i. ii. Communication 704/18 – Berhane Abrehe Kidane (représenté par Solomon Weldekirstos et Eritrean Law Society) c. Eritrea Communication 702/18 – Ahmed Abdallah Mohamed Sambi c. l’Union des Comores II. Recevabilité a) Recevable i. ii. Communication 587/15 – Radio Publique Africaine (Représentée par Maitre Lambert Nigarura) c. Burundi Communication 631/16 – Perem Aoudou (représenté par Georges Ayuk Quelennec) c. Cameroun III. Radiées pour manque de diligence dans le suivi i. Communication 450/13-451/13 – Godwin Pius et les autres (Représentés par 10 | P a g e
ii. LEDAP et SERAP) c. Nigéria Communication 658/17 – Shereen Said Hamd Bakheet (représentée par le European Alliance for Human Rights and autres) c. République Arabe d’Egypte IV. Retrait i. Communication 559/15 – Yasser Ahmed Ahmed Aboeitah (Représenté par Dalia Lotfy) c. République Arabe d’Egypte V. Présentées pour orientation i. Communication 376/09 – Acleo Kalinga (représenté par REDRESS, OMCT et IRCT) c. Ouganda Communication 566/15 – Chiggle née Joana Nini Ntune c. Cameroun Communication 383/10 – Mohammed Abdullah Saleh Al-Asad c. Djibouti ii. iii. VI. Renvoyées i. Communication 607/16 – Famille de Feu Juvenal Habyarimana c. Burundi 25. Il ressort du tableau ci-dessus que, durant la période sous revue, la Commission a examiné un total de quarante (40) Communications. Elle s’est saisie de quatorze (14) Communications ; a décidé de ne pas se saisir d’une (1) ; a adressé deux (2) demandes de Mesures conservatoires ; déclaré neuf (9) Communications recevables et en a renvoyé deux (2); s’est prononcée sur une (1) Communication sur le fond ; a radié cinq (5) Communications pour manque de diligence dans le suivi et a procédé au retrait de trois (3) Communications. La Commission a également donné une orientation au Secrétariat sur sept (7) Communications. VII. DEMANDES D’OCTROI D’OBSERVATEUR DES STATUTS D’AFFILIE ET 26. Au cours de la période sous examen, la Commission a accordé le statut d’Affilié à la Commission Nationale des Droits de l’Homme du Soudan du Sud, conformément à la Résolution sur l’octroi du statut d’Affilié aux Institutions nationales des droits de l’homme et aux institutions spécialisées dans les droits de l’homme en Afrique. Le nombre total d’institutions jouissant du statut d’Affilié auprès de la Commission est donc de vingtneuf (29). 27. La Commission a accordé le statut d’Observateur à une (1) organisation non-gouvernementale (ONG) dénommée : Humanity, Action, Knowledge, Integrity Africa (Haki Africa). Cela porte à cinq cent dix-huit (518) le nombre total d’ONG jouissant du statut d’Observateur auprès de la Commission africaine. 11 | P a g e
28. Il sied de signaler qu’au cours de sa 24ème Session extra-ordinaire tenue du 30 Juillet au 08 Août 2018 à Banjul, en Gambie, la Commission a retiré le statut d’observateur à CAL conformément aux différentes décisions pertinentes du Conseil Exécutif. VIII. ETAT D’EXECUTION, PAR LES ETATS, DES DECISIONS, DES DEMANDES DE MESURES CONSERVATOIRES ET DES LETTRES D’APPEL URGENT DE LA COMMISSION 29. L’état d’exécution, par les États parties, des Décisions, des demandes de Mesures conservatoires et des Lettres d’Appel urgent de la Commission est relativement faible, comme l’indiquent les informations ci-dessous :  Décisions sur les Communications 30. Pendant la période couverte par le rapport, la Commission n’a pas reçu d’informations sur la mise en œuvre de ses décisions sur les Communications, conformément à l’Article 112 de son Règlement intérieur de 2010.  Lettres d’Appel urgent 31. Durant la période visée par le rapport, vingt-cinq (25) Lettres d’Appel urgent ont été adressées aux États parties concernant des allégations de violations des droits de l'homme. Sur ces Lettres d’Appel urgent, la Commission a pris note de mesures prises pour …. (….) d’entre elles et ….. (….) États partie ont répondu avoir pris en compte les questions soulevées dans l'Appel urgent, comme l'indique le tableau ci-dessous : Etat Date 1. Egypte 1/05/2018 2. Cameroun 3/5/2018 3.Congo 08/05/2018 4.Ouganda 08/05/2018 Domaine de préoccupation ayant justifié l’appel urgent Arrestation et condamnation d’Adel Sabri, activiste ayant décrié la détérioration des conditions de vie dans le pays Arrestation de cinq défenseurs des droits de l’homme accusés d’actes homosexuels et qui auraient été menacés de subir des examens anaux forcés afin de fournir la "preuve" de leurs actes homosexuels. Arrestation et détention d’une vingtaine de militants du Mouvement Citoyen Ras-le-Bol le 07 mai 2018 à Pointe-Noire, suite à une manifestation pacifique de sensibilisation pour dénoncer la vague de procès politiques en cours au Congo. Agression et menaces de mort par plusieurs hommes armés de revolvers et de machettes l’endroit de Tom Bagoole et Réponse de l’Etat partie L’Etat n’a pas encore répondu L’Etat n’a pas encore répondu L’Etat n’a pas encore répondu L’Etat n’a pas encore répondu 12 | P a g e
5. Soudan 11/5/2018 6.Egypte 14/05/2018 7.Afrique Sud du 16/05/2018 8.Egypte 21/05/2018 9.Ghana 23/6/2018 10.Cameroun 05/07/2018 11. Mauritanie 1/8/2018 12.Congo 3/8/2018 13. Soudan du 8/8/2018 Sud 14. Botswana 11/10/2018 Esther Bagoole le 01 mai 2018 à leur domicile. L’exécution possible d’une jeune femme soudanaise âgée de 19 ans, Noura Husein, pour avoir tué son mari qui l'avait violée. Arrestation et détention de Mme Amal Fathy par le Tribunal de Sécurité de l’Etat le 13 mai 2018 accusée « d’appartenance à un groupe terroriste et utilisation d’internet pour appeler des actes terroristes » et « diffusions des fausses informations et rumeurs pour perturber la sécurité publique et porter atteinte à l’intérêt national » Allégations de violation à la liberté d'expression et atteinte à la sécurité du DDH Thabiso Zulu qui serait menacé et intimidé par certaines personnalités qu’il a dénoncé pour des actes de corruption. L’Etat n’a pas encore répondu L’Etat n’a pas encore répondu L’Etat a accusé réception de l’Appel urgent et a indiqué que celui-ci a été transmis aux autorités compétentes pour traitement Arrestation et détention, par Le Tribunal de L’Etat n’a pas encore Sécurité de l’Etat, de Maitre Haytham répondu Mohamadeen pendant quinze (15) jours en attente d’une enquête approfondie sur les accusations de « soutien à une organisation terroriste pour atteindre ses objectifs » et « appel à une manifestation illégale» examen du projet de loi sur le droit à L’Etat n’a pas encore l‘information, actuellement examiné par le répondum Parlement du Ghana Arrestation et détention arbitraire de 18 L’Etat n’a pas encore individus dans le cadre de la répression de répondu la "crise anglophone" par le gouvernement camerounais dans les régions du nord-ouest et du sud-ouest. Entraves à la liberté de mouvement et à la L’Etat n’a pas encore liberté d’association de 5 défenseurs des répondu droits de l’homme empêchés de voyager le 22 juillet 2018 pour participer à la 64ème Session du Comité des NU contre la torture tenue du 23 au 25 juillet 2018 à Génève. Mort de treize (13) jeunes détenus au poste L’Etat n’a pas encore de Sécurité Publique de Chacona, à Mpila répondu dans le 6ème arrondissement de Brazzaville, Talangai. L’Arrestation et la détention de M. Peter L’Etat a accusé Biar Ajak, éminent universitaire et militant réception de l’Appel du Soudan du Sud. urgent l’exécution de M. Uyapo Polok Délai de réponse en 13 | P a g e
15. RDC 18/10/2018 16.RDC 22/10/2018 17.Togo 22/10/2018 18.RDC 22/10/2018 19.Burkina Faso 22/10/2018 20. Angola 23/10/2018 21.Uganda 23/10/2018 22.Cameroon 28/10/2018 23. Algérie 28/10/2018 24. Burundi 30/10/2018 25. Burundi 31/10/2018 cours, une mise à jour est nécessaire avant la transmission du rapport les massacres à répétition contre les idem populations civiles à Beni, en Province du Nord Kivu, République Démocratique du Congo. Attaques et menaces contre MM.Jean- idem Chrysostome Kijana et Gentil Safari, défenseurs des droits de l’homme Arrestation et détention de quatre idem défenseurs des droits de l’homme au Togo Détention, mauvais traitements et idem accusations contre le défenseur des droits humains Elias Bizimungu Rwaramba Arrestation de Madame Safiatou Lopez (née idem Zongo), suspectée d’être impliquée dans la tentative d'évasion de certains activistes des droits de l’homme Expulsions des centaines de milliers de idem ressortissants de la RDC dans la province de Lunda-Norte et mort d’une dizaine d’entre eux en marge de l’opération Transparence visant des étrangers en situation illégale et soupçonnés d'être impliqués dans le trafic de diamants Cambriolage du siège de l’organisation de idem défense des droits de l’homme Twerwaneho Listeners Club (TLC) et intimidations de ses membres Disparition forcée de M. Franklin Mowha, idem président national de l’association Frontline Fighters for Citizens Interests Allégations d’arrestation et détention idem arbitraire à l’encontre de M. Salim Yezza militant de la cause berbère algérien. Arrestation et détention de MM. Aimé idem Constant Gatore, Marius Nizigama et Emmanuel Nshimirimana, points focaux de l’organisation Parole et Action pour le Réveil des Consciences et l’Évolution des Mentalités (PARCEM) dans la Province de Muramvya, Burundi Condamnation de M. Nestor Nibitanga, idem DDH et Président de l’Association Burundaise pour la Protection des Droits Humains et des Personnes Détenues (APRODH), à 5 ans de prison ferme 14 | P a g e
IX. LETTRES D’APPRECIATION 32. Pendant la période visée par le rapport, cinq (5) lettres d’appréciation ont été adressées à des Chefs d’État et de Gouvernement : État Date de Lettre 1. Burkina Faso 8/6/2018 L’abolition de la peine de mort dans le pays. 2. Guinée équatoriale 6/7/ 2018 L’amnistie accordée à tous les prisonniers politiques et défenseurs des droits de l'homme qui, dans l'exercice de leurs fonctions, ont été arrêtés pour des crimes politiques. 3. Rwanda 26/9/2018 La libération conditionnelle accordée à plus de 2000 prisonniers au Rwanda, dont des opposants politiques. 4. Gambie 11/10/2018 La ratification du Deuxième Protocole facultatif au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, visant à abolir la peine de mort, le 28 septembre 2018 5. Zimbabwe 1/11/2018 La décision de la Haute Cour du Zimbabwe d’accorder une compensation à Madame Jestina Mungareva Mukoko, femme défendeur des droits de l’homme au Zimbabwe. X. la Évolution positive d’appréciation. ayant justifié la Lettre DECLARATIONS ET COMMUNIQUES DE PRESSE 33. Outre les différents Communiqués de presse publiés par la Commission et ses Mécanismes spéciaux concernant les missions de promotion, les activités et les réunions organisées pendant la période visée par le rapport, la Commission a également publié dix-sept (17) communiqués de presse sur différentes questions liées aux droits de l’homme. Les Communiqués de presse sont consultables sur le site Web de la Commission : www.achpr.org. XI. ADOPTION D’AUTRES DOCUMENTS PERTINENTS Lignes directrices sur le renvoi des affaires à la Cour africaine 34. Pour renforcer son mandat de protection par le renvoi des affaires à la Cour, la Commission a adopté les Directives sur le renvoi des affaires à la Cour africaine. 15 | P a g e
XII. MISSIONS DE PROMOTION ET D’ETABLISSEMENT DES FAITS 35. Dans le cadre de son mandat de promotion et de protection des droits de l’homme en vertu des Articles 45 et 58 de la Charte africaine, la Commission a effectué les missions suivantes au cours de la période sous revue : a. Mission de promotion en République du Botswana (9 au 13 juillet 2018) ; b. Mission de promotion en République de Guinée Bissau (16 au 20 juillet 2018) ; c. Mission de promotion en République d’Afrique du Sud (3 au 8 septembre 2018) ; d. Mission de promotion en République de Tunisie (17 au 22 septembre 2018) ; e. Visite de plaidoyer en République fédérale du Nigéria (24 au 27 septembre 2018) ; f. Visite de camps de déplacés internes à Maiduguri au Nigeria (25 au 28 septembre 2018) ; g. Mission de promotion au Royaume du Lesotho (8 au 14 octobre 2018). 36. La Commission exprime sa gratitude à ces Etats pour avoir accepté et facilité la conduite de ces missions. 37. La Commission saisit également cette occasion pour adresser ses remerciements aux Républiques Arabe démocratique d’Algérie et du Soudan du Sud pour leur réponse favorable aux demandes de la Commission d’effectuer des missions de promotion dans leurs pays respectifs. 38. Elle réitère l’appel lancé aux gouvernements de la République du Kenya, République-Unie de Tanzanie, du Cap-Vert, de la Guinée équatoriale, du Mozambique et de São Tomé-et-Principe, de la Zambie, du Liberia, du Ghana et de l’Éthiopie pour qu’ils accordent l’autorisation sollicitée d’entreprendre des missions de promotion dans leur pays XIII. SITUATION DES DROITS DE L’HOMME SUR LE CONTINENT 39. Cette section a été introduite suite à la Décision EX.CL/Dec.639 (XVIII) du Conseil Exécutif appelant la Commission à informer les Organes délibérants sur la situation des droits de l’homme sur le continent. La 16 | P a g e
pratique de la Commission consiste, pour préparer le contenu de cette section, à exploiter les échanges qu’elle a eus avec les États parties, les INDH jouissant du statut d’Affilié et les ONG jouissant du statut d’Observateur auprès d’elle au cours des Sessions ordinaires, en sus des informations collectées dans le cadre de ses activités de supervision de la situation des droits de l’homme dans les divers États parties au cours de la période d’intersession. Développements positifs 40. La Commission note avec satisfaction les principaux développements positifs suivants, intervenus dans le domaine des droits de l’homme au cours de la période considérée : i. ii. iii. iv. v. vi. vii. Ratification, par la République de Gambie, de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants; du Deuxième Protocole facultatif au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, visant à abolir la peine de mort ; la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées et le dépôt de la déclaration sur l’article 34 (6) du protocole à la Charte africaine portant création de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (la Cour africaine) permettant aux individus et aux Organisations non gouvernementales de saisir directement la Cour africaine et la mise en place de la Commission vérité, réconciliation et réparations. Ratification du Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des personnes âgées par le Royaume de Lesotho ; Ratification du Protocole optionnel à la Convention contre la Torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains et dégradants par le Cameroun ; Ratification du Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique par la Tunisie, ainsi que l’adoption d’une loi sur la lutte contre les discriminations raciales ; L’abolition de la peine de mort au Burkina Faso et la décision de l’inconstitutionnalité de la peine de mort par la Cour Constitutionnelle au Kenya ; Réconciliation entre les partis politiques d’opposition et ceux de la mouvance ainsi que l’apaisement politique post-électorale au Kenya ; L’amnistie accordée par les autorités de la Guinée Equatoriale à tous les prisonniers politiques et défenseurs des droits de l'homme qui, dans l'exercice de leurs fonctions, ont été arrêtés pour des crimes politiques ; 17 | P a g e
viii. ix. x. xi. xii. xiii. xiv. xv. xvi. xvii. Décriminalisation de l’avortement au Rwanda qui sera désormais autorisé dans des conditions pro-droits de l’homme fixées par la loi. La libération conditionnelle accordée par le Gouvernement rwandais à plus de 2000 prisonniers au Rwanda, dont des opposants politiques ; L’amnistie accordée par les autorités ivoiriennes à environ 800 personnes poursuivies ou condamnées pour des infractions en lien avec la crise postélectorale de 2010 ou d’autres infractions ; les mesures prises par les gouvernements de la Sierra Leone et du Malawi en vue d’améliorer l’accessibilité des enfants au droit à l’éducation dans leurs pays respectifs ; Les mesures prises par les autorités du Libéria pour faciliter l’accès des jeunes à l’enseignement supérieur ; les mesures prises pour la consolidation de la paix, le changement démocratique et la promotion des droits de l’homme en Ethiopie, notamment la signature d'un accord de paix et de désarmement avec les groupes d'opposition armés, la mise en place d’un gouvernement respectant la parité homme – femmes, l’élection de la toute première Présidente femme en Ethiopie et l'ouverture d'un espace politique pour les partis de l’opposition.. le rapprochement entre l'Érythrée et l'Éthiopie et l'ouverture des frontières et de leurs ambassades dans les pays respectifs et le respect des clauses du règlement du conflit qui les opposait; la création d’un Comité Interministériel sur la réforme foncière en Afrique du Sud en vue de coordonner et mettre en œuvre les mesures d’accélération de la redistribution des terres ; la volonté de certains Etats comme le Malawi à élargir l’espace de la société civile en vue de son engagement constructif et progressif avec le gouvernement et d’adoption de loi progressive contre emprisonnement pour les peines mineures ; Avancées dans la mise en place de la Cour Hybride chargée de poursuivre les auteurs de violations des droits de l’homme et le recrutement de 08 juges femmes par la justice militaire pour traiter des cas de violences basées sur le genre en temps de conflit armé au Sud Soudan. Domaines de préoccupation 41. La Commission note avec préoccupation les défis suivants, observés au cours de la période considérée : i. ii. Le faible niveau de ratification du Protocole à la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples relatif aux droits des personnes âgées en Afrique et celui relatif aux droits des personnes handicapées ; Le faible niveau de soumission de rapports en vertu de l’Article 26 du Protocole de Maputo et de l’article 14(4) de la Convention de Kampala par les États membres ; 18 | P a g e
iii. iv. v. vi. vii. viii. ix. x. xi. xii. la situation sécuritaire dans la région du Sahel et son impact sur le droit des populations à un environnement satisfaisant, global et propice à leur développement ; les offensives militaires dites de libération de Derna, bastion des islamistes radicaux qui ont fait des ravages en Libye ; L’expulsion forcée par l’opération transparence et violations des droits de l’homme de centaines de milliers de ressortissants congolais (RDC) en situation irrégulière et soupçonnés d'être impliqués dans le trafic de diamants dans la province de Lunda-Norte et mort d’une dizaine d’entre eux ; les troubles politiques au Togo et les contestations post-électorales suite aux dernières élections présidentielles au Mali et celles municipales et locales en Côte d’Ivoire ; la crise anglophone qui perdure au Cameroun exacerbée par les multiples violations des droits de l’homme; la crise politique en RDC ainsi que les attaques répétitives contre les populations civiles, notamment à Béni; la persistance de la crise politique au Burundi et la suspension, depuis le 1er octobre 2018, des activités de toutes les organisations non gouvernementales étrangères ; l’insurrection, le terrorisme et les conflits intercommunautaires dans la région du Sahel, plus précisément au Mali, au Niger et dans le nord du Nigeria qui continuent à mettre en danger les vies et les systèmes de subsistance des communautés autochtones ; la politique de villagisation en Ethiopie et l’absence de reconnaissance juridique des droits des pasteurs à la terre en Erythrée continuent de produire des conséquences négatives et qui débouchent souvent sur l’expropriation des terres exploitées par les populations autochtones, sans consultation préalable ni dédommagement. Répressions répétitives des défenseurs des droits de l’homme en Afrique notamment au Togo avec la fermeture de nombreuses radios, en RDC, en Tanzanie et en ;Egypte en particulier. XIV. SITUATION ADMINISTRATIVE ET FINANCIERE Construction du Siège de la Commission 42. Conformément à la Décision EX.CL/995(XXXII), il a été demandé au Gouvernement hôte de diligenter la finalisation du processus de construction du Siège et de rendre compte des progrès réalisés. Il sied de noter qu’il n’y a pas eu de véritable progrès au cours de la période considérée. 43. Il convient de rappeler qu'une Équipe spéciale mise en place par le gouvernement du pays hôte a tenu des consultations et des réunions sur 19 | P a g e
les besoins proposés pour le siège de la CADHP. Les propositions qui en ont résulté ont été transmises à la CUA pour avis, car le Secrétariat ne possède aucune compétence architecturale. Dotation en personnel 44. La Commission salue les efforts du Département de l’Administration et de la Gestion des ressources humaines en matière de recrutement pendant cette intersession. Quatre (4) postes réguliers vacants au Secrétariat de la CADHP ont été pourvus pendant l'intersession : un Assistant à la documentation, un responsable des TIC, un assistant administratif et un fonctionnaire principal des ressources humaines et de l'administration. Des entretiens ont été conduits pour les postes de secrétaire adjoint, d'assistant aux ressources humaines et de secrétaire bilingue. La présélection pour le poste de responsable des relations publiques et de l'information et de traducteur-interprète (P4) est prévue au cours de cette année. 45. Au cours de la période sous examen, aucun recrutement n’a eu lieu dans le cadre du Programme PANAF dont beaucoup de postes restent à pourvoir. Les entretiens qui étaient prévus pour le poste de réviseur français ont été reportés sine die. Cette situation est préoccupante car elle expose la Commission au risque de perdre les opportunités offert par ce programme qui a débuté en 2017 et qui prendra fin en 2019 sans que la Commission puisse bénéficier de l’expertise du personnel prévu dans le contrat. 46. La solution à long terme proposée pour résoudre les lenteurs dans le processus de recrutement serait d’accéder à la demande d’autonomie de recrutement de la Commission. XV. MISE EN ŒUVRE DES DÉCISIONS DU CONSEIL EXECUTIF ET SUR LE RAPPORT DE LA RETRAITE CONJOINTE ENTRE LE COREP ET LA CADHP A. Retrait du statut d’Observateur à l’ONG Coalition of African Lesbians (CAL) 47. Il convient de rappeler que les Décision Ex.CL/887(XXVII) et EX.CL/Dec.995(XXXII) du Conseil Exécutif adoptée respectivement sur le 38ème et le 43ème Rapports d’activités de la Commission demandaient à cette dernière de retirer le statut d'Observateur accordé à l'ONG dénommée Coalition of African Lesbians (CAL). La Décision EX.CL/Dec1015(XXXIII) du Conseil Exécutif de juin 2018 sur la Retraite conjointe entre la Commission et le COREP a réitéré la demande faite à la Commission de retirer le statut d’Observateur à l’ONG CAL, et ce au plus tard le 31 décembre 2018. En exécution de cette décision, la Commission réunie au cours de sa 24ème Session extraordinaire tenue du 30 juillet au 08 août 2018 20 | P a g e
à Banjul, Gambie, a procédé au retrait du statut d’observateur octroyé à CAL qui a été notifiée de cette décision. B. Structure de gouvernance de la Commission et traitement des Responsables élus 48. Les Décisions EX.CL/Dec.974(XXXI) et Ext/EX.CL/Dec.1(XIII) du Conseil Exécutif demandent spécifiquement à la CUA de faire une proposition d’harmonisation du traitement des Responsables élus des Organes de l’UA pour examen et adoption. Les membres de la Commission et le Bureau de la Commission remplissent l'essentiel de leurs mandats thématiques et de la supervision du Secrétariat pendant les périodes d’intersession. Et pourtant, ils ne travaillent qu’à temps partiel, ce qui tend à avoir un effet négatif sur la capacité de la Commission à remplir pleinement son mandat. En outre, en raison de la poursuite du mandat de suivi et de réponse aux situations émergentes de droits de l’homme sur le continent de la Commission, il est impératif que le/la Président(e) de la Commission soit basé au Secrétariat de la Commission à plein temps. 49. Il est donc nécessaire que le/la Président(e) de la Commission soit nommé(e) à temps plein. La finalisation de l’harmonisation en cours du traitement des Responsables élus devrait être diligentée. Entre-temps, vu le volume de travail réalisé pendant l’intersession, les Commissaires devraient percevoir une indemnité mensuelle de fonction. A cet égard, la Décision …. relative à l’indemnité mensuelle de fonction devrait être appliquée aux Commissaires dans la limite de son budget. C. Mission de la Commission de l’UA à Banjul 50. La mission de la CUA au Secrétariat de la Commission, autorisée par les Décisions EX.CL/Dec.974(XXXI), pour évaluer les questions de gouvernance et de responsabilité au sein de la CADHP a été effectuée du 27 août au 14 septembre 2018. La Commission a reçu une ébauche du rapport en vue de soumettre ses observations. Le rapport devrait être soumis pour examen par le COREP en novembre 2018 et par le Sommet en février 2019. D. Mission dans le territoire de la République arabe sahraouie démocratique ou Sahara Occidental sous contrôle du Royaume du Maroc 51. Le Conseil Exécutif, dans sa Décision EX.CL/995(XXXII) sur le 43ème Rapport d’activités de la Commission, a demandé au Maroc d’initier un dialogue avec la CADHP en vue de faciliter la mission de la Commission dans le territoire de la République arabe sahraouie démocratique ou Sahara Occidental sous contrôle du Maroc. En février 2018, une lettre de suivi a été envoyée au Maroc par la Présidente de la Commission indiquant qu’elle est ouverte à toute mesure pratique proposée en vue de mettre en œuvre la 21 | P a g e
décision du Conseil Exécutif. La Commission attend une réponse du Maroc sur cette correspondance. E. Mission d’établissement des faits en République de Lybie 52. Le Président de la Commission de l’Union africaine a recommandé à la Commission d'effectuer une mission en République de Libye pour enquêter sur des allégations faisant état de la traite d’esclaves des migrants dans ce pays. La Commission a reçu des autorités libyennes l'autorisation pour entreprendre la mission. Cependant, les conditions sécuritaires sur le terrain et les dysfonctionnements structurels n’ont pas encore permis à la Commission africaine d’effectuer ladite mission. F. Mise en œuvre des Décisions du Conseil exécutif sur la Retraite conjointe entre la Commission et le COREP (EX.CL/Dec1015(XXXIII) 53. En exécution de la Décision EX.CL/1015(XXXIII) du Conseil Exécutif sur le Rapport de la Retraite conjointe entre le Comité des Représentants Permanents et la Commission, notamment en rapport avec l’adoption d’une Code de Conduite pour les Membres de la Commission, cette dernière estime que le Code de déontologie et de conduite (2017) de l’UA régit également les Commissaires et qu’adopter un autre code serait une duplication non nécessaire. 54. Pour renforcer les dispositions du Code de déontologie et de conduite (2017), la Commission va insérer dans son règlement intérieur, un article correspondant à l’article 22 sur la « Confidentialité » et d’autres dispositions pertinentes. XVI. DATES ET LIEU DE LA 25ème SESSION EXTRAORDINAIRE ET DE LA 64ème SESSION ORDINAIRE DE LA COMMISSION 55. La 25ème Session extraordinaire de la Commission se tiendra du 19 février au 5 mars 2019 à Banjul, Gambie, et la 64ème Session ordinaire se tiendra du 24 avril au 14 mai 2019 au Caire, Egypte. 56. La Commission exprime sa satisfaction au Gouvernement de la Gambie pour avoir abrité la 63ème Session ordinaire et pour la contribution multiforme à l’organisation de ces assises. Elle félicite également les États parties qui ont déjà accueilli des Sessions de la Commission ; l’Égypte pour avoir proposé d'accueillir la 64ème Session ordinaire de la Commission et elle prend note que le Lesotho, le Malawi et l’eSwatini ont offert d’accueillir des Sessions ultérieures de la Commission. XVII. RECOMMANDATIONS 22 | P a g e
57. Au vu de ce qui précède, la Commission recommande ce qui suit : a) Aux États parties : i. Ratifier, mettre en œuvre et intégrer les différents instruments des droits de l’homme de l’UA ; en particulier, le protocole à la Charte africaine portant création de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples, le Protocole de Maputo, la Convention de Kampala, le Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des personnes âgées en Afrique, le Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des personnes handicapées en Afrique et le Protocole sur la liberté de circulation ; ii. Soumettre leurs Rapports périodiques conformément à l’Article 62 de la Charte africaine, à l’Article 26 du Protocole de Maputo et à l’Article 14 de la Convention de Kampala ; iii. Donner à la Commission toutes les informations pertinentes sur les mesures prises pour mettre en œuvre ses décisions, conformément à l’Article 112 de son Règlement intérieur ainsi que le respect et la mise en œuvre des Mesures conservatoires demandées par la Commission ; iv. Répondre aux Lettres d’Appels urgents envoyées par la Commission ; v. Accéder aux demandes de la Commission d’effectuer des missions dans leur pays ; vi. Prendre toutes les mesures législatives et autres pour prendre en compte les différents domaines de préoccupation signalés par la Commission ; et vii. Envisager d’accueillir des Sessions ordinaires de la Commission. b) Au Royaume du Maroc i. Ratifier la Charte africaine et accorder à la Commission l’autorisation d’effectuer la mission dont l'a chargée la Décision EX.CL/Dec. 689(XX) du Conseil Exécutif ; ii. Engager un dialogue avec la Commission en vue de faciliter la conduire de la mission demandée par la Décision EX.CL/Dec.995(XXXII). c) A la CUA i. Approuver le début du processus de nomination du/de la Président(e) de la CADHP à plein temps et accélérer la finalisation de l’examen et de l’harmonisation du traitement des responsables élus ; ii. Finaliser la mise en œuvre de différentes Décisions du Conseil Exécutif appelant à diligenter le pourvoi des postes vacants au Secrétariat et, plus particulièrement, le recrutement de Juristes et de Traducteurs arabophones et lusophones selon la Décision EX.CL/Dec.974(XXXI) du Conseil Exécutif ; iii. Accéder à la demande d’autonomie de recrutement de la Commission ; iv. Mettre en place un mécanisme pour assurer la mise en œuvre des décisions de la Commission par les États parties. 23 | P a g e
d) À la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement i. ii. Aider la Commission à obtenir l’autorisation du Royaume du Maroc d’effectuer la mission demandée ; Prendre les mesures sécuritaires et autres en vue d’entreprendre la mission d’établissement des faits en Libye. 24 | P a g e

Created 23 avr. 2026 · Edited 3 juin 2026