AFRICAN UNION
UNION AFRICAINE
UNIÃO AFRICANA
African Commission on Human &
Peoples’ Rights
Commission Africaine des Droits de
l’Homme & des Peuples
No. 31 Bijilo Annex Lay-out, Kombo North District, Western Region, P. O. Box 673, Banjul, The Gambia Tel: (220) 441 05 05 /441 05 06,
Fax: (220) 441 05 04 E-mail: au-banjul@africa-union.org; Web www.achpr.org
52EME ET 53EME RAPPORT D’ACTIVITES
DE LA
COMMISSION AFRICAINE DES DROITS DE L’HOMME ET DES PEUPLES
Présenté conformément à
L’article 54 de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples
1|Page
I.
RESUME
1. Le 52ème et 53ème Rapports d’activités combinés de la Commission africaine des droits
de l’homme et des peuples (la Commission ou la CADHP) est présenté aux Chefs d’État
et de Gouvernement de l’Union africaine (UA), conformément à l’Article 54 de la Charte
africaine des droits de l’homme et des peuples (la Charte africaine) et couvre la période
allant du 6 décembre 2021 au 9 novembre 2022.
2. Les activités présentées dans le présent Rapport que la Commission a entreprises au
cours de la période considérée sont orientées vers la réalisation des domaines
prioritaires fixés dans le Plan stratégique 2021-2025 de la Commission. En
conséquence, les réunions statutaires de la Commission ont été notamment
consacrées au renforcement du mandat de protection par le traitement de
Communications sur des violations présumées des droits de l’homme en renforçant
ainsi l’exécution par la Commission de son mandat de protection des droits de
l’homme et des peuples. Ce mandat est encore renforcé par les interventions de la
Commission sur des questions urgentes et pressantes des droits de l’homme par le
biais de lettres d’appel urgent, de communiqués de presse, de résolutions et de lettres
de félicitations.
3. Il inclut également les activités relatives à un meilleure promotion des droits de
l’homme sur le continent comme requit par la Charte africaine.
4. Les activités menées par les Mécanismes spéciaux de la Commission et l’examen de
Rapports d’États parties à la Charte africaine sur la mise en œuvre des droits et des
libertés inscrits dans la Charte africaine ont contribué à l’amélioration des cadres
juridiques et institutionnelles nationaux pour la promotion et la protection des droits
au niveau national par l’adoption de nouvelles lois, la révision des lois existantes et la
création ou la réforme des institutions pertinentes dans les États parties. Le Rapport
présente également les questions relatives aux finances, au personnel et au
fonctionnement de la Commission ainsi que les recommandations de la Commission
sur la situation des droits de l’homme sur le continent.
II.
CONTEXTE
5. La Commission est un Organe indépendant établi en vertu de l’Article 30 de la Charte
africaine, qui a été adoptée par la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de
l’Organisation de l’Unité africaine (OUA) en 1981. La Charte africaine a été ratifiée par
tous les États membres de l’UA, à l’exception du Royaume du Maroc, qui a réintégré
l’Union en janvier 2017. La Commission est devenue opérationnelle en 1987 et son
siège est situé à Banjul, Gambie.
6. La Commission est composée de onze (11) membres élus par les chefs d’État et de
gouvernement de l’UA, qui siègent à titre individuel et à temps partiel. Toutefois, au
cours de la période considérée, la Commission a fonctionné actuellement avec dix (10)
Commissaires.1
1 La liste de la composition actuelle des Commissaires est jointe en annexe au Rapport. La Commission a travaillé
avec 10 commissaires jusqu’au 21 octobre 2022
2|Page
7. Le mandat de la Commission, tel que défini à l’Article 45 de la Charte africaine, est le
suivant :
i.
Promouvoir les droits de l’homme et des peuples, et notamment ;
a) Rassembler de la documentation, faire des études et des recherches sur les
problèmes africains dans le domaine des droits de l’homme et des peuples,
organiser des séminaires, des colloques et des conférences, diffuser des
informations, encourager les organismes nationaux et locaux s’occupant des
droits de l’homme et des peuples et, le cas échéant, donner des avis ou faire
des recommandations aux gouvernements ;
b) Formuler et élaborer, en vue de servir de base à l’adoption de textes
législatifs par les gouvernements africains, des principes et règles
qui permettent de résoudre les problèmes juridiques relatifs à la
jouissance des droits de l’homme et des peuples et des libertés
fondamentales ;
c) Coopérer avec les autres institutions africaines ou internationales
qui s’intéressent à la promotion et à la protection des droits de
l’homme et des peuples ;
ii. Assurer la protection des droits de l’homme et des peuples dans les
conditions fixées par la présente Charte ;
iii. Interpréter toute disposition de la présente Charte à la demande d’un Etat
partie, d’une Institution de l’OUA ou d’une Organisation africaine reconnue
par l’OUA ; et
iv. Exécuter toutes autres tâches qui lui seront éventuellement confiées par la
Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement.
III.
REUNIONS DES ORGANES DELIBERANTS DE L’UA, REUNIONS STATUTAIRES,
AUTRES REUNIONS INSTITUTIONNELLES DURANT LA PERIODE COUVERTE PAR LE
RAPPORT
A. REUNIONS DES ORGANES DELIBERANTS DE L’UA
35ème Sommet de l’Union africaine, Addis-Abeba, Ethiopie
8. La Commission a participé aux réunions suivantes des Organes délibérants de l’UA, qui
se sont tenues à Addis-Abeba, Éthiopie, du 20 au 30 janvier 2022 et du 2 au 6 février
2022, comme suit :
i. La 43ème Session ordinaire du Comité des Représentants permanents
(COREP) – tenue virtuellement du 20 au 30 janvier 2022 ;
ii. La 40ème Session ordinaire du Conseil Exécutif (CE), tenue les 2 et 3 février
2022 à Addis-Abeba, Ethiopie ; et
iii. La 35ème Session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de
Gouvernement (la Conférence), tenue les 5 et 6 février 2022 à Addis-Abeba,
Ethiopie.
9. Conformément à la Charte africaine et à la pratique établie, les 50ème et 51ème
Rapports d’activité combinés de la Commission ont été présentés à la 43ème Session
ordinaire du COREP. Après des discussions au niveau du COREP et du Conseil exécutif,
la publication des Rapports d’activité a été autorisée par la Décision EX.CL/Dec.11431167(XL). Le Rapport a été publié sur le site Internet de la Commission, avec les
réponses d’un certain nombre d’États parties, jointes en annexe au présent Rapport.
3|Page
15ème et 16ème Sessions extraordinaires de l’Union Africaine
10. La Commission a pris part, aux 15ème et 16ème Sessions extraordinaires de l’Union
Africaine tenues respectivement le 27 et 28 mai 2022, à Malabo, Guinée Équatoriale.
44ème Session ordinaire du Comité des Représentants Permanents, 41ème Session
ordinaire du Conseil exécutif et 4ème Réunion de coordination semestrielle entre les États
membres
11. La Commission a également pris part aux réunions suivantes des organes délibérants
tenues du 20 juin au 8 juillet 2022 virtuellement et en présentiel, du 14 au 15 juillet
et le 17 juillet 2022 en présentielle.
i. 44ème Session ordinaire du Comité des Représentants Permanents (COREP) :
tenue du 20 juin au 8 juillet 2022 virtuellement et en présentiel à Addis-Abeba,
Ethiopie.
ii. 41ème Session ordinaire du Conseil exécutif (CE° : 14 -15 juillet 2022 à Lusaka,
en Zambie ;
iii. 4ème Réunion de coordination semestrielle entre les États membres, l’UA et la
Réunion de coordination semestrielle (RCS) : 17 juillet 2022 à Lusaka, en
Zambie.
12. Au cours de la 41ème Session ordinaire du CE, Un (1) membre de la Commission a été
élu et nommé pour achever le mandat de l’honorable Commissaire Alexia Gertrude
Amesbury qui a démissionné de son poste, à savoir : Mme Litha Musyimi-Ogana
(Kenya)
B. REUNIONS STATUTAIRES ET INSTITUTIONNELLES
70ème Session ordinaire, 23 février au 9 mars 2022
13. La 70ème Session ordinaire s’est tenue virtuellement du 23 février au 9 mars 2022, en
raison de la pandémie en cours. Les détails des activités entreprises par la
Commission lors de sa 70ème Session ordinaire sont consignés dans le Communiqué
final correspondant, consultable sur le site Internet de la Commission : www.achpr.org.
71ème Session ordinaire, 2 avril au 4 mars 2022
14. La 71ème Session ordinaire s’est tenue virtuellement du 21 avril au 13 mai 2022, en
raison de la pandémie en cours.
15. Au cours de cette Session, la Commission a organisé les panels suivants :
i.
Panel sur la prévention du changement anticonstitutionnel de gouvernement
en Afrique : Rôle de la CADHP ;
ii. Panel de discussion sur le développement durable et les droits de l’homme en
Afrique : Comment assurer la responsabilité des États et des entités
commerciales ;
iii. Panel de discussion sur la commémoration du 20ème anniversaire du Groupe
de travail sur les populations/communautés autochtones et les minorités en
Afrique (WGIP) ;
4|Page
iv. Panel sur la ratification du Protocole relatif aux personnes âgées et du Protocole
relatif aux personnes handicapées en Afrique ;
v. Panel sur les conditions des prisons et les lieux de détention en Afrique ;
vi. Panel sur le 10ème anniversaire de la Feuille de route d’Addis-Abeba ;
vii. Panel sur la situation des défenseurs des droits de l’homme en Afrique ;
viii. Panel sur les implications de la migration sur l’apatridie en Afrique;
ix. Panel conjoint sur la peine de mort et la prévention de la torture ; et
x. Panel sur la 28ème commémoration du génocide de 1994 contre les Tutsis
au Rwanda.
16. Les détails des activités entreprises par la Commission lors de sa 71ème Session
ordinaire sont consignés dans le Communiqué final correspondant, consultable sur le
site Internet de la Commission : www.achpr.org.
17. Les Rapports intersessions présentés par les Membres de la Commission et les
Rapporteurs spéciaux lors de la 71ème Session ordinaire sont également consultables
sur le site Internet de la Commission.
72ème Session ordinaire, 19 juillet au 2 aout 2022
18. La 72ème Session ordinaire s’est tenue virtuellement du 19 juillet au 2 aout 2022. Les
détails des activités entreprises par la Commission lors de sa 72ème Session ordinaire
sont consignés dans le Communiqué final correspondant, consultable sur le site
Internet de la Commission : www.achpr.org.
73ème Session ordinaire, 20 octobre au 9 novembre 2022
19. La 73ème Session ordinaire s’est tenue en présentiel du 20 octobre au 9 novembre
2022, c’était la première session ordinaire publique en présentielle depuis novembre
2019.
20. Au cours de cette Session, la Commission a organisé les panels suivants :
i.
Panel sur le Thème de l’Année de l’UA : Année de la Nutrition : Renforcer la
résilience en matière de nutrition et de sécurité alimentaire sur le Continent
Africain
ii. Panel sur les Obligations et les Lignes directrices sur l’établissement des
Rapports des États en vertu du Protocole de Maputo
iii. Panel sur la Prochaine Décennie de la Feuille de route d’Addis-Abeba
iv. Panel sur le lancement des Observations générales sur la Régulation des
Acteurs privés intervenant dans la fourniture de services sociaux
v. Panel sur le 10ème Anniversaire d’entrée en vigueur de la Convention de
Kampala
vi. Panel sur la Liberté d’Expression et l’Accès à l’Information
vii. Panel sur l’Étude relative à la situation des Défenseurs des droits de l’homme
en exil
viii. Panel sur le Forum régional inaugural sur l’état des industries extractives, des
droits de l’homme et de l’environnement en Afrique
ix. Panel sur les conditions de détention des femmes
x. Panel sur les droits de l’homme et l’usage excessif de la force
5|Page
xi. Panel de sensibilisation sur la ratification du Protocole relatif aux droits des
personnes âgées et du Protocole relatif aux droits des personnes handicapées
en Afrique
xii. Panel sur les réponses africaines à la Migration
xiii. Panel de lancement des Lignes directrices relatives aux Rapports parallèles de
la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples
xiv. Panel de lancement des Lignes directrices sur la protection de toutes les
personnes contre les disparitions forcées
xv. Panel de lancement des règles d’Abidjan sur la Torture et du Bulletin
d’information du CPTA
21. Les détails des activités entreprises par la Commission lors de sa 73ème Session
ordinaire sont consignés dans le Communiqué final correspondant, consultable sur le
site Internet de la Commission : www.achpr.org.
22. Les Rapports intersessions présentés par les Membres de la Commission et les
Rapporteurs spéciaux lors de la 73ème Session ordinaire sont également consultables
sur le site Internet de la Commission.
C. AUTRES ACTIVITES ET ENGAGEMENTS DE LA CADHP
23. Du 10 au 14 Octobre 2022, les membres de la Commission et de la Cour se sont
réunis à Addis Abeba, au cours d’une retraite conjointe dont l’objectif global était de
permettre aux deux institutions d'élaborer des solutions pratiques en vue d’une
réalisation effective de la complémentarité prévue par le Protocole à la Charte
africaine portant création de la Cour africaine et les règlements intérieurs des deux
institutions.
24. L’organisation de cette retraite était justifiée par le fait que la relation de
complémentarité des deux organes dans le cadre de leurs mandats de protection n’a
pas connu de progrès satisfaisants ; ce qui affecte négativement la protection des
droits de l’homme sur le continent.
25. Les échanges francs et fructueux entre les Commissaires et les juges, avec l’appui
technique d’éminents juristes, ont permis d’examiner soigneusement la question de
complémentarité, les rôles de chaque organe, les causes profondes et les défis qui
empêchent la pleine réalisation de la relation de complémentarité entre les deux
organes. A l’issue de la retraite, une feuille de route conjointe sur la relation de
complémentarité entre les deux institutions a été adoptée. Elle met l'accent sur la
coopération entre les deux institutions dans les domaines relatifs à l’efficacité et
efficience accrues des procédures, le meilleur accès aux procédures, le règlement à
l'amiable, la mise en œuvre des décisions, la sensibilisation et coopération, et la mise
en œuvre de la feuille de route.
26. Dans le contexte de la Décision Assembly/AU/Dec.695 de juillet 2018, désignant le
7 avril de chaque année Journée de commémoration par l’Union africaine du génocide
de 1994 contre les Tutsi au Rwanda et de la Décision 72/550 de l’Assemblée
générale des Nations Unies du 26 janvier 2018 désignant le 7 avril Journée
internationale de réflexion sur le génocide de 1994 contre les Tutsi au Rwanda, la
Commission a organisé un panel de discussion sur la 28ème Commémoration du
6|Page
génocide de 1994 contre les Tutsi au Rwanda, dans le cadre de sa 71 ème Session
ordinaire. Le panel visait à réfléchir sur les questions préoccupantes concernant la
prévention du génocide en Afrique, notamment la propagation des discours de haine,
la xénophobie, le radicalisme et l’extrémisme religieux, le nationalisme violent, la
propagation de la violence intercommunautaire et le négationnisme du génocide de
1994, qui créent les conditions d’une violence de masse, notamment le génocide, le
nettoyage ethnique, les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité.
IV.
ETAT DE SOUMISSION DES RAPPORTS PERIODIQUES
27. La Commission suit la mise en œuvre de la Charte africaine et d’autres instruments
juridiques pertinents, notamment le Protocole à la Charte africaine des droits de
l’homme et des peuples relatif aux droits de la femme en Afrique (Protocole de Maputo)
et la Convention de l’Union africaine sur la protection et l’assistance aux personnes
déplacées internes en Afrique (Convention de Kampala), par : la réception et l’examen
des rapports périodiques au cours de la Session ordinaire ; l’engagement direct avec
les États sur le contenu de leur rapport ; l’émission de conclusions et de
recommandations générales sur les rapports ; outre le suivi de la non-soumission de
leurs rapports périodiques par les États parties.
28. Au cours de la 71ème Session ordinaire, la Commission a examiné les 12ème et 13ème
Rapports périodiques de la République du Kenya (2015-2020).
29. Elle a également examiné les 15ème, 16ème et 17éme Rapports Périodiques de la
République Islamique de Mauritanie ainsi que le Rapport périodique cumulé 20162019 de la République de Côte d’Ivoire au cours de sa 73ème Session ordinaire.
30. Selon l’Article 62 de la Charte africaine, les Etats parties sont tenus de soumettre des
Rapports périodiques tous les deux (2) ans. L’état des soumissions de Rapports
périodiques à la Commission par les Etats parties depuis la période de soumission de
rapports depuis la dernière période de présentation de rapport se présente donc
comme indiqué ci-dessous :
Situation
À jour
En cours
1 rapport du
2 rapports
dus
3 rapports
dus
Plus de 3
rapports dus
Aucun rapport
soumis
7|Page
États Parties
Nombre
Benin, Tchad, Egypte, Eswatini, Gambie, Lesotho, Malawi, île
Maurice, Namibie, Nigeria, Niger, Togo et Zimbabwe
Cameroun, Cote D'Ivoire, Kenya, Mauritanie et Sénégal
13
Angola, Botswana, République démocratique du Congo et
Rwanda
Burkina Faso et Erythrée
04
Algerie, Afrique du Sud, Djibouti, Ethiopie, Liberia, Mali,
Mozambique, République démocratique Sarahouie, Sierra
Leone et Ouganda
Burundi, Cabo Verde, République Centrafricaine, Congo, Gabon,
Ghana, Guinée, Libye, Madagascar, Seychelles, Soudan,
Tanzanie, Tunisie et Zambie
Comores, Guinée Equatoriale, Guinée-Bissau, Sao Tome et
Principe, Somalie et Soudan du Sud.
10
05
02
14
06
31. En ce qui concerne spécifiquement l’Article 26 du Protocole de Maputo, les dix-huit
(18) Etats parties suivants ont soumis leurs rapports périodiques à ce jour : l’Afrique
du Sud, l’Angola, le Burkina Faso, le Cameroun, l’Eswatini, la Gambie, le Kenya, le
Lesotho, le Malawi, la Mauritanie, la Namibie, le Nigeria, la République démocratique
du Congo, le Rwanda, le Sénégal, les Seychelles, le Togo, et le Zimbabwe.2
32. Alors que trente-trois (33) États parties ont ratifié la Convention de Kampala, à ce jour,
seul l’un (1) d’entre eux, le Cameroun, s’est conformé à l’Article 14(4) de la Convention
de Kampala, qui exige qu’il fasse rapport sur les mesures législatives et autres prises
pour donner effet à cette Convention.3
V.
RESOLUTIONS ADOPTEES PAR LA COMMISSION
33. La Commission a adopté les Résolutions suivantes durant la période considérée :
SESSION
70ème
Session
ordinaire
71ème
Session
ordinaire
72ème
Session
ordinaire
73éme
Session
Ordinaire
RESOLUTIONS ADOPTEES
Résolution sur le renouvellement du mandat de la Commission d’enquête sur la situation
dans la région du Tigré de la République fédérale démocratique d’Ethiopie ;
i.
Résolution sur la protection des camps et des sites de personnes déplacées
internes contre les attaques meurtrières ;
ii.
Résolution sur le droit à l’alimentation, la nutrition et le renforcement de la
résilience en Afrique ;
iii.
Résolution sur le changement anticonstitutionnel de gouvernement en Afrique ;
iv.
Résolution sur la détérioration de la situation des droits de l’homme au Soudan
suite au coup d’Etat du 25 octobre ; et
v.
Résolution sur la méthode de calcul des échéances des Rapports périodiques.
i.
Résolution sur le renouvellement du mandat et l’élargissement de la composition
de la Commission d’enquête sur la situation dans la région du Tigré de la
République fédérale démocratique d’Ethiopie ; et
ii.
Résolution sur la nécessité d’entreprendre une étude sur les exécutions
extrajudiciaires en Afrique.
i.
La Résolution sur la protection des femmes contre la violence numérique en Afrique
;
ii.
La Résolution sur le renouvellement du mandat du Groupe de travail sur les droits
des personnes âgées et des personnes handicapées en Afrique et sur la nomination
de son Président et de ses Membres ;
iii.
La Résolution sur l’adoption des Règles portant création et fonctionnement du
mécanisme d’alerte et de rapport à la Commission sur des situations de torture et
autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, dites Règles
d’Abidjan ;
iv.
La Résolution sur le Renouvellement du Mandat de la Commission d’enquête sur
la situation des droits de l’homme dans la Région du Tigré en République Fédérale
Démocratique d’Éthiopie ; et
v.
La Résolution sur la prorogation du mandat et de la composition de six Mécanismes
spéciaux de la Commission.
Résolutions sur le Renouvellement des Mandats/Reconstitution des Mécanismes Spéciaux
1. La Rapporteure spéciale sur les réfugiés, les demandeurs d’asile, les personnes
déplacées et les migrants en Afrique
2 Les vingt-quatre (24) pays suivants ne sont pas à jour de leurs obligations en matière de rapports au titre du Protocole
de Maputo : Algérie, Bénin, Cabo Verde, Comores, Congo, Côte d'Ivoire, Djibouti, Éthiopie, Gabon, Ghana, Guinée Bissau,
Guinée équatoriale, Libye, Liberia, Mali, l’Île Maurice, Mozambique, Ouganda, Sao Tomé-et-Principe, Sierra Leone,
Tanzanie, Tunisie et Zambie.
3 Les pays qui l'ont ratifiée sont les suivants : Angola, Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Congo, Côte d'Ivoire,
Djibouti, Eswatini, Gabon, Gambie, Guinée Bissau, Guinée équatoriale, Lesotho, Liberia, Mali, Mauritanie, Mozambique,
Niger, Nigeria, Ouganda, République arabe sahraouie démocratique, République Centrafricaine, Rwanda, Sierra Leone,
Somalie, Soudan du Sud, Tchad, Togo, Zambie et Zimbabwe.
8|Page
2. Le Rapporteur spécial sur les défenseurs des droits de l'homme et Point focal sur
les représailles en Afrique
3. La Rapporteure spéciale sur les prisons, les conditions de détention et l’action
policière en Afrique
4. La Rapporteure spéciale sur la liberté d'expression et l'accès à l'information en
Afrique
5. La Rapporteure spéciale sur les droits des femmes en Afrique
6. Le Groupe de Travail sur les populations/communautés autochtones, en Afrique
7. Groupe de travail sur les Droits économiques, sociaux et culturels en Afrique et la
nomination de son Président et de ses Membres
8. Groupe de travail sur les Industries extractives, l’environnement et les violations
des droits de l’homme en Afrique
9. Comité pour la protection des droits des personnes vivant avec le VIH (PVVIH) et
des personnes à risque, vulnérables et affectées par le VIH
10. Comité pour la Prévention de la torture en Afrique et la nomination de ses
Membres
11. Le Comité consultatif pour les questions budgétaires et du personnel
12. Le Comité des Résolutions
13. Le Groupe de Travail sur la peine de mort, les exécutions extrajudiciaires,
sommaires ou arbitraires et les disparitions forcées en Afrique
14. Le Groupe de Travail sur les Communications
15. Le Groupe de Travail sur les questions spécifiques liées au travail de la
Commission
16. Résolution sur la réattribution de la fonction de Rapporteur pays entre les
Commissaires
Résolutions Pays
17. Résolution sur la situation des Droits de l'Homme au Tchad
18. Résolution sur l'aggravation de la situation des droits de l’homme en République
du Mali
19. Résolution sur la situation des Droits de l'Homme dans la République du SudSoudan
Résolutions Thématiques
20. Résolution sur le renouvellement du mandat du Groupe de soutien au Rapporteur
spécial sur les défenseurs des droits de l’homme et point focal sur les représailles
en Afrique pour la promotion et le suivi de la mise en œuvre effective des
directives sur la liberté d'association et de réunion en Afrique
21. Résolution sur le programme de Réparations en Afrique et les Droits de l'Homme
des africains de la diaspora et des personnes d'ascendance africaine dans le
monde
22. Résolution sur l’Adoption des Règles portant création et fonctionnement du
mécanisme d’alerte et de rapport à la Commission africaine des Droits de
l’Homme et des Peuples des situations de torture et autres peines ou traitements
cruels, inhumains ou dégradants (Les Règles d’Abidjan)
23. Résolution sur les Principes relatifs aux entretiens efficaces dans le cadre
d’enquêtes et de collecte d'informations (Principes Méndez)
24. Résolution sur la peine de mort et l’interdiction de la torture et des peines ou
traitements cruels, inhumains ou dégradants
25. Résolution sur la conduite de la Revue de l'étude sur la peine de mort en Afrique
26. Résolution sur les Transitions Militaires en Afrique
VI.
PLAINTES/COMMUNICATIONS RELATIVES AUX DROITS DE L’HOMME DEVANT LA
COMMISSION
Communications
9|Page
34. Dans le cadre de son mandat de protection, la Commission est spécifiquement
chargée par la Charte africaine de recevoir et d’examiner les Communications
(plaintes) qui lui sont soumises sur des violations alléguées des droits de l’homme.
35. Les Communications suivantes ont été examinées au cours de la période considérée
sur les deux cent vingt (220) actuellement pendantes devant la Commission :
SESSION
70ème
Session
ordinaire
COMMUNICATIONS ADOPTEES
Décisions adoptées sur le Fond – 3
1. Communication 298/05 - Roy Bennett (représenté par Zimbabwe Lawyers for Human
Rights) c/ République du Zimbabwe ;
2. Communication 453/13 – Roseline Emma Rasolovoahangy c/ République de
Madagascar ; et
3. Communication 573/15 - Blaise Jean Joseph Migolet (représenté par Me Christophe
Meyer) c/ République gabonaise.
.
Décisions adoptées sur le Recevabilité - 4
Recevable : 1
1. Communication 726/19 – Gregory Chifire c/ République de Zambie.
Irrecevables : 3
1. Communication 687/18 – Famille de feu Banombi Sylvain (représentée par
Observatoire congolais des droits de l’homme et Institute for Human Rights and
Development in Africa) c/ République du Congo ;
2. Communication 692/18 - Jean Ping (représenté par Me William Woll) c/ République
gabonaise ; et
3. Communication 729/19 – Bob Rugurika c/ République du Burundi.
Groupe de
travail sur
les
Communica
tions (WGC)
10 | P a g e
Retrait :
1. Communication 478/14 – République de Djibouti c/ Etat de l’Erythrée ;
2. Communication 629/16 - Khalid Mohamed Al Maghawry Mohamed Zakaria & un
autre (représentés par Dalia Lotfy) c/ Egypte.
Radiation
1. Communication 600/16 – Patrick Gabaakanye (représenté par Dingake Law
Partners, DITSHWANELO et REPRIEVE) c/ Botswana ;
2. Communication 621/16 – Fadel El-Mawala Hosny Ahemad (représenté par Justice
and AMAN for Human Rights) c/ Egypte ;
3. Communication 684/18 – Seth Appiah-Mensah c/ Ghana ; et
4. Communication 695/18 – M. Abadir M. Ibrahim (représentant M. Zelalem Kibret) c/
Ethiopie.
Admission – 13
Admises – (10)
1. Communication 759/21 - Egyptians Abroad for Democracy et au nom des Victimes
c/ Egypte et Ethiopie ;
2. Communication 760/21 - Incorportaed Trustees of Global Rights c/ Nigeria;
3. Communication 771/21- Feu Makosso Daniel et Feu Dembi Alphonse (représentés
par Mangou Léontine) c/ République de l’Angola ;
4. Communication 764/21 - Eric Noudehouenou Hounge c/ Bénin ;
5. Communication774/21 - Phillip Nkosikhona Silemane c/ Afrique du Sud ;
6. Communication 775/21- François Ndayizeye et Fabrice Nahimana (représentés par
Me Lambert Nigarura et Me Patrick Rurahenye) c/République du Burundi ;
7. Communication 776/22- Mustafa Mohammed Ahmed al-Najjar (représenté par
ECRF et CIJJ) c/ République arabe d’Egypte ;
8. Communication 777/22-José Marius Mboyo Makpama Kavra c/ RCA ;
9. Communication 780/22 - Chapter One Foundation Limited et Young Women in
action c/ Zambie ; et
10. Communication 779/22 - Jacob Gedleyihlekisa Zuma c/Afrique du Sud.
Admise avec demande de mesures conservatoires (1)
1. Communication 765/21 - Barankitse Marguerite et 11 autres Défenseurs des droits
de l’homme exilés c/ République du Burundi.
71ème
Session
ordinaire
Groupe de
travail sur
les
Communica
tions (WGC)
72ème
Session
ordinaire
Non admises – (2)
1. Communication 761/21-Muzikayise – Muzikayise Percy Simelane c/ Royaume
d’Eswatini ; et
2. Communication 773/21- – Alex Joshua K. Njeru et Nancy Nyawira Njagi c/
République du Kenya.
Décision adoptée sur le Fond (1)
1. Communication 470/14 – Ibrahim Almaz Deng et 6 autres (représentés par l’Institut
pour les droits de l’homme et le développement en Afrique) c/ République du
Soudan.
Décisions adoptées sur la Recevabilité (2)
Recevable :
1. Communication 733/19 - Cyrille Ndayirukiye (représenté par Maître Armel
Niyongere et Maître Bernard Maingain) c/ République du Burundi.
Admission : (6)
1. Communication 769/21 – Bernard Busokoza c/ République du Burundi ;
2. Communication 783/22 – Johannes MOKO (représenté par Me Shadrack Tebeile)
c/ République sud-africaine ;
3. Communication 784/22 – Mashilo Sako (représenté par Me Shadrack Tebeile) c/
République sud-africaine ;
4. Communication 785/22 – Selemabothokbo Madeline Rachid (représentée par Me
Shadrack Tebeile) c/ République sud-africaine ;
5. Communication 786/22 – Maselina Mathabela (représentée par Me Shadrack
Tebeile) c/ République sud-africaine ; et
6. Communication 787/22 – Onai Muzore et Junior Munyaka au nom de Precious
Muzore (représenté par Me Shadrack Tebeile) c/ République sud-africaine.
Décisions adoptées sur le Fond (5)
1. Communication 461/13 - Eskinder Nega Fenta et Reyoot Alemu (Représenté par
Media Legal Defence Initiative et Freedom Now) c/ la République fédérale et
démocratique d’Ethiopie
2. Communication 419/12 – The Indigenous Peoples of the Lower Omo (Représenté
par Survival International Trust) c/. La République fédérale et démocratique
d’Ethiopie
3. Communication 443/13 – Safia Ishaq Mohammed Issa (Représenté par the
REDRESS Trust) c/. La République du Soudan
4. Communication 454/13 – Nde Ningo c/. La République du Cameroun
5. Communication 473/14 - La Famille de Feu Jackson Ndikuriyo c/. la République du
Burundi
Décisions adoptées sur la Recevabilité : (6)
Recevable :
1. Communication 702/18 - Ahmed Abdallah Mohamed Sambi c/ L’Union des
Comores
11 | P a g e
2. Communication 734/19 – J (Répresenté par the Initiative for Strategic Litigation in
Africa
(ISLA)
&
Kenya
Legal
and
Ethical
Issues
Network
on HIV & AIDS (KELIN)) c/. Namibie
3. Communication 730/19 – Le Rassemblement Malien pour la Fraternité et le
Progrès c/. La République du Mali
4. Communication 624/16 - American & British Christ International School Nigeria c/.
République Féderale du Nigeria
5. Communication 725/19 – Hassane Ahmed El Barwane et 14 autres c/ L’union des
Comores
73ème
Session
ordinaire
Irrecevable :
1. Communication 650/17-Kum Bezeng et 75 autres (Représentés par Professeur
Carlson Anya,gwe) c/ la République du Cameroun
Décisions adoptées sur le Fond (4)
1. Communication 511/15 - Dr. Amin Mekki Medani et M. Farouq Abu Eissa c.
République du Soudan
2. Communication 626/16 - Philip Forsang Ndikum (représenté par Ndikum Law
Offices) c. République du Cameroun
3. Communication 377/09 - Menduzaki Patricia Monakali et autres c. Afrique du Sud
4. Communication 636/16 - IHRDA et autres c. République du Burundi
Décisions adoptées sur la Recevabilité : (5)
Recevable
1. Communication 733/19 - Ndayirukiye Cyrille (représenté par Bernard Maingain et
Armel Nyongere) c. République du Burundi
2. Communication 763/21- William Sipai et 13 autres représentants du clan
Keekonyokie du peuple Maasai de Kitet (représentés par le Dr Duncan Ojwang) c.
République du Kenya
Irrecevable
1. Communication 589/15 - Johannes Jurie Botha c. République de Maurice
2. Communication 627/16 - Essam Ahmed Mahmoud El-Haddad (représenté par
Ahmad Mohammed Al-Haddad et l'Alliance pour les droits de l'homme) c. Egypte
3. Communication 731/19 - Dorah Namasiku Likukela c. République de Zambie
Radiation
1. Communication 677/17 - Dr Merara Gudina (représentée par le CAHDE) c.
République fédérale démocratique d'Ethiopie
2. Communication 417/2021 - Association pour les droits de l'homme et l'univers
carcéral (ADHUC) c. République du Congo
3. Communication 706/18 - MUZITO FUMUTSHI Adolphe c/République Démocratique
du Congo
4. Communication 735/19 - Résidents du complexe de la forêt de Mau (représentés
par le Centre de droit comparé et international et l'Institut pour les droits de l'homme
et le développement en Afrique) c/République du Kenya
5. Communication 727/19 - Femi Flana c. Cameroun
6. Communication 752/21 - Conseil pour les droits de la minorité somalienne c.
Somalie
7. Communication 724/19 - Seida Bachir c. Soudan
8. Communication 766/21 - Alex Nain Saab Moran c. Cabo Verde
9. Communication 418/12 - Chief Essien Akpabio & Lady Apostole Helen Akpabio
(représentés par l'avocat Victor Ukutt c. République du Nigeria)
36. Les tableaux ci-dessus montrent qu’au cours de la période considérée, la Commission
a admis dix-huit (18) Communications, décidé de ne pas en admettre deux (2), elle
12 | P a g e
s’est prononcée sur une (1) demande de mesure conservatoire, déclaré. neuf(9)
recevable et sept.(7) irrecevable, radié treize (13) et retiré deux (2) communications
de son rôle. La Commission a également pris douze (.12) décisions sur le fond.
37. Un tableau indiquant la répartition géographique et par pays de toutes les
Communications pendantes est joint au présent Rapport d’activités.4
VII.
DEMANDES DU STATUT D’OBSERVATEUR ET DU STATUT D’AFFILIE
38.
Conformément à la Résolution CADHP/Rés.361 (LIX) 2016 : Résolution sur les
critères d’octroi et de maintien du statut d’observateur aux organisations non
gouvernementales travaillant sur les droits de l’homme et des peuples en Afrique, la
Commission, lors de ses 71ème et 73ème Session ordinaire, a accordé le statut
d’Observateur aux six (6) ONG suivantes :
i. Fédération internationale des femmes juristes – FIDA ;
ii. Studies in Poverty and Inequality Institute – SPII; et
iii. Coalition capverdienne des droits de l’enfant – CCDC.
iv.
La Collaboration sur la politique internationale des TIC pour l'Afrique orientale
et australe (CIPESA) ;
v. Protection International Africa (PIA);
vi.
Rule of Law and Empowerment - Partners West Africa Nigeria (PAWN).
Cela porte à cinq cent quarante et quatre (544) le nombre total d’ONG jouissant du
statut d’Observateur à la fin de la période considérée.
39. Au cours de sa session privée, la Commission a également examiné et rejeté les
demandes de statut d'observateur de trois (03) ONG : Alternative Cote d'Ivoire ; Human
Rights First Rwanda et Synergía – Initiatives for Human Right, au motif que l'orientation
sexuelle est contraire aux valeurs éthiques africaines.
40. Conformément à la Résolution CACDHP/Rés.370 (LX) 2017 sur l’octroi du statut
d’affilié aux INDH et aux institutions spécialisées des droits de l’homme en Afrique, la
Commission a accordé trente-six (36) statuts d’Affilié à des INDH et institutions
spécialisées. Au cours de sa 73ème Session ordinaire, la Commission a accordé le
statut d'affilié à trois (3) INDH, à savoir :
i. Le Conseil National des Droits de l'Homme de la République Arabe d'Egypte ;
ii. La Commission Nationale Indépendante des Droits de l'Homme du Libéria ;
iii. La Commission Nationale Indépendante des Droits de l'Homme de
Madagascar.
VIII.
MISE EN ŒUVRE DES DÉCISIONS, DEMANDES DE MESURES CONSERVATOIRES,
OBSERVATIONS CONCLUSIVES ET LETTRES D’APPEL URGENT DE LA COMMISSION
41. Le niveau de conformité des États parties aux décisions de la Commission, aux
demandes de mesures conservatoires et aux lettres d’appel urgent reste faible,
comme en témoignent les informations suivantes :
Mise en œuvre des décisions sur les Communications
4 Annexe II.
13 | P a g e
42. Au cours de la période considérée, la Commission a reçu des informations de deux (2)
États parties concernant la mise en œuvre de ses décisions finales sur des
Communications, conformément à la Règle 125 de son Règlement intérieur de 2020,
à savoir la Communication 290/04 - Open Society Justice Initiative (au nom de Pius
Njawe Noumeni) c/ Cameroun, dans laquelle l’État a informé la Commission que le
gouvernement avait contacté le Plaignant et son avocat pour discuter avec eux et
convenir de la mise en œuvre des recommandations adoptées par la Commission.
43. La Commission a reçu des informations sur un rapport concernant l’état de la mise en
œuvre de la décision de la Commission dans la Communication 276/03 - Centre for
Minority Rights Development (Kenya) and Minority Rights Group (au nom de l’Endorois
Welfare Council) c/ Kenya, qui a été compilé par des institutions partenaires - le Centre
for Minority Rights Development, Endorois Welfare Council, Minority Rights Group
International et WITNESS.
44. Le rapport indique que, si certains aspects de la décision de la Commission ont été
réalisés - avec une seule recommandation entièrement mise en œuvre et deux autres
partiellement mises en œuvre, le Gouvernement kenyan ne s’est pas entièrement
conformé aux recommandations Il démontre également que la non-application des
recommandations de la Décision sur les Endorois a eu un impact négatif sur les
moyens de subsistance de cette communauté en condamnant nombre de ses
membres à la grande pauvreté, à l’analphabétisme, à une mauvaise santé et à une
vie de misère.
Mise en œuvre des demandes de mesures conservatoires
45. La Commission a également reçu une réponse de la part de l’Etat éthiopien
concernant les mesures provisoires prononcées dans la Communication 782/22 Legal Action Worldwide, Pan African Lawyers Union (PALU) et Debevoise & Plimpton
LLP c. République fédérale démocratique d'Ethiopie, en objectant de la décision de
la Commission de saisir la plainte et d'accorder des mesures provisoires au motif que
ladite plainte n’avait pas respecté l’épuisement des recours locaux et qu’il y avait une
ambiguïté de la demande de la Commission qui n'a pas fourni à l'État des preuves et
des faits suffisants concernant les violations, avant d'émettre une ordonnance de
mesures provisoires et ont décrites certaines mesures déjà prises par le
gouvernement éthiopien pour faire face à la crise.
Mise en œuvre des observations conclusives
46. Au cours de la période considérée,la République du Kenya, la République de la Côte
d’ivoire et la République Islamique de Mauritanie ont soumis, dans le cadre du
processus de rapport périodique, l’état de la mise en œuvre des observations
conclusives formulées par la Commission dans leurs derniers rapports ainsi que les
défis rencontrés.
Mise en œuvre des Lettres de préoccupation et d’appel urgent
47. Au cours de la période considérée, vingt-trois (23) Lettres de préoccupation et d’appel
urgent ont été envoyées aux Etats parties, concernant diverses allégations de
violations des droits de l’homme :
14 | P a g e
Etat
République du Liberia
République
Cameroun
du
République-Unie
Tanzanie
de
République du Mali
République
démocratique du Congo
République algérienne
démocratique
et
populaire
15 | P a g e
Date de la
Question ayant justifié une Lettre
Lettre
d’appel urgent
24 décembre Lettre conjointe d’appel urgent
2021
concernant des allégations d’une
série de meurtres rituels au
Liberia.
20
janvier Lettre d’appel urgent concernant
2022
la détention arbitraire de Mme
Corlett Letlojane, défenseur des
droits de l’homme, à l’aéroport de
Douala, le refus d’accéder au pays
et le traitement inhumain et
dégradant dont elle a fait l’objet
(pas de nourriture ni d’eau
pendant sa détention).
22
février Lettre conjointe d’appel urgent
2022
concernant l’expulsion imminente
d’autochtones Maasai d’une zone
de 1 500 km2 sur leurs terres
ancestrales situées dans la
division Loliondo du district de
Ngorongoro, région d’Arusha, et à
l’est du Parc national de Serengeti.
08
mars Lettre d’appel urgent concernant
2022
les allégations d’enlèvement de
Mamadou Nialibouly, Oliver Dubois
et Moussa M’Bana Dicko,
journalistes travaillant dans la
République du Mali.
25 avril 2022 Lettre d’appel urgent à la
République Démocratique du
Congo, concernant l’arrestation et
la détention arbitraire de deux
défenseurs des droits de l’homme,
membres du mouvement citoyen
LUCHA.
10 mai 2022 Lettre d’appel urgent conjointe à la
République
algérienne
démocratique et populaire sur des
allégations de violations des droits
de M. Merzoug Touati, blogueur,
reconnu coupable, condamné à
une amende et à un an
d'emprisonnement, qui faisait une
grève de la faim et à qui des soins
auraient été refusé ayant un
impact sur sa santé.
Réponse de l’Etat
partie
Pas encore de
réponse
Pas encore
réponse
de
Pas encore
réponse
de
Pas encore
réponse
de
Pas encore
réponse
de
L’Etat a répondu à
deux reprises, le 08
juin et le 09 aout
2022, en informant
que les garanties
relatives au procès
équitables ont été
observées pour le
cas de Merzoug
Touati et que les
faits reprochés à ce
dernier
ne
relevaient pas de
l’activité
journalistiques,
mais plutôt de la
diffamation, de la
propagation
d’informations
erronées et de
l’incitation
à
République
fédérale
démocratique
d’Ethiopie
République du Mali
République fédérale du
Nigeria
République du Niger
République du Sénégal
République algérienne
démocratique
et
populaire
16 | P a g e
l’attroupement pour
porter atteinte à
l’ordre public.
02 juin 2022 Lettre d’appel urgent conjointe à la Pas encore de
République fédérale démocratique réponse
d’Ethiopie
concernant
L’arrestation, par les forces de
sécurité et la police locale, de
journalistes et de professionnels
des médias travaillant pour Nisir
International
Corporation
et
Ashara, deux chaînes Youtube de
la région d’Amhara, dans le Nord
de l’Éthiopie.
24 juin 2022 Lettre d’appel urgent à la Pas encore de
République du Mali, concernant réponse
les attaques des djihadistes contre
les villages de Diallassagou,
Dianweli,
Deguessagou
et
environs, dans le cercle de
Bankass, au centre du Mali, qui
ont fait de nombreuses victimes.
24 juin 2022, Lettre d’appel urgent à la Pas encore de
République Fédérale du Nigeria, réponse
concernant l'attaque de l'église
catholique St. Francis Xavier, à
Owo, dans l'État d'Ondo (SudOuest), qui a fait des morts et des
blessés.
15 juillet 2022 Lettre d’appel urgent à la Pas encore de
République du Niger sur la réponse
détention
de
ressortissants
rwandais bénéficiaire l'accord de
relocalisation signé entre le
gouvernement de la République
du Niger et les Nations Unies le 15
novembre 2021 du programme de
relocalisation sous le coup d’un
ordre d’expulsion pour « raisons
diplomatiques ».
29 juillet 2022 Lettre d’appel urgent à la Pas encore de
République
du
Sénégal, réponse
concernant la situation de M.
Toufan Feyzi Nizamoglu refugié
Turc
au
Sénégal
menacé
d’expulsion.
26 août 2022 Lettre d’appel à la République L’Etat a répondu le
algérienne
démocratique
et 3 octobre 2022 en
populaire concernant la situation indiquant
les
occasionnée par les feux de causes majeures
brousse au mois d’août dans le des feux de brousse
Nord/Est du pays.
récurrents dans le
nord-est du pays et
a
exposé
les
mesures
prises
pour y faire face
ainsi
que
les
République
Mozambique,
du 28 août 2022
République fédérale de 5 septembre
Somalie
2022
République
d’Egypte
Arabe 20 septembre
2022
Etat de Libye
22 septembre
2022
République du Mali
27 septembre
2022
République de Guinée 12 octobre
équatoriale
2022
17 | P a g e
dispositions prises
pour la prise en
charge
et
la
protection
des
droits
des
personnes
affectées.
Lettre d’appel urgent à la Pas encore de
République
du
Mozambique réponse
concernant les menaces de mort
contre Prof. Adriano Nuvuga,
défenseur des droits humains, en
raison de ses critiques régulières à
l'égard du Gouvernement et du
parti FRELIMO.
Lettre d’appel urgent conjointe à la Pas encore de
République fédérale de Somalie réponse
concernant une attaque contre M.
Ahmed Omar Nur, journaliste
travaillant en Somalie. Victime
d’une attaque par deux membres
du corps de sécurité et, qui lui
aurait tiré une balle à bout portant
qui l’a grièvement blessé dans la
bouche le 21 août 2022.
Lettre de préoccupation conjointe Pas encore de
à la République arabe d’Égypte en réponse
réponse à des rapports faisant état
d’intimidations et d’obstruction à
l’encontre de membres d’OSC, de
militants et de groupes locaux
travaillant sur des questions liées
au changement climatique et à
l’environnement.
Lettre d’appel urgent à l’Etat de Pas encore de
Libye concernant l'arrestation de réponse
réfugiés, demandeurs d'asile et
migrants somaliens et éthiopiens
dans une ferme à Tazerbou, AlKufra, et leur transfert au centre
de détention d'Al-Kufra.
Lettre d’appel urgent conjointe à la Pas encore de
République du Mali concernant les réponse
rapports faisant état du lancement
d'une offensive aérienne de
l'armée malienne le 7 septembre
2022 à Talataye qui aurait
entraîné la mort de 45 civils ; et
concernant l’affaire des 49 soldats
ivoiriens accusés d'être des
mercenaires puis arrêtés et
détenus à l'aéroport international
de Bamako, au Mali, le 10 juillet
2022.
Lettre de préoccupation à la Pas encore de
République de Guinée équatoriale réponse
concernant la disparition forcée, la
République
Cameroun
détention arbitraire, la torture et
mauvais traitements présumés du
Dr Ruben Maye Nsue Mangue
du 14
octobre Lettre d’appel urgent à la Pas encore
2022
République
du
Cameroun réponse
concernant la détention arbitraire,
torture et mauvais traitements de
Dorgolesse NGUESSAN, arrêtée le
22 septembre 2020 au cours
d’une manifestation organisée par
le Parti d’opposition MRC.
République de Zambie
14
octobre Lettre d’appel conjointe à la
2022
République de Zambie concernant
les allégations de discrimination
des populations LGBTIQ dans les
structures de soin de santé en
Zambie
Royaume d’Eswatini
18
octobre Lettre d’appel urgent au Royaume
2022
d’Eswatini
concernant
les
attaques publiques contre les
personnes LGBTIQ+ à Mbabane,
en Eswatini
République
18
octobre Lettre d’appel urgent à la
démocratique du Congo 2022
République démocratique du
Congo concernant les Menaces et
tentatives
d’intimidation
à
l’encontre du défenseur des droits
de l’Homme, M. Justin ZAIKO
RWENGEZA dans la province du
Sud-Kivu en RDC
République fédérale de 18
Octobre Lettre d’appel urgent à la
Somalie
2022
République fédérale de Somalie
sur l'arrestation et la détention
arbitraire
présumées
du
journaliste et défenseur des droits
de l'homme M. Abdalle Ahmed
Mumin en République fédérale de
Somalie.
IX.
de
Pas encore
réponse
de
Pas encore
réponse
de
Pas encore
réponse
de
Pas encore
réponse
de
LETTRES D’APPRECIATION/FELICITATIONS
48. Pendant la période de référence, les douze (12) lettres d’appréciation suivantes ont
été envoyées à des chefs d’État et de gouvernement :
Etat
République-Unie
Tanzanie
X.
Date de la
Lettre
de 25
novembre
2021
Question ayant justifié la Lettre d’appréciation
Lettre d’appréciation au Président de la République-Unie
de Tanzanie pour l’annulation par le Gouvernement
tanzanien de la décision qu’il avait adoptée en 2017
interdisant aux filles enceintes et aux mères adolescentes
de fréquenter l’école en raison de leur état de grossesse
et de maternité.
DECLARATIONS ET COMMUNIQUES DE PRESSE
18 | P a g e
République
démocratique du Congo
République du Kenya
République du Bénin
République du Sénégal
26
novembre
2021
Lettre de félicitations au Président de la République
démocratique du Congo (RDC), concernant son initiative
de suspendre la délivrance et le commerce de permis
miniers et d’auditer le registre minier national, comme
mesure de lutte contre la fraude dans le secteur minier du
pays.
28
Message de félicitations au Président de la République du
décembre
Kenya pour la signature de la Loi sur les réfugiés le 17
2021
novembre 2021.
28
février Message de félicitations au Président de la République du
2022
Bénin, félicitant l’État pour la soumission de ses 6èmes à
10ème Rapports périodiques combinés (2009 - 2018) lors
de la 69ème Session ordinaire de la Commission, tenue du
15 novembre au 5 décembre 2021, conformément aux
exigences de l’Article 62 de la Charte africaine des droits
de l’homme et des peuples (la Charte).
19
avril Message de félicitations au Président de la République du
2022
Sénégal pour l’adoption du projet de Loi sur le statut des
réfugiés et des apatrides le 5 avril 2022 par l’Assemblée
Nationale.
République
fédérale 23
démocratique d’Éthiopie 2022
République
Centrafricaine
avril Lettre d’appréciation au Premier ministre éthiopien pour
avoir entrepris le rapatriement de plus de 7000
ressortissants éthiopiens vivant dans des conditions
difficiles en Arabie Saoudite.
31
2022
mai Lettre de félicitations du Rapporteur Pays au Président de
la République centrafricaine, suite à l'adoption par
l'Assemblée nationale d'une loi abolissant la peine de
mort.
République
arabe 2 juin 2022A. Lettre de félicitations pour la ratification du Protocole de
sahraouie démocratique
Maputo
République
Cameroun
du 8 septembre Lettre de félicitations pour s’être conformé à ses
2022
obligations de soumission de rapport périodique sur la
mise en œuvre des trois (03) instruments des droits de
l’homme à savoir la Charte africaine, le Protocole de
Maputo et la convention de Kampala.
République de Côte 26
B. Lettre de félicitations conjointe pour l'amélioration des
d'Ivoire
septembre
soins de santé des femmes.
2022
République du Sénégal
26
C. Lettre de félicitations conjointe pour l’avancement de la
septembre
parité hommes-femmes au Sénégal
2022
République de Guinée 11 octobre
D. Lettre de félicitations à la suite de l'abolition de la peine
équatoriale
2022
de mort dans le nouveau code pénal du 19 septembre
2022.
49. Au cours de la période considérée, la Commission a publié vingt-deux (22)
communiqués de presse relatifs à diverses questions de droits de l’homme. Ces
communiqués de presse sont consultables sur le site Internet de la Commission :
www.achpr.org.5
XI.
MISSIONS DE PROMOTION ET D’ETABLISSEMENT DES FAITS
5 Annexe IV.
19 | P a g e
50. La Commission a entrepris une mission de promotion en République du Togo du 3 au
6 octobre 2022, mais aucune mission d’établissement des faits au cours de la
période considérée.
Mission d’établissement de faits dans la Région du Tigré de la République fédérale
démocratique d’Ethiopie
51. Au cours de la période considérée, la Commission a adopté trois (3) Résolutions sur
le renouvellement du mandat de la Commission d’enquête sur la situation dans la
région du Tigré de la République fédérale démocratique d’Ethiopie (la Commission
d’enquête), afin de permettre à la Commission d’enquête de finaliser son travail et de
rédiger son rapport d’enquête pour soumission aux Organes délibérants de l’UA.
SITUATION DES DROITS DE L’HOMME SUR LE CONTINENT
52. Cette section est introduite dans le rapport d’activités conformément à la décision
EX.CL/Dec.639 (XVIII) du Conseil exécutif demandant à la Commission d’informer les
Organes délibérants de la situation des droits de l’homme sur le continent. La
pratique de la Commission est de puiser le contenu de cette section de ses
interactions avec les Etats parties, les INDH jouissant du statut d’Affilié et les ONG
jouissant du statut d’Observateur auprès de la Commission pendant les Sessions
ordinaires de la Commission, complétées par d’autres informations recueillies dans
le cadre de son suivi de la situation des droits de l’homme dans les différents Etats
parties pendant la période d’intersession.
a) Développements positifs
53. La Commission note avec satisfaction les principaux développements positifs
suivants en matière de droits de l’homme observés au cours de la période de
référence :
Elections
i. Tenue d’élections présidentielle et parlementaires pacifiques dans les pays
suivants : Algérie, Angola, Djibouti, Gambie, Guinée Equatoriale, Kenya,
Lesotho, Congo, Sao Tomé et Principe, Sénégal et Somalie.
Peine de mort
i.
Adoption par l'Assemblée nationale d'une loi du 27 juin 2022 abolissant la
peine de mort par la République Centrafricaine ;
ii.
Abolition de la peine de mort dans le nouveau code pénal du 19 septembre
2022 en Guinée équatoriale.
Législatif:
i.
ii.
20 | P a g e
Adoption du Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des
peuples relatif aux droits des citoyens à la protection sociale et à la sécurité
sociale par l’Union Africaine
Adoption d’un projet de loi qui reconnaît les droits coutumiers de ses
populations autochtones, en particulier la communauté des Batwa
(également appelés Pygmées) par le Parlement de la République
Démocratique du Congo
iii.
iv.
v.
vi.
vii.
viii.
ix.
x.
xi.
xii.
xiii.
xiv.
Justice
i.
ii.
21 | P a g e
Initiative de de suspendre la délivrance et le commerce de permis miniers et
d’auditer le registre minier national, comme mesure de lutte contre la fraude
dans le secteur minier du pays par la République Démocratique du Congo
Ratification le 28 décembre 2021 du Protocole à la Charte africaine des
droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des personnes
handicapées en Afrique et du Protocole à la Charte africaine des droits de
l’homme et des peuples relatif aux droits des personnes âgées en Afrique par
le Cameroun ;
Adoption du projet de Loi sur le statut des réfugiés et des apatrides le 5 avril
2022, par l’Assemblée Nationale du Sénégal ;
Lancement par le Gouvernement du Soudan du Sud de consultations
publiques en vue de la création d’une Commission Vérité, Réconciliation et
Guérison, envisagée au Chapitre 5 de l’Accord revitalisé sur la résolution du
conflit au Soudan du Sud (RARCSS) (Soudan du Sud) ;
Révision en cours des lois sud-africaines relatives à l’usage de la force par le
personnel de sécurité (Afrique du Sud) ;
Adoption du projet de Loi sur la paix et l’unité, du projet de loi sur les terres
(amendement), du projet de Loi sur l’arpentage (amendement), du projet de
Loi sur l’aménagement du territoire (amendement), du projet de Loi sur les
terres enregistrées (amendement), du projet de Loi sur l’acquisition et
l’indemnisation des terres (amendement) et du projet de Loi sur les terres
coutumières (amendement)(Malawi) ;
Adoption le 15 juin 2022 par l’Assemblée nationale, d’une loi fixant les droits
et les devoirs des défenseurs des droits de l’homme au Niger ;
Adoption de l’amendement de la Constitution angolaise pour permettre
l’enregistrement et le vote des Angolais à l’étranger (Angola),
Promulgation de la Loi sur le changement climatique (2021) et adoption du
projet de Loi sur la Commission nationale des droits de l’homme (repoussée
et promulguée) (2022), au Nigeria ;
Promulgation de la Loi sur les tribunaux pour enfants et de la Loi sur le
registre des délinquants sexuels à l’Île Maurice, afin de renforcer les efforts
et l’engagement en faveur de l’amélioration et du respect des droits de
l’homme, englobant les droits des enfants, dans le système de justice pour
mineurs (Ile Maurice) ;
L’adoption de la nouvelle constitution de la Tunisie par référendum en juillet
2022 (Tunisie) ;
Installation de plusieurs instances constitutionnelles à savoir l’observatoire
nationale de la société civile (décembre 2021), la première Cour
Constitutionnelle(décembre2021) qui a remplacé l’ancien Conseil
Constitutionnelle, le Conseil Supérieur de la jeunesse (juin 2022), la HauteAutorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption (juillet
2022) et l’autorité de protection des données à caractère personnelles
(2022) (Algérie).
Décision de la Cour de la CEDEAO dans l'affaire Adama Vandi c/ Sierra Leone
ECW/CCJ/APP/52/21, la Cour de la CEDEAO a accordé des dommages et
intérêts d'un montant de 10 000 dollars US à la requérante qui avait été
violée par un chef suprême de sa communauté (CEDEAO) ;
Annulation par le Gouvernement tanzanien de la décision qu’il avait adoptée
en 2017 interdisant aux filles enceintes et aux mères adolescentes de
iii.
iv.
v.
Prison
i.
ii.
iii.
fréquenter l’école en raison de leur état de grossesse et de maternité
(Tanzanie) ;
Décision progressiste, le 29 mars 2022, de la Haute Cour du Botswana
accordant des dommages-intérêts dans l’affaire GMJ c/ Procureur général
contre l’État pour négligence dans la fourniture de services de santé
reproductive (Botswana) ;
Finalisation et présentation au Président de la Gambie du Rapport de la
Commission Vérité, Réconciliation et Réparations (TRRC) sur la conclusion
d’une enquête publique de trois ans sur le meurtre d’environ 240 à 250
personnes, la torture et d’autres abus perpétrés pendant les 22 années de
pouvoir de l’ancien Président Yahya Jammeh et recommandation de
poursuivre les responsables (Gambie) ;
Décision du Tribunal administratif de Tunis en date de 9 aout 2022 qui
tranche en faveur de 47 magistrats révoqués en juin 2022 par une décision
du président de la République (Tunis).
Respect accru des normes en matière de droits de l’homme dans les prisons
en Ouganda ;
Mesures prises concernant la justice des mineurs, notamment la formation
des agents de police pour traiter les affaires relatives à la justice des
mineurs ; Ile Maurice ;
Existence et opérationnalisation d’un Système intégré de gestion des
établissements pénitentiaires (SIGEP) au Bénin.
Liberté d’association et d’expression
i.
ii.
iii.
Restauration de l’espace civique par la levée de l’interdiction de la
plateforme sociale twitter au Nigeria ;
Rétablissement de quatre journaux interdits en février 2022 en Tanzanie et
initiative visant à modifier la Loi de 2016 sur les services des médias, les
règlements sur le contenu en ligne et les règlements sur la radio et la
télévision, afin d’améliorer la situation de la liberté d’expression dans le
pays ;(Tanzanie) ;
Légalisation de l’Initiative pour la résurgence de la lutte anti esclavagiste
(IRA), principale ONG anti esclavagiste de Mauritanie, début janvier 2022,
par les autorités mauritaniennes après des années de bannissement par les
régimes successifs (Mauritanie).
Droits des femmes
i.
ii.
iii.
iv.
v.
22 | P a g e
Ratification du Protocole de Maputo par la République arabe sahraouie
démocratique ;
Adoption par le Parlement de la Loi de 2022 sur l'harmonisation des droits des
veuves coutumières avec la capacité juridique des personnes mariées au
Lesotho.
Avancement de la parité hommes-femmes après les élections législatifs au
Sénégal ;
Adoption de loi sur la parité politique qui prévoit de réserver aux femmes un
minimum de 40 % des sièges dans les organes élus au Sao Tomé-et-Principe
Lancement de la campagne « Ce que veulent les femmes africaines » afin de
se rallier à davantage d’actions en faveur de l’autonomisation des femmes
vi.
vii.
viii.
durant les commémorations de la Journée internationale de la femme de
2022 ;
Signature de trois (3) lois progressistes sur la violence à l’égard des femmes la Loi portant amendement du droit pénal (délits sexuels et questions
connexes), la Loi portant amendement du droit pénal et des questions
connexes et de la Loi portant amendement sur la violence domestique par
l’Afrique du Sud ;
Promulgation d’une nouvelle loi sur l’élimination de toutes les formes de
violence à l’égard des femmes, interdisant la discrimination dans l’économie
et favorisant un meilleur accès à l’emploi au Gabon ;
Nomination d’une femme comme nouveau membre du Cabinet par le
Président du Malawi, conformément à la Loi sur l’égalité des sexes en vertu de
laquelle 43 % des ministres et vice-ministres sont des femmes (Malawi) ;
Réfugiés, migrants et déplacés internes
i.
ii.
iii.
iv.
v.
Promulgation d’un amendement à la Loi sur les étrangers et la nationalité,
supprimant ainsi les dispositions discriminatoires à l'égard des femmes qui
empêchaient les enfants d'acquérir la nationalité de leur mère au Liberia ;
Rapatriement de plus de 7000 ressortissants éthiopiens vivant dans des
conditions difficiles en Arabie Saoudite par la République Fédérale d’Ethiopie ;
Attribution de « deux A » par le Comité des droits de l’homme des Nations unies
pour la mise en œuvre des recommandations relatives à son traitement des
demandeurs d’asile, des réfugiés et des apatrides résidant sur son territoire à
l’Ile Maurice ;6
Mise en place d’une politique d’inclusion des réfugiés, à travers la fourniture
d’une assistance vitale à des milliers de personnes évacuées de Libye et la
mise en place du mécanisme de transit d’urgence et d’accueil de migrants
en attende de retour dans leurs pays d’origine (Niger) ;
Décision du gouvernement de l’Etat de Borno de réinstaller les déplacés
internes dans des zones plus sécuriser suite à la décision du gouvernement
de fermer les camps abritant plus de 200milles personnes déplacées
internes par le conflit avec le groupe armé Boko Haram en les invitant à
retourner dans leurs lieux plus sécuriser (Nigeria).
Paix et sécurité
i.
ii.
Annonce d’un cessez-le-feu humanitaire par le Gouvernement éthiopien le
25 mars 2022 et déclaration ultérieure des autorités du Tigré s’engageant à
le mettre en œuvre (République fédérale et démocratique d’Ethiopie) ;
Création d’un groupe de travail interministériel le 29 novembre 2021, chargé
de « superviser les mesures de réparation et de responsabilisation en
réponse aux violations des droits de l’homme commises dans le contexte du
conflit dans le nord de l’Éthiopie », y compris les violations et les abus commis
dans les régions Afar et Amhara ; et la création d’une Commission de
dialogue national le 29 décembre 2021, en vue de la recherche d’un
consensus, de la résolution du conflit et de la réconciliation en République
fédérale et démocratique d’Ethiopie ;
6 Seul pays du continent à avoir obtenu un double « A »
23 | P a g e
iii.
iv.
Mise en place et fonctionnement de la Commission pour la paix et l’unité et
d’une structure nationale pour la prévention, la gestion et la résolution des
conflits au Malawi ;
Évolution positive du dialogue entre Libyens et diminution du nombre de
personnes déplacées en Libye entre la fin de l’année 2021 et le 5 mars
2022.
Education
i.
Signature d’accords entre le Gouvernement et quinze (15) universités, pour
l’enseignement des droits de l’homme dans les universités en Angola.
i.
La réduction de 43 % des nouvelles infections par le VIH sur le continent avec
une diminution de près de la moitié des décès liés au Sida ; une hausse
notable dans le dépistage avec 87 % des PVVIH qui connaissent leur statut,
et 77 % de malades identifiés qui sont sous traitement dont 68 % ont une
faible charge virale ;
Création de centres d’hémodialyse et d’hôpitaux de campagne pour le
traitement de la COVID-19 et inauguration du Centre spécialisé dans le
traitement des endémies et pandémies en Angola ;
Amélioration du secteur de la santé, notamment par la construction de
centres de santé dans chaque district, afin de garantir l’accessibilité des
installations sanitaires en Tanzanie.
Santé
ii.
iii.
Situation des droits de l’homme dans le contexte de la pandémie de COVID-19
i.
ii.
iii.
iv.
Amélioration de la situation de la pandémie de Covid 19 sur le continent,
permettant l’assouplissement et/ou la levée des restrictions y associées ;
Augmentation significative de l’approvisionnement de l’Afrique en vaccins
contre la Covid 19 ;
Mise en place de centres d’isolement par le Service pénitentiaire ougandais
où les nouveaux détenus seraient mis en quarantaine pendant 14 jours
avant de rejoindre les autres détenus dans les prisons ; et
Adoption de la vidéoconférence par les juridictions ougandaises afin de
garantir aux prisonniers un accès continu à la justice, malgré les restrictions
imposées par la COVID-19.
b) Domaines de préoccupation
54. La Commission reste cependant préoccupée par les points négatifs suivants en
matière de droits de l’homme observés au cours de la période de référence :
Changements inconstitutionnels de gouvernements
i.
Nombre le plus important de coups d’État militaires en Afrique depuis plus
d’une décennie sur une période de moins d’un an entre avril 2021 et février
2022.
Participation aux affaires publiques de son pays
24 | P a g e
i.
Faible niveau de représentation des femmes dans les parlements et dans les
instances de prises de décisions de la plupart des pays d’Afrique ;
Dissolution du Parlement tunisien par le Président le 30 mars 2022 et
dissolution du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) et son remplacement
par un autre CSM provisoire créé par décret-loi. (Tunisie).
ii.
Droit à la vie
i.
Meurtre d’au moins dix (10) personnes en décembre 2021, en relation avec
des pratiques rituelles présumées et des motivations politiques ; au Liberia
Meurtre d’au moins 62 personnes déplacées à l’intérieur du pays et 38
blessés lors d’une attaque menée le 1er février 2022 par le groupe armé
Coopérative pour le développement du Congo (CODECO) dans l’est de la
République démocratique du Congo ;
Meurtre de 13 personnes et plus de 80 autres blessées à Abéché, au Tchad,
par les forces de sécurité les 24 et 25 janvier 2022 ;(Tchad)
Attaques continues contre des civils par des groupes militants en République
Centrafricaine, y compris l’enquête actuelle des Nations Unies sur 30 décès
de civils orchestrés dans la ville de Bria en janvier 2022 ; (Centrafrique).
ii.
iii.
iv.
Peine de Mort
i.
Persistance de l’application de la peine de mort dans certains pays ; seuls 16
pays africains ayant ratifié le Deuxième Protocole facultatif se rapportant au
PIDCP visant à abolir la peine de mort ;
Législatif
i.
Non-ratification de nombreux instruments conventionnels internationaux et
régionaux ;
Faible niveau de mise en œuvre du protocole de Maputo et non-présentation
ou présentation tardive des Rapports périodiques en vertu du Protocole de
Maputo et la Convention de Kampala7 ;
Absence de législation pour réglementer la violence en ligne contre les femmes
dans de nombreux pays africains ;
Manque d’harmonisation et de mise en œuvre des instruments régionaux et
internationaux relatifs aux droits de l’homme au niveau national dans de
nombreux États ;
Législation d’urgence adoptée après la prise de contrôle de la région d’Amhara
par le Front populaire de libération du Tigré (TPLF), conférant aux autorités le
pouvoir d’arrêter et de détenir tout individu jusqu’à 6 mois sans mandat d’arrêt,
en cas de soupçons raisonnables de coopération avec des groupes terroristes ;
en République fédérale et démocratique d’Ethiopie.
ii.
iii.
iv.
v.
Prisons et usage de la force
i.
Persistance de la brutalité policière usage excessif de la force et la culture de
l’impunité qui en résulte au sein de la police dont des nombreux pays
particulièrement au Kenya
7 A ce jour seul le Cameroun à présenter son rapport initial sur la Convention de Kampala
25 | P a g e
ii.
Pratiques illégales des responsables de l’application des lois et de la sécurité,
notamment les arrestations arbitraires, l’usage excessif de la force, la torture, les
traitements cruels et inhumains et l’état des centres de détention au Nigeria ;
Défi de la surpopulation carcérale et absence de données désagrégées sur la
surpopulation carcérale dans la plupart des pays dans la plupart des Etats et la
vétusté des prisons qui datent de plus d’un demi-siècle pour la plupart.
Absence de budget pour la construction des prisons et qu’elles puissent s’autoentretenir
iii.
iv.
Liberté d’association et d’expression
i.
Restriction de l’espace civique, criminalisation des blogueurs et restrictions de
l’accès à Internet dans certains pays continuant d’entraver l’indépendance et la
liberté des journalistes et des groupes d’intérêt ;
Détention arbitraire de militants des droits de l’homme par des acteurs étatiques
et non étatiques dans plusieurs pays ;
L’absence d’adoption par de nombreux pays d’une législation protectrice des
défenseurs des droits de l’homme.
ii.
iii.
Droits des femmes
i.
La décision qui oblige effectivement les femmes à rester dans des relations
inadaptées et potentiellement abusives en les pénalisant pour avoir rejeté une
proposition de mariage au Tchad ;
L’intensification de la violence contre les femmes dans la sphère privée
donnant lieu à 37 cas de féminicide recensés depuis le début de l’année 2022
en Algérie ;
Persistance de la violence contre les femmes et les filles dans la sphère privée
et publique, y compris le viol et d’autres formes de violence sexuelle dans des
nombreux pays,
Les viols et autres violences sexuelles envers les femmes lors des conflits en
Afrique et l’impunité dont jouissent leurs auteurs qui contribue à la répétition
de ces crimes ;
Persistance des pratiques traditionnelles néfastes telles que les mariages
forcés et précoces, l’humiliation, le harcèlement, les mutilations génitales
féminines, les traitements inhumains et dégradants subis par les femmes et les
filles ans plusieurs pays.
ii.
iii.
iv.
v.
Réfugiés, migrants et déplacés internes
i.
ii.
iii.
Détérioration de l’état de la migration en Afrique, entraînant la disparition de
milliers de jeunes en mer et également durant leur parcours migratoire en Afrique
subsaharienne ; leur détention dans des camps en Afrique et en Europe, où ils
sont victimes de plusieurs trafics y compris celui d’organes, des pratiques
esclavagistes et la traite humaine ;
Utilisation de la force excessive et disproportionnée de la police marocaine à
l’encontre de centaine de migrants qui ont tenté de pénétrer dans l’enclave
espagnole de Melilla entrainant la mort de plus de vingt migrants au Maroc ;
Attaques xénophobes persistantes et augmentation des exécutions
extrajudiciaires perpétrées contre des étrangers sans papiers depuis le début de
l’année 2022, par des groupes d’autodéfense tels qu’Opération Dudula, un
groupe qui popularise les campagnes contre l’immigration en Afrique du Sud
26 | P a g e
iv.
Déplacements forcés dans la région du Kivu, dû aux actions des groupes armés.
Populations déplacées qui se retrouvent sans assistance humanitaire et dans
l’insécurité, la RDC ayant le plus grand taux de personnes déplacés au monde
dont près 2500 à 3000 partis se réfugier en Ouganda (République démocratique
du Congo) ;
Environ 4,51 millions de personnes déplacées à l’intérieur de l’Éthiopie en février
2022 et usage continu d’une force excessive entraînant des blessures, des pertes
de vies et de biens, en raison de la crise dans la région du Tigré en Éthiopie ;
Déplacements importants de populations dus à l’insécurité créée par les violences
intercommunautaires, les affrontements et les attaques de groupes armés contre
les civils au Mali et au Burkina Faso.
La détérioration de la situation socioéconomique des réfugiés dans des nombreux
camps avec la réduction de l’aide et de l’assistance alimentaire et pour les
réfugiés urbains l’absence de jouissance de droits socio-économique telle que
prévue par les Conventions internationales
Il y a plus de 30 000 enfants déplacés dans la province de Cabo Delgado au
Mozambique.
v.
vi.
vii.
viii.
Droits des populations/communautés autochtones et les minorités en Afrique
i.
ii.
Expulsions forcées de ses terres de la communauté autochtone Massaï du district
de Ngorongoro suite à l'application d'une décision gouvernementale visant à établir
un parc de conservation de la nature dans la zone (Tanzanie) ;
Lenteur de la réponse aux appels à enquêter efficacement sur les actes de viol, de
meurtre et de destruction de biens commis par les autorités du Parc national de
Kahuzi-Biega (PNKB) à l’encontre de la communauté autochtone Batwa dans l’est de
la République démocratique du Congo.
Droits sociaux économiques
i.
ii.
iii.
iv.
La crise alimentaire qui a entrainé de nombreux cas de malnutrition ;
La flambée des prix des denrées alimentaires et des carburants en Afrique qui cause
une grande vulnérabilité au sein des populations et remet en cause la jouissance
effective de leurs droits économiques et sociaux ;
L’accroissement des discriminations fondée sur le sexe, dans le domaine de l’emploi,
le faible niveau des salaires qui ne permettent pas aux familles de vivre décemment
et l’absence de protection sociale et de système de sécurité sociale dans la plupart
des pays africains ;
L’absence de programme de logement sociaux dans des nombreux pays.
Santé
i.
ii.
iii.
iv.
Vulnérabilité des femmes et des filles du continent à l’épidémie de VIH, en particulier
leur capacité à accéder aux services de santé; ainsi que l’écart constaté dans le
dépistage des nourrissons et des enfants exposés au VIH, avec plus de deux
cinquièmes des enfants vivant avec le VIH non diagnostiqués ;
Insuffisance des ressources financières allouées au secteur de la santé, manque
d’infrastructures sanitaires adéquates et inaccessibilité des établissements de santé
dans certaines régions du Bénin ;
La résurgence de la pandémie de choléra au Cameroun ;
L’épidémie d’Ebola en Ouganda et en République démocratique du Congo.
27 | P a g e
Industries extractives
i.
Absence de cadre législatif et règlementaire en matière de protection des droits de
l’homme dans le secteur des industries extractives, entraînant la multiplication
d’actes de violations des droits de l’homme, notamment le travail forcé des enfants
et le pillage des ressources du continent par des entreprises multinationales.
Paix et sécurité
i.
ii.
iii.
iv.
v.
vi.
Conflits armés prolongés et troubles civils en Afrique, notamment les instabilités
politiques, économiques et sociales au, au Cameroun, en Éthiopie, en Libye, au
Mozambique, en République centrafricaine, en République démocratique du
Congo, au Soudan, au Soudan du Sud, en Somalie, et dans la région du Sahel ;
Attaque djihadiste contre la base militaire de Mondor dans la région de Mopti, près
de la frontière avec le Burkina Faso, faisant 27 morts, 33 blessés et 7 disparus ;
(Mali)
Attaques et meurtres continus perpétrés par des groupes militaires armés dans les
provinces de Soum, Namentenga et Oudalan au Burkina Faso ;
Incidents de violence à l’encontre des enfants, tels que la violence sexuelle et le
trafic d’enfants, en particulier : à Zanzibar et en Tanzanie continentale ;(Tanzanie)
Intensification des attaques d’insurgés, de terroristes et de groupes, exacerbée par
la récurrence des enlèvements, du banditisme armé et d’autres atrocités de
masse séparatistes au Nigeria ;
Situation d’insécurité dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du
Cameroun.
Situation des droits de l’homme dans le contexte de la pandémie de COVID-19
55. Tout en saluant les mesures mises en place par les Etats parties pour contenir la
propagation du coronavirus et atténuer les effets de la pandémie, la Commission
regrette l’apparition de violations des droits de l’homme au cours de cette période,
notamment :
i.
ii.
iii.
iv.
v.
vi.
28 | P a g e
L’impact économique de la pandémie de Covid 19 qui continue à ravager le
continent ;
Les effets dévastateurs de la pandémie de COVID-19 et la précarité de la
paix et de la stabilité dans le monde continuent à étouffer les progrès en
matière de droits de l’homme, notamment la jouissance des droits socioéconomiques ;
Les cas confirmés de la Covid-19 dans 55 pays africains ont atteint 11,5
millions de personnes et 83 % de tous les Africains n’ont pas encore reçu
une seule dose de vaccin contre la Covid-19 ;
Bien que les fournitures de vaccins anti-COVID-19 à l’Afrique aient
augmenté de manière significative, le continent a du mal à étendre leur
déploiement, avec seulement 11 % de la population entièrement vaccinée ;
Les inégalités en matière de vaccins anti-COVID ajoutent encore plus de
risques inutiles à la vie des PVVIH ;
Les problèmes liés à la gouvernance au Congo, de plus en plus mis à mal
en raison des difficultés socio-économiques rencontrées par la majorité de
la population dans le contexte de la pandémie de Covid 19 ;
vii.
viii.
ix.
x.
L’impact de la COVID-19 sur les services de santé sexuelle et reproductive
dans certains pays du continent ; les obstacles à l’accès et à l’utilisation des
droits sexuels et des services de santé en plus des perspectives des
personnes handicapées ;
Le faible niveau d’accès à la justice et son impact pendant la pandémie de
Covid-19 sur le continent ;
L’instabilité persistante de la situation, aggravée par les restrictions liées à
la Covid-19, en particulier les maladies, le chômage élevé, les détentions
arbitraires, les exécutions extrajudiciaires et les restrictions de l’espace
civique, a fait peser de graves menaces sur la paix et la sécurité, entraînant
une escalade de la violence dans certains pays ; et
Les conséquences négatives de la hausse des prix due à la pandémie de
Covid 19, qui a eu un impact désastreux sur les populations vulnérables.
RECOMMANDATIONS
56. Au vu de ce qui précède, la Commission formule les recommandations suivantes :
a) Aux Etats parties :
i.
ii.
iii.
iv.
29 | P a g e
La Commission invite les États parties qui ne l’ont pas encore fait à signer,
ratifier, mettre en œuvre et intégrer dans leur législation nationale les divers
instruments de l’UA relatifs aux droits de l’homme, en particulier la Charte
africaine des droits de l’homme et des peuples, le Protocole de Maputo, la
Convention de Kampala, la Charte de la renaissance culturelle africaine, le
Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux
droits des personnes âgées en Afrique, le Protocole à la Charte africaine des
droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des personnes handicapées
en Afrique ; la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la
gouvernance ; le Protocole au Traité instituant la Communauté économique
africaine relatif à la libre circulation des personnes, au droit de séjour et au
droit d’établissement, le Protocole additionnel à la Charte africaine des droits
de l’homme et des peuples relatif aux droits des citoyens à la protection sociale
et à la sécurité sociale ; la Charte africaine sur la jeunesse et la Convention de
l’OUA régissant les aspects propres aux problèmes des réfugiés en Afrique ;
Les États qui ne l’ont pas encore fait, à adhérer au Protocole relatif à la Charte
africaine des droits de l’homme et des peuples portant création de la Cour
africaine des droits de l’homme et des peuples et à faire une déclaration au
titre de l’Article 34(6) du Protocole, permettant aux individus et aux ONG
d’accéder à la Cour ;Accélérer les mesures visant à ratifier, intégrer et mettre
en œuvre les instruments régionaux et internationaux pertinents,
particulièrement la Convention des Nations Unies pour la protection de toutes
les personnes contre les disparitions forcées et les Lignes directrices pour la
protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées en Afrique
Mettre en œuvre les mesures applicables à la protection des personnes contre
les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, y compris des
mesures de prévention, d’enquête et de sensibilisation aux droits concernés ;
Appeler les États parties qui n’ont pas encore ratifié le Deuxième protocole
facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et
politiques, visant à abolir la peine de mort, , à accélérer le processus de
ratification et à harmoniser leur législation nationale en conséquence ;
v.
vi.
vii.
viii.
ix.
x.
xi.
xii.
xiii.
xiv.
xv.
xvi.
xvii.
xviii.
30 | P a g e
Les États qui ne l’ont pas encore fait devraient ratifier l’OPCAT, et établir des
mécanismes nationaux de prévention pour surveiller les lieux de détention ;
Lever les réserves à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples
et au Protocole de Maputo pour les États parties qui ont émis de telles réserves
afin de permettre à leurs citoyens de jouir pleinement des droits prévus par
ces deux instruments de droits de l’homme ;
Soumettre leurs Rapports périodiques conformément à l’Article 62 de la
Charte africaine, à l’Article 26 du Protocole de Maputo et à l’Article 14(4) de la
Convention de Kampala, conformément aux Lignes directrices relatives à
l’établissement des Rapports ;
Autoriser les missions de promotion de la Commission conformément à
l’Article 45 de la Charte africaine ;
Mettre en œuvre les recommandations et les décisions de la Commission, en
particulier dans les rapports de mission de promotion et de protection, les
observations conclusives, les appels urgents, les résolutions et les
communications ; et informer la Commission des mesures prises pour mettre
en œuvre ces recommandations et décisions ;
Procéder aux réformes constitutionnelles approfondies nécessaires pour
éviter les changements anticonstitutionnels de gouvernement et promouvoir
et protéger les droits de l’homme, afin de rétablir l’ordre constitutionnel ;
Collaborer avec les différentes parties prenantes afin de renforcer les
mécanismes d’alerte rapide en cas de conflit potentiel et exhorter les États à
veiller à ce que le mécanisme démocratique reste un facteur crucial pour faire
face à ce phénomène par une réponse rapide en conséquence ;
Prendre des mesures législatives et autres pour la pleine réalisation des droits
économiques, sociaux et culturels, conformément à la Charte africaine, aux
Principes et directives relatifs aux droits économiques, sociaux et culturels, aux
Directives sur le droit à l’eau en Afrique et aux autres normes régionales et
internationales relatives aux droits de l’homme, à tout moment, y compris en
période de crise de santé publique ;
Réformer les systèmes de santé et assurer l’accès aux soins de santé, y
compris à des installations et services de santé adéquats et efficaces pour
tous ;
Prendre des mesures et mettre en place l’accès à l’eau, à l’assainissement et
à d’autres besoins fondamentaux en matière de soins de santé, comme
conditions nécessaires pour préserver la santé et la vie du public ;
La nécessité de mettre en place des politiques publiques de logements pour
les populations vulnérables et celles victimes de déguerpissement ou de
catastrophes naturelles ;
Prendre des mesures sur l’amélioration de la situation humanitaire générale
en Afrique ;
Appeler le Gouvernement du Soudan du Sud à mettre en œuvre les résolutions
de la Conférence sur la justice transitionnelle de décembre 2021, dirigée par
les Nations Unies sur le Soudan du Sud, en étroite coordination avec la
Commission africaine, l’Union africaine, la Commission des Nations Unies pour
les droits de l’homme au Soudan du Sud et la Mission des Nations Unies au
Soudan du Sud, comme le stipulent les résolutions ;
Prendre des mesures urgentes et délibérées pour mettre fin à la situation de
crise migratoire en Afrique et évaluer les mesures prises par les différentes
parties prenantes pour mettre en œuvre le Pacte mondial pour des migrations
sûres, ordonnées et régulières, adopté en 2018 et le cadre africain sur la
migration ;
xix.
xx.
xxi.
xxii.
xxiii.
xxiv.
xxv.
xxvi.
xxvii.
xxviii.
xxix.
xxx.
31 | P a g e
Adopter des mesures législatives spécifiques pour reconnaître et protéger le
statut des défenseurs des droits de l’homme, et fournir un environnement de
travail propice à la société civile, conformément à la Résolution 376 (LX) 2017
adoptée par la Commission lors de sa 60ème Session ordinaire) Niamey, Niger ;
Augmenter l’allocation budgétaire pour l’amélioration de l’accès à la justice,
en particulier par le biais du travail d’auxiliaires juridiques communautaires,
afin de donner effet à l’Aspiration 3 de l’Agenda 2063 de l’UA sur la bonne
gouvernance, la démocratie, les droits de l’homme, la justice et l’État de droit ;
Prendre ou continuer à prendre en considération, le cas échéant, les modes
de vie des peuples et communautés autochtones, ainsi que tous les droits de
l’homme qui y sont associés, dans toutes les décisions prises en matière de
commerce et de développement économique et, en conséquence, veiller à
l’implication rigoureuse de leurs représentants dûment reconnus et désignés
dans toutes les prises de décision et actions les concernant, en vue d’obtenir
leur consentement libre, préalable et éclairé ;
Mettre en place des mécanismes permettant de recevoir des plaintes pour
torture et autres mauvais traitements et veiller à ce que les victimes de torture
et autres mauvais traitements aient droit à toutes les formes de réparation, y
compris la restitution, l’indemnisation, la réadaptation, la satisfaction et les
garanties de non-répétition, conformément à l’Observation générale n° n° 4
de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples : Droit à la
réparation pour les victimes de la torture et autres peines ou traitements
cruels, inhumains ou dégradants (Article 5)
Les États devraient revoir leur législation nationale afin de protéger les
individus contre les disparitions forcées, les exécutions sommaires et
arbitraires en interdisant la détention au secret, l’isolement prolongé et
criminaliser l’utilisation de centres de détention secrets ou non autorisés,
Veiller à ce que le personnel de sécurité ne fasse pas un usage excessif de la
force contre les civils et qu’il réponde aux manifestations conformément aux
Directives pour le maintien de l’ordre dans les rassemblements par les
responsables de l’application des lois en Afrique ;
Financer et investir dans des mesures de lutte contre le VIH ainsi que dans la
couverture sanitaire universelle et donner la priorité à des réponses au VIH
complètes, intégrées et fondées sur les droits de l’homme ;
Veiller à ce que les établissements de santé soient facilement accessibles aux
membres des communautés autochtones et minoritaires ;
Promulguer et mettre en œuvre des lois strictes sur la cybersécurité et des lois
spécifiques sur la violence faite aux femmes en ligne, et impliquer les
intermédiaires Internet pour qu’ils incluent des mesures de sécurité pour les
femmes et les communiquent clairement à leurs utilisateurs, tout en prévoyant
des sanctions claires pour les contrevenants et former les agents chargés de
l’application des lois sur l’identification et la poursuite des cas ;
Adopter des législations sur la protection des données personnelles et ratifier
la Convention de l’union africaine sur la cybersécurité et la Protection des
données à caractère personnel
Adopter une législation nationale sur le droit d’accès à l’information conforme
aux normes régionales et internationales et telle qu’élaborée dans la loi type
de la Commission sur l’accès à l’information en Afrique ;
Allouer des fonds aux prisons et autres lieux de détention, rénover et construire
de nouvelles prisons conformément à l’Ensemble de règles minima révisées
pour le traitement des détenus (les Règles Mandela), afin d’améliorer les
xxxi.
xxxii.
xxxiii.
xxxiv.
xxxv.
xxxvi.
xxxvii.
xxxviii.
xxxix.
xl.
xli.
xlii.
xliii.
xliv.
32 | P a g e
normes/conditions de détention, en tenant compte de la période postpandémique ;
Établir ou désigner des organismes nationaux indépendants chargés
d’effectuer des visites régulières dans les prisons et d’accéder aux demandes
de visites de prisons émanant d’organisations de la société civile et d’autres
parties prenantes ;
S’efforcer d’initier une révision législative qui permettrait la dépénalisation des
infractions mineures, qui reviennent généralement à incriminer la pauvreté, y
compris celle liée à la consommation de drogues douces ;
Se conformer pleinement aux Principes et directives de la Commission
africaine sur les droits de l’homme et des peuples dans la lutte contre le
terrorisme en Afrique et garantir le droit de toutes les victimes à la justice, et
à des réparations ;
Encourager les Etats parties au Protocole de Maputo à prendre les mesures
nécessaires pour que le Code de la famille y soit conforme ; et
Prendre d’urgence des mesures énergiques pour éradiquer l’apatridie sur le
continent ;
Au gouvernement tchadien d'envisager d'annuler la décision qui oblige
effectivement les femmes à rester dans des relations inadaptées et
potentiellement abusives en les pénalisant pour avoir rejeté une proposition
de mariage ;
Au gouvernement algérien d’accroitre les programmes de protection sociale
pour les femmes victimes de violences conjugales afin qu'elles puissent
quitter ces relations abusives avant qu'elles ne soient victimes de dommages
irréparables y compris les décès.
Les Etats doivent prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre fin aux
violences faites aux femmes tant dans la sphère privée que publique qui
conduisent de plus en plus à des féminicides en mettant en place des centres
d’accueil, des numéro vert d’urgence et par le biais de programmes de
sensibilisation visant à mettre en lumière ce phénomène, mais également en
renforçant les sanctions contre les auteurs par une application effective de la
loi ;
A la Tanzanie, de prendre des mesures actives pour garantir et rétablir les
droits de la communauté Massaï, et de mettre en œuvre des mesures
pertinentes pour garantir la non-répétition de tels actes envers tous les autres
groupes autochtones.
Prendre d’urgence des mesures énergiques pour éradiquer l’apatridie sur le
continent, par la mise en œuvre des plans nationaux de lutte contre l’apatridie,
le respect de tous les engagements pris concernant cette thématique et
l’adoption du projet de Protocole à la Charte africaine relatif aux aspects
spécifiques du droit à la nationalité et l'éradication de l'apatridie en Afrique ;
Augmenter les budgets concernant la prise en charge des réfugiés au niveau
régional africain par la création d’un fond pour partager la charge avec les pays
recevant un grand nombre de réfugies notamment ceux vivant dans les
camps ;
Considérer l’intégration locale comme une solution à la question des réfugiés
de longue durée ;
Demande aux Etats d’accueil d’octroyer aux réfugies l’exercice des droits
sociaux économique notamment le droit de travailler
Prendre des mesures urgentes pour assister les pays confrontés aux
déplacements internes de personnes de grande envergure.
xlv.
xlvi.
xlvii.
Assurer la protection des migrants dans les pays de transit et d’accueil par
l’adoption de lois et de stratégies nationales sur la migration.
Révisez les codes minier ou code d’investissement pour intégrer des
dispositions visant à la protection des droits de l’homme.
Demander aux Etats de prendre des initiatives sur le changement climatique
et ses conséquences sur les droits de l’homme.
xlviii.
b) Au COREP
i.
ii.
Travailler en étroite collaboration et suivre la mise en œuvre des
mécanismes de coordination et de collaboration entre la Commission, la
Cour africaine et le Comité africain d’experts sur les droits et le bien-être de
l’enfant, en vue de soutenir une meilleure exécution des mandats de ces
Organes et de renforcer la cohérence institutionnelle de l’Union,
conformément à la Décision EX.CL/Dec. 1154(XL) ; et
EX.CL/Dec.1108 (XXXVIII) du Conseil exécutif, mettre en route le processus
de négociation d’une Convention de l’UA sur l’élimination de la violence à
l’égard des femmes et des filles, en vue de son adoption par les Organes
délibérants de l’UA.
c) A l’UA
i.
ii.
iii.
iv.
v.
vi.
vii.
viii.
ix.
Invite l’Union africaine de prendre l’initiative de tous les processus de
résolution des conflits latents et actuels afin d’éviter d’éventuels graves et
massives violations des droits de l’homme ;
Prendre des mesures pour faciliter et finaliser le processus d’adoption du
projet de Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des
peuples relatif les aspects spécifiques du droit à la nationalité et
l’éradication de l’apatridie en Afrique ;
Finaliser le processus d’adoption du projet de Protocole sur les aspects
spécifique de la nationalité et l’éradication de l’apatridie en Afrique ;
Prendre les dispositions pour redynamiser le processus d’adoption du projet
de Protocole à la Charte africaine sur la Peine de mort en Afrique ;
Mettre en œuvre la Position commune africaine (ACP) sur l’efficacité
humanitaire adoptée en janvier 2016, lors du Sommet des chefs d’État et
de gouvernement et, en particulier, la création de l’Agence humanitaire
africaine ;
S’inscrire dans la perspective d’une gouvernance mondiale et régionale de
la migration, notamment par la mise en œuvre du Cadre de politique
migratoire pour l’Afrique et de son Plan d’action.
Mettre en œuvre le cadre stratégique sur le changement climatique en
gardant à l’esprit une approche droit de l’homme ;
Dans le cadre de la concrétisation du droit à la santé, accélérer la mise en
place de l’Agence africaine du Médicament pour réduire la dépendance visà-vis des pays occidentaux.
Renforcer l’accompagnement aux Etats dans les processus électoraux afin
de consolider les systèmes démocratiques et prévenir les changements non
constitutionnels de pouvoir.
Recommandations relatives à la pandémie de COVID-19 :
33 | P a g e
a) Aux Etats parties :
i.
ii.
iii.
iv.
v.
vi.
vii.
viii.
ix.
x.
Réinitialiser les programmes, améliorer la coordination et accélérer les
campagnes de vaccination, afin de s’assurer que les vaccins soient
administrés le plus rapidement possible dès leur arrivée, pour éviter les
vaccins périmés ;
Prendre l’initiative de faire en sorte que les tests et les vaccins contre le
Covid 19 soient disponibles et accessibles à tous et que les établissements
de santé disposent des ressources nécessaires pour dispenser des soins
adéquats ;
Poursuivre nécessairement les autres formes de soins de santé essentiels,
notamment les soins de santé sexuelle et reproductive, et de veiller à ce
qu’ils restent physiquement et financièrement accessibles tout au long de
la pandémie ;
Mener nécessairement une action équilibrée entre la levée des restrictions
liées au COVID-19 et la protection des personnes contre la pandémie ;
Mettre en place des mécanismes pour prévenir un nouvel effondrement des
économies, qui sont déjà dans un état précaire à cause du COVID-19 ;
Mettre en œuvre la Résolution 449 de la Commission sur les droits de
l’homme et des peuples en tant que pilier central d’une réponse réussie au
COVID-19 et du redressement de ses impacts sociopolitiques ;
S’abstenir de faire référence à tort à la pandémie de Covid-19 pour justifier
des restrictions indues et d’autres actes assimilables à des mauvais
traitements ;
Renforcer la résilience face aux futures pandémies et aux autres défis
mondiaux en matière de santé et de développement ;
Adhérer et se conformer aux Lignes directrices provisoires de l’Organisation
mondiale de la santé sur la préparation, la prévention et le contrôle du
Covid-19 dans les prisons et autres lieux de détention
Fournir aux entreprises formelles et informelles un soutien financier afin
qu’elles puissent faire face aux impacts économiques de la pandémie de
Covid 19.
b) A la CUA :
i.
ii.
XII.
Assurer un accès et une distribution équitables des vaccins approuvés
COVID-19 à l’ensemble du personnel des organes et institutions de l’UA, y
compris les bureaux régionaux ; et
Renforcer la sensibilisation pour une vaccination plus large ainsi que la
synergie des efforts pour l’acquisition des vaccins Covid 19 afin d’assurer
un accès universel et équitable aux vaccins.
SITUATION ADMINISTRATIVE ET FINANCIERE DE LA COMMISSION
a) Effectifs
57. Afin de renforcer les capacités techniques et humaines de la Commission, le
Secrétariat est actuellement en train d'intégrer cinq (5) employés réguliers nommés,
dont deux (2) juristes principaux (P3), un (1) juriste (P2), un (1) responsable de la base
de données des communications (P1) et un (1) secrétaire (GSA4). Trois (3) postes
34 | P a g e
d'interprètes/traducteurs (P4) (anglais/français, portugais et arabe) ont été
recommandés au Président de la CUA pour nomination.
58. Le Secrétariat a achevé les processus de recrutement de six employés à durée
déterminée et les a intégrés depuis août 2022, à savoir un (1) responsable principal
de la planification, du suivi et de l'évaluation des projets (P3), deux (2) experts
juridiques (P3), deux (2) chercheurs juridiques (P2) et un (1) agent financier.
XIII.
MISE EN ŒUVRE DES DECISIONS DU CONSEIL EXECUTIF
a) Retraite conjointe du COREP et de la Commission
59. Suite à la Décision EX.CL/Dec.1045 (XXXIV) du Conseil exécutif demandant à la
CADHP « d’institutionnaliser une retraite conjointe annuelle du COREP et de la
CADHP », la Commission rapporte qu’une retraite avec le Sous-comité des structures
du COREP pour présenter le problème de fonctionnement de la CADHP était prévue
pour mars 2022, mais en raison du calendrier serré de la Commission pendant cette
période, la retraite a été reprogrammée pour avoir lieu pendant la prochaine période
intersession.
b) Construction du Siège de la Commission
60. Conformément aux Décisions : Ex.Dec.1045 (XXXIV) et EX.CL/Dec. 1080 (XXXVI)
demandant à la CUA de « s’efforcer conjointement avec la CADHP et le Gouvernement
gambien d’établir un Fonds spécial pour la mobilisation des ressources ainsi que pour
prendre d’autres mesures concrètes requises, y compris la pose de la première
pierre, pour la construction du Siège permanent de la CADHP », la Commission
rapporte qu’en date du 20 octobre 2022, le titre de propriété du terrain ou sera
construit le futur siège de la Commission ont été remis à la Vice-Présidente de la
Commission de l’Union africaine Dr Monique Nzanzabaganwa, lors de la cérémonie
de pose de la première pierre qui a eu lieu le même jour. La Commission rapporte
également que pendant l’intersession, à l’issue de plusieurs réunions avec les
représentants du gouvernement hôte, le Secrétariat s’était vu attribuer un bâtiment
autonome à Fajara qui devait servir de Bureau annexe en attendant la construction
des bâtiments du siège. Cependant suite à l’évaluation de l’équipe d’Addis Abeba
mandaté à cet effet, il a été décidé de transférer le Secrétariat sur l’Avenue Karaiba
dans un bâtiment qui doit encore être rénové avant que le Secrétariat puisse y être
transféré.
c) Création d’un Conseil des nominations des promotions et du recrutement au
niveau des organes (APROB)
61. Conformément à la Décision EX.CL/DEC. 1097(XXXVII) d’octobre 2020, et aux
Procédures de recrutement de l’UA, la Commission rapporte que le Président de la
CUA a approuvé la demande de création d’un Conseil des nominations, des
promotions et du recrutement au niveau des organes (APROB), depuis décembre
2021.
d) Questions liées à la gouvernance de la Commission
62. Pendant l’intersession, conformément à la Décision Ex.CL/Dec.1126(XXXIX) du
Conseil exécutif « sur les questions spécifiques aux autres organes de l’UA, la CADHP
35 | P a g e
devrait présenter une soumission écrite au Sous-comité sur la réforme des structures
concernant les défis rencontrés sur la structure de gouvernance de l’Organe et des
recommandations qui pourraient aider à résoudre ces défis. Le rapport devrait être
déposé d’ici mai 2022 », le Secrétariat a soumis un projet de soumission écrite au
Bureau du Conseiller juridique et au Bureau de la Commission pour contribution,
avant qu’il ne soit finalisé et soumis à la décision des Organes délibérants.
e) Révision de la structure de la Commission
63. Conformément à la Décision EX.CL. Dec.995 (XXX11) du Conseil exécutif relative à la
« révision de la structure du Secrétariat de la CADHP pour mieux aligner sa
composition et son organigramme sur le mandate qui lui a été confié et sur
l’augmentation de son travail au fil des ans”, la Commission indique que la structure
actuelle de la CADHP a été mise à jour et approuvée pour la dernière fois en 2009.
Afin de s’assurer que la Commission dispose de ressources humaines suffisantes
pour l’aider à remplir son mandat, la Commission utilise le créneau actuel de la
réforme élargie de la CUA pour proposer une structure stable qui répondrait aux
besoins actuels et à ceux des 15 prochaines années en matière de ressources
humaines. La structure proposée a été examinée par la Direction des finances de la
CUA, la Direction de la gestion des ressources humaines de la CUA et le Bureau du
conseiller juridique, qui ont apporté leur contribution. La Commission a l’intention de
présenter la proposition de nouvelle structure à la prochaine réunion du Sous-comité
du COREP au cours du premier trimestre de 2023. L'approbation de la structure
proposée permettra à l'ACHPR d'aligner son secrétariat conformément à son mandat.
f) Mission dans le Territoire désigné comme la République Arabe Sahraouie
Démocratique (Union africaine) ou Sahara occidental (Nations Unies)
64. Conformément à la Décision EX.CL/995(XXXII) du Conseil exécutif sur le 43ème
Rapport d’activités de la Commission, appelant le Maroc à entamer un dialogue avec
la CADHP en vue de faciliter la mission de la Commission sur le territoire désigné
comme la République Arabe Sahraouie Démocratique par l’Union africaine ou par
les Nations Unies comme le Sahara occidental, la Commission rapporte qu’il n’y a pas
eu de développements positifs à ce jour malgré quelques correspondances entre la
Commission et le Maroc, notamment la dernière note verbale
ACHPR/STC/KOMOR/173/22 du 2 mars 2022.
65. La Commission rapporte également que la Décision Assembly/AU/Dec.693 (XXXI) de
la Conférence générale de l’UA a établi un mécanisme africain comprenant la Troïka
de l’UA, pour apporter un soutien efficace aux efforts menés par les Nations Unies en
encourageant les parties à faire preuve de flexibilité, en mobilisant le plus possible en
faveur des efforts menés par les Nations Unies et en réfléchissant, en étroite
consultation avec les Nations Unies, à la substance du compromis souhaité. La
décision indique en outre que la question du Sahara occidental ne sera soulevée que
dans le cadre de la Troïka des chefs d’État.
XIV.
Défis
66. La Commission continue de faire face à des multiples défis dans la mise en œuvre de
son mandat, ses défis sont liés tant au personnel qu’au financement des activités de
la Commission dont les sollicitations se font de plus en plus nombreuses.
36 | P a g e
XV.
Requêtes
67. Tout en se félicitant de la Décision EX.CL/DEC.1097(XXXVII) du Conseil exécutif, la
Commission demande au COREP de fournir des fonds suffisants à la CADHP afin de
faciliter le recrutement de ses postes vacants restants, avec l’aide du Comité
d’experts R10 de l’UA.
68. Elle sollicite également un budget additionnel pour une meilleure mise en œuvre de
son mandat, particulièrement pour l’organisation de sessions ordinaire publique en
présentiel, qui sont capitales au travail de la Commission pour assurer le respect et
la protection effective des droits de l’homme sur le continent
XVI.
DATES DE LA 74EME ET DE LA 75EME SESSIONS ORDINAIRES DE LA COMMISSION
69. La 74ème Session ordinaire aura lieu du 21 février au 7 mars .2023 et la 75ème Session
ordinaire du 3 au 23 mai.2023.
37 | P a g e