54EME ET 55EME RAPPORTS D’ACTIVITES
DE LA
COMMISSION AFRICAINE DES DROITS DE L’HOMME ET DES PEUPLES
Présenté conformément à
L’article 54 de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples
1
I.
RESUME
1. Le 54ème et 55ème Rapports d’activités combinés de la Commission africaine des droits de
l’homme et des peuples (la Commission ou la CADHP) est présenté aux Chefs d’État et de
Gouvernement de l’Union africaine (UA), conformément à l’Article 54 de la Charte africaine
des droits de l’homme et des peuples (la Charte africaine) et couvre la période allant du
10 novembre 2022 au 10 novembre 2023.
2. Les activités présentées dans le présent Rapport que la Commission a entreprises au
cours de la période considérée sont orientées vers la réalisation des domaines prioritaires
fixés dans le Plan stratégique 2021-2025 de la Commission. En conséquence, les
réunions statutaires de la Commission ont été notamment consacrées au renforcement
du mandat de protection par le traitement de Communications sur des violations
présumées des droits de l’homme en renforçant ainsi l’exécution par la Commission de
son mandat de protection des droits de l’homme et des peuples. Ce mandat est encore
renforcé par les interventions de la Commission sur des questions urgentes et pressantes
des droits de l’homme par le biais de lettres d’appel urgent, de communiqués de presse,
de résolutions et de lettres de félicitations.
3. Il inclut également les activités relatives à une meilleure promotion des droits de l’homme
sur le continent comme requis par la Charte africaine.
4. Les activités menées par les Mécanismes spéciaux de la Commission et l’examen de
Rapports d’États parties à la Charte africaine sur la mise en œuvre des droits et des
libertés inscrits dans la Charte africaine ont contribué à l’amélioration des cadres
juridiques et institutionnels nationaux pour la promotion et la protection des droits au
niveau national par l’adoption de nouvelles lois, la révision des lois existantes et la
création ou la réforme des institutions pertinentes dans les États parties. Le Rapport
présente également les questions relatives aux finances, au personnel et au
fonctionnement de la Commission ainsi que les recommandations de la Commission sur
la situation des droits de l’homme sur le continent.
II.
CONTEXTE
5. La Commission est un Organe indépendant établi en vertu de l’Article 30 de la Charte
africaine, qui a été adoptée par la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de
l’Organisation de l’Unité africaine (OUA) en 1981. La Charte africaine a été ratifiée par
tous les États membres de l’UA, à l’exception du Royaume du Maroc, qui a réintégré
l’Union en janvier 2017. La Commission est devenue opérationnelle en 1987 et son siège
est situé à Banjul, Gambie.
6. La Commission est composée de onze (11) membres élus par les chefs d’État et de
gouvernement de l’UA, qui siègent à titre individuel et à temps partiel. Toutefois, au cours
2
de la période considérée, la Commission a fonctionné actuellement avec dix (10)
Commissaires.1
7. Le mandat de la Commission, tel que défini à l’Article 45 de la Charte africaine, est le
suivant :
i.
Promouvoir les droits de l’homme et des peuples, et notamment ;
a) Rassembler de la documentation, faire des études et des recherches sur les
problèmes africains dans le domaine des droits de l’homme et des peuples,
organiser des séminaires, des colloques et des conférences, diffuser des
informations, encourager les organismes nationaux et locaux s’occupant des droits
de l’homme et des peuples et, le cas échéant, donner des avis ou faire des
recommandations aux gouvernements ;
b) Formuler et élaborer, en vue de servir de base à l’adoption de textes
législatifs par les gouvernements africains, des principes et règles qui
permettent de résoudre les problèmes juridiques relatifs à la jouissance
des droits de l’homme et des peuples et des libertés fondamentales ;
c) Coopérer avec les autres institutions africaines ou internationales qui
s’intéressent à la promotion et à la protection des droits de l’homme et
des peuples ;
ii. Assurer la protection des droits de l’homme et des peuples dans les conditions
fixées par la présente Charte ;
iii. Interpréter toute disposition de la présente Charte à la demande d’un État
partie, d’une Institution de l’OUA ou d’une Organisation africaine reconnue par
l’OUA ; et
iv. Exécuter toutes autres tâches qui lui seront éventuellement confiées par la
Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement.
III.
REUNIONS DES ORGANES DELIBERANTS DE L’UA, REUNIONS STATUTAIRES, AUTRES
REUNIONS INSTITUTIONNELLES DURANT LA PERIODE COUVERTE PAR LE RAPPORT
A. REUNIONS DES ORGANES DELIBERANTS DE L’UA
36ème Sommet de l’Union africaine, Addis-Abeba, Éthiopie
8. La Commission a participé aux réunions suivantes des Organes délibérants de l’UA, qui se
sont tenues en janvier et février 2023, comme suit :
i. La 45ème Session Ordinaire du Comité des Représentants Permanents (COREP) tenue
virtuellement du 16 au 27 janvier 2023 ;
ii. La 42ème Session Ordinaire du Conseil Exécutif (CE) tenue du 15 au 16 février 2023 à
Addis-Abeba, en Éthiopie ;
1 La liste de la composition actuelle des Commissaires est jointe en annexe au Rapport
3
iii. La 36ème Session Ordinaire de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement (la
Conférence) tenue du 18 au 19 février 2023 à Addis-Abeba, en Éthiopie.
9. Conformément à la Charte africaine et à la pratique établie, les 52ème et 53ème Rapports
d’activité combinés de la Commission ont été présentés à la 45ème Session ordinaire du
COREP. Après des discussions au niveau du COREP et du Conseil exécutif, la publication
des Rapports d’activité a été autorisée par la Décision EX.CL/Dec.1196(XLII). Le Rapport
a été publié sur le site Internet de la Commission, avec les réponses d’un certain nombre
d’États parties, jointes en annexe au présent Rapport.
46ème Session ordinaire du Comité des Représentants Permanents, 43ème Session ordinaire
du Conseil exécutif et 5ème Réunion de coordination semestrielle entre les États membres
10. La Commission a également participé aux réunions suivantes des Organes délibérants
de l’UA, qui se sont tenues en juillet 2023, comme suit :
i. 46ème Session ordinaire du Comité des Représentants Permanents (COREP) : tenue
virtuellement du 19 juin – 4 juillet 2023
ii. 43ème Session ordinaire du Conseil exécutif : tenue du 13 – 14 juillet 2023 à Nairobi
(Kenya) ; et
iii. 5ème Réunion de coordination semestrielle entre l’Union africaine, les Communautés
économiques régionales et les Mécanismes régionaux, 16 juillet 2023 à Nairobi
(Kenya).
11. Au cours de la 43ème Session ordinaire du CE, trois (3) membres de la CADHP ont été
réélus et nommés pour une période de 6 ans, à savoir : l’Honorable Commissaire Rémy
Ngoy Lumbu (RDC) ; l’Honorable Commissaire Hatem ESSAIEM (Tunisie) ; l’Honorable
Commissaire Maria Teresa Manuela (Angola) ; et un (1) membre a été élu et nommé pour
une période de 6 ans, à savoir : Mme Salma Sassi-Safer (Algérie).
Retraite du Comité des Représentants Permanents de l’Union Africaine sur les réformes
institutionnelles et autres engagements connexes, 8 au 11 juin 2023, Kigali, Rwanda
12. La Commission a participé à cette retraite au cours de laquelle elle a présenté ses
préoccupations relatives aux propositions de réforme la concernant et fait les
recommandations conséquentes.
Retraite du Conseil exécutif, 1er au 3 octobre 2023, Kigali, Rwanda
13. À travers sa participation à cette retraite, la Commission a pu contribuer aux discussions
sur l'évaluation du premier plan décennal de mise en œuvre de l'Agenda 2063 et
l’examen du deuxième plan décennal, qui s'étend de 2024 à 2033 et qui est une
décennie d'accélération, s'appuyant sur la première qui s'est concentrée sur la
convergence.
4
B. REUNIONS STATUTAIRES ET INSTITUTIONNELLES
36ème Session extraordinaire (Privée), 9 Janvier 2023 (virtuelle)
14. La 36ème Session extraordinaire s’est tenue virtuellement le 9 janvier 2023. Le
Communiqué final de ladite session publiée sur le site Internet de la Commission est
exhaustif sur les délibérations qui y ont eu lieu.
74ème Session ordinaire, 23 février au 9 mars 2022
15. La 74ème Session ordinaire privée s’est tenue virtuellement du 21 février au 7mars 2023.
Les détails des activités entreprises par la Commission lors de sa 74ème Session ordinaire
sont consignés dans le Communiqué final correspondant, consultable sur le site Internet
de la Commission : www.achpr.org.
75ème Session ordinaire, 3 au 23 mai 2023
16. La 75ème Session ordinaire s’est tenue en mode hybride à Banjul en Gambie du 3 au 23
mai 2023.
17. Au cours de cette Session, la Commission a organisé les panels suivants :
i.
Panel sur la sensibilisation aux Lignes directrices sur la liberté d’association et de
réunion en Afrique, pour une mise en œuvre efficace ;
ii. Panel sur la sensibilisation au traité contre le commerce des instruments de torture
;
iii. Panel sur la 29ème Commémoration du Génocide de 1994 contre les Tutsis au
Rwanda ;
iv. Panel sur le thème de l’année 2023 de l’Union africaine « Accélération de la mise
en œuvre de la ZECLAf » ;
v. Panel sur la situation des droits de l’homme dans les prisons
vi. Panel sur l’exploitation des données pour des progrès significatifs en matière de
droits économiques, sociaux et culturels ;
vii. Panel relatif au Débat sur la réforme des organes judiciaires et quasi-judiciaires de
l’Union africaine ;
viii. Panel sur la protection des droits socio-économiques des réfugiés et des migrants
au niveau national ;
ix. Panel sur le lancement officiel des Lignes directrices sur le respect des droits de
l’homme et des peuples de la Charte africaine dans le contexte des états d’urgence
ou des catastrophes ;
x. Panel sur les rapports d’États : partage des meilleures pratiques.
18. La Commission a également lancé les documents suivants :
5
i.
Lignes directrices sur le respect des normes des droits de l’homme et des peuples
en vertu de la Charte africaine dans les situations d’urgence et de catastrophe.
ii.
Note d'orientation sur les rapports des États ; et
iii.
Rapport sur la production, le commerce et l'utilisation d'instruments de torture en
Afrique.
19. Les détails des activités entreprises par la Commission lors de sa 75ème Session ordinaire
sont consignés dans le Communiqué final correspondant, consultable sur le site Internet
de la Commission : www.achpr.org.
20. Les Rapports intersessions présentés par les Membres de la Commission et les
Rapporteurs spéciaux lors de la 75ème Session ordinaire sont également consultables sur
le site Internet de la Commission.
76ème Session Ordinaire (Privée), 19 Juillet – 2 Aout 2023
21. La 76ème Session Ordinaire privée s’est tenue virtuellement du 19 juillet au 2 aout 2023.
Les détails des activités entreprises par la Commission lors de sa 76ème Session ordinaire
sont consignés dans le Communiqué final correspondant, consultable sur le site Internet
de la Commission : www.achpr.org.
77ème Session Ordinaire, 20 octobre au 9 novembre 2023
22. La 77ème Session ordinaire s’est tenue en présentiel à Arusha en Tanzanie du 20 octobre
9 novembre 2023.
23. Au cours de cette Session, la Commission a commémoré la Journée Africaine des Droits
de l’Homme et le vingtième anniversaire du protocole de Maputo en organisant une série
d’activités dont le panel de haut niveau intitulé «Panel de haut niveau commémoratif de
la Journée africaine des droits de l'homme sur Maputo@20 : Appel à la ratification
universelle, à la mise en œuvre, à la domestication et à l'établissement de rapports sur le
Protocole de Maputo » ; et la distinction de personnalités pertinentes pour le sujet en
cause, notamment son Excellence Samia Suluhu Hassan, Présidente de la République
République-Unie de Tanzanie.
24. La Commission a aussi organisé seule ou en partenariat avec diverses parties prenantes
et partenaires, les panels ci-dessous :
i.
ii.
iii.
Panel sur la ratification du Protocole à la Charte africaine relatif à la protection
sociale en Afrique et la diffusion de l’Observation générale n° 7 relative aux
obligations des États en vertu de la Charte africaine dans le contexte de la
prestation privée de services sociaux ;
Panel sur la consultation des parties prenantes sur le projet d'Étude sur l'impact
du changement climatique sur les droits de l'homme et des peuples en Afrique;
Panel sur le 10ème anniversaire de la Loi type africaine sur l’accès à l’information
en Afrique ;
6
iv.
v.
vi.
vii.
viii.
ix.
x.
xi.
xii.
Panel conjoint de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples
(CADHP) et du Conseil consultatif de l’Union africaine sur la corruption (CCUAC);
Panel conjoint sur les disparitions forcées au cours des élections (avec le Groupe
des Nations Unies sur les disparitions forcées);
Panel sur la situation des défenseurs des droits de l’homme ;
Panel conjoint sur la Feuille de route d’Addis-Abeba, à la lumière du 75ème
Anniversaire de la DUDH, en mettant un accent particulier sur l’étude de la
collaboration HCDH/CADHP relative à la mise en œuvre de la ZLECAf ;
Panel sur la situation des personnes vivant avec le VIH/SIDA en Afrique ;
Panel sur le 2ème Forum régional sur l’état des industries extractives, des droits de
l’homme et de l’environnement en Afrique ;
Panel sur les populations autochtones en Afrique. Échanges d’expériences ;
Panel conjoint de la CADHP et de la Cour africaine des droits de l’homme et des
peuples dans le cadre de la Feuille de route conjointe sur la complémentarité ; et
Panel sur l’utilisation des Lignes directrices et principes de l’établissement des
rapports d’État en vertu des articles 21 et 25.
25. La Commission a lancé au cours de ladite session les documents suivants ;
i. Principes directeurs africains sur les droits de l’homme de tous les migrants,
réfugiés et demandeurs d’asile ;
ii. Étude sur les réponses africaines à la migration ;
iii. Étude sur l’utilisation de la force par les agents chargés de l’application de la loi et
les gardiens de prison ;
iv.
Bulletin sur Maputo@20 Célébration des 20 ans des droits des femmes et des filles
en Afrique ; etc.
v. Rapport sur la jurisprudence relative à l’article 5 de la Charte africaine ;
vi.
Bulletin 2023 du CPTA ; et
vii.
Bulletin du Rapporteur Spécial sur les défenseurs des droits de l’homme.
26. Les détails des activités entreprises par la Commission lors de sa 77ème Session ordinaire
sont consignés dans le Communiqué final correspondant, consultable sur le site Internet
de la Commission : www.achpr.org.
27. Les Rapports intersessions présentés par les Membres de la Commission et les
Rapporteurs spéciaux lors de la 77ème Session ordinaire sont également consultables sur
le site Internet de la Commission.
C. AUTRES ACTIVITES ET ENGAGEMENTS DE LA CADHP
Session de coordination opérationnelle entre la Commission de l’Union Africaine (CUA) et les
Organes, les agences et les bureaux spécialisés, 15 juillet 2023, Nairobi, Kenya
28. Cette Session de coordination opérationnelle entre la CUA et les Organes, les agences
et les bureaux spécialisés s’est tenue le 15 juillet 2023 à Nairobi, Kenya, en marge de la
7
5ème Réunion de coordination semestrielle. La Session était organisée par le Bureau du
Directeur Général de la CUA pour discuter de la budgétisation, de l’alignement de
l’élaboration des politiques et des programmes, et de l’amélioration des performances
dans tous les domaines sur la base des résultats.
IV.
ETAT DE SOUMISSION DES RAPPORTS PERIODIQUES
29. La Commission suit la mise en œuvre de la Charte africaine et d’autres instruments
juridiques pertinents, notamment le Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme
et des peuples relatif aux droits de la femme en Afrique (Protocole de Maputo) et la
Convention de l’Union africaine sur la protection et l’assistance aux personnes déplacées
internes en Afrique (Convention de Kampala), par : la réception et l’examen des rapports
périodiques au cours de la Session ordinaire ; l’engagement direct avec les États sur le
contenu de leur rapport ; l’émission de conclusions et de recommandations générales sur
les rapports ; outre le suivi de la non-soumission de leurs rapports périodiques par les
États parties.
30. Au cours de la 75ème Session ordinaire, la Commission a examiné les rapports périodiques
suivants :
i.
ii.
Les 12ème, 13ème, 14ème et 15ème rapports périodiques combinés (2015 à 2023) de
la République du Sénégal soumis conformément à l'article 62 de la Charte
africaine ; et
Les 1er, 2ème, 3ème, 4ème, 5ème, 6ème et 7ème rapports périodiques combinés (2005 à
2019) de la République de Zambie, soumis conformément à l'article 62 de la
Charte africaine et à l'article 26 (1) du Protocole de Maputo
31. Par ailleurs, au cours de la 77ème Session ordinaire, la Commission a examiné les rapports
périodiques suivants :
i.
ii.
Le 6ème rapport périodique de la République d’Ouganda (2013 – 2022) ; et
Le 2ème rapport périodique de l’État d'Érythrée (2017-2020).
32. Selon l’Article 62 de la Charte africaine, les États parties sont tenus de soumettre des
Rapports périodiques tous les deux (2) ans. L’état des soumissions de Rapports
périodiques à la Commission par les États parties, comptant à partir de la période de
soumission de rapports depuis la dernière période de présentation de rapport se présente
donc comme indiqué ci-dessous :
33. En ce qui concerne spécifiquement l’Article 26 du Protocole de Maputo, les vingt (20) États
parties suivants ont soumis leurs rapports périodiques à ce jour : Afrique du Sud, Angola,
Burkina Faso, Cameroun, République Démocratique du Congo, Eswatini, Gambie, Kenya,
8
Situation
À jour
1 rapport du
2 rapports
dus
3 rapports
dus
Plus de 3
rapports dus
États Parties
Nombre
Angola, Benin, Cameroun, Côte d’Ivoire, Égypte, Eswatini,
Érythrée, Éthiopie, Kenya, Malawi, Mozambique,
Mauritanie, Maurice, Namibie, Nigéria, Ouganda ,
Sénégal, Tchad, et Zambie
Gambie, Lesotho, Niger, Togo and Zimbabwe
19
Angola, Botswana, République Démocratique du Congo
and Rwanda
Algérie, Burkina Faso, Mali, Sierra Leone et Afrique du Sud
04
Burundi, Cape Vert, République Centrafricaine, Congo,
Djibouti, Éthiopie, Gabon, Ghana, Guinée, Libéria, Libye,
Madagascar, Mozambique, République Arabe Sahraouie
Démocratique, Seychelles, Soudan, Tanzanie and Tunisie
Comoros, Guinée Équatoriale, Guinée-Bissau, Sao Toméet-Principe, Somalie and Soudan du Sud
18
05
05
Aucun
06
rapport
soumis
Lesotho, Malawi, Nigéria, Mauritanie, Namibie, Rwanda, Sénégal, Seychelles, Togo,
Uganda, Zambie et Zimbabwe.2
34. Alors que trente-trois (33) États parties ont ratifié la Convention de Kampala, à ce jour,
seul l’un (1) d’entre eux, le Cameroun, s’est conformé à l’Article 14(4) de la Convention
de Kampala, qui exige qu’il fasse rapport sur les mesures législatives et autres prises pour
donner effet à cette Convention.3
V.
RESOLUTIONS ADOPTEES PAR LA COMMISSION
35. La Commission a adopté les Résolutions suivantes durant la période considérée :
SESSION
36ème
Session
extraordinair
e
i.
RESOLUTIONS ADOPTEES
Résolution sur le renouvellement du mandat de la Commission d’enquête
sur la situation dans la Région du Tigré de la République fédérale
démocratique d’Éthiopie
2 Les vingt-quatre (24) pays suivants ne sont pas à jour de leurs obligations en matière de rapports au titre du Protocole de
Maputo : Algérie, Bénin, Cabo Verde, Comores, Congo, Côte d'Ivoire, Djibouti, Gabon, Ghana, Guinée Bissau, Guinée
équatoriale, Libye, Liberia, Mali, l’Île Maurice, Mozambique, Sao Tomé-et-Principe, Sierra Leone, Tanzanie, Tunisie et Zambie.
3 Les pays qui l'ont ratifiée sont les suivants : Angola, Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Congo, Côte d'Ivoire, Djibouti,
Eswatini, Gabon, Gambie, Guinée Bissau, Guinée équatoriale, Lesotho, Liberia, Mali, Mauritanie, Mozambique, Niger, Nigeria,
Ouganda, République arabe sahraouie démocratique, République Centrafricaine, Rwanda, Sierra Leone, Somalie, Soudan
du Sud, Tchad, Togo, Zambie et Zimbabwe.
9
74ème
Session
ordinaire
ii.
iii.
iv.
75ème
Session
ordinaire
i.
ii.
iii.
iv.
76ème
Session
ordinaire
i.
ii.
iii.
iv.
v.
77éme
Session
Ordinaire
Résolution sur les entreprises et les droits de l'homme en Afrique ;
Résolution sur une approche fondée sur les droits de l’homme pour la
mise en œuvre et le suivi de l’accord sur la zone de libre-échange
continentale africaine ; et
Résolution sur la Promotion et la Protection des droits des Personnes
intersexuées en Afrique.
Résolution sur la nomination des membres experts du Comité pour la
protection des droits des personnes vivant avec le VIH et des personnes
exposées au risque, vulnérables et affectées par le VIH ;
Résolution sur la nomination de membres experts du groupe de travail
sur les populations/communautés autochtones et les minorités en
Afrique ;
Résolution sur la nomination d'un membre expert du groupe de travail sur
les droits économiques, sociaux et culturels en Afrique
Résolution sur la fin du mandat de la Commission d’enquête sur la
situation dans la Région du Tigré, en République Fédérale Démocratique
d’Éthiopie
Résolution sur la Situation des Droits de l'Homme au Sénégal
Résolution sur la grave détérioration de situation des droits de l’homme
en République du Soudan sur la poursuite de la guerre qui a éclaté le 15
avril 2023
Résolution sur la résurgence des changements anticonstitutionnels de
gouvernement en Afrique Résolution sur l'inclusion des réfugiés, des demandeurs d'asile, des
déplacés internes et des apatrides dans les systèmes socio-économiques
nationaux, les services et les opportunités économiques en Afrique
Résolution sur la conduite à tenir par la Commission en cas de retard
prolongé dans la soumission du Rapport étatique Initial conformément à
l’article 62 de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples
(Approche proactive)
Résolutions sur le Renouvellement des Mandats/Reconstitution des
Mécanismes Spéciaux
i. Résolution sur la réaffectation des postes de Rapporteurs pays
entre les Commissaires ;
ii.
Résolution sur la nomination de la Rapporteure Spéciale sur les
Réfugiés, les Demandeurs d'asile, les Déplacés internes et les
Migrants en Afrique ;
iii.
Résolution sur la nomination des Membres experts du Groupe de
Travail sur les Populations/communautés autochtones et les
minorités en Afrique ;
iv.
Résolution sur la reconstitution du Groupe de Travail sur les
questions spécifiques relatives au Travail de la Commission ; et
10
Résolution sur la Reconstitution du Comité sur la protection des droits des
personnes vivant avec le VIH (PVVIH) et des personnes à risque, vulnérables et
affectées par le VIH
Résolutions Pays
Résolution sur la situation des droits de l’homme et la crise humanitaire
causée par le conflit armé en cours en République du Soudan
Résolutions Thématiques
i.
ii.
iii.
iv.
v.
vi.
VI.
Résolution sur l’engagement de la Commission africaine des droits de
l’homme et des peuples à soutenir les États dans la recherche de
solutions durables pour réduire les déplacements forcés et leurs
conséquences en Afrique
Résolution sur la nécessité d’entreprendre une étude pour évaluer le
niveau de conformité des législations nationales avec les Lignes
directrices sur la liberté d’association et de réunion en Afrique ;
Résolution sur le déploiement de la surveillance ciblée et illégale des
communications de masse et son impact sur les droits de l’homme
en Afrique ;
Résolution sur la nécessité de protéger l’espace civique, la liberté
d’association et de réunion en Afrique ;
Résolution sur la nomination d’un Point focal sur l’indépendance de
la Justice en Afrique ;
Résolution sur les critères d’octroi et de maintien du Statut
d’observateur aux organisations non gouvernementales en charge
des droits de l’homme.
PLAINTES/COMMUNICATIONS RELATIVES AUX DROITS DE L’HOMME DEVANT LA
COMMISSION
Communications
36. Dans le cadre de son mandat de protection, la Commission est spécifiquement chargée
par la Charte africaine de recevoir et d’examiner les Communications (plaintes) qui lui sont
soumises sur des violations alléguées des droits de l’homme.
37. Les Communications suivantes ont été examinées au cours de la période considérée sur
les cent quatre-vingt-cinq (185) actuellement pendantes devant la Commission :
SESSION
74ème Session
ordinaire
COMMUNICATIONS ADOPTEES
Décisions adoptées sur le Fond – 4
11
1. Communication 587/15 - Radio Publique Africaine (représentée par
Maître Lambert Nigarura) c/ République du Burundi
2. Communication 455/13 – Abubaker Ahmed Mohamed et 28 Autres
(représenté par X et Y) c/ République Fédérale Démocratique
d’Éthiopie
3. Communication 686/18 - Association des femmes avocates
défenseurs des droits humains, Institute for Human Rights et
Development in Africa & Equality Now c/ République Démocratique du
Congo
4. Communication 402/11 & 420/12 - Sudanese Civilians in South
Kordofan and Blue Nile (représenté par Sudan Democracy First Group,
REDRESS, Human Rights c/ Soudan)
.
Décisions adoptées sur le Recevabilité - 10
Recevable : 5
1. Communication 691/18 – Clément Abaïfouta & Autres c/ République
du Tchad
2. Communication 608/16 – Famille de Feu Oscar Nibitanga
(Représenté par Track Impunity Always) c/ Burundi
3. Communication 583/15 The Oromo Students (Représenté par the
Advocates for Human Rights) c/ République Fédérale Démocratique
d’Éthiopie
4. Communication 604/16 – Dr. Bushra Gamar Hussein Rahama c/ La
République du Soudan
5. Communication 780/22 – Chapter One Foundation et Young Women
in Action c/ République de Zambie
Irrecevables : 5
1. Communication 764/21-Eric Noudehouenou Houngue c/ République
du Bénin
2. Communication 516/15 – Peter Ngoge et Everlyene Ekea c/ Kenya
3. Communication 485/14 -Peter Odiwuor Ngoge c/ Kenya et 535/15 Peter Odiwuor Ngoge et Joseph Njau c/ Republic of Kenya
4. Communication 738/20 – M. ZOGO ANDELA Achille Benoit c/
République du Cameroun
5. Communication 720/19 – Daniel Felipe da Silva Guerra et Rodrigo
Lima Dantas (représentés par Paulo Henrique Reis de Oliveira et
Silmara Veiga de Souza) c. République de Cabo Verde
Radiation (8)
1. Communication 586/15 – Osama Yassin Abdel Wahab (Représenté by
European Alliance for Human Rights) c/ République Arabe d’Égypte.
12
2. Communication 584/15 – Ms Israa Mahfouz Mohamed Al Taweel c/
République Arabe d’Égypte
3. Communication 575/15 - Dr Mohamed Ibrahim Al-Beltagy c/
République Arabe d’Égypte
4. Communication 578/15 – Dr. Hossam Aboubakr Elseddik Eishahht
Abouelezz c/ République Arabe d’Égypte
5. Communication 771/21 – Feu Makosso Daniel et Feu Dembi Alphonse
(représentés par Mangou Léontine) c/ République d’Angola
6. Communication 664/17- Ahmed Amin Ghazali Amin et 20 Autres c/
République Arabe d’Égypte
7. Communication 665/17- Aser Mohamed c/ République Arabe
d’Égypte
8. Communication 591/2015 – Mr. El Sayed Mossad c/ République
Arabe d’Égypte
Renvoi (2)
1. Communication 377/09 – Mendozaki Patricia Monchali c/ République
d’Afrique du Sud
2. Communication 680/18 – Nnamdi Kanu et the Indigenous People of
the Biafra c/ République Fédérale du Nigeria
75ème Session
ordinaire
Décision adoptée sur le Fond (2)
1. Communication 459/13 - Devendranath Hurnam c/ Maurice
2. Communication 424/12 – Samira Ibrahim Mohamed Mahmoud et
Rasha Ali Abdel-Rahman (Représentés par the Egyptian Initiative for
Personal Rights and Interights) c/ République Arabe d’Égypte
Décisions adoptées sur la Recevabilité (3)
Irrecevables : 2
1. Communication 778/22 - Kamilya Mohammedi Tuweni et 4 Autres
(Représentées par REDRESS) c/ Kenya
2. Communication 715/19 – Institut International pour les Droits
Fondamentaux et la Justice Sociale, All4Rights c/ République Démocratique
du Congo
Recevable (1):
1. Communication 642/16 - Maison Shalom Burundi c/ République du
Burundi
Radiation (3)
1. Communication 641/16 – Dr Abdel Azim Ibrahim Mohammed c/ République
Arabe d’Égypte
2. Communication 728/19 – Ntahoturi Idelfonse c/ République du Burundi)
13
3. Communication 649/17 – Mouhamadou Moctar Mbaye c/ Sénégal
Décision sur Objection Préliminaire /Orientation (1)
1. .
Communication 718/19 – Maurice Kamto et Mouvement pour la
renaissance du Cameroun c/ République du Cameroun
76ème Session
ordinaire
Décisions adoptées sur le Fond (6)
1. Communication 716/19 – Three Jehovah’s Witnesses (représentés
par Lawyers Associated for Human Rights in Africa) c/ Érythrée
2. Communication 564/15 - Community Law Centre, University of the
Western Cape & Alliance Africa c/ Nigéria
3. Communication 502/14 – The S.A. (représenté par REDRESS) c/
République Démocratique du Congo
4. Communication 474/14 – Famille de Feu Jean-Claude Ndimumahoro
c/ Burundi
5. Communication 377/09 - Mendozaki Patricia Monchali c/ Afrique du
Sud
6. Communication 388/10 – Ntiroranya Adrien c/ Burundi
Décisions adoptées sur la Recevabilité : (7)
Recevable (3):
1. Communication 507/15 – Andargachew Tsege et Yemsrach
Hailemariam (Représentés par Reprieve et REDRESS) c/ Éthiopie
2. Communication 709/19 – Senator Jean-Pierre Bemba Gombo c/
République Démocratique du Congo
3. Communications 555, 556, 557 and 558 c/ Égypte
Irrecevable (4):
1. Communication 680-17 - Nnamdi Kanu et the Indigenous People of the
Biafra c/ Nigéria
2. Communication 515/15 et Communication 527/15 - Peter Ngoge & Julius
Anyango c/ Kenya
3. Communication 648/16 – Human Rights Defenders Network Sierra Leone
(HRDN-SL) et West African Human Rights Defenders Network (WAHRDN) c/
Sierra Leone
4. Communication 775/21- François NDAYIZEYE et X c/ Burundi
Retrait (1):
1. Communication 804 - Maryam Aslyed Tiyrab (Représentée par African
Human Rights Club et Ndukwe Charles Ndukwe ) c/ Soudan
Radiation (2)
1.
Communication 702/18 – Ahmed Abdallah Mohamed Sambi c/ Union des
Comores
14
77ème Session
ordinaire
2.
Communication 730/19- Le Rassemblement Malien pour la Fraternité
et le Progrès c/ République du Mali
Décisions adoptées sur le Fond (2)
1. Communication 599/16 – Robert F. Kennedy Human Rights and Institute
for Human Rights in Africa c. République Fédérale Démocratique d’Éthiopie
;
2. Communication 796/22 – Rose Modong Samuel et Trois Autres
(Représentées par John Gerry & Co. Legal Practitioners) c. République du
Soudan du Sud
Décisions adoptées sur la Recevabilité : (1)
Recevable
1. Communication 739/20 - La SARL METIS et Madame Etouman Adele
Helene (représentée par Nchankou Ndjindam) c. République du
Cameroun
Renvoi (1)
Communications
Admises (20)
1. Communication 704/18 – Berhane Abrehe Kidane (Représentée par
Solomon Weldekirstos et Eritrean Law Society) c. État d’Érythrée
1. Communication 807/23 - Daco David Toukam .c. République du
Cameroun
2. Communication 808/23 – Aref Mohamed Aref c. République de
Djibouti
3. Communication 809/23 – Noureddine EL-BEHIRI c. République de
Tunisie
4. Communication 810/23 – Ate Thian Angnena Kouroukanfouga",
nommée A.T.A. K c. République du Mali
5. Comunicação 811/23 – Eric Noudehouenou HOUNGUE c. Benin
6. Comunicação 812/23 – José Marius MBOYO MAKPAMA KAVRA c.
République Centrafricaine
7. Comunicação 815/23 – Eric Noudehouenou HOUNGUE c. Benin
8. Comunicação 817/23 – Rami Shaath (Représenté par Open Society
Justice Initiative, Freedom Initiative, Tahrir Institute for Middle East
Policy, Cairo Institute for Human Rights, Natasha Arnbrester et Rachel
Murray) c. Égypte.
9. Communication 818/23 – Mohammed Deksiso Chiri (représenté par
Maxwell Kadiri and Ibrahima Kane, Open Society Justice lnitiative) c.
République Fédérale Démocratique d’Éthiopie
10. Communication 819/23 – Daoussa Deby (Représenté par Maitre
Eveline Bome, Terence Selamo and Njomo Yempo T. Huguette
Sandrine) c. Cameroun ;
11. Communication 820/23 Timipa Jenkins Okponipere c. République
Fédérale du Nigeria ;
15
Communications
non-admises (2)
12. Communication 821/23 – Limpho Hani et the South African
Communist Party c. République de l’Afrique du Sud ;
13. xiii.
Communication 822/23 –
DUSHIMAGIZE Dieudonné
(représenté par SOS- TORTURE/Burundi et l’APRODH) c. Burundi
14. Communication 823/23 - DAME KONZI MONGOT née REGINA OLA OJO
c. République centrafricaine ;
15. Communication 824/23 - Anges Kevin Nzigou c. République gabonaise
;
16. Communication 825/23 - Jean Paul BELFIS c. République du Congo ;
17. Communication 826/23 - TOUIKAM Daco David c. République du
Cameroun ;
18. Communication 827/23 - Consortium de la société civile Gabonaise
pour la transparence électorale et la démocratie (COTED), Réseau des
Organisations libres de la société civile pour la bonne gouvernance au
Gabon (ROLBG) and Mike JOCKTANE c. Gabon ;
19. Communication 828/23 - Joseph KPLOCA c. République du Bénin.
20. Communication 829/23 - Mthwakazi Republic Party c. République du
Zimbabwe.
1.
Communication 816/23 – Baasegun (Dr) Olusola Oni c. République
Fédérale du Nigeria
Requêtes d’Avis
Consultatif (1)
2.
Communication 814/23 - Amhara Association of America (AAA) et the
Centre for Human Rights, University of Pretoria (CHR) c. République Fédérale
Démocratique d’Éthiopie
1. Avis Consultatif 001/23 soumis par Saïd LARIFOU (Rejetée à l’étape
de l’admission)
38. Les tableaux ci-dessus montrent qu’au cours de la période considérée, la Commission a
admis vingt (20) Communications, décidé de ne pas en admettre deux (2), déclaré dix
(10) recevables et onze `(11) irrecevables, radié treize (13) et retiré une (1)
Communications de son rôle. La Commission a également pris quatorze (14) décisions
sur le fond. La Commission a aussi reçu pour la première fois une requête d’avis
consultatif qu’elle a rejetée à l’étape de l’admission.
39. Un tableau indiquant la répartition géographique et par pays de toutes les
Communications pendantes est joint au présent Rapport d’activités.4
VII.
40.
DEMANDES DU STATUT D’OBSERVATEUR ET DU STATUT D’AFFILIE
Conformément à la Résolution CADHP/Rés.361 (LIX) 2016 : Résolution sur les critères
d’octroi et de maintien du statut d’observateur aux organisations non gouvernementales
4 Annexe II.
16
travaillant sur les droits de l’homme et des peuples en Afrique, la Commission, lors de
ses 75ème et 77ème Session ordinaire, a accordé le statut d’Observateur aux dix-sept (17)
ONGs suivantes :
i.
ii.
iii.
iv.
v.
vi.
vii.
viii.
ix.
x.
xi.
xii.
xiii.
xiv.
xv.
xvi.
xvii.
Avocats Sans Frontières Canada/Québec (ASFC) ;
Coalition Ivoirienne des Défenseurs des droits de l’homme (CIDDH) ;
Uganda Association of Women Lawyers (FIDA Uganda) ;
Tanzania Network of Legal and Aid Providers (TANLAP) ;
Network of Ethiopian Women’s Associations (NEWA) ;
Youth and Society (YAS) ;
Coalition des organisations de défense des droits de l’enfant (CODEDIC) ;
Réseau des Femmes Leaders pour le Développement (RFLD) ;
Afya na haki Institute ;
Centre d'Espoir pour les Droits Humains (CEDH);
Consortium of Ethiopian Human Rights Organizations (CEHRO);
African Centre for Justice and Peace Studies (ACJPS);
National Coalition of Human Rights Defenders Uganda;
The Forum for African Women Educationalists (FAWE);
The Forum for Development and Human Rights Dialogue (FDHRD);
Un Monde Avenir; et
Wellbeing Africa.
41.
Cela porte à cinq cent soixante et un (561) le nombre total d’ONG jouissant du statut
d’Observateur à la fin de la période considérée.
42. La Commission a également examiné et rejeté les demandes de statut d'observateur de
cinq (05) ONGs : ADF International, International Network for Economic, Social & Cultural
Rights (ESCR-Net), et The GAIA Foundation, and Transatlantic Christian Council, en raison
de l'absence de siège social dans l'un des États parties à la Charte africaine des droits de
l'homme et des peuples (la Charte africaine). En outre, la demande de la Conférence des
Églises de toute l'Afrique (CETA), en raison de son statut d'entité diplomatique, ne
correspond pas aux critères établis par la Commission.
43. Conformément à la Résolution CACDHP/Rés.370 (LX) 2017 sur l’octroi du statut d’affilié
aux INDH et aux institutions spécialisées des droits de l’homme en Afrique, la Commission
a accordé à ce jour trente-six (36) statuts d’Affilié à des INDH et institutions spécialisées.
Au cours de ses 75ème et 77ème Sessions ordinaires, la Commission aucune demande de
statut d'affilié n’a été examinée par la Commission.
.
VIII.
MISE EN ŒUVRE DES DÉCISIONS, DEMANDES DE MESURES CONSERVATOIRES,
OBSERVATIONS CONCLUSIVES ET LETTRES D’APPEL URGENT DE LA COMMISSION
17
44. Le niveau de conformité des États parties aux décisions de la Commission, aux demandes
de mesures conservatoires et aux lettres d’appel urgent reste faible, comme en
témoignent les informations suivantes :
Mise en œuvre des décisions sur les Communications
45. Au cours de la période considérée, la Commission n’a reçu aucune information
concernant la mise en œuvre de ses décisions finales sur les Communications,
conformément à la Règle 125 de son Règlement intérieur de 2020.
Mise en œuvre des demandes de mesures conservatoires
46. La Commission n’a également reçu aucune information sur la mise en œuvre des
mesures conservatoires qu’elle a formulées dans le cadre du traitement des contentieux
conformément à son mandat de protection.
Mise en œuvre des observations conclusives
47. Au cours de la période considérée, l’État d’Érythrée, la République d’Ouganda, la
République du Sénégal, et la République de Zambie ont soumis, dans le cadre du
processus de rapport périodique, l’état de la mise en œuvre des observations
conclusives formulées par la Commission dans leurs derniers rapports ainsi que les défis
rencontrés.
Mise en œuvre des Lettres de préoccupation et d’appel urgent
48. Au cours de la période considérée, vingt-trois (23) Lettres de préoccupation et d’appel
urgent ont été envoyées aux États parties, concernant diverses allégations de violations
des droits de l’homme :
État
République
d'Égypte
Arabe
Date de la
Lettre
27 octobre
2022
Question ayant justifié une
Réponse de l’État
Lettre d’appel urgent
partie
Lettre de préoccupation
Pas encore de
concernant les « propositions réponse
de la Commission africaine des
droits de l'homme et des
peuples sur l'impératif d'une
approche fondée sur les droits
de l'homme dans l'élaboration
des politiques relatives à la
crise climatique ».
18
République Fédérale 8 décembre Lettre conjointe d’appel urgent
d’Éthiopie
2022
concernant
les
coupures
d’Internet et le contrôle de
l’information dans la région du
Tigré
République
du 4
janvier Lettre conjointe d’appel urgent
Sénégal
2023
relative aux allégations d’une
arrestation
et
détention
arbitraires du défenseur des
droits de l’homme et journaliste
d’investigation Pape Alé Niang
République
du 9
janvier Lettre
d’appel
urgent
Zimbabwe
2023
concernant
des
rapports
alléguant l'arrestation et la
détention du député de
l'opposition zimbabwéenne, M.
Job Sikhala
République du Bénin
Burkina Faso
Pas encore
réponse
de
Pas encore
réponse
de
Le Gouvernement
a répondu en
justifiant toutes
ses actions en
l’espèce
et
rassuré de leur
conformité à ses
obligations
sur
pied de la Charte
et
autres
instruments
pertinents
des
droits humains.
9
janvier Lettre conjointe d’appel urgent Pas encore de
2023
concernant la aux allégations réponse
faisant état de plus de vingt
(20)
cas
d’exécutions
extrajudiciaires survenus entre
2019 et 2022, dans différentes
localités du Bénin
19 janvier Lettre
d’appel
urgent
2023
concernant aux exécutions
sommaires perpétrées sur des
personnes civiles à Nouna, et
au massacre de Yirgou
.
19
Par
correspondance
du 28 avril 2023,
le Gouvernement
du Burkina Faso a
répondu
en
indiquant que les
poursuites sont en
cours pour les
faits en cause,
que
des
dispositions sont
prises pour porter
assistance
aux
populations dont
la sécurité est
aussi une priorité
du Gouvernement
qui a pris des
mesures idoines à
cet effet
Le
Royaume 26 janvier Lettre
conjointe
de Pas encore de
d’Eswatini
2023
préoccupation
concernant réponse
l’assassinat brutal, dans son
domicile, de l’avocat spécialiste
des Droits de l’homme et
militant politique Swati, le
défenseur
Thulani
Rudolf
Maseko
.
République Fédérale 27 janvier Lettre
d’appel
urgent Pas encore de
de Somalie
2023
concernant
les
rapports réponse
alléguant
l'intention
du
Parlement d'adopter le projet
de loi sur les relations
sexuelles, qui légaliserait les
mariages d'enfants, omettrait
l'âge du consentement et
l'infraction
d'exploitation
sexuelle,
permettrait
des
réductions significatives des
types de preuves recevables et
modifierait la définition du viol
République
du 27
février Lettre d’appel urgent sur les Pas encore de
Cameroun
2023
allégations d’assassinat de réponse
Jean-Jacques Ola Bebe, prêtre
de l’église catholique orthodoxe
et Journaliste présentateur à la
Radio Galaxy FM à Yaoundé,
survenu le 02 février 2023 à
Yaoundé, et celui de Monsieur
Martinez Zogo, un autre
journaliste qui luttait contre les
20
République
Zambie
de 15
2023
République
Djibouti
de 16
2023
détournements des fonds
publics
mars Lettre conjointe d’appel urgent
sur les allégations d’expulsion
forcée de la communauté
kasima du district de Mongu, en
Zambie
mars Lettre
conjointe
d’appel
concernant l’expulsion de la
délégation de la Fédération
Internationale pour les Droits
Humains
(FIDH)
de
la
République de Djibouti
Pas encore
réponse
de
Dans sa réponse
datée du 13 avril
2023,
la
République
de
Djibouti a clarifié
les circonstances
des expulsions
République
27
mars Lettre
conjointe
de Pas encore de
d’Ouganda
2023
préoccupation au sujet de réponse
l’adoption d’un projet de loi
imposant, notamment, la peine
de
mort
aux
cas
d’homosexualité dite aggravée.
République fédérale 6 avril 2023, Lettre
conjointe
d’appel Pas encore de
de Somalie
concernant
la
détention réponse
arbitraire alléguée de M.
Abdalle Ahmed Mumin
.
République
de 21
juillet Lettre conjointe d’appel urgent Pas encore de
Tunisie
2023
concernant
l'agression réponse
présumée
de
migrants
d’Afrique noire en Tunisie
République
de 16 août 2023 Lettre conjointe d’appel urgent Pas encore de
Zambie
sur la situation de M. Joseph réponse
Moyo, personne handicapée
sévère dont le traitement
allégué par le Gouvernement
zambien susciterait sa volonté
de se faire euthanasier.
République
19 octobre Lettre conjointe d’appel urgent Pas encore de
d’Ouganda
2023
concernant
les
attaques réponse
récurrentes
contre
la
communauté des pêcheurs et
les défenseurs des droits de
l'homme dans la région des lacs
21
République
d’Égypte
Arabe 19 octobre
2023
République
Soudan
du 19 octobre
2023
République du Kenya
21 octobre
2023
République d’Angola
23 octobre
2023
République d’Angola
23 octobre
2023
République
Sénégal
du 23 octobre
2023
République
d'Égypte
Arabe 27 octobre
2022
Edward et Albert, dans l'ouest
de l'Ouganda
Lettre conjointe d'appel urgent
concernant l'inscription des
défenseurs des droits de
l'homme sur une liste terroriste
par les autorités égyptiennes,
19 octobre 2023
Lettre
conjointe
de
préoccupation
concernant
l'assassinat de cinq (5)
défenseurs des droits de
l'homme au Darfour et d'autres
violations des droits de
l'homme au Soudan,
Lettre
d'appel
urgent
concernant la perturbation
d'une
formation
sur
l'environnement et les droits de
l'homme organisée par le
Centre pour la justice, la
gouvernance
et
l'action
environnementale à Uyombo,
Lettre conjointe d'appel urgent
concernant
des
cas
de
représailles, d'intimidation et
de harcèlement judiciaire à
l'encontre de défenseurs des
droits de l'homme en Angola,
Appel urgent concernant le
projet de loi approuvant le
statut
d'organisation
non
gouvernementale
par
l'Assemblée
nationale
en
Angola
Lettre conjointe d’appel urgent
sur l’arrestation et détention
arbitraire du défenseur des
droits de l'homme et journaliste
Aliou Sané
Lettre
de
préoccupation
concernant les « propositions de
la Commission africaine des
22
Pas encore
réponse
de
Pas encore
réponse
de
Pas encore
réponse
de
Pas encore
réponse
de
Pas encore
réponse
de
Pas encore
réponse
de
Pas encore
réponse
de
droits de l'homme et des
peuples sur l'impératif d'une
approche fondée sur les droits
de l'homme dans l'élaboration
des politiques relatives à la
crise climatique ».
IX.
LETTRES D’APPRECIATION/FELICITATIONS
49. Pendant la période de référence, les neuf (9) lettres d’appréciation suivantes ont été
envoyées à des chefs d’État et de gouvernement :
État
République du Kenya
Date de la
Lettre
13
décembre
2022
Question ayant justifié la Lettre d’appréciation
Lettre d’appréciation au Président de la République
du Kenya saluant la décision de la République du
Kenya d'accéder à la demande du comté de Kilifi de
travailler sur les modalités permettant à la
communauté apatride de Pemba, qui vit et souffre de
l'absence de documents d'identité, d'obtenir la
citoyenneté kenyane.
République de Zambie 28
Lettre de félicitations au Président de la République
décembre
de Zambie, suite à la mesure d’abolition de la peine
2022
de mort dans ce pays.
République d’Ouganda 10 janvier Lettre de félicitations au Président de la République
2023
d’Ouganda sur le retrait par la Cour constitutionnelle
de son pays, de l’article de la Loi de 2011 sur
l’utilisation abusive de l’informatique, qui déclarait
coupable d’une infraction quiconque « utilise les
communications électroniques pour troubler ou
tenter de troubler la paix, la tranquillité ou le droit à
la vie privée d’une personne sans but légitime de
communication » et, ce faisant, restreignant la liberté
d’expression
République de Sierra 12
avril Lettre de félicitations au Gouvernement de Sierra
Léone
2023
Leone pour avoir donné force exécutoire à la loi sur
l’égalité des sexes et l’autonomisation de la femme,
qui marque un tournant pour l’égalité des sexes et
l’autonomisation de la femme en application des
dispositions consacrées par le Protocole à la Charte
africaine des droits de l’homme et des peuples relatif
à aux Droits de la femme en Afrique (Protocole de
Maputo)
23
République du Soudan 19
du Sud
2023
juin Lettre conjointe de félicitations à S.E. M. Salva Kiir
Mayardit pour avoir ratifié le Protocole de Maputo le
24 février 2023 et déposé ensuite l'instrument de
ratification auprès de la Commission de l'UA le 7 juin
2023
République de Zambie
2
août Lettre conjointe de félicitation adressée à S.E. le
2023
Président de la République de Zambie, suite à la
publication et présentation du Projet de loi sur le
mariage (Loi révisée) 2023 par le gouvernement au
parlement
République du Ghana 4
Lettre conjointe de félicitations suite à l'abolition de
septembre la peine de mort dans la loi de 1960 sur les
2023
infractions pénales et autres infractions et dans la loi
de 1962 sur les forces armées.
République du Kenya
Lettre conjointe de félicitations suite à la décision du
gouvernement Kenyan de commuer les sentences de
mort en peines d’emprisonnement à vie
République de Zambie
A. Lettre d'appréciation a été adressée au Président de
la Zambie pour avoir commué les peines de mort de
390 détenus en emprisonnement à vie
B.
X.
DECLARATIONS ET COMMUNIQUES DE PRESSE
50. Au cours de la période considérée, la Commission a publié soixante-deux (62)
communiqués de presse relatifs à diverses questions de droits de l’homme. Ces
communiqués de presse sont consultables sur le site Internet de la Commission :
www.achpr.org.5
XI.
MISSIONS DE PROMOTION ET D’ETABLISSEMENT DES FAITS
51. La Commission a entrepris deux missions de promotion que sont celle en Tanzanie du
23 au 28 janvier 2023 et celle en République de Namibie du 12 -au 16 juin 2023. Aucune
mission d’établissement des faits n’a été entreprise au cours de la période considérée.
Mission d’établissement de faits dans la Région du Tigré de la République fédérale
démocratique d’Éthiopie
52. Au cours de la période considérée, après avoir adopté une (1) Résolution sur le
renouvellement du mandat de la Commission d’enquête sur la situation dans la région
du Tigré de la République fédérale démocratique d’Éthiopie (la Commission d’enquête),
la Commission, prenant en compte un nombre de facteurs et développements positifs
5 Annexe IV.
24
relatif à la situation en cause, a, par sa Résolution CADHP/Res.556 (LXXV) 2023, a mis
fin au mandat de ladite Commission d’enquête sur la situation dans la Région du Tigré,
en République fédérale démocratique d’Éthiopie.
SITUATION DES DROITS DE L’HOMME SUR LE CONTINENT
53. Cette section est introduite dans le rapport d’activités conformément à la décision
EX.CL/Dec.639 (XVIII) du Conseil exécutif demandant à la Commission d’informer les
Organes délibérants de la situation des droits de l’homme sur le continent. La pratique
de la Commission est de composer le contenu de cette section par extraction des
éléments spécifiques de ses interactions avec les États parties, les INDH jouissant du
statut d’Affilié et les ONG jouissant du statut d’Observateur auprès de la Commission
pendant les Sessions ordinaires de la Commission, complétées par d’autres informations
recueillies dans le cadre de son suivi de la situation des droits de l’homme dans les
différents États parties pendant la période d’intersession.
a) Développements positifs
54. La Commission note avec satisfaction les principaux développements positifs suivants
en matière de droits de l’homme observés au cours de la période de référence :
Élections
i. Tenue d’élections présidentielles, parlementaires, ou locales pacifiques dans les
pays suivants : Liberia ; Mozambique, Nigeria, Sierra Leone, Zimbabwe. .
Peine de mort
ii. L’abolition par le Ghana de la peine de mort dans la loi de 1960 sur les infractions
pénales et autres infractions et dans la loi de 1962 sur les forces armées ;
iii. L’abolition de la peine de mort le 23 décembre 2022 par la Zambie ;
iv.
La décision du gouvernement Kenyan de commuer les sentences de mort en
peines d’emprisonnement à vie.
Législatif et politiques générales de protection et promotion des droits de l’homme :
v.L’enregistrement de plusieurs ratifications et dépôts d’instruments de ratifications des
Protocoles sur les Personnes Âgées et sur les Personnes Handicapées ;
vi. Adoption en Algérie Loi organique n° 23-14 du 27 août 2023 relative à l'information,
se référant directement à la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples ;
vii.Cinquante-deux (52) États africains ont ratifié l’UNCAT ;
viii.Le sous-comité des Nations unies pour la prévention de la torture s'est rendu à
Madagascar entre le 16 et le 27 Avril 2023 et devra se rendre au Gabon au premier
semestre 2024 ;
ix.En juin 2023, le Comité des droits de l'homme des Nations unies, lors de l'examen du
rapport périodique de l'Éthiopie, a salué l'adoption de diverses lois au cours des
dernières années, ainsi que l'adoption d'une stratégie nationale visant à prévenir
25
les crimes de traite des personnes et d'une politique visant à prévenir et à
combattre la maltraitance, l'exploitation et la traite des enfants, entre autres ;
x.Lancement au Cap Vert d’un concours pour un prix national des droits de l’homme et
en signant un protocole de coopération visant à soutenir la mise en œuvre de
politiques publiques de promotion des droits de l’homme ;
xi.Les efforts consentis par l’Afrique du Sud pour faire respecter les droits au logement.
Justice et Lutte contre l’impunité
xii.
Début effectif le 28 septembre 2022 et poursuite du procès relatif au massacre
du 28 septembre 2009 ;
xiii.
En République du Congo, la Cour d'Appel de Brazzaville, en session criminelle
débutée le 31 août 2023, a condamné cinq policiers à des peines privatives de
liberté pour association de malfaiteurs, arrestations arbitraires, extorsion, recel et
abus de fonction ;
xiv.
En République Démocratique du Congo, 63 condamnations ont été prononcées au
sortir des procédures promptement initiées à la suite de la répression meurtrière
des manifestants contre la présence de la mission de paix des nations Unies le 1er
septembre 2023 ;
xv. En République Démocratique du Congo, une instruction judiciaire a été ouverte
pour établir les responsabilités dans le naufrage du HB Mapamboli survenu le 14
octobre 2023 et qui enregistre au moins 40 morts.
Liberté d’association et d’expression
xvi.
xvii.
xviii.
xix.
La promulgation de la loi N° 23/027 du 15 juin 2023 relative à la protection et à
la responsabilité du défenseur des droits de l’homme, le 15 juin 2023 par la
République Démocratique du Congo ;
L’adoption par la Namibie d’une loi sur l’accès à l’information qui a été publiée au
journal officiel le 28 décembre 2022 ;
Au Botswana, la Haute Cour a rendu un arrêt qui exige l'adoption d'une législation
pour donner effet au droit d’accès à l’information, tel que garanti par la
Constitution ;
L’entrée en vigueur de la Convention de l’Union africaine sur la cybersécurité et les
données personnelles (Convention de Malabo), entrée en vigueur le 08 juin 2023
suite au dépôt du 15ème instrument de ratification.
Droits des femmes
xx.Ratification du Protocole de Maputo par la République du Botswana ;
xxi.Partenariat entre Sao Tomé-et-Principe et les Nations Unies pour lutter contre la
violence basée sur le sexe et autonomiser les filles ;
26
xxii.Gambie : Les poursuites et condamnations effectives en août 2023 de personnes
accusées de complicité du crime de MGF ;
xxiii.L’initiative du gouvernement de la Zambie visant à faire passer l’âge légal du mariage
de 16 à 19 ans, afin de régler le conflit entre la loi sur le mariage et les dispositions
de la Constitution zambienne et du Code de l’enfant de 2022 ;
xxiv.Les effets positifs de la nouvelle loi sur l’égalité hommes-femmes et l’autonomisation
des femmes en Sierra Léone a permis l’augmentation du nombre de femmes
politiques aux élections générales de juin (le pourcentage de femmes
parlementaires connait une hausse de 14,5 % à 30,4 %, ce qui constitue une
remarquable évolution.
Réfugiés, migrants et déplacés internes
xxv.
Apatridie : L’adoption du Protocole sur les aspects spécifiques de la nationalité en
Afrique et l’éradication de l’apatridie en fin 2023 par le du Comité technique
spécialisé “Justice et affaires juridiques” ;
xxvi.La ratification par la République du Congo de deux conventions sur l’apatridie,
notamment la convention de 1954 relative au statut des apatrides et celle de 1961
sur la réduction des cas d’apatridie ;
xxvii.La finalisation et adoption par la République Centrafricaine d’un plan national visant
à éradiquer l’apatridie d’ici 2024 :
xxviii.La mise en place par le Rwanda d’un système efficace et efficient d'enregistrement
des documents, y compris l'enregistrement des naissances et des mariages et la
reconnaissance du statut juridique des personnes déplacées et de leurs familles
ainsi que l’inclusion de la question sur l'apatridie dans le recensement national de
la population et du logement ;
xxix.L’octroi par le Kenya de la citoyenneté aux membres de la communauté Pemba ;
xxx.
L’octroi par la Tanzanie de la citoyenneté à la Communauté Makendo.
Paix et sécurité
xxxi.
xxxii.
Santé
xxxiii.
Annonce de signature le 31 octobre 2023 d'un accord entre l'opposition et le
pouvoir au Tchad ;
Arrestation de membres de groupes terroristes au Nord du Mozambique.
Plusieurs pays d’Afrique orientale et australe, parmi lesquels le Botswana,
l’Eswatini, le Rwanda, la Tanzanie et le Zimbabwe, ont atteint les objectifs 95-9595 relatifs à la prise en charge du VIH ;
27
xxxiv.
Lancement, en Afrique orientale et australe, de #ChoiceManifesto, qui a pour
ambition d'élargir les choix concernant les outils de prévention que les femmes et
les filles souhaitent avoir entre leurs mains ;
La mesure de gratuité de la maternité et des soins du nouveau-né, prise et lancée
le 5 septembre 2023 en République Démocratique du Congo
Lutte réussie contre le choleras au Mozambique
xxxv.
xxxvi.
Situation des droits de l’homme dans le contexte de la pandémie de COVID-19
i.
Amélioration de la situation de la pandémie de Covid 19 sur le continent,
permettant l’assouplissement et/ou la levée des restrictions y associées ;
b) Domaines de préoccupation
55. La Commission reste cependant préoccupée par les points négatifs suivants en matière
de droits de l’homme observés au cours de la période de référence :
Changements inconstitutionnels de gouvernements
i.
Survenance de deux changements anticonstitutionnels de Gouvernements au
Niger et au Gabon avec des tentatives avortées alléguées ou réelles de volonté
violente de prise de pouvoir au Burkina Faso, en Gambie, Soudan.
Participation aux affaires publiques de son pays
ii.
La non organisation de scrutins dans les pays où l’ordre constitutionnel normal a
été rompu et ceux en proie à des crises sécuritaires empêchant la participation
libre et démocratique des citoyens et populations aux affaires publiques .
Droit à la vie
iii.
Au Burkina Faso, le conflit asymétrique dont la nébuleuse du terrorisme semble
être le catalyseur, continue de faire des victimes au sein des populations civiles
comme l’attestent entre autres, les exécutions sommaires perpétrées sur des
personnes civiles à Nouna, et au massacre de Yirgou ;
iv.
Le massacre d’au moins 48 manifestants civils contre la MONUSCO le 30 août
2023 à Goma en République Démocratique du Congo ;
v. Atteintes du droit à la vie et à l’intégrité physique commises par la police au
Mozambique, notamment les exécutions et tortures ;
Peine de Mort
28
vii.
Persistance de l’application de la peine de mort dans certains pays ; seuls 16 pays
africains ayant ratifié le Deuxième Protocole facultatif se rapportant au PIDCP
visant à abolir la peine de mort.
Législatif
viii.
ix.
x.
xi.
xii.
xiii.
xiv.
Non-ratification par certains États parties, de nombreux instruments
conventionnels internationaux et régionaux des droits de l’homme, dont certains
au plan régional n’ont pas encore atteint le minimum de 15 ratifications et dépôt
effectif d’instruments de ratification pour entrer en vigueur, notamment les
Protocoles sur les Personnes Âgées, les Personnes Handicapées et sur la Sécurité
Sociale, etc. ;
Faible niveau de mise en œuvre du Protocole de Maputo et non-présentation ou
présentation tardive des Rapports périodiques en vertu du Protocole de Maputo
et la Convention de Kampala6 ;
Absence de législation pour réglementer la violence en ligne contre les femmes
dans de nombreux pays africains ;
Manque d’harmonisation et de mise en œuvre des instruments régionaux et
internationaux relatifs aux droits de l’homme au niveau national dans de
nombreux États ;
Un certain nombre d'États n'ont pas ratifié l'OPCAT ou mis en place des
mécanismes nationaux de prévention pour contrôler les lieux de détention ;
Certains États signataires de l'UNCAT n'ont pas criminalisé la torture et les autres
mauvais traitements conformément à l'UNCAT ;
Certains États n'ont pas levé toutes les mesures et restrictions imposées pendant
la pandémie de COVID-19 qui pourraient constituer des actes de torture ou des
mauvais traitements.
Prisons et usage de la force
xv.
Persistance de la brutalité policière usage excessif de la force et la culture de
l’impunité qui en résulte au sein de la police dont des nombreux pays
particulièrement en Angola, au Kenya, Mozambique, Sénégal, en République
Démocratique du Congo, etc. ; ;
xvi.
Défi de la surpopulation carcérale et absence de données désagrégées sur la
surpopulation carcérale dans la plupart des pays dans la plupart des États et la
vétusté des prisons qui datent de plus d’un demi-siècle pour la plupart ;
xvii.
La plupart des pays africains font face à une absence de budget pour la
construction de prisons aux normes internationales et capables de s’autoentretenir.
Liberté d’association et d’expression
6 À ce jour seul le Cameroun à présenter son rapport initial sur la Convention de Kampala
29
xviii.
xix.
xx.
La persistance de cadres législatifs et restrictions juridiques constantes qui
entravent fortement le travail des associations et organisations de la société civile
dans certains États ;
L’adoption des projets de lois qui, dans leur forme actuelle, réduit l'espace civique,
notamment le projet de loi sur le statut des organisations non gouvernementales
adopté par le Parlement en Angola et le projet de loi sur l'amendement des
organisations bénévoles privées, adopté par le parlement au Zimbabwe ;
Imposition des mesures d’urgence sanitaire ou sécuritaire dans certains pays en
vue de restreindre indûment les droits à la liberté d'association et de réunion, en
particulier pour les acteurs politiques de l'opposition, la société civile et les
défenseurs des droits de l’homme.
Droit des personnes âgées
xxi.
Atteintes aux droits des personnes âgées en Guinée-Bissau, y compris des actes
de violence et accusations de sorcellerie.
Droits des femmes
xxii.
xxiii.
xxiv.
Les conflits au Mozambique, au Soudan et la crise migratoire en Tunisie et Lybie ont
un effet néfaste grave sur les droits des femmes dans ces endroits où des cas de viol,
maltraitance et violations basées sur le genre sont à déplorer ;
Persistance de la violence contre les femmes et les filles dans la sphère privée et
publique, y compris le viol et d’autres formes de violence sexuelle dans de nombreux
pays,
Persistance des pratiques traditionnelles néfastes telles que les mariages forcés et
précoces, l’humiliation, le harcèlement, les mutilations génitales féminines, les
traitements inhumains et dégradants subis par les femmes et les filles dans plusieurs
pays.
Réfugiés, migrants et déplacés internes
xxv.
xxvi.
xxvii.
Mauritanie : Retard dans l’adoption du projet de loi de lutte contre les violences faites
aux femmes et filles malgré les promesses du gouvernement. Ce projet de loi est en
attente depuis 2012 ;
Tunisie : Augmentation de la répression des personnes dissidentes et de la liberté
d’expression, ainsi que des personnes poursuivies uniquement en raison de leurs
activités politiques pacifiques et de l’exercice de leurs droits ;
Déplacements forcés : Augmentation du nombre de personnes déplacées de force par
la combinaison des conflits, de la violence politique, du changement climatique et de
l’insécurité alimentaire en Afrique il y a environ 44 millions de personnes déplacées
en Afrique subsaharienne en 2023 (selon le HCR) et l’Afrique accueille les trois quarts
des nouveaux déplacements internes au niveau mondiale ;
30
xxviii.
xxix.
xxx.
xxxi.
xxxii.
Réfugiés : au Soudan, depuis le début du conflit en avril 2023 et suite aux violences
continues, on note près de 3,8 millions de déplacées internes dont 1 million qui ont
fui pour se réfugier vers des pays voisions (Soudan du Sud, Égypte, Tchad, Éthiopie,
RCA et Lybie), créant une véritable crise humanitaire ;
Réfugiés : Émission d’une directive à l’encontre des réfugiés résidants et menant des
activités en dehors du camp de Dzaleka afin qu’ils y retournent, par le Gouvernement
du Malawi quitte à procéder à la réinstallation forcée des réfugiés dans le camp. Ceci
constitue une régression du Malawi dans la protection des droits des réfugiés, alors
qu’il était bien engagé dans la mise en œuvre de l’intégration locale comme solution
à la situation des réfugiés de longue durée ;
Déplacés internes : en République Démocratique du Congo, le nombre de déplacés
internes a atteint sept millions selon l’Organisation Internationale pour les Migrations ;
Travailleurs migrants : en Lybie, il est à déplorer la poursuite, sur des mois, des
expulsions des travailleurs migrants étrangers, par l'organe de la lutte contre
l'immigration clandestine ;
Expulsion des migrants subsahariens par la Tunisie.
Droits sociaux économiques
xxx.
xxxi.
xxxii.
xxxiii.
xxxiv.
xxxv.
xxxvi.
xxxvii.
Expulsion en République Démocratique du Congo de 900 familles sans compensation
adéquate ;
L’absence d’une réelle mise en œuvre des droits économiques, sociaux et culturels
dans un grand nombre de pays africains, qui engendrent la persistance des inégalités
socioéconomiques et la marginalisation des couches vulnérables ;
L’impact du changement climatique et de la déforestation sur les droits économiques,
sociaux et culturels, en particulier le droit à la nourriture et à la santé ;
L'insuffisance des financements et des ressources alloués à la réalisation des droits
économiques, sociaux et culturels dans les pays africains ;
En raison des situations de conflit armé et des niveaux d’insécurité qui prévalent dans
le centre du Sahel, le bassin du lac Tchad et la République démocratique du Congo,
les écoles ont été contraintes de fermer. Au Burkina Faso, par exemple, environ un
quart des écoles sont fermées pour des raisons d’insécurité ;
La flambée des prix des denrées alimentaires et des carburants en Afrique qui cause
une grande vulnérabilité au sein des populations et remet en cause la jouissance
effective de leurs droits économiques et sociaux ;
L’accroissement des discriminations fondées sur le sexe, dans le domaine de l’emploi,
le faible niveau des salaires qui ne permettent pas aux familles de vivre décemment
et l’absence de protection sociale et de système de sécurité sociale dans la plupart
des pays africains ;
L’absence de programmes de logements sociaux dans des nombreux pays.
Santé et VIH
31
xxxvii.
xxxviii.
xxxix.
En 2022, les femmes et les filles représentaient 63 % des nouvelles infections au VIH
sur le continent africain. De nombreux secteurs sont privés de programmes de
prévention, ce qui perpétue le risque. Les efforts ciblant ces populations devraient être
renforcés.
Malgré les avancées, le SIDA a fait une victime chaque minute en 2022. Des millions
d’individus vivraient avec le VIH et ne bénéficient pas d’un traitement, alors que des
millions d’autres bénéficiant d’un traitement ne sont pas virologiquement supprimés ;
Vulnérabilité des femmes et des filles du continent à l’épidémie de VIH, en particulier
leur capacité à accéder aux services de santé ; ainsi que l’écart constaté dans le
dépistage des nourrissons et des enfants exposés au VIH, avec plus de deux
cinquièmes des enfants vivant avec le VIH non diagnostiqués ;
Industries extractives et environnement
xl.
xli.
xlii.
Absence de cadre législatif et règlementaire en matière de protection des droits de
l’homme dans le secteur des industries extractives, entraînant la multiplication d’actes
de violations des droits de l’homme, notamment le travail forcé des enfants et le
pillage des ressources du continent par des entreprises multinationales ;
L’Afrique demeure confrontée à un important déficit de financement pour le
développement, exacerbé par des problèmes tels que les flux financiers illicites, la
crise de la dette et les difficultés d’accès aux financements destinés à la lutte contre
le changement climatique ;
Le phénomène de la malédiction des ressources a longtemps privé les pays africains
de tous les avantages potentiels de l’extraction de leurs ressources.
Paix et sécurité
xliii.
xliv.
Les conflits armés asymétriques, y compris ceux liés au terrorisme, minent les pays
comme le Soudan, la République Démocratique du Congo, le Mali, le Mozambique, le
Burkina Faso et la zone dite des trois frontières ;
La question des changements anticonstitutionnels de gouvernement et les remous
socio-politiques dans plusieurs pays africains sont une source de préoccupation réelle
au vu de leurs effets très néfastes sur la promotion et protection des droits humains.
Situation des droits de l’homme dans le contexte de la pandémie de COVID-19
xlv.
Persistance et maintient dans certains pays des mesures de contrôle et de lutte contre
la pandémie de COVID-19, devenues obsolètes et superfétatoires, et occasionnant des
restrictions injustifiées aux droits humains.
RECOMMANDATIONS
32
56. Au vu de ce qui précède, la Commission formule les recommandations suivantes :
a) Aux États parties :
i.
ii.
iii.
iv.
v.
vi.
vii.
La Commission invite les États parties qui ne l’ont pas encore fait à signer, ratifier,
mettre en œuvre et intégrer dans leur législation nationale les divers instruments
de l’UA relatifs aux droits de l’homme, en particulier la Charte africaine des droits
de l’homme et des peuples, le Protocole de Maputo, la Convention de Kampala,
la Charte de la renaissance culturelle africaine, le Protocole à la Charte africaine
des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des personnes âgées en
Afrique, le Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples
relatif aux droits des personnes handicapées en Afrique ; la Charte africaine de la
démocratie, des élections et de la gouvernance ; le Protocole au Traité instituant
la Communauté économique africaine relatif à la libre circulation des personnes,
au droit de séjour et au droit d’établissement, le Protocole additionnel à la Charte
africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des citoyens à la
protection sociale et à la sécurité sociale ; la Charte africaine sur la jeunesse et la
Convention de l’OUA régissant les aspects propres aux problèmes des réfugiés en
Afrique ;
Les États qui ne l’ont pas encore fait, à adhérer au Protocole relatif à la Charte
africaine des droits de l’homme et des peuples portant création de la Cour
africaine des droits de l’homme et des peuples et à faire une déclaration au titre
de l’Article 34(6) du Protocole, permettant aux individus et aux ONG d’accéder à
la Cour ;Accélérer les mesures visant à ratifier, intégrer et mettre en œuvre les
instruments régionaux et internationaux pertinents, particulièrement la
Convention des Nations Unies pour la protection de toutes les personnes contre
les disparitions forcées et les Lignes directrices pour la protection de toutes les
personnes contre les disparitions forcées en Afrique
Mettre en œuvre les mesures applicables à la protection des personnes contre
les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, y compris des mesures
de prévention, d’enquête et de sensibilisation aux droits concernés ;
Appeler les États parties qui n’ont pas encore ratifié le Deuxième protocole
facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques,
visant à abolir la peine de mort, à accélérer le processus de ratification et à
harmoniser leur législation nationale en conséquence ;
Les États qui ne l’ont pas encore fait devraient ratifier l’OPCAT, et établir des
mécanismes nationaux de prévention pour surveiller les lieux de détention ;
Lever les réserves à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples et
au Protocole de Maputo pour les États parties qui ont émis de telles réserves afin
de permettre à leurs citoyens de jouir pleinement des droits prévus par ces deux
instruments de droits de l’homme ;
Soumettre leurs Rapports périodiques conformément à l’Article 62 de la Charte
africaine, à l’Article 26 du Protocole de Maputo et à l’Article 14(4) de la Convention
33
viii.
ix.
x.
xi.
xii.
xiii.
xiv.
xv.
xvi.
xvii.
xviii.
xix.
xx.
de Kampala, conformément aux Lignes directrices relatives à l’établissement des
Rapports ;
Autoriser les missions de promotion de la Commission conformément à l’Article
45 de la Charte africaine ;
Interagir avec la Commission en répondant à ses correspondances de façon
prompte à travers des points focaux institutionnalisés qui ont l’expertise de la
collaboration avec la Commission ;
Mettre en œuvre les recommandations et les décisions de la Commission, en
particulier dans les rapports de mission de promotion et de protection, les
observations conclusives, les appels urgents, les résolutions et les
communications ; et informer la Commission des mesures prises pour mettre en
œuvre ces recommandations et décisions ;
Procéder aux réformes constitutionnelles approfondies nécessaires pour éviter
les changements anticonstitutionnels de gouvernement et promouvoir et protéger
les droits de l’homme, afin de rétablir l’ordre constitutionnel ;
Collaborer avec les différentes parties prenantes afin de renforcer les
mécanismes d’alerte rapide en cas de conflit potentiel et exhorter les États à
veiller à ce que le mécanisme démocratique reste un facteur crucial pour faire
face à ce phénomène par une réponse rapide en conséquence ;
Le Mozambique devrait prendre les mesures nécessaires pour lutter contre les
brutalités policières et les violations des droits de l’homme ;
La Guinée-Bissau devrait renforcer ses efforts pour protéger les groupes
vulnérables comme les personnes âgées ;
Mettre fin sans conditions aux conflits armés qui minent les pays comme le
Soudan, la République Démocratique du Congo, le Mali, le Burkina Faso et la zone
dite des trois frontières au Sahel ;
Les gouvernements du Mozambique et du Soudan doivent se rappeler de leurs
obligations en vertu du Protocole de Maputo et du droit international humanitaire
et à veiller à ce que les droits des femmes soient protégés pendant le conflit ;
Les gouvernements du Mozambique et du Soudan doivent mener une enquête
approfondie sur les cas signalés et à traduire en justice les auteurs de ces crimes,
une manière de dissuader d’autres auteurs potentiels ;
La République de Tunisie devrait prendre des initiatives décisives contre toute
forme de discrimination raciale et de violence raciale dirigée contre les Africains
noirs ;
La République de Tunisie devrait accorder un accès humanitaire et des services
de santé essentiels aux personnes dans le besoin tout en garantissant l’accès à
la nourriture et à l’eau aux migrants expulsés, en particulier aux femmes et aux
enfants vulnérables ;
La République de Tunisie devrait enquêter sur les personnes soupçonnées d’avoir
commis des actes criminels, y compris des agressions sexuelles sur des migrants,
des réfugiés et des demandeurs d’asile d’Afrique noire, et les traduire en justice ;
34
xxi.
xxii.
xxiii.
xxiv.
xxv.
xxvi.
xxvii.
xxviii.
xxix.
xxx.
xxxi.
xxxii.
S’assurer que les lois ne restreignent pas indûment l’accès à l’information pour
des raisons de sécurité nationale ou tout motif injustifié et qu’elles sont en
harmonie avec les principes énoncés à l’article 9 de la Charte africaine et guidées
par la Loi type sur l’accès à l’information en Afrique ;
Prendre des mesures pour prévenir les agressions contre les journalistes et autres
professionnels des médias, aussi bien en ligne qu’hors ligne ;
S’abstenir de collecter, de stocker, d’analyser ou de partager les communications
d’une personne, sans discernement et de manière aléatoire et veiller à ce que
toute loi autorisant une surveillance ciblée des communications fournisse des
garanties adéquates en termes de respect du droit à la vie privée ;
S’assurer que les rapports périodiques d’État, soumis conformément à l’article 62
de la Charte africaine fournissent suffisamment d’informations sur les mesures
adoptées pour donner effet à l’article 9, conformément aux orientations définies,
en matière d'orientation, dans la Déclaration de principes sur la liberté
d’expression et l’accès à l’information en Afrique (2019) ;
Veiller à ce que toutes les lois et réglementations concernant le journalisme, les
médias et la liberté d’expression soient conformes aux orientations fournies dans
la Déclaration ;
Les États membres sont exhortées à soutenir le PPA en partageant ces
informations avec les ministères de la Santé et les comités nationaux de santé au
niveau national, pendant que nous mobilisons des ressources pour déployer la
première phase du PPA et la deuxième phase sur la numérisation ;
Plaider pour la protection des droits de l’homme, en particulier pour les
populations clés, dans le contexte du VIH/SIDA. Il s’agit de suivre des violations
des droits de l’homme liées au VIH/SIDA et d’en rendre compte ;
Mener des campagnes de sensibilisation et d’éducation pour réduire la
stigmatisation et la discrimination associées au VIH. Promouvoir une éducation
sexuelle complète et des outils de prévention du VIH, tels que la PREP (prophylaxie
préexposition), parmi les populations à risque ;
Prendre des mesures législatives et autres pour la pleine réalisation des droits
économiques, sociaux et culturels, conformément à la Charte africaine, aux
Principes et directives relatifs aux droits économiques, sociaux et culturels, aux
Directives sur le droit à l’eau en Afrique et aux autres normes régionales et
internationales relatives aux droits de l’homme, à tout moment, y compris en
période de crise multidimensionnelles ;
Réformer les systèmes de santé et assurer l’accès aux soins de santé, y compris
à des installations et services de santé adéquats et efficaces pour tous ;
Prendre des mesures et mettre en place l’accès à l’eau, à l’assainissement et à
d’autres besoins fondamentaux en matière de soins de santé, comme conditions
nécessaires pour préserver la santé et la vie du public ;
Mettre en place des politiques publiques de logements pour les populations
vulnérables et celles victimes de déguerpissement ou de catastrophes naturelles ;
35
xxxiii.
xxxiv.
xxxv.
xxxvi.
xxxvii.
xxxviii.
xxxix.
xl.
xli.
xlii.
xliii.
xliv.
Prendre des mesures sur l’amélioration de la situation humanitaire générale en
Afrique ;
Œuvrer à faire des investissements et fournir des efforts accrus pour assurer
l’accès aux services essentiels et le soutien aux populations vulnérables et
marginalisées, notamment par le biais de programmes de protection sociale.
Les gouvernements et les parties prenantes devraient privilégier et mettre en
œuvre des politiques et programmes qui traitent des effets négatifs du
changement climatique, de la déforestation et d’autres défis environnementaux
sur les droits économiques, sociaux et culturels ;
S’assurer que la législation, les politiques et les pratiques administratives sont
conformes aux meilleures pratiques, aux normes internationales et aux Lignes
Directrices sur la liberté d'association et de réunion en Afrique ne portent pas
atteinte de manière injustifiée aux libertés d'association et de réunion ;
S’assurer que les projets de loi sur la protection et la responsabilité des
défenseurs des droits de l’homme soient conformes aux normes internationales
afin de créer un environnement juridique favorable à leur travail ;
S’abstenir d’adopter des mesures visant à restreindre l’espace civique et les
activités légitimes des défenseurs des droits de l’homme dans la promotion et la
protection des droits de l’homme ;
Prendre toutes les mesures idoines afin d’assurer que les défenseurs des droits
de l’homme mènent leurs activités dans des conditions exemptes de toutes
menaces pour leur intégrité physique et morale ;
Les États devraient mettre en place des mécanismes habilités à recevoir des
plaintes pour torture et autres mauvais traitements ;
Les États devraient ouvrir sans délai des enquêtes approfondies, indépendantes
et impartiales sur toutes les allégations de torture et autres mauvais traitements
et veiller à ce que les auteurs de ces actes soient tenus responsables et fassent
l'objet de sanctions appropriées reflétant la gravité des infractions, conformément
aux normes internationales et régionales pertinentes ;
Les États devraient respecter et protéger les droits des personnes ou des groupes
les plus exposés aux actes de torture et autres mauvais traitements, notamment
les personnes souffrant de handicaps intellectuels ou psychosociaux, les sansabris, les femmes et les enfants, les personnes atteintes d’albinisme, les
migrants, les réfugiés et les personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays,
et veiller à ce que les auteurs de ces actes en soient tenus responsables ;
S’approprier et mettre en œuvre les Principes directeurs africains relatifs aux
droits de l'homme de tous les migrants, les réfugiés et les demandeurs d’asile
S’approprier la Résolution CADHP/RES. 486 (EXT.OS/ XXXI1I) 2021 sur les
migrants et Réfugiés disparus en Afrique et les conséquences sur leurs familles
et CADHP/Res.565 (LXXVI) 2023 sur l'inclusion des réfugiés, des demandeurs
d'asile, des déplacés internes et des apatrides dans les systèmes socioéconomiques nationaux, les services et les opportunités économiques en Afrique
36
xlv.
xlvi.
xlvii.
xlviii.
xlix.
S’assurer que les réfugiés puissent jouir des droits économiques et sociaux et
certaines libertés dans le cadre des lois nationales ;
Respecter les principes des Conventions de Genève et de l’OUA qui prônent le
principe de non refoulement ;
Invite les États parties à adopter le projet de Protocole à la Charte africaine relatif
aux aspects spécifiques du droit à la nationalité et l'élimination des cas d'apatridie
en Afrique ;
Renforcer l’assistance donnée aux États recevant un nombre élevé de
demandeurs d’asile ou de réfugiés.
Mettre fin à la détention des migrants sur la base de leur statut migratoire.
b) Au COREP
l.
Travailler en étroite collaboration et suivre la mise en œuvre des mécanismes de
coordination et de collaboration entre la Commission, la Cour africaine et le
Comité africain d’experts sur les droits et le bien-être de l’enfant, en vue de
soutenir une meilleure exécution des mandats de ces Organes et de renforcer la
cohérence institutionnelle de l’Union, conformément à la Décision EX.CL/Dec.
1154(XL) ; et EX.CL/Dec.1108 (XXXVIII) du Conseil exécutif ;
li.
Mettre en route le processus de négociation d’une Convention de l’UA sur
l’élimination de la violence à l’égard des femmes et des filles, en vue de son
adoption par les Organes délibérants de l’UA.
c) À l’UA
lii.
liii.
liv.
lv.
lvi.
lvii.
Invite l’Union Africaine à prendre l’initiative et le lead de tous les processus de
résolution des conflits latents et actuels afin d’éviter d’éventuels graves et
massives violations des droits de l’homme ;
Prendre des mesures pour faciliter l’adoption par les États parties le projet de
Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif les
aspects spécifiques du droit à la nationalité et l’éradication de l’apatridie en
Afrique ;
Prendre les dispositions pour redynamiser le processus d’adoption du projet de
Protocole à la Charte africaine sur la Peine de mort en Afrique ;
Mettre en œuvre la Position commune africaine (ACP) sur l’efficacité humanitaire
adoptée en janvier 2016, lors du Sommet des Chefs d’État et de gouvernement
et, en particulier, la création de l’Agence humanitaire africaine ;
S’inscrire dans la perspective d’une gouvernance mondiale et régionale de la
migration, notamment par la mise en œuvre du Cadre de politique migratoire pour
l’Afrique et de son Plan d’action ;
Mettre en œuvre le cadre stratégique sur le changement climatique en gardant à
l’esprit une approche droits de l’homme ;
37
lviii.
Renforcer l’accompagnement aux États dans les processus électoraux afin de
consolider les systèmes démocratiques et prévenir les changements non
constitutionnels de pouvoir.
Recommandations relatives à la pandémie de COVID-19 :
Aux États parties et à la CUA :
lix.
lx.
XII.
Lever toutes les mesures de contrôle et de lutte contre la pandémie de COVID-19,
devenues obsolètes et superfétatoires ;
Assurer la veille permanente holistique pour être parés à éradiquer toute possible
résurgence de la pandémie COVID-19 ou menace similaire.
SITUATION ADMINISTRATIVE ET FINANCIERE DE LA COMMISSION
Effectifs
57. La Commission a recruté trois (3) interprètes-traducteurs de grade P4 dont une a
démissionné. Le recrutement et intégration pour huit (8) postes permanents est en
cours : Secrétaire Exécutif, Secrétaire Adjoint, Fonctionnaire des Finances et de
l’Administration, Interprète et Traducteur Français, Juriste Principal, Juriste,
Fonctionnaire Principal chargé des Relations Publiques et de l’Information et Secrétaire
Bilingue. Quatre de ces huit postes sont au stade de la nomination, tandis que les quatre
autres sont au stade des annonces et de la présélection. Les 12 autres membres du
personnel seront recrutés dès l’affectation des fonds.
58. Le niveau actuel de dotation en personnel permanent est de vingt-sept (27) postes
réguliers sur les quarante-sept (47) que compte la structure actuelle.
XIII.
MISE EN ŒUVRE DES DECISIONS DU CONSEIL EXECUTIF
a) Retraite conjointe du COREP et de la Commission
59. Suite à la Décision EX.CL/Dec.1045 (XXXIV) du Conseil exécutif demandant à la CADHP
« d’institutionnaliser une retraite conjointe annuelle du COREP et de la CADHP », la
Commission rapporte qu’elle est parvenue à programmer une retraite avec le Souscomité des structures du COREP pour présenter le problème de fonctionnement de la
CADHP. Cette activité est prévue pour se tenir à Dakar, au Sénégal, du 5 au 7 décembre
2023.
b) Construction du Siège de la Commission
60. Conformément aux Décisions : Ex.Dec.1045 (XXXIV) et EX.CL/Dec. 1080 (XXXVI)
demandant à la CUA de « s’efforcer conjointement avec la CADHP et le Gouvernement
gambien d’établir un Fonds spécial pour la mobilisation des ressources ainsi que pour
prendre d’autres mesures concrètes requises, y compris la pose de la première pierre,
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pour la construction du Siège permanent de la CADHP », la Commission rapporte qu’en
date du 20 octobre 2022, le titre de propriété du terrain ou sera construit le futur siège
de la Commission ont été remis à la Vice-Présidente de la Commission de l’Union
Africaine Dr Monique Nzanzabaganwa, lors de la cérémonie de pose de la première pierre
qui a eu lieu le même jour. La Commission rapporte également que pendant
l’intersession, à l’issue de plusieurs réunions avec les représentants du gouvernement
hôte, le Secrétariat s’était vu attribuer un bâtiment autonome à Fajara qui devait servir
de Bureau annexe en attendant la construction des bâtiments du siège. Cependant suite
à l’évaluation de l’équipe d’Addis Abeba mandaté à cet effet, il a été décidé de transférer
le Secrétariat sur l’Avenue Karaiba dans un bâtiment qui doit encore être rénové avant
que le Secrétariat puisse y être transféré.
c) Création d’un Conseil des nominations des promotions et du recrutement au niveau
des organes (APROB)
61. Conformément à la Décision EX.CL/DEC. 1097(XXXVII) d’octobre 2020, et aux
Procédures de recrutement de l’UA, la Commission rappelle que le Président de la CUA a
approuvé la demande de création d’un Conseil des nominations, des promotions et du
recrutement au niveau des organes (APROB), depuis décembre 2021. Ce Conseil
fonctionne parfaitement depuis lors et est déterminant dans les recrutements déjà
effectués et en cours.
d) Questions liées à la gouvernance de la Commission
62. Pendant l’intersession, conformément à la Décision Ex.CL/Dec.1126(XXXIX) du Conseil
exécutif formulée spécifiquement comme suit, « sur les questions spécifiques aux autres
organes de l’UA, la CADHP devrait présenter une soumission écrite au Sous-comité sur
la réforme des structures concernant les défis rencontrés sur la structure de
gouvernance de l’Organe et des recommandations qui pourraient aider à résoudre ces
défis. Le rapport devrait être déposé d’ici mai 2022 », le Secrétariat a soumis un projet
de soumission écrite au Bureau du Conseiller juridique et au Bureau de la Commission
pour contribution, avant qu’il ne soit finalisé et soumis à la décision des Organes
délibérants.
e) Révision de la structure de la Commission
63. Conformément à la Décision EX.CL. Dec.995 (XXX11) du Conseil exécutif relative à la
« révision de la structure du Secrétariat de la CADHP pour mieux aligner sa composition
et son organigramme sur le mandat qui lui a été confié et sur l’augmentation de son
travail au fil des ans”, la Commission indique que la structure actuelle de la CADHP a été
mise à jour et approuvée pour la dernière fois en 2009. Afin de s’assurer que la
Commission dispose de ressources humaines suffisantes pour l’aider à remplir son
mandat, la Commission utilise l’opportunité actuelle de la réforme élargie de la CUA pour
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proposer une structure stable qui répondrait aux besoins actuels et à ceux des 15
prochaines années en matière de ressources humaines. La structure proposée a été
examinée par la Direction des finances de la CUA, la Direction de la gestion des
ressources humaines de la CUA et le Bureau du conseiller juridique, qui ont apporté leur
contribution. La Commission a l’intention de présenter la proposition de nouvelle
structure au Sous-comité du COREP. L'approbation de la structure proposée permettra à
la Commission d’aligner son Secrétariat conformément à son mandat.
XIV.
Défis
64. La Commission continue de faire face à des multiples défis dans la mise en œuvre de
son mandat, ses défis sont liés tant au personnel qu’au financement des activités de la
Commission dont les sollicitations se font de plus en plus nombreuses.
XV.
Requêtes
65. Tout en se félicitant de la Décision EX.CL/DEC.1097(XXXVII) du Conseil exécutif, la
Commission demande au COREP de fournir des fonds suffisants à la CADHP afin de
faciliter le recrutement de ses postes vacants restants.
66. Elle sollicite également un budget additionnel pour une meilleure mise en œuvre de son
mandat, particulièrement pour l’organisation de sessions ordinaires publiques en
présentiel, qui sont capitales au travail de la Commission pour assurer le respect et la
protection effective des droits de l’homme sur le continent
XVI.
DATES DES78ÈME ET 79ÈME SESSIONS ORDINAIRES DE LA COMMISSION
67. La 78ème Session ordinaire aura lieu du 23 février au 8 mars 2024. La date de la 79 ème
Session ordinaire sera communiquée ultérieurement.
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