Rapports de Mission

Rapport de la mission de promotion des droits de l'homme en république de Cabo Verde 6 - 10 Juillet 2015

Fr-Rapport mission Cabo Verde. 6-10 July 2015.pdf
AFRICAN UNION UNION AFRICAINE UNIÃO AFRICANA Commission Africaine des Droits de African Commission on Human & Peoples’ Rights l’Homme& des Peuples No. 31 Bijilo Annex Lay-out, Kombo North District, Western Region, P. O. Box 673, Banjul, The Gambia Tel: (220) 441 05 05 /441 05 06, Fax: (220) 441 05 04 E-mail: au-banjul@africa-union.org; Web www.achpr.org RAPPORT DE LA MISSION DE PROMOTION DES DROITS DE L'HOMME EN RÉPUBLIQUE DE CABO VERDE 6 - 10 JUILLET 2015 Page 1 of 26
REMERCIEMENTS La Commission africaine des droits de l'homme et des peuples (la Commission) est reconnaissante au Gouvernement de la République de Cabo Verde pour avoir bien voulu accueillir la mission de promotion des droits humains entreprise du 6 au 10 juillet 2015. La Commission exprime sa sincère gratitude aux plus hautes autorités du pays pour toutes les facilités mises à la disposition de la délégation pour le bon déroulement de la mission. La Commission exprime également sa reconnaissance à Son Excellence Madame la Ministre de la Santé, Vice Premier Ministre et Premier Ministre par intérim ainsi qu’à tous les membres du Gouvernement pour les facilités mises à la disposition de la délégation lors de la mission. Enfin la Commission remercie Madame Maria Livramento Carvalho Directrice de Cabinet du Ministre de la Justice et Monsieur Emmanuel Duarte Directeur National du Protocole d’Etat et Monsieur pour leur rôle déterminant dans l'organisation des différentes réunions, ce qui a grandement contribué au succès de la mission. PREMIÈRE PARTIE I. INTRODUCTION 1. La Charte africaine des droits de l'homme et des peuples (la Charte africaine), adoptée le 21 Juin 1981 par l'Assemblée des Chefs d'Etat et de gouvernement à Nairobi, au Kenya, est entrée en vigueur le 21 Octobre 1986. L’article 30 établit la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples (la Commission) et en fait ainsi le principal organe de promotion des droits de l'homme de l'Union Page 2 of 26
africaine (UA). La République de Cabo Verde a adhéré à la Charte africaine le 31 mars 1986 et en a ratifié le 02 février 1987. 2. En vertu de l'article 45 de la Charte africaine, la Commission a pour mandat de promouvoir les droits humains et les libertés fondamentales consacrés par la Charte, d'assurer leur protection et le suivi de leur mise en œuvre, d'interpréter ses dispositions et de fournir des conseils juridiques à la demande de l'Assemblée des Chefs d'Etat et de gouvernement. En outre, la Commission est chargée de la collecte de documents, de la réalisation d'études et de recherches sur les problèmes africains dans le domaine des droits de l’homme et des peuples, en organisant des séminaires, des colloques et des conférences, en diffusant des informations, en encourageant les institutions nationales et locales traitant des droits de l’homme et des peuples et, le cas échéant, en donnant des conseils ou faisant des recommandations aux gouvernements. 3. C’est dans le cadre de la mise en œuvre du mandat de la promotion des droits humains que la délégation de la commission africaine composée de l’Honorable Reine Alapini-Gansou, Chef de délégation, Commissaire en Charge de la promotion des droits de l’homme en République de Cabo Verde et Rapporteure Spéciale sur la situation des défenseurs des droits de l’homme en Afrique, de l’Honorable Soyata Maiga, Rapporteure Spéciale sur les droits de la femme en Afrique, assisté par Monsieur Hubert GOULEYO, Juriste Principal au Secrétariat de la Commission a effectué une mission de promotion des droits de l'homme en République de Cabo Verde du 6 au 10 juillet 2015. 4. Au cours de la mission, la délégation de la Commission a recueilli des informations sur la situation des droits de l’homme relatifs aux droits de l'homme. La Commission a également saisi l’occasion pour sensibiliser tous les acteurs gouvernementaux et non gouvernementaux rencontrés sur son mandat et son fonctionnement Page 3 of 26
II. TERMES DE RÉFÉRENCE 5. Les objectifs de la mission étaient les suivants: ▪ Promouvoir la Charte africaine, Protocole à la Charte Africaine des droits de l'homme et des Peuples relatif aux droits de la Femme (protocole de Maputo) et tous les autres instruments juridiques régionaux et universels relatifs aux droits de l’homme ; ▪ Renforcer les relations entre la Commission et la République du Cap Vert dans le domaine de la promotion et de la protection des droits garantis par la Charte et les autres instruments juridiques nationaux, régionaux et universels pertinents ; ▪ Engager le dialogue avec le Gouvernement de la République du Cap Vert sur les lois, politiques et programmes pertinents ayant un lien avec le développement des droits de l'homme dans le pays ; ▪ Echanger sur les mesures législatives et autres prises pour donner plein effet aux dispositions de la Charte Africaine, du Protocole de Maputo et des autres instruments régulièrement ratifiés; ▪ Echanger les points de vue et partager les expériences avec le Gouvernement du Cap Vert ainsi que les autres acteurs travaillant dans le domaine des droits de l'homme dans le pays, sur les stratégies d'amélioration de la jouissance de ces droits; ▪ Recueillir toutes informations pertinentes sur la situation des droits des femmes et des enfants, et relever les bonnes pratiques, le cas échéant, les défis persistants ; ▪ Recueillir les informations sur la situation des personnes âgées, des personnes handicapées au Cap Vert; Page 4 of 26
▪ Evaluer le niveau de jouissance des droits économiques, sociaux et culturels des citoyens du Cap Vert les mesures prises par le gouvernement pour la mise en œuvre de ces droits; ▪ Recueillir les informations sur la situation des défenseurs des droits de l'homme en République du Cap Vert et engager les diverses parties prenantes à comprendre les problèmes, le cas échéant, qui entravent la jouissance effective de leurs droits de l'homme; ▪ Echanger des points de vue et recueillir des informations sur le secteur des industries extractives, et évaluer l’impact des industries extractives sur la vie des citoyens et sur l’environnement; ▪ Recueillir les informations relatives à la question du VIH SIDA et s’enquérir des mesures et politiques mises en place par le Gouvernement pour la prévention de cette pandémie ainsi que la protection des droits des personnes vivant avec le virus et les personnes à risque, vulnérables et affectées par la maladie; ▪ Rencontrer tous les acteurs impliqués dans le domaine des droits de l’homme en vue d’échanger entre autres, sur leurs programmes, leur appréciation de la situation des droits de l’homme dans le pays ainsi que sur les difficultés rencontrées dans l’exercice de leurs activités; ▪ Visiter les prisons et autres centres de détention afin de prendre connaissance des conditions de détention des personnes incarcérées III. CONTEXTE HISTORIQUE, GEOGRAPHIQUE ET INSTITUTIONNEL DE LA RÉPUBLIQUE DE CABO VERDE A. Contexte historique et situation géographique 6. Le Cap-Vert, officiellement depuis le 24 octobre 2013 le Cabo Verde, en forme longue la République de Cabo Verde, est un État insulaire d'Afrique de l'Ouest Page 5 of 26
composé d'un archipel de dix îles volcaniques. La République de Cabo Verde a accédé à l’indépendance le 5 juillet 1975. Situé dans l'océan Atlantique, à 570 kilomètres au large des côtes de la Mauritanie, de la Gambie et du Sénégal, il couvre une superficie d'environ 4 000 km2. L'archipel se divise en deux séries d'îles: au sud les îles de Sotavento (Brava, Fogo, Santiago et Maio) et au nord les îles de Barlavento (Boa Vista, Sal, São Nicolau, Santa Luzia, São Vicente et Santo Antão). Santiago comprend à elle seule plus de la moitié de la population du pays, dont la capitale Praia. Le pays compte une population de 540.000 habitants. B. Système politique 7. La République de Cabo Verde est une démocratie représentative, ayant pour régime une république de type semi-présidentiel. La constitution, adoptée en 1980 et révisée en 1992, 1995 et 1999, définit les principes de base du gouvernement. 8. Le président est le chef de l'État et est élu par les citoyens pour un mandat d'une durée de cinq ans. 9. Le Premier ministre est à la tête du gouvernement et nomme les ministres et secrétaires d'État. Il est désigné par l'Assemblée nationale, avec approbation du président. 10. L'Assemblée nationale comprend au moins soixante-six et au plus soixante-douze députés, élus au suffrage universel à la proportionnelle pour cinq ans. 11. Deux partis dominent la vie politique capverdienne depuis l'indépendance: PAICV (ex-PAIGC) et le Mouvement pour la démocratie (MPD). Page 6 of 26 le
12. En raison de l'alternance régulière entre les partis depuis 1991 et de la liberté dont bénéficie la presse, le Cap-Vert est considéré comme l'un des pays les plus démocratiques au monde : il figure au 31ème rang de l'Indice de démocratie en 2014. 13. L'actuel président de la République de Cabo Verde est M. Jorge Carlos Fonseca, en fonction depuis le 9 septembre 2011 14. Le Gouvernement composé de 16 Ministres et 03 Secrétaires d’Etat. C. Situation économique 15. Suivant le FMI, le PIB en République de Cabo Verde, en parité d’achat de pouvoir d’achat en 2014 est de 2,1 milliard de dollars. Le PIB/habitant en 2013 était de 3908 dollars, en parité de pouvoir d’achat (The World Factbook, estimations). Alors l’e taux d’inflation est de 3,3% en 2013, le taux de croissance gradue de 1,2% en 2012 ; 0,5% en 2013 ; 1% en 2014. En 2014, le déficit est de 8% du PIB (2014). Le taux de chômage est de 16,8% suivant les données de 2013 et touche près de 32% des jeunes). La Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB en 2013 est la suivante: - Agriculture : 9,3 % ; - Industrie : 18,8 % ; - Autres services : 71,9 % 16. Malgré l’étroitesse de son marché et sa dépendance de l’extérieur, la République de Cabo Verde a su s’imposer comme l’un des pays les plus dynamiques de la région voire un modèle pour l’ensemble de l’Afrique : croissance annuelle moyenne de près de 7% au début des années 2000, bonne gouvernance et faible niveau de corruption, PIB par habitant trois fois plus élevé que la moyenne d’Afrique subsaharienne, troisième indice de développement humain en Afrique après les Seychelles et Page 7 of 26
Maurice. Cet essor a néanmoins été fortement obéré par la crise économique et les difficultés persistantes des principaux partenaires européens du pays (en particulier Portugal et Espagne). D. Contexte social 17. La République de Cabo Verde a atteint une population de 540 000 habitants en 2015 avec une densité moyenne de 133 habitant/km² (suivant les données de 2013). Il est à relever que cette densité varie suivant les villes et peut atteindre 300 habitant/ km² (cas de Santiago). En 2013, la Banque Mondiale a retenu le seuil de 75ans comme espérance de vie sur l’archipel. Le taux d’alphabétisation est de 85% et, la population est majoritairement catholique avec un taux de 92%. On y retrouve 7% de protestants. Seul 1% est musulman. En 2014, la Banque Mondiale a classé le pays 122ème sur 189. E. Cadre juridique pour la promotion et la protection des droits de l'homme • Charte africaine des droits de l’homme et des Peuples ; • Protocole de Maputo ; • Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant ; • Convention de l’OUA régissant les aspects propres aux propres de réfugiés en Afrique; • Pacte International relatif aux droits civils et politiques ; • Pacte International relatif aux droits économiques, sociaux et culturels ; • Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard de la femme ; • Convention contre la torture et autres peines inhumaines, cruels et dégradantes ; • Convention sur l’élimination de la discrimination raciale ; Page 8 of 26
• Convention relative aux droits de l’enfant et les protocoles facultatifs relatifs à l’implication d’enfants dans les conflits armés, la vente d’enfant, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène les enfants ; • Convention contre la criminalité transnationale organisée et le protocole additionnel y relatif visant à prévenir et à punir la traite des personnes, en particuliers des femmes et des enfants Instruments juridiques universels internationaux • Pacte international relatif aux droits civils et politiques; • Protocole facultatif au Pacte international relatif aux droits civils et politiques; • Deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, visant à abolir la peine de mort; • Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels; • Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale ; • Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes; • Protocole facultatif à la Convention sur l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes; avec l'acceptation de la procédure d'enquête prévue par l'article 8 du Protocole facultatif à la Convention; • Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants; avec l'acceptation de la procédure d'enquête prévue par l'article 20 de la Convention; ainsi que l'acceptation de plaintes individuelles en vertu de l'article 22 de la Convention; • Convention relative aux droits de l'enfant; • Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l'enfant concernant la participation des enfants à des les conflits armés; Page 9 of 26
• Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l'enfant concernant la vente d’enfants, la prostitution des enfants et la pornographie impliquant des enfants; • Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille; et • Convention relative aux droits des personnes handicapées. • Statut de Rome; • Conventions de Genève de 1949 et les deux premiers Protocoles additionnels; Page 10 of 26
DEUXIÈME PARTIE I. DEROULEMENT DE LA MISSION 18. La délégation a rencontré, pour l’essentiel, quelques autorités nationales, les organisations non gouvernementales et le système des Nations Unies. La délégation a également visité la prison et quelques services spécialisés ; une conférence de presse a été organisée en fin de la mission. II. REUNIONS TENUES AVEC LES AUTORITES MINISTERIELLES 1. Rencontre avec le Ministre de la justice 19. Au cours de cette rencontre, l'Honorable Commissaire Reine Alapini-Gansou a exprimé au nom de la délégation et de l'ensemble de la Commission les remerciements au Cabo Verde pour avoir accepté de recevoir la mission. Il a également pour les dispositions logistiques mises en place pour assurer le bon se déroulement des activités. La commissaire a également présenté la Commission et ses travaux au ministre et aux autres responsables présents à la réunion. 20. L’Honorable commissaire Me Reine Alapini-Gansou a soulevé ensuite des questions concernant, entre autres, les rapports en retard, la nécessité de ratifier le Protocole à la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples portant création d'une Cour africaine des droits et 'homme et des peuples (Protocole de la Cour) ainsi que la nécessité pour le pays d’assister et d’être représenté aux sessions de la Commission. Page 11 of 26
statutaires de la Commission. Il faut rappeler le Cabo Verde est en retard de 12 Rapports. 21. L’Honorable Commissaire Me Soyata Maiga après avoir fait une présentation sur les mécanismes subsidiaires de la Commission, a informé que les missions de promotion de la Commission sont un cadre de dialogue avec les Etats parties et qu’au cours de cette mission, la délégation s’informera de la situation des droits de l’homme dans le pays, les défis et les perspectives en la matière ainsi que les bonnes pratiques au niveau de Cabo Verde. 22. Prenant la parole, le Ministre de la justice a remercié la Commission pour l’initiative de la visite. Il a ensuite fait une brève présentation de l’organisation et de l’administration de la justice au Cabo Verde. 23. Le Ministre de la justice a précisé que la Constitution et les autres lois de la République de Cabo Verde reconnaissent et protègent les libertés fondamentales individuelles et collectives de manière non équivoque, telles que : le droit à la liberté, les conditions d’arrestation et de détention provisoire, le principe de la légalité des délits et des peines, la présomption d’innocence, les garanties de l’audience (contradictoire, publique et droit de la défense), les règles de « l’habeas corpus ». 24. Depuis l’indépendance, la République de Cabo Verde a ratifié les principaux instruments internationaux relatifs à la protection et la promotion des droits de l’homme. Le pays participe également de manière active à un programme de lutte contre le trafic de drogue et la criminalité organisée sous l’égide de la Commission européenne et des Nations unies (CAVE INTERCRIN programme). Page 12 of 26
25. Le Ministre a conclu son intervention en déplorant les retards accumulés par son pays sur les Rapports périodiques et qui se justifie par le manque d’information et d’interaction avec la Commission. Il a souligné que le Gouvernement fera de son mieux pour régulariser cette situation. Il a souhaité pleine réussite à la mission tout en réitérant sa disponibilité à recevoir les conclusions et recommandations. 26. La Commission a visité la Maison de droit de Praia, une initiative du Ministère de la justice en vue de la promotion et de la protection des droits de l’homme. Les Maisons de droit ont la charge d’informer les communautés sur l’accès à la justice. Elles offrent également l’assistance juridique et judiciaire aux citoyens qui en font la demande. 2. Rencontre avec la Commission nationale des droits de l’homme 27. Madame Zelinda Cohen, après le mot de bienvenue, a mentionné que le pays a fait des progrès remarquable en matière de promotion et de protection des droits de l’homme et de la citoyenneté (CNDHC), même s’il y a encore même s’il y a encore des défis à surmonter. 28. Selon la présidente de CNDHC, les principaux défis des droits humains dans l'archipel sont liés à la question sociale et économique, avec des disparités économiques et sociales que ne sont pas souhaitables mais elle a reconnu que le gouvernement a fait de grands efforts pour combler plusieurs secteurs sensibles et les défis liés au droit à l'eau, l'électricité, le logement, accès à l'éducation, et autres. 29. L’Honorable Commissaire Me Reine Alapini-Gansou a, dans son intervention, félicité la CNDHC pour ses réalisations et les progrès observés au Cabo Verde en matière de droits de l’homme. Elle a invité la CNDHC à collaborer avec la Commission africaine. Page 13 of 26
30. L’Honorable Commissaire Me Soyata Maiga a encouragé la CNDHC a continué à renforcer les acquis et progrès obtenus dans le domaine de la promotion des droits des femmes et des filles. Elle a invité la CNDHC à partager ses bonnes pratiques en matière de sensibilisation de la population et à inclure les instruments juridiques dans les actions de diffusion d’information auprès du public. 3. Rencontre avec la Ministre de l’éducation et des sports i. La Ministre de l’éducation et des sports a présenté à la délégation le système éducatif au Cabo Verde a informé la délégation que la République de Cabo Verde a adopté le programme éducation pour tous, conformement aux OMD et avec la collaboration avec UNESCO et autres partenaires clés intervenant dans le domaine. Le cadre institutionnel et politique mis en place par le Gouvernement a permis d’obtenir des résultats satisfaisants. L’enseignement primaire est gratuit. Dans l’ensemble du territoire les filles ont des meilleurs résultats. L’archipel compte 475 écoles primaires en 2015. Le taux d’alphabétisation totale est de 84,9% ; il est de 89,7% chez les hommes et de 80,3% chez les femmes. L’éducation devient, après l’indépendance, un moyen de construction nationale et de transformation du pays. Elle est aussi un moyen d’ascension sociale et d’amélioration des conditions de vie de la population. Les objectifs généraux du système éducatif traduits dans la Loi de base du système éducatif (LBSE) en 1990, et repris dans sa nouvelle version en 2010, sont : « la formation intégrale de l’individu dans une perspective universaliste, l’articulation étroite entre la formation et le travail, la préservation de l’identité nationale et l’élimination de l’analphabétisme » Le système éducatif est national et relève du ministère de l’Éducation et du sport. 4. Réunion avec la Ministre de la Santé 31. Au Ministère de la santé, La délégation s’est informée de santé au Cabo Verde. L’Honorable Commissaire Reine Alapini-Gansou a souhaité avoir d’informations spécifiques sur l’accès de la population aux soins et la prise en charge des groupes Page 14 of 26
spécifiques tels les handicapés, les PVVIH et la participation de la société civile aux politiques de santé. L’Honorable Commissaire Soyata Maiga a insisté sur la nécessité pour le Gouvernement de veiller à la santé de la reproduction conformément aux dispositions de la Charte africaine et du Protocole de Maputo. 32. La Ministère de santé a précisé que l’environnement institutionnel et légal en République de Cabo Verde est favorable aux exigences du droit des populations aux soins de santé. Elle a informé la délégation que les indicateurs de la santé maternelle et de la reproduction sont très satisfaisants. Au cours de l’année 2014, une seule femme est décédée des suites d’accouchement. Elle a précisé par exemple que les IVG sont légalisés et les accouchements et les soins de santé prénatale sont gratuits. De ce fait, les objectifs du millénaire pour le développement(OMD) en matière de santé maternelle sont atteints presque 100%. 33. S’agissant de la prise en charge des PVVIH, Madame Maria Cristina L.A Fontes Lima a précisé qu’aucun groupe spécifique ne souffre de discrimination. Plus de deux décennies après la découverte au Cap-Vert du premier cas du SIDA, l'archipel continue d'être un des pays d'Afrique ayant le plus bas taux de prévalence du VIH (0,8%). Contrairement à la tendance mondiale concernant l'augmentation de la prévalence chez les femmes, les hommes sont trois fois plus affectés que les femmes, le taux de prévalence chez les femmes étant de 0,4% et de 1,1% chez les hommes. Le milieu urbain présente une prévalence de 0,9%, et le milieu rural de 0,6%. La transmission mère-enfant est de 3%. Ces résultats sont obtenus grâce aux efforts conjugués et coordonnés du Gouvernement, de la société civile ainsi que d’autres acteurs et partenaires du secteur public et privé. 34. Les progrès réalisés en matière de couverture sanitaire, sociale, prévention et prise en charge des maladies, en général ne sont pas sans conséquence sur la politique au Page 15 of 26
Cabo Verde. Les indicateurs sociaux étant bons, l’aide publique internationale se rétrécit entrainant des nouveaux de financement du budget de l’Etat. 35. La délégation a abordé également avec Madame Maria Cristina L.A Fontes Lima, Premier Ministre par intérim, les questions relatives à la collaboration avec la Commission, particulièrement le retard accumulé pour la production des rapports périodiques, en vertu de l’article 62 de la Charte africaine et la situation des migrants. 36. En réponse, Madame la Premier Ministre que le Gouvernement a résolu la question des migrants à travers la mise en place d’une politique d’intégration socio- économique. Elle a assuré que le Gouvernement se penchera sur la question des retards accumulés dans la production des rapports périodiques en vue de se conformer à ses obligations vis-à-vis de la Charte africaine. 5. Rencontre avec la Ministre de l’Intérieur 37. La Ministre de l’Intérieur, Madame Marisa Helena Do Nascimento Morais, a informé la délégation que les instruments juridiques nationaux et internationaux sont intégrés de manière transversale dans la stratégie du pays. Le Ministère collabore avec les autres départements et programmes pour assurer le droit à la sécurité ; et ceci a une incidence significative au niveau en matière de collaboration avec la population, la formation et l’organisation de la police nationale en lien avec les droits humains, les questions spécifiques de genre et violence sexuelle, la proximité avec les jeunes. Les reformes de la police ont permis d’avoir des sections spécifiques en charge des questions de violence sexuelle dans les postes de Police. Des politiques importantes ont été mises en place pour favoriser l’accès des femmes aux emplois. Page 16 of 26
6. Visite à la Direction Nationale de la Police judiciaire. 38. L’objectif de la délégation de la Commission était de s’assurer que la Police Capverdienne a intégré les exigences de droits de l’homme dans son travail et qu’un module droit de l’homme est inclus dans les différents programmes de formation initiale et de renforcement de capacités de la Police ainsi que la question de représentation des femmes et la prise en compte de leurs problèmes spécifiques. 39. En réponse aux préoccupations de la Commission, l’équipe de la Direction nationale de la police a déclaré qu’il n’existe pas de politique spécifique pour les droits de l’homme dans la police. Toutefois, le cadre institutionnel et législatif global au Cabo Verde permet de prendre en compte la promotion et la protection des droits de l’homme ; les formations initiales et continues des Agents de la police intègre des thématiques de droits de l’homme en général, et plus spécifiquement les questions des violences sexuelles et la protection des mineurs. 40. Sur la représentation des femmes, le Directeur informe que le nombre actuel des femmes est faible non pas du fait de la discrimination mais de l’intérêt de ces dernières dans la carrière. La Direction de la police judiciaire travaille avec un réseau multidimensionnel dans le cadre de la politique globale de prévention et de réponse aux violences sexuelles dans le pays. 7. Rencontre avec la Coordonnatrice Résidente du Système des Nations Unies 41. Après la présentation de la Commission et sa collaboration au niveau global avec le système des Nations Unies, Madame Vanilde Furtado a informé que la République de Cabo a obtenu de très bons résultats en matière des objectifs du Millénaire pour le Développement et est devenue un pays à revenu intermédiaire. De grands progrès ont été réalisés dans les domaines de la promotion de la femme, de sa participation politique et économique. Les Nations Unies travaillent avec le Gouvernement sur la Page 17 of 26
transversalité du genre. Il existe actuellement dans le pays des bonnes pratiques en matière de genre qui pourraient être partagées avec d’autres pays africains. 42. Malgré les progrès réalisés, il existe encore de nombreux défis. La pauvreté été les inégalités sont des facteurs qui mettent à mal la politique du Gouvernement. Les Nations Unies continuent à travailler avec le Gouvernement pour renforcer le cadre institutionnel et politique. Pour ce faire, l’ONU- Femme développe un cadre de collaboration avec l’Assemblée nationale, les ONGs ainsi que d’autres acteurs. La Coordinateur Résidente a relevé que le pays vient d’institutionnaliser le Médiateur de la République, ce qui contribuera à favoriser les plaidoyers en matière de droits de l’homme. 8. Rencontre avec le Procureur général de la République 43. Au cours de cette réunion, le Procureur Général a informé la mission sur l’organisation de la police judiciaire, l’administration pénitentiaire et la formation du personnel. Il ressort de sa présentation les points : i. Selon la constitution : « La Justice est administrée au nom du peuple par les Tribunaux et par les organes non juridictionnels de résolution des conflits ». L’article 211° 1 prévoit l’indépendance des tribunaux et leur soumission à la Constitution et à la loi. Les audiences sont en principe publiques ; ii. L’article 214 de la Constitution précise les catégories de tribunaux : « En plus de la Cour Constitutionnelle, il y a les tribunaux suivants : le tribunal suprême de justice ; les tribunaux judiciaires de deuxièmes instance ; les tribunaux judiciaires de première instance ; la Cour des comptes ; le tribunal militaire et les tribunaux fiscaux et douaniers ». 44. Le Procureur général de la République assure la coordination de la police judiciaire et la diffusion des lois et autres cadres normatifs relatifs à l’administration pénitentiaire, donne des avis au Ministre de la justice et au Gouvernement, fait rapport sur l’exercice du Ministère public ; veille au respect du droit dans la mise en œuvre et l’encadrement de l’administration pénitentiaire. le ministre de la Justice, les Page 18 of 26
juges et les parlementaires participent au contrôle des conditions carcérales. La Commission nationale des droits de l’homme pourrait également assumer certaines fonctions de contrôle. Elle ne serait cependant jusqu'à présent jamais intervenue dans ce domaine. 9. Le Coordonnateur du cours de droit de l’Institut des Sciences Juridiques et Sociales 45. La délégation de la Commission a rencontré le Coordonnateur du Cours de droit de l’Institut des Sciences juridiques et Sociales. Au cours de cette rencontre, la délégation a présenté la Commission africaine et ses mécanismes. Après le briefing du Coordonnateur, la mission a relevé la nécessité de prendre en compte le système africain de promotion et de protection des droits de l’homme dans le programme de formation. 10. Rencontre avec l’Institut Capverdien de l’équité du genre(ICIEG) 46. Cette visite a permis de présenter la Commission, la Charte africaine et le Protocole de Maputo et ses différentes articulations. La délégation est également est informée des programmes et du travail de l’ICIEG. 47. En 1994, le Décret-Loi 1/94 établie l’Institut National de Condition Féminine, chargé de promouvoir l’égalité entre hommes et femmes dans tous les domaines de vie sociale, économique et politique. En 2006, l’Institut fut renommé Institut Capverdien pour l’Égalité et l’Équité des Sexes. Entre les objectives principales : la promotion d’échanges, de coopération et de concertation, à savoir les organisations de la société civile ainsi que la création de mesures politiques efficaces pour l’implémentation des dispositions législatives relatives á l’égalité des sexes. Dans la cadre du plan stratégique 2008-2018, ICIEG sur la budgétisation sensible au genre, la réhabilitation des victimes et auteurs des violences sexuelles, le renforcement des capacités des femmes, des communautés, du parlement et d’autres institutions nationales. L’action de l’ICIEG a permis d’obtenir des mesures législatives spécifiques aux femmes, la Page 19 of 26
réduction des inégalités, la création d’une structure spécifique au niveau de la police, le changement de comportement des communautés, etc. ICIEG fait face maintenant à des défis liés à l’insuffisance des ressources humaines et financières, étroitement liés au rétrécissement des financements publics. 11. Rencontre l’Association des femmes Juristes et autres ONGs 48. L’association des femmes juristes a relevé que les progrès observés, il y a encore du travail à faire en matière de promotion et de protection des droits de la femme. Elle a précisé que le niveau de participation des femmes au niveau du Gouvernement est bon mais il y a encore du travail à faire pour la participation au niveau de l’Assemblée nationale. Elle a relevé aussi qu’en dépit des politiques et programmes mis en œuvre, les violences sexuelles subsistent. Il y a des efforts à faire pour l’amélioration des conditions du travail des femmes en général. Il a été un besoin de formation axé sur les cadres juridiques spécifiques à la promotion et à la protection des femmes. 49. Les autres membres de la société civile ont présenté leur travail qui, pour l’essentiel, est axé sur la lutte contre les violences et les discriminations à l’égard de la femme, la réhabilitation des victimes de violences sexuelles, la protection et l’autonomisation des personnes handicapées, etc. Un accent particulier a été mis sur la situation des aveugles ; ces derniers ont de difficultés quant à l’accès au crédit. 50. Au cours de cette rencontre la délégation a sensibilisé les membres de la société civile sur l’importance de collaborer avec la Commission africaine. La mission a donné des informations sur la possibilité d’obtenir le statut d’Observateur auprès de la Commission, la participation aux sessions publiques ainsi qu’aux activités le forum des ONG et autres fora organisées en prélude ou en parallèle aux sessions de la Commission. Page 20 of 26
12. Visite à la prison centrale de Praia 51. La délégation de la Commission a visité la prison centrale de Praia et a fait des observations suivantes : i. Les conditions de détention sont, de manière générale, conformes aux normes internationales; les détenus sont séparés en fonction par catégorie, sexe et âge. ii. et au cours de l'année, le gouvernement a continué d'autoriser des visites par des observateurs indépendants des droits humains. iii. Les prisonniers avaient accès à l'eau potable et autres denrées alimentaires. L’éclairage et les soins médicaux sont adéquats ; iv. Données sur la population carcérale Population carcérale totale 1 434 29.6% Les prévenus / détention provisoire (par rapport à la population carcérale) Pourcentage des femmes 4% Nombre d’établissements 5 Capacité du système carcéral 1176 Taux d’occupation basée sur la capacité 121.9% officielle 54. La délégation a relevé la nécessité de rénover les anciennes infrastructures pour une meilleure conformité aux normes. En outre, il est relevé que le système pénitentiaire fait face à un risque de surpopulation. Conférence de presse 52. La délégation de la Commission a tenu une conférence de presse à la fin de sa mission pour partager avec le public les premières conclusions de la mission de promotion. Page 21 of 26
TROISIÈME PARTIE OBSERVATIONS ET RECOMMANDATIONS I- LES OBSERVATIONS DE LA COMMISSION 1- Aspects positifs 53. La délégation de la Commission note avec satisfaction les programmes, activités et stratégies mises en place pour la promotion et la protection des droits de l’homme dans le pays. La délégation félicite le gouvernement de Cabo Verde pour sa volonté politique et ses efforts pour promouvoir et protéger les droits de l'homme du peuple qui sont traduits par l'adoption de plusieurs mesures législatives et institutionnelles et la création d'organes de mise en œuvre des politiques pertinentes, plans et programmes avec un impact positif sur les droits garantis par la Charte africaine et d'autres instruments régionaux et internationaux des droits de l’homme. 54. Il a été observé des progrès importants en matière de promotion des droits de la femme ; les indicateurs sont particulièrement encourageant dans les domaines de la santé maternelle, de la participation à la vie publique, l’accès à l’éducation ainsi l’égalité entre les sexes. Les programmes de prise en charge des victimes de violence sexuelles permettent une prise en charge holistique ; il est important de relever ici que l’initiative de réhabilitation des auteurs constitue un exemple à partager. 55. L’accès à la justice est garanti à tous les citoyens sans aucune forme de discrimination. Le Gouvernement a mis en place des politiques et institutions pour favoriser la jouissance de ce droit. La Constitution garantit une justice indépendante du point de vue fonctionnelle et structurelle. 56. Il ressort des entretiens avec les différents les libertés d’expression, de réunion et d’association consacrées par la Constitution sont respectées dans la pratique. L’accès Page 22 of 26
aux médias est garanti à tous les citoyens et les partis politiques ont un accès équitable aux médias publiques et privées pendant les processus électoraux. 57. Sur les questions relatives aux migrants, réfugiés et demandeurs d’asile le généralement respecté les droits de ces catégories dans la pratique. Le gouvernement a coopéré avec le Bureau du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés et d'autres organisations humanitaires pour aider les réfugiés et les demandeurs d'asile. Un programme d’accompagnement et d’insertion sociale est mis en place et a permis d’assurer une meilleure protection des réfugiés, migrants et demandeurs d’asile. En pratique, le gouvernement a fourni une protection contre l'expulsion ou le retour des réfugiés vers des pays où leur vie ou leur liberté serait menacée en raison de leur race, religion, nationalité, appartenance à un groupe social particulier ou opinion politique. 58. L’enseignement de base est gratuit et obligatoire ; cette politique permet de garantir une meilleure protection des enfants. 59. Le Gouvernement a mis en place des mesures visant à lutter contre l’impunité et les mauvais traitements au sein des prisons. 60. La République de Cabo Verde a ratifié la plus part des instruments et régionaux et a pris des mesures législatives appropriées pour leur implémentation. 2- Domaines de préoccupation 61. La République de Cabo Verde n’observe pas son obligation de produire des Rapports périodiques à la Commission africaine, conformement à l’article 62 de la Charte africaine. Page 23 of 26
62. L’accès au logement demeure une préoccupation pour large partie de la population ; cette situation est particulièrement est inquiétante pour les femmes. 63. L’accès à l’enseignement supérieur demeure une préoccupation pour les populations pauvres. 64. Les lenteurs judiciaires contribuent à l’exposition de la population carcérale. 65. Il a été observé que malgré les résultats obtenus par la Commission nationale des droits de l’homme et de la citoyenneté, il est judicieux de que le Gouvernement accorde davantage d’indépendance et de moyens à cette structure. II. RECOMMANDATIONS 66. Suite à la mission et en tenant compte des défis identifiés, la Commission formule les recommandations suivantes: AU GOUVERNEMENT ▪ Veiller au respect des obligations découlant de la Charte, notamment l’obligation de produire un Rapport tous les deux ans à la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples; ▪ Mettre en place des mesures spécifiques en vue de juguler les lenteurs du système judiciaire et de veiller à limiter les risques de surpopulation dans les établissements de détention conforment aux standards internationaux ; ▪ Renforcer la capacité des agents de police en matière de droits humains, et insister sur le recrutement qualitatif des femmes au sein des forces de police; ▪ Continuer à augmenter la participation des femmes dans les processus de prise de décision; Page 24 of 26
▪ Poursuivre la mise en œuvre des régimes sociaux et autres visant à assurer une protection spéciale aux femmes. ▪ Compléter les services pénitentiaires avec un programme de réhabilitation complet qui permet à d'anciens prisonniers de réintégrer la société et d’y apporter leur contribution au développement national; A LA COMMISSION NATIONALE DES DROITS DE L'HOMME ET DE LA CITOYENNETE ▪ Assurer que la CNDHC soit une institution indépendante et autonome avec un mandat spécifique selon les normes internationales; ▪ Améliorer l'efficacité de la CNDHC en lui allouant un budget de fonctionnement adéquat, et ▪ Renforcer les capacités humaines, techniques et financières de la CNDHC pour qu’elle puisse mettre en œuvre efficacement son mandat. ▪ Contribuer à la vulgarisation des instruments régionaux et internationaux des droits humains par le biais de programmes de formation et de sensibilisation; ▪ Soutenir les efforts du gouvernement et d'autres intervenants afin d'aligner l'INDH avec les normes internationales, à savoir les Principes de Paris; et ▪ Demande le statut d'affilié auprès de la Commission. AUX ORGANISATIONS DE LA SOCIÉTÉ CIVILE ▪ Collaborer avec les réseaux disponibles afin d'assurer la promotion et la protection des droits de l’homme. ▪ Augmenter le niveau d'information et de partage d'expérience à travers la création de réseaux thématiques; ▪ Contribuer à la vulgarisation des instruments de promotion et de protection des droits de l’homme par la sensibilisation, l'information et la formation des citoyens, et Page 25 of 26
▪ Prendre les mesures nécessaires pour obtenir le statut d'observateur auprès de la Commission africaine. ▪ Partager les bonnes pratiques en matière du genre et de l’égalité. AU SYSTEME DES NATIONS UNIES ▪ Organiser des ateliers de formation pour les parties prenantes du secteur public et les organisations de la société civile sur les instruments régionaux et internationaux des droits humains; ▪ Continuer à soutenir les efforts déployés par le gouvernement pour promouvoir les droits de l'homme et consolider la démocratie; ▪ Soutenir les activités de sensibilisation et les programmes de formation aux droits humains des ONG; ▪ Continuer à fournir au gouvernement des ressources financières, matérielles et techniques nécessaires dans le domaine de la promotion et de la protection des droits humains 67. En conclusion, nous appelons le gouvernement à prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre en œuvre les recommandations contenues dans le présent rapport. Page 26 of 26

Created 6 juil. 2026 · Edited 6 juil. 2026