Rapports d'activité de la Commission

6e Rapport d'activité de la CADHP

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Sixieme Rapport Annuel d' Activites de la Commission Africaine des Droits de I'HoJrnme et des Peuples 1992 - 1993
I. ORGANISATION DES TRAVAUX A. Periode couverte par Ie rapport 1. Le cinquieme rapport a ete adopte par la 28eme session de la Conference des Chefs d'Etat et de Gouvemement de l'OUA par sa resolution AHG/207 Res.(XXXVIII). Le present rapport, qui est Ie sixieme, porte sur les douzieme et treizieme sessions ordinaires tenues respectivement IiBanjul, Gambie du 12 au 21 octobre 1992 et du 29 mars au 7 avril 1993. B. Etat des ratifications 2. A la date de la 13eme Session Ordinaire de la Commission, 48 Etats membres avaient ratifie la Charte Africaine des Droits de 1'Homme ou y avaient adhere. Leur liste figure en Appendice I du present volume. C. Sessions et Ordres du jour 3. La Commission s'est reunie en deUx sessions ordinaires depuis que son 5e rapport d'activites a ete adopte. - La Douzieme Session Ordinaire s'est tenue a Banjul, en Gambie, du 12 au 21 octobre 1992. - La Treizieme Session Ordinaire s'est tenue IiBanjul, en Gambie, du 29 mars au 7 avril 1993. L' ordre du jour de chacune de ces sessions figure en Annexes I et II de ce rapport. D. Composition et participation 4. La composition de la Commission Africaine des Droits de I'Homme et des Peuples a connu un changement depuis Ie demier rapport. M. Mohammed Hatem Ben-Salem a ete elu par la 28eme Session Ordinaire de la Conference des Chefs d'Etat et de Gouvemement, Ie 1er juillet 1992, suite a la vacance de poste resultant du deces du Commissaire C.L.C. Mubanga-Chipoya. La liste des membres de la Commission figure Ii l' Annexe ill de ce rapport. 5. Presences aux sessions: Neuf Commissaires ont participe Iila douzieme session, Iisavoir: - M Alioune Blondin Beye - M. Ali M. Buhedma - M. Mohammed Ben Salem - Dr. Ibrahim Badawi EI-Sheikh - M. Robert H. Kisanga - M. Youssoupha Ndiaye - M. Sourahata B.S. Janm~h - Prof. U.O. Umozurike. - M. Isaac Nguema Monsieur Moleleki D. Mokama s'etait excuse. Monsieur Alexis Gabou etait absent.
A la treizieme session, 10 Commissaires etaient presents: M Alioune Blondin Beye - M. Ali M Buhedma - M. Moleleki D Mokama - Dr. Ibrahim Badawi EL-Sheikh - M. Robert H. Kisanga - M. Sourahata BS Janneh - Prof. V.O. Vmozurike - - M. Isaac Nguema - M. Alexis Gabou - M. Mohamed H. Ben Salem Monsieur Youssoupha Ndiaye s' est excuse. E. President et Vice-President de la Commission 6. MM. Ibrahim A. Badawi EI-Sheikh et Sourahata B.S. Janneh sont respectivement Presidentet Vice-Presidentde la Commission. F. Adoption du rapport d'activites 7. Le 7 avril 1993, la Commission a examine et adopte son sixjeme rapport annuel d' activites. II. ACTIVITES DE LA COMMISSION A. Examen des rapports periodiques 8. A sa Douzieme Session Ordinaire, la Commission a examine dans Ie cadre de l'article 62 de la Charte les rapports initiaux de la Gambie, du Senegal et du Zimbabwe ainsi que Ie deuxieme rapport penodique du Senegal. A sa treizh~me session, 1a Commission a examine les rapports initiaux du Nigeria et du Togo. Ces rapports sont des documents accessibles au public et sont disponibles au Secretariat de la Commission. La Commission a remercie les Gouvernements de ces Etats pour avoir soumis leurs rapports periodiques et envoye des representants pour les presenter, ce qui, aux yeux de la Commission, reflete leur desir de dialogue avec la Commission et temoigne de leur volonte de cooperation en vue de la mise en oeuvre de la Charte. 9. Les membres de la Commission ont fait des observations et pose des questions sur ces rapports et les representants des Etats concernes y ont repondu verbalement tout en indiquant que des informations supplementaires seront fournies a la Commission ulterieurement. 10. II y a lieu de noter qu'aux termes de l'article 62 de la Charte, Chaque Etat Partie s'engage a presenter tous les deux ans, a compter de la date d'entree en vigueur de la Charte, un rapport sur les mesures d'ordre legislatif ou autre, prises en vue de donner effet aux droits et libertes reconnus et garantis dans la Charte. A la date de la l3eme session de la Commission, seulement 1es 14 Etats suivants avaient soumis leurs rapports periodiques: Libye, Rwanda, Tunisie (geme session), Egypte, Tanzanie (11eme session), Gambie, Senegal, Zimbabwe (12eme Session), Togo, Nigeria (13eme session), Benin, Ghana, Cap Vert, Mozambique (a examiner prochainement). Cela signifie que 37 Etats membre de
I'OUA n'ont pas encore soumis leurs rapports (Annexe IV) (Voir Appendice II pour la liste complete). 11. La Conference des Chefs d'Etat et de Gouvernement, par sa resolution AHG/207 (XXXVIII), a notamment invite les Etats qui ne I'ont pas encore fait a soumettre leurs rapports periodiques Ie plus tot possible. Elle a demande aux Etats Parties de soumettre des rapports non seulement sur les autres mesures legislatives mais aussi sur les autres mesures prises en vue de donner effet a chaque droit et liberte reconnu et garanti par la Charte ainsi que sur les problemes rencontres dans cet exercice. La Conference a egalement encourage les Etats qui eprouvent des difficuItes dans la confection et la presentation de leurs rapports a faire appel a la Commission Ie plus tot possible pour qu'elle fournisse son assistance dans ce domaine soit au moyen de ressources propres soit d'autres moyens. B. Activites de Promotion i) Activites des membres de la Commission 12. Le President de la Commission a ete res:u en audience, Ie 20 octobre 1992, par Son Excellence Ie President Abdou Diouf, President en exercice de l'OUA en vue de l'informer des activites de la Commission. II a egalement eu des entretiens a plusieurs occasions, avec Ie Dr.~Salim Ahmed Salim, Secretaire General de l'OUA, au sujet des questions relatives a la Commission. 13. Le President et les membres de la Commission ont mene des activites de promotion dans un certain nombre de pays africains avec la cooperation des autorites de ce pays. L'objectif de ces visites est de faire connaitre la Charte et d'expliquer la travail de la Commission (voir liste de distribution des pays parCommissaire Annexe V). 14. En outre, des membres de la Commission ont donne des conferences,assiste a des seminaireset noue des contactsen Afriqueet ailleurs. ii) Programme d'activites 15. n est a rappeler que, a ses lOeme et 11eme sessions, la Commission a adopte un programme d'activites qui prevoit notamment l'etablissement d'un Centre de Documentation et d'Information, l'organisation de seminaires et ateliers et des COlifSde formation (voir Annexe VI). En ce qui conceme les seminaires, it est a relever specialement dans Ie cadre de ce Rapport ceux qui suivent: a) Seminaire organise par la Commission a Banjul, du 26 au 30 octobre 1992, en collaboration avec l'Institut Raoul Wallenberg (Suede) sur la mise en oeuvre de la Charte Africaine des Droits de I'Homme et des Peuples dans les systemes juridiques nationaux dont les conclusions et recommandations figurent a l' Annexe VII. b) Seminaire organise par la Commission Tunis, du 31 octobre au 1er Novembre 1992 en collaboration avec l'Union des Journalistes Amcainset 1'Association Tunisienne des Journalistes, sur Ie role des media africains dans la promotion des droits de l'homme (voir Annexe VIII). c) La Commission compte organiser a Harare (Zimbabwe) du 12 au 16 juillet 1993, un seminaire sur les Refugies et les.~rsonnes deplacees.
d) Lors de sa 13eme session, la Commission a decide d'organiser en collaboration avec l'Union des Avocats Arabes e~tautres organisations non-gouvemementales un seminaires sur Ie droit a un proces equitable avec reference speciale a l'assistance'Juridique. e) La Commission a decide d'organiser, en collaboration avec l'!nstitut Raoul Wallenberg deux seminaires sur la mise en oeuvre de la Charte avec reference speciale aux procedures relatives aux rapports periodiques. f) La Commission a decide en outre de prendre des contacts en vue de l'organisation d'un - seminaire sur Ie role des media africains dans la promotion et la protection des droits de l'homme ainsi qu'un autre seminaire sur Ie role des femmes dans Ie cadre de la Charte. iii) Droit au Developpement 16. Lors de ses 12eme et Berne sessions, la Commission a examine Ie droit au developpement a la lumiere de:la Charte. iv) Cooperation regionale et internationale 17. La Commission a participe a des activites relatives aux droits de l'homme aux plans regional et international et notamment a: a) La Conference regionale tenue a Tunis, du 2 au 6 novembre 1992, preparatoire a la Conference mondiale sur les droits de 1'homme. b) Le Congres mondial sur l'education aux droits de l'homme et la democratie organise par I'UNESCO a Montreal, Canada, du 8 au 12 mars, 1993. c) La Commission compte participer a la Conference mondiale sur 1es droits de l'homme prevue a Vienne, en juin 1993. Dans cette perspective, la Commission a transmis au Secretariat de la Conference les conclusions et recommandations de son seminaire, tenu a Banjul, sur la mise en oeuvre de la Charte dans les systemes juridiques nationaux. Le President de la Commission presentera egalement a cette Conference, a titre de contribution, les principales activites de 1aCommission. v) Publication 18. La Commission a public une brochure, en anglais et en franyais, sur la Commission. La brochure contient un resume des informations sur i'organisation et les fonctions de la Commission ainsi que la procedure des communications. Cette publication doit paraitre egalement bientot en arabe. C. Problemes Administratifs et financiers 19. A sa 13eme session, la Commission a decide d'attirer l'attention sur la situation alarmante de la Commission en ce qui concerne les problemes logistiques. 20. Depuis l'entree en vigueur de ia Charte et la mise sur pied de la Commission, celle-ci a souffert d'un manque de personnel chronique, de ressources et services necessaires a l'accomplissement effectif dc~ses fonctions. 11 n'y a pas de fonds au budget de la romm1~~ion !'I1l0ll~~ !'IllY !'Il'fiv'it~~ rip nrnmohon
21. Le retard considerable enregistre dans Ie traitement et la gestion des commumcatton: pourrait etre attribue au fait que la Commission s'occupe principalement de question: juridiques et c'est seulement recemment qu'unjuriste y a ete affecte. 22. Le Secretariat a un personnel aux effectifs squelettiques et ne dispose pas de moyen elementaires pour l' execution de certaines fonctions de base telles que la production de documents a temps. 23. Malgre ces lacunes administratives et fmancieres et les demandes repetees de 1 Commission, aucune mesure importante n'a ete prise pour remedier a cette situation. Al contraire, des coupes drastiques ont ete faites dans Ie budget operationnel de 1 Commission de I'ordre de 25% pour la seule annee 1993-1994. 24. A la Iumiere de ces developpements alarmants et consciente de la situation fmancier, desastreuse que traverse I'QUA, ainsi que des efforts faits par Ie Secretaire General d I'QUA pour soutenir laCommission, la Commission exprime l'espoir que la Conferenc des Chefs d'Etat et de Gouvernement apportera Ie soutien necessaire a I'execution de 1 noble tache qu'elle a confiee a la Commission sous son autorite directe. 25. Entre-temps, la Commission a enregistre avec gratitude les contributions volontaire qu'elles a re~ues du Centre des Nations Unies aux Droits de I'Homme, la Communaut Europeenne, les Gouvemements Suedois, Danois et Autrichien. D. Observateurs 26. Aux termes des articles 76 et 77 de son Reglement interieur, la Commission a accorde I statut d'observateur Ii des organisations non-gouvemementales dont la liste est disponibl au Secretariat. 27. Lors de ses 12eme et 13eme sessions, la Commission a entendu en seances publiques Ie representants de certaines de ces organisations sur certains points de l'ordre dujour. E. Activites de protection 28. A ses 12eme et 13eme sessions, la Commission a re~u 14 communications au titre d l'article 55 de la Charte emanant de sources autres que les Etats. A cet egard, ] Commission a pris des mesures selon les dispositions de la Charte et son Reglemel interieur. EIle a egalement assure Ie suivi de 41 communications anciennes. Le communications sont examinees a huis clos. 29. Conformement a l'article 59 de la Charte, les details de ces communications SO] mentionnes dans un document confidentiel. m. CONCLUSIONSET RECOMMANDATIONS A. Conclusions 30. La Commission Africaine se fondant sur la volonte politique de l'Afrique telle qu'elle : manifeste dans la Charte Africaine des Droits de 1'Homme et des Peuples a poursuivi i mission de promotion et protection des droits de I'homme et des peuples dans un esprit (
comprehension, de cooperation et de dialogue avec les Etats, les organisations intergouvemementales et non-gouvemementales. 31. La Commission a ete reconfortee par la Declaration adoptee Ie 1'1juillet 1990 par la Conference des Chefs d'Etat et de Gouvemement de l'OUA sur la situation politique et economique en Aftique et les changements fondamentaux qui se produisent dans Ie monde qui, entre autres choses, etablit un lien entre Ie processus de transformation et d'integration socio-economique avec la necessite de promouvoir la participation populaire et I'environnement politique comme garants du respect des droits de I'homme et de la primaute du droit. 32. La Commission Afticaine, en depit des probIe:mes financiers et administratifs qu'elle eprouve, continuera as' efforcer de realiser sa mission conformement a la Charte Africaine et au service de la cause des droits de l'homme en vue de la justice, de la paix, de la stabilite et du developpement en Afrique. B. Recommandations 33. La Commission sournet a l'examen et a l'adoption de la Conference des Chefs d'Etat et de Gouvemement Ie projet de resolution ci-apres: Projet de resolution sur la Commission Africaine des Droits de I'Homme et des Peuples La Conference de Chefs d'Etat et de Gouvemement de l'Organisation de l'Unite Afticaine, reunie en sa vingt-neuvieme Session au Caire, Egypte, du 28 au 30 juin 1993, Considerant Ie sixieme rapport annuel d'activites de la Commission Africaine des Droits de I'Homme et des Peuples presente par son President, Dr. Ibrahim A. BADAWI EL-SHEIKH conformement a l'article 54 de la Charte Africaine des Droits de I'Homme et des Peuples, Rappelant que la Charte de l'Organisation de l'Unite Afticaine proclame que la liberte, I' egalite, la justice et la dignite sont des objectifs essentieis pour la realisation des aspirations legitimes des peuples africains, Rappelant l'entree en vigueur de la Charte-Africaine des Droits de I'Homme et des Peuples, Ie 21 octobre 1986, et la Declaration sur la situation politique et economique en Afrique et les changements fondamentaux qui se produisent actuellement dans Ie monde, adoptee par la trente-sixieme session de la Conference des Chefs d'Etat et de Gouvemement enjuillet 1990, Convaincue de la necessite de foumir a la Commission Africaine des Droits de I'Homme et des Peuples les ressources humaines et materielles dont elle a besoin pour accomplir sa tache, Considerant que suivant I'Article 1 de la Charte Afticaine des Droits de I'Homme et des Peuples, les Etats Parties reconnaissent les droits, devoirs et libertes dans la Charte et s'engagent a adopter des mesures legislatives et autres pour les appliquer, Notant avec satisfaction que la Charte Africaine est Ie premier traite qui reconnalt Ie droit au developpement en tant que droit de I'homme,
A.LES ACTIVITES DE LA COMMISSION 1. SOULIGNE l'importance qu'il y a d'assurer Ie respect des Droits de l'Homme et des Peuples en vue d'assurer davantage la paix, la stabilite et Ie developpement en Afrique; 2. REAFFIRME que Ie droit au developpement est un droit inalienable en vertu duquel toute personne a Ie droit de participer et de contribuer au developpement economique,social, culturel et-politique et d'en beneficier; 3. ENCOURAGE fermement les activites de la Commission Africaine des Droits de 1'Homme et des Peuples destinees a promouvoir et a proteger les Droits de 1'Homme en Afrique, et en particulier celles de ses activites ayant pour but d'assister les Etats dans l'accomplissement de leur obligation d'assurer la promotion et Ie respect des Droits reconnus et garantis par la Charte; 4. RECOMMANDE que les Etats Parties de la Charte designent un fonctionnaire de haut rang en tant que point de contact dans les relations entre la Commission et 1,Etat, en vue de faciliter Ie suivi des recommandations de la Commission et des relations de celle-ci avec 1,Etat; 5. DEMANDE au Secretaire General d'examiner d'urgence les voies et moyens en vue de satisfaire les besoins de la Commission de fayon a lui permettre d'accomplir sa mission; B. RAPPORTS PERIODIQUES EN RETARD 1. EXPRIME ses felicitations aux Etats qui ont soumis leurs rapports periodiques, a savoir: Benin, Cap Vert, Gambie, Ghana, Egypte, Libye, Mozambique, Nigeria, Rwanda, Senegal, Tanzanie, Togo, Tunisie et Zimbabwe; 2. LANCE UN APPEL aux Etats qui n' ont pas encore soumis leurs rapports periodiques de Ie faire Ie plus tot possible; 3. INVITE les Etats Parties a faire rapport non seulement sur les mesures legislatives mais aussi sur d'autres mesures prises en vue de donner effet aux droits et libertes reconnus et garantis par la Charte et sur les autres problemes rencontres dans la mise en oeuvre de ces droits et libertes; 4. RECOMMANDE que les Etats, dans leurs rapports periodiques, donnent des informations sur la mise en oeuvre du droit au developpement; 5. ENCOURAGE les Etats Parties qui rencontrent des difficultes dans la confection et la soumission des rapports periodiques a faire Ie plus tot possible a la Commission pour qu'elle prete son assistance en ce domaine au moyen de ses ressources propres ou d'autres ressources. C. ACTIVITES DE PROMOTION 1. INVITE les Etats Parties a la Charte a faire figurerles droits et libertes reconnus et garantisdans la Chartedans le:urslegislationset pratiqueset a assurerles voiesde recours appropriees en cas de violation de ces droits; .
2. DEMANDE aux Etats Parties de mettre en application l'article 26 de la Charte prevoyant l'etablissement d'institutions nationales chargees de la promotion et de la protection des droits de l'homme et des peuples la ou elles n'existent pas et Ie renforcement de celles qui existent; , 3. DEMANDE en outre que les Etats assurent notamment que: a) les droits de l'hornrne sont inc1usdans tous les cycles d'enseignement et a tous les niveaux, ainsi que dans la formation du personnel charge de l' application de la loi. D. PUBLICATION DU SIXIEl'v.1ERAPPORT ANNUEL D'ACTIVITES PREND ACTE avec satisfaction du sixieme rapport annuel d'activites de la Commission Africaine des Droits de I'Homme et des Peuples et autorise sa publication.
Annexe I . Ordre du jour de la Douzieme Session Ordinaire (Banjul, Gambie, 12 . 21 octobre 1992) 1. Ceremonie d'ouverture 2. Prestation de serment du nouveau commissaire 3. Adoption de l' ordre du jour 4. Organisation des travaux a) Nomination du Rapporteur b) Horaires de travail c) Programme de travail 5. Observateurs: a) Examen des demandes de statut d'observateur b) Relations avec les observateurs 6. Examen des rapports periodiques 7. Activites de protection 8. Activites de promotion 9. Questions administratives et financieres a) Rapport annuel d'activites de la Commission presente au Sommet de l'OUA b) Rapport du Secretaire de la Commission 10. Methodes de travail de la Commission y compris Ie Reglement Interieur. 11. Rapports sur les activites de l'OUA interessant la Commission 12. Examen du Droit au Developpement 13. Date, lieu et ordre du jour de la 13eme session. 14. Questionsdiverses . 15. Adoption du rapport de la 12eme session 16. Communique fmal et Ceremonie de cloture AnnexeII . Ordre du jour de la Treizieme Session Ordinaire de la Commission (Banjul, Gambie, du 28 mars au 7 avril 1993) 1. Ceremonie d'ouverture 2. Adoption de l'ordre dujour 3. Organisation des travaux a) Designation du Rapporteur b) Horaires de travail c) Programme de travail
4. Observateurs: a) Examen des demande:sde statut d'observateur b) Rapports avec les observateurs 5. Examen des rapports periodiques 6. Activites de promotion 7. Questions administratives et financieres a) Rapport du President b) Rapport du Secretaire:de la Commission c) Etat de la mise en oeuvre des recommandations des sessions precedentes d) Proposition de budget: 1994 - 1995 8. Activites de protection 9. Methodes de travail de la Commission a) Examen des amendements au Reg1ementinterieur (renvoye it la prochaine session) 1. Le Droit au Developpement 2. Rapports sur les activites de 1"OUA interessant la Commission 3. World Conference on Human Rights 4. Date; lieu et ordre dujour de la 14eme session. 5. Questions diverses 6. Adoption du rapport de la 12eme session 7. Adoption du rapport de la 13eme session 8. Adoption du 6eme rapport d'activites de la Commission 9. Communique final et ceremonie de cloture. Annexe ill - Membres de la Commission Africaine des Droits de l'Homme et de~iPeuples 1. Dr. Ibrahim AUBadawi EL Sheikh 11, Khalil Ben Kalawoon Street El-Nozham, Heliopolis Cairo (Egypt) Tel. : (20-2) 24 25 387 (Home) Fax: (20-2) 72 55 71 2. Vice-President M. Sourahata Baboucat' Semega Janneh 15 Hagan Street PO Box 212 Banjul, The Gambia Tel. Office 220228174 Tel. Res. 220 495117 Telex 9962216 GV (NOVOTEL) 3. M. Isaac Nguema BP 962, Libreville/Gabon Tel. Office Tel. Res. Telex Fax President Membre 241 73 2420 241 732027 . 5255 GO 241 7(\ 0<) <)1
4. M. Alioune Blondin Beye BP 487 Cedex I Abidjan/Cote d'Ivoire Tel. office Tel Res. Fax. Telex Membre 225 22 28 33 225 44 32 86 225 20 49 49 1 22 13 17 (983) 22 203/23 263/23 717 5. Membre Mme. Vera Valentina De Melo Duarte Martins CP 117 Praia/Cap Vert Tel: : 23861 21 37 (Home) 23861 5809 (Office) Fax 2386145 19 MJ (PT) 6. M. Robert Habesh Kisanga Court of Appeal PO Box 9004 Dar-es-Salaam, Tanzania Tel. Office Telex Membre 25551 27843/26011 98941838 RCA TZ Membre 7. M. Emmanuel Victor 0 Dankwa Faculty of Lawl University of Ghana PO Box 70 Legon, Ghana 23321222621 Fax: 8. Membre M. Youssoupha Ndiaye Premier President de la Cour de Cassation Cour de Cassation, Ancien Musee Dynamique Dakar, Senegal 221223778/221816 Tel. Office 221227257 Tel. Res. Telex (906) 21776 MINAFET SG 9. M. Atsu Koffi Amega BP 212 Lome, Togo Tel: Office Telex Fax. 10. M. U Oji Umozurike Faculty of Law University of Calabar Calabar, Nigeria Tel. Office Res. Telex "F~y/Tp.l . Membre 22821 33 96 5239 22821 3974 Membrt: 23487224748/49 Ext. 9 87220543 65103 UNICAL, NG 23487220111/87220543
UK C/o Liaison Officer University of Calabar Lagos/Nigeria Tel. 11. 234 1 835 615 Membre M. Mohammed Hatem Ben Salem 1, rue de Naplouse Lamanouba, Tunisie 261 1 520270 Tel: Fax. 261 7509 11 (Tunis), Fax 33 1 43 80 67 71 (Paris) Secretaire de la Commission M. NGABISHEMA MUTSINZI PO Box 673 220392962 Tel. 220 390764 Fax. 996 2346 - OAU BJL GV Telex Banjul, The Gambia. Annexe IV - Liste des pays qui ont soumis leurs rapports periodiques C 1. Benin 2. C~pVert 3. Egypte . 4. Gambie 5. Ghana 6. Libye 7. ,Mozambique Annexe V 8. Nigeria 9. Rwanda 10. Senegal 11. Tanzanie 12. Togo 13. Tunisie 14. Zimbabwe - Repartition geol~raphique des Etats Parties entre les memb de la Commission pour les activites de promotion au 4/4/93 1. Dr. Ibrahim A. Badawi EI-Sheikh Comores Madagascar Seychelles Egypte Ile Maurice 2. .M. AUoune BlondiJi Beye Benin Gurnee Equatoriale Togo Sao Tome & Principe 3. M. AUMahmoud Buhedma Algerie Djibouti Libye R6publiqueArabeSaharaouiDemocratique M ::ilJrit:mie
4. M. Souharata BaboucaJrSemegaJanneh Gambie Liberia SierraLeone 5. M.llobertll.EJsanga Ethiopie Kenya Somalie Ouganda Mozambique Tanzanie Zambie 6. M. Moleleki D Mokama Botswana Swaziland Lesotho Zimbabwe Angola Namibie Malawi 7. M. Youssoupha Ndiaye Cap Vert Republique de Guinee Niger Guinee Bissau Senegal 8. Prof. Isaac Nguema Zaire Burkina Faso 9. Prof. U Oji Umozurike Nigeria Cameroun Ghana 10. M. Alexis Gabou Burundi Tchad 11. Congo Rwanda Republique Centrafricaine Gabon Prof. Mohammed II. Ben Salem Tunisie Cote d'Ivoire Soudan Mali Annexe VI - Commission Africaine des Droits de I'Homme et des Peupl Programme d'adivites 1992 -1996 INTRODUCTION Mandat de la Commission 1. La Commission Africaine des Droits de 1'Homme et des Peuples permanente definie a l'article: 45 de la Charte Africaine des Droits de 1 Peuples comme suit:
1. Promouvoir les droits de 1'homme et des peuples et notamment: (a) Rassembler de la documentation, faire des etudes et des recherches sur les problemes africains dans Ie domaine des droits 'de I'homme et des peuples, orga.niser des seminaires, des colloques et des conferences, diffuser des informations, encourager les organismes nationaux et locaux s'occupant des droits de l'homme et des peuples et, Ie cas echeant, donneI' des avis ou faire des recommandations aux gouvemements; (b) Formuler et elaborer, en vue de servir de base a l'adoption de textes h~gislatifs par les gouvemements africains, des principes et regles qui permettent de: resoudre les problemes juridiques relatifs a la jouissance des droits de I'homme et des peuples et des libertes fondamentales; (c) Cooperer avt~c les autres institutions africaines ou intemationales qui s'interessent ~lla promotion et a la protection des droits de l'homme et des peuples. 2. Assurer la protection des droits de l'homme et des peuples dans les conditions fixees par la presente Charte. 3; Interpreter toute disposition de la presente Charte a la demande d'un Etat Partie, d'une institution de l'OUA ou d'une Organisation africaine reconnue par l'OUA. 4. ExecuteI' toutes autres taches qui lui seront eventuellement confiees par la Conference des Chefs d'Etat et de Gouvemement. Programme d'action preliminaire: 2. En sa deuxieme session (Dakar, Senegal, 8-13 Fevrier 1988), la Commission a adopte un programme d'action preliminaire (voir annexe 1 du programme d'activites pour les annees 1992-1996). Adoption du programme d'activites (1992-1996) 3. En sa sixieme session (Banjul, Gambie, du 23 octobre au 3 novembre 1989), et sur proposition du Commissaire Dr. Ibrahim A Badawi El Sheikh, la Commission a decide d'elaborer un programme concret d'activites. Le Dr. Badawi a ete charge de prepareI' les termes de reference pour les consultants qui devraient prepareI' un rapport pour faciliter la tache de la Commission dans l'elaboration et adoption dudit programme. 4. En sa septieme session (Banjul, Gambie, 18 - 28 avril 1990), la Commissionadopta les termes de reference mentionnes ci-haut. II a ete egalement demande a MM Adama Dieng et Wolfgang Benedek de prepareI', en leur capacite de consultants, Ie rapport dont il est fait mention au paragraphe 3, sur la base desdites termes de reference. 5. Les consultants ont presenre leur rapport fmal a la Dixieme Session Ordinaire (Banjul, Gambie. 8-17 octobre 1991),
6. La Commission, en consideration dudit rapport et se fondant sur ses discussions for detai1lees, a adopte en sa neuvieme reunion du 6 mars 1992, de sa onzieme session (Tunis 2-9 mars 1992), son programme d'activites pour les annees 1992-1996. Les composants du programme d'activites 7. En adoptant son programme d'activites, la Commission a mis I'accent sur ce qui suit: (a) L'execution dudit programme d'activites est d'une importance capitale pour I' accomplissement des taches de la Commission. (b) Le financement du programme est de la responsabilite premiere de I'OUA. Toutefois, vu la gravite de la crise financiere de l'OUA, i1 fallait esperer que Ie programme serait soutenu par Ie biais de la cooperation internationale. 8. Le programme tel qu'adopt6 par la Commission contient les principales rubriques suivantes: (a) Creation d'un Centre d'Information et de Documentation; (b) Organisation des seminaires, ateliers et stages; (c) Activites de promotion par les Commissaires; (d) Traduction et diffusion des documents publics de la Commission, y compris les rapports periodiques. des Etat et proces verbaux pertinents; (e) Publication des rapports annuels de la Commission, de Ia Revue, du Bulletin, de la brochure et d'autres publications; (f) Convocation des groupes de travail pendant les intersessions; (g) Recrutement urgent du personnel essentiel a commencer par un juriste, un documentaliste, un fonctionnaire charge de l'administration et un traducteur. Principales demarches dans la mise en oeuvre du programme Creation d'un Centre d'Information et de Documentation 9. Les Commissaires Ndiaye let Janneh ont ete charges d'aider Ie Secretaire de la Commission a determiner les qualifications et conditions de service du personnel a recruter pour Ie Centre. Le Secretaire devait ensuite, avec diligence, proceder au recrutement d'un juriste, un documentaliste, un fonctionnaire charge de l'administration ~ et un traducteur. 10. Les Commissaires Ndiaye et Janneh ont egalement ete charges de superviser Ie processus de l'etablissement du Centre. Les decisions d'organisation de seminaires 11. En ses lOeme et lleme sessions, la Commission a decide d'organiser les seminaires suivants: (a) Comment Ia Charte A:&icainedes Droits de I'Homme et des Peuples a-t-elle et6 accueillie dans les systemes juridiques des Etats Parties a la Charte? (b) Les refugies a:&icainset les personnes deplacees a l'interieur de leur pays. (c) La participation populaire et l'education non-formelle.
(d) Le role de la femme dans la Charte Africaine concernant des problemes socioeconorniques specifiques (e) Le droit a un proces juste et it l'assistancejuridique (f) L'Afriquedu Sudpost-apartheid. . (g) Le role des medias africains dans la promotion et la protection des droits de I'homme La cooperation internationale 12. En adoptant son programmed'activites, Ia Commissiona pris acte avec gratitudede Ia disponibilite de plusieurs organisations internationales et regionales ainsi que de Gouvernements, en principe, a soutenir son programme. Conclusion 13. Depuis sa creation en 1987, la Commission s'est evertuee it entreprendre nombre d'activites pour l'accomplissc~ment de sa mission en depit d'un manque de ressources. L'adoption du programme d'activites (1992~1996) est utile pour, d'un cote, aider 1a Commission it planifier et executer ses activites, et de l'autre, aider les donateurs itjauger et soutenir cc;sactivites. 14. Le programme d'activites devait etre execute avec souplessede rnanierea permettreune adequation aux besoins et priorites des Africains dans Ie domaine des droits de 1'homme. I. Le Centre d'Information et de Documentation (CID) Le Centre d'Information et dl~ Documentation (CID) mettra it Ia disposition de Ia Commission Africaine l'infrastructure necessaire it la poursuite de ses activites dans Ie domaine de 1a promotion des droits de I'homme et des peuples en Afrique. Le Centre fera partie integrante du Secretariat mais jouira de l'autonomie necessaire pour I'accomplissement des taches suivantes: A. Documentation 1. La documentation de la Commission Africaine Les documents de la Commission Africaine et tout autre document pertinent de I'OUA sont catalogues et tenus en nombre suffisant pour satisfaire aux besoins de la Commission Africaine, les observateurs et Ie public. Pour faciliter leur saisine, ces documents sont catalogues, classifies et indexes sur une base de donnees informatisees. 2. Documents essentiels de la Commission Le Centre procede it Ia colleote d(~documents de base essentiels au travail de la Commission, portant sur les legislations sur leg droits de I'homme, Ie droit international, les Constitutions Africaines et les legislations et jurisprudences Africaines pertinentes, et les principales publications africaines et internationales sur les droits de I'homme. Le Centre a egalement la responsabilite de I'acquisition de documents et autres publications des Organisations Intergouvernementales et non-gouvernementales.
3. La litterature academique et de recherche Le Centre procede a la collecte de litterature academique et de recherche tout en ayant a l'esprit les activites complementaires des institutions tel que Ie Centre A"fricaind'Etudes sur la Democratie et les Droits de 1'Homme. B. Activites d'Information de la Commission Africaine Le Centre est charge de la diffusion d'information pour Ie compte de la Commission Africaine, notamment: 1. la Charte Africaine des Droits de I'Homme et des Peuples dans les differentes langues Africaines; 2. les documents publics de la Commission; 3. les publications de la Commission Africaine (enumerees en C ci-dessous). C. Publications de la Commission Le Centre est charge des publications de la Commission Africaine, notamment: 1. Le rapport annuel de la Commission; 2. Le bulletin de la Commi~sion, au moins deux fois par an; 3. La Revue de la Commission Africaine des Droits de 1'Homme et des Peuples, deux fois l'an; 4. Les proces-verbaux de la Commission; 5. Le rapport des seminaires, ateliers et autres activites de la Commission; 6. Les reuvres de reference sur la Charte Africaine et Ie travail de la Commission; 7. Les etudes de recherche effectuees par ou au nom de la Commission; 8. Les materiaux pedagogiques produits par ou au nom de la Commission. D. Traduction et distribution de documents Le Centre est charge de la traduction et de la distribution de documents au nom de la Commission Africaine, notamment la traduction et la distribution: 1. du rapport annuel de la Commission; 2. du rapport des Etats Parties a la Charte Africaine; 3. des proces-verbaux des sessions de la Commission Africaine, notamment les procesverbaux portant sur l'examen en public des rapports d'Etats Parties. E. Programme de recherche de la Commission Le Centre entreprendra des recherches pour Ie compte de la Commission sur des sujets relatifs a la Charte, specialement sur Ie contenu des droits et devoirs inscrits dans la Charte et sur les droits de l'homme en Afrique et en dehorsdu continent, notamment des etudes comparatives sur les regles et pratiques des autres instruments juridiques et institutions des droits de 1'homme en vue de determiner l'impact eventuel des "principes applicables" enonces dans les articles 60 et 61 de la Charte; Ie droit coutumier et les droits de l'homme en Afrique; les recherches en cours sur les droits de 1'homme et sur l' Afrique; Ie role et les problemes des ONG des droits de l'homme; les cultures Africaines et les droits de I'homme
et des peuples ainsi que d'autres themes relatifs aux priorites et besoins des d 1'homme en Afrique F. La structure du Centre d'Information et de Documentation (CID){ Le Centre sera structure et equipe de fayon Ii assurer l' accomplissement des taches I ainsi que toute autre tache que pourrait lui confier Ia Commission. La structure et 1 pourraient schematiquement se presenter comme suit: 1. Personnel - Fonctionnaire de 1'infOImation - Documentaliste - Juriste - Fonctionnaire d'administration Traducteur Dactylographe Stagiaire - 2. Equipement Les detailsserontprecisesulterieurement 3.Acquisition de documents Achat initial . Supplement annuel $ 50 000 $ 30 000 4. Publications (Impression) . Charte Africaine . Bulletin: 2 fois l' an . Revue: 2 fois I'an . Rapports annuels . Rapports speciaux $ 10000 $ 7 000 $ 19000 $ 6000 $ 6 000 5. Traductions $ 30000 6. Recherche $ 50 000 7. Affranchissement . Bulletin: 1 500 copies . Revue: 2.000 copies $ $ 3000 4000 8. Photocopies,fournitures etc.. $ 5000 . II. Conferences et ateliers sur h~sdroits de l'homme A-. Education aux droits de l'homme La Commission Africaine fournira de l'assistance dans les domaines suivants: i) Programme d'education aux droits de I'homme pour l'enseignement prin secondaire; ii) Courspour aduites; . 111) Cours nour 1'6ducation non-fbrmelle:
iv) Cours pratiques pour les fom:tionnaires gouvernementaux travaillant dans les ministeres de Ia Justice, de I'interieur, de la defense, de l'education, de !'information et des affaires sociales, pour les personnes ayant les responsabilites dans la protection des droits de l'homme, teis que Ies policiers, les gardiensde prisons et autres 'fonctionnaires, des groupes professionne1s tels que les juges, les avocats, les journalistes et militants des droits de I'homme. B. Seminaires et ateliers de promotion des droits de l'homme La Commission organisera une serie de seminaires et ateliers sur des sujets importants pour la protection et Ia promotion des droits de l'homme en Afuque. Ceux qui sont juges prioritaires seront organises en (:ollaboration avec d'autres organisations africaines ou nonafricaines. La liste qui suit est une illustration des sujets que la Commission considere comme prioritaires, sous reserve toutefois de possibles changements dus Ii de nouveaux developpements ou circonstances. C. Sujets deja retenus par la Commission a) Comment la Charte Africaine a ete revue dans les systemesjuridiques internes des Etats Parties? b) Refugies Africains et personnes deplacees; c) Participation populaire et edw~ationnon-formelle; d) Role des femmes dans la Charte Africaine par rapport a des problemes socioeconomiques specifiques; e) Le droit Iiun jugement equitable et a I' assistance juridique; f) Les droits de I'homme dans une Afrique du Sud post-apartheid; g) Le role de media afucains dans la promotion et la protection des droits de 1'homme. D. Autres sujets susceptibles d'~tre choisis pour des seminaires, ateliers et etude: a) La liberte d'expression, d'association et d'assembIee en Afrique contemporaine; b) Droits economiques, sociaux et culturels et Ie droit au developpement; c) La lutte contre la torture dans une perspective globale et regionale; d) Droits des enfants dans la Charte Africaine; e) La Charte Africaine et l'independance dujudiciaire; f) La Charte Africaine et les droits de 1'homme et des peuples; g) La Liberte de mouvement et Ie droit d'asile en Afuque; h) La Commission Africaine et les structures nationales pour la promotion et Ia protection des droits de l'homme et des peuples; i) La role d'institutions nationales (Ombudsman, Mediateurs, Commissions parlementaires, etc.. .) chargees de Ia protection et de la promotion des droits de I'homme et de Ia Charte Africaine; j) La presentation de rapports d'Etats dans une perspective comparative; k) La protection des ONG dans Ie domaine des droits de l'homme; 1) Les politiques d'ajustement structurel et leurs repercussions sur les droits de l'homme; m) Le role de Ia Commission AfJricainepar rapport Ii la democratie, la promotion nationale et la creation d'une culture des droits de I'homme; n) La solution pacifique de conflits ethniques et sociaux dans une perspective des droits de l'homme.
E. Stages ,; Les stages tels que mentionnes au A4, notamment: i) des stages sur les obligations de soumission de rapports dans la Charte Africaine (article 62); ii) des stages pour les officiers de police et autres groupes professionnels; iii) des stages sur la documentation dans Ie domaine des droits de l'homme en cooperation avec des organisations telles que Centre Africain d'Etudes sur la Democratie et les Droits de I'Homme, Human Rights Internet et HURIDOCS. F. Cont des seminaires et stage,s L'evaluation preliminaire du cout des seminaires et stages est comme suit: a) Cont par atelier - cout du voyage de 20 participants dont 15 venant des sous-regions it raison de US $ 800 en moyenne - Per diem (20 participants pour 5 jours US $100 en moyenne - 5 personnes-ressources it US $1.800 - Locaux - Xerox, documents, communications etc. - Personnel de Banjul (Administration) - Imprevus 10% - -< 2 seminaires par an 1992 - 1996 $ 16000 $ 10 000 $ 9 000 $ 1 000 $ 2 000 $ 2 000 $ 3 350 S 43 350 $ 86 700 b) Cout par seminaire -Billets d'avion pour 20 participants it US $ 1,400 -2 Consultants it US $ 1,000 - Per diem pour 20 participants pendant 5 jours a US $ 120 -Locaux ; - Xerox, documents, communications, etc. - Personnel et administration - Imprevus a 10% 2 stages par an 1992 - 1996 US $ $ 28 000 $ 2000 $ 14 000 $ 1 500 $ 2 500 $ 2000 $ 5000 $ 54 000 $ 108000 III. Activites de promotion par les Commissaires , Les Commissaires sont charges de promouvoir les droits de l'homme en Afrique. Les activites de promotion comprennent notamment des contacts avec les responsables, les medias et les ONG locaux ainsi que des conferences a faire et les seminaires et ateliers pertinents auxquels il faut assister. Les Commissaires menent ces alctivitesprincipalement dans les pays qui leur sont assignes selon la liste suivante:
1. Dr. Ibrahim A. Badawi EI-Sheikh Comores Egypte Seychelles Soudan Ile Maurice Tunisie Burundi 2. M. Alioune Blondin Beye Benin Mali Burkina Faso Togo Cote d'lvoire Gabon 3. M. Ali Mahmoud Buhedma Algerie Libye Mauritanie Djibouti Republique Arabe Saharaouie Democratique 4. M. Souharata Baboucar SemegaJanneh Gambie SierraLeone Liberia Tchad 5. M. Robert H. Kisanga Ethiopie Tanzanie Kenya Mozambique Somalie Zambie Ouganda 6. M. Moleleki D Mokama Botswana Swaziland Lesotho Zimbabwe Malawi Namibie Angola 7. M. Youssoupha Ndiaye Cap Veft Republique de Guinee Niger Guinee Bissau Senegal 8. Prof. Isaac Nguema Guinee Equatoriale Sao Tome et Principe Republique Centrafricaine 9. Zaire Congo Prof. U Oji Umozurike Nigeria Ghana Cameroun - Le cout estimatif de telles activites serait a peu pres US$ 6 000 pour chaque ComrnissaiI nar an x 11 = $ 66000.
Le Groupe de travail intersessions - Un groupe de travail intersessions compose de cinq commissaires se reunit pendant dnq jours de travailpar an ' - Le cout estimatifpreliminaire d'une telle reunion se chiffre comme suit: 1. Billets d'avions (5 x 2000) 2. Per diem des commissaires (5 x 5 x 130) 3. Location de salle de conferences, etc. 4.Interpretes a) Honoraires 6 x 300 x 6 Per diem 5 x 130 x 6 5. Traducteurs a) Honoraires 5 x 151,9 x 3 Per diem 5 x 130 x 3 6. Secretaire bilingue 5 x 60 7. Location de l'equipement d'interpretation + Imprevus 5% Total $ 10 000 $ 3 250 $ 1 800 $ 3 900 $ 2 278,5 $ 1 950 $ 300 $ 1 SOD" $ 34178,5 $ 1 708 $ 3_58~5 Programme preliminaire d'action adopte ala deuxieme session (Dakar, 8-13 fevrier 1988) A. Projets de promotion a) La recherche et les activites d'information. i) Creation d'une bibliotheque africaine et d'un Centre de Documentation sur les droits de 1'homme; ii) Impression et diffusion de Ia Charte Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples; iii) Publication de la Revue Afric:ainesur les droits de l'homme et des peupIes; iv) Emission periodique de programmes de radio et television sur les droits de l'homme en Afrique; v) Integration et l'enseignement des droits de l'homme dans les programmes scolaires du cycle secondaire; vi) Proclamation d'une Journee des Droits de I'Homme; vii) Participation dans les activit(~sbicentenaires de la Declaration des Droits de I'Homme e1 du Citoyen de 1789; viii) Institution d'un prix et d'un Concours sur les droits de l'homme; ix) Recommandation sur la creation de Comites nationaux des droits de l'homme; x) Recommandation sur la creation d'instituts des droits de l'homme; xi) Symposia et seminaires specifiquement sur l'apartheid; xii) Campagne pour la ratification de la Charte dans les pays qui ne l' ont pas encore ratifiee; xiii) Ratification des traites des droits de 1'homme elabores par les Organisations Internationales (Nations Unies, BIT etc.). xiv) Introduction des dispositions de la Chartedans la constitution des Etats; xv) Rapports periodiques des Etats. , b) Activites de cooperation 1. Cooperation avec les organisations inter-Etats ou non-gouvemementales; 2. Cooperation avec les organisations africaines.
Termes de reference de consultantspour la preparation d'un rapport a l'intention de la Commission. Historique Pendant sa Deuxieme Session Ordinaire, tenue a Dakar (Senegal), du 8 au 13janvier 1988, la Commission Afhcaine des Droits de I'Homme et des Peuples (ci-apres denommee la Commission) a adopte un projet de programme d'action pour mener a bien sa mission de promotion des droits de I'homme et des peuples. La Commission a decide que ce programme serait mis en oeuvre par etapes successives et que I' accent serait place sur: - une popularisation a gTandeechelle de la Charte et du Reglement Inrerieur; - la promotion par l'education, l'enseignement, les communications et les echanges; - la preparation d'echantillons de rapports periodiques d'Etats Parties et du rapport annuel de la Commission; - la creation du structures adequates de la reception; - un dialogue constant avec toute organisation capable de s'identifier et de soutenir le!?l;\ctivites de la Cowmission , .' de reterenc\: de consur1:antspour 121nreparatlon d'un rapport a I . ia fB1]f1*i~fllne Session Ordinaire, tenue a Banjul (Gambie) du 23 octobre au 3 novembre 1,289,l~ Commission a mandate l'un de ses membres, Ie Dr. Ibrahim A. Badawi, de preparer termes de referencepour une missionde consultationsur Ie programmed'action Ml1JPdj\!lTI!d'e i~J~,£~~~~~~~!§J~s~g~~m~a~l~ ~~~~:g~ ~~~k~~t~;~~Jg~~l}Jtr~S~WY3 6\\:W~~i'fiion " , .' . , de J ' G!l1nllSSlOTI) a aa-opre un proy:I ce I~ Ii:; ;';1 desPeup1es (ci~a:pre3 d'ilctbn pour mener c\ bU;!l sa m.issmn fj.b,j4fi¥~i~er ~es priQrites dans.Ie,domainedes droits del'hoplrne,., surJa, b~se du;.progral11m ,. .P.t.~P.R lilrp.~hvp.R OP. ]j:J romml~Rl0n'
b) a formuler des themes pour k:g seminaires, symposia, ateliers, programmes de formation et tables rondes qui, dans leur ensemble, sont susceptibles de constituer des programmes nationaux africains pour la pnjmotion des droits de 1'homme et des peuples; c) a effectuer, sur la base des resultats obtenus en vertu du paragraphe' (6), une distribution geographique des reunions a organiser aux trois niveaux: continental, sous-regional et national. d) a identifier, sur la base des propositions emanant des paragraphes (b) et (c), des groupes cibles capables de servir de relais pour la popularisation des activites de promotion; e) a faire tout inventaire et evaluer Ie programme actue1 des Nations Unies pour l'Afrique portant sur les services des consultants et la campagne globale pour les droits de l'homme, afin d'eviter non seulement Ie doubleemploi dans les themes et objectifs mais egalement de pourvoir tirer profit des resultats obtenus; f) a dresser une liste, au niveau de I'OUA, de tous les textes relatifs aux droits de l'homme et des peuples, ainsi que des activites entreprises par l'Organisation ayant trait aux droits de I'homme et des peuples, pour une meilleure realisation des objectifs communs de 1a Commission et les autres organes de l'OUA; g) a preparer un inventaire de toute institution nationale et intemationale avec laquelle 1a Commission pourrait envisager des liens de cooperation dans la promotion des droits de 1'homme et des peuples; h) a indiquer les principaux domaines d'une eventuelle cooperation entre la Commission et les autres organisations telles que Ie Centre Africain d 'Etudes sur la Democratie et les Droits de I'Homme afin de maximiser les ressources disponibles au Secretariat de la Commission. Dans Ie -meme ordre d'idees, a d6finir la nature des relations que Ia Commission pourrait entretenir avec les organisations ceuvrantpour les memes objectifs; i) a evaluer les ressources humaines et techniques dont a besoin Ie Secretariat de Ia Commission pour mettre en oeuvre Ie programme d'action de Ia Commission; j) a preparer un projet de budget pour chaque projet et identifier d'eventuelles sources de financement (par exempIe, Ie:budget ordinaire de I'OUA, des contributions volontaires des Etats Parties a la Charte, etc.); k) a definir d'autres modes de financement, notamment Ia creation d'un fonds special sous la gestion autonome de la Commission; 1) Hormis les rapports des seminaires, symposia et autres reunions qui sont publies (avec un colit estimatif pour chaque projet), a elaborer une politique pour la publication d'ceuvres connues et de reference et d'en evaluer Ie colit; m) en tenant compte du haut degre d'une alphabetisation en Afrique, a definir les points essentiels d'une politique de cooperation avec les Etats Parties pour la production de programmes de radio et de television dans les langues nationales; n) a rendre visite au siege de l'OUA, de la Commission, du Centre des Nations Unies aux Droits de 1'Homme et de Ia Commission Europeenne des Droits de I'Homme pour y recueillir un maximum de documentation; 0) a formuler des themes d' etudes qui devront etre pubIiees par Ia Commission. Prom du Consultant La personne qui sera chargee par la Commission d'entreprendre les etudes envisagees doit etre un ressortissant d'un Etat membre de l'OUA. n doit posseder une vaste experience dans Ie domaine des droits de l'homme en Afrique, d'activites relatives aux droits de l'homme au sein des institutions de Nations Unies et d'organisations regionales s'occupant des droits de l'homme ainsi qu'au sein d'organisations non gouvemementales.
Le consultant doit etre capable de rediger dans deux Iangues de travail de I'OUA et s'engager a soumettre son rapport de consultation dans une periode maximale de six mois a partir de la date de signature de son cmitrat. Dans Ie cas ou la Commission ne:dispose pas des ressources necessaires au recrutement d'un consultant, elle solliciterait les bons offices du Centre des Nations Unies aux Droits de I'Homme. AnnexeVII - Conclusions et Recommandations du Seminaire sur la mise en oeuvre au Plan National de la Charte Africame des Droits de I'Homme et des Peuples 26-30 octobre 1992 a Banjul, Gambie Le Seminaire sur la mise en oeu.vre, au plan national, de la Charte Africaine des Droits de I'Homme et des Peuples tenu du 26 au 30 octobre 1992 a Gambie, a adopte les conclusions et recommandations suivantes: 1. Le Seminaire prend note des points suivants en ce qui concerne Ie statut juridique de la Charte. a) Les Etats Parties ala Charte Africaine doivent lui aceorder un statut legislatif definitif au sein de leurs systemes juridiques internes. b) Dans Ie cas d'un conflit entre une disposition de la Charte et une loi nationale, la disposition de Ia Charte prevaut; c) La Charte Africaine est un traite aux termes de Ia definition de Ia Convention de Vienne sur Ie Droit des traites. EIle comprend Ie principe fondamental du pacta sunt survanda et obligation est faite aux Parties Ii la Charte de ne pas invoquer leurs lois internes comme pretexte pour ne pas s'acquitter d'une obligation imposee par Ia Charte. d) Les dispositions de la Charte Africaine telles qu'en vigueur ne doivent pas etre abrogees, amendees ou suspendues sauf si cela est conforme aux principes generaux du droit international. 2. Le Seminaire considere que les points ci-dessous devraient etre observes en ce qUI concerne 1'introduction de la Charte Africaine dans les systemes juridiques internes: a) L'introduction automatique de la Charte Africaine dans les systemes juri diques internes des Etats Parties Ii la Charte pourrait profiter Ii ces derniers en ce sens qu'elle leur epargnerait Ia difficile tache de reviser leur legislation en vigueur de maniere Ii se conformer Ii la Charte Africaine. b) Quel que soit le moyen choisi par un Etat Partie Ii la Charte Africaine dans Ie but de rendre cette derniere applicable au sein de son systeme juridique interne, les dispositions de Ia Charte doivent neanmoins etre entierement respectees conformement aux exigences du droit international. 3. Le Seminaire estime que Ies droits de l'homme doivent tout d'abord etre garantis au sein du systeme juridique national de chaque Etat Partie IiIa Charte.
A eet egard, il est essentiel que: a) La primaute du droit soit strictement respectee dans toutes les activites de l'Etat et dans tous les secteurs de 1'administration publique ; b) Une independance totale soit assuree au systeme judiciaire. A cet egard, il est demande aux Etats Parties a la Charte de faciliter la creation et 1'amelioration d'institutions nationales appropriees destinl§es a la promotion et a la protection des droits et libertes garantis par la Charte confoffilement a son Article 26 ; c) L'acces aux tribunaux soit garanti a tous les individus quels que soient leurs moyens financiers. 4. (a) La Charte Africaine doit etre interpretee a la lumit~redu nombre impressionnant de decisions jurisprudentielles qui ont ete degagees et des dispositions similaires au sein d'autres instruments regionaux et universels des droits de I 'homme et questions connexes. De tels instruments pourraient etre d'un inter~t pratique et d'une grande valeur pOUTles juges et les avocats et 1'on devrait y recourir Ie plus souvent possible. (b) II est dans la nature de la procedure judiciaire et des fonctions judiciaires bien etablies des tribunaux nationaux de tenir compte des obligations internationales contractees par un pays - que celles-ci soient ou non incorporees dans Ie droit interne - aux fins de lever toute ambigu'ite ou incertitude existant dans les constitutions nationales et les 101secrites ou non ecrites. (c) Les juges et les avocats doivent apporter une contribution speciale dans 1'administation de la justice en favorisant Ie respect universel des libertes et droits fondamentaux de homme. (d) II est particulierement important de s'assurer que toutes les personnes, notamment les juges, les avocats, les parties en presence et autres sont informees des normes applicables en matiere de droits de l'homme OU qu'elles figurent, et plus particulierement celles de la Charte. A cet egard, Ie Seminaire souligne 1'importance de l'Article 25 de la Charte Africaine qui oblige les Etats Parties a la Charte a promouvoir et a s'assurer par l'enseignement, 1'education et Ia diffusion, Ie respect des droits et des libertes contenus dans la Charte. 5. Le Seminaire s'est felicite du fait que 47 Etats africains ont ratifie la Charte. L'espoir a ete exprime que cette ratification sera suivie du respect par les Etats de leurs obligations de soumettre, aux termes de l'Article62 de la Charte des rapports sur les mesures prises en vue de mettre en oeuvre la Charte Africaine. 6. Le Seminaire note avec interet les activites e:ntreprises a ce jour par la Commission Africaine des Droits de l'Homme et des Peupletet estime que: a) II est important que les rapports nationaux soumis a la Commission Africaine precisent:
i) si les droits, libertes fondamentales et devoirs enonces dans la Charte sont proteges par la Constitution de cet Etat ou par une "declaration des droits" et s'il existe des clauses derogatoires et dans quelles circonstances; ii) si les dispositions de la Charte peuvent etre invoquees devant les cours, autres que les tribunaux et autorites administratives en vue d'une mise en vigueur ou application directe ou si elles doivent etre traduites sous forme de lois et reglements internes avant d'etre appliquees par les autorites ; iii) les autorites judiciaires, administratives ou autres competentes dans Ie domaine des droits de l'homme ; iv) les recours mis Iila disposition d'un particulier dont les droits sont violes ; v) les mesures non legislatives adoptees en vue de la mise en oeuvre de la Charte; vi) les difficultes rencontrees dans Ie processus de mise en oeuvre de la Charte. b) Le travail de la Commission et des Etats membres de l'OUA serait facilite si les Etats designaient de hauts fonctionnaires pour servir d'interlocuteurs dans les relations entre la Commission et les Etats. Ces interlocuteurs faciliteraient Ie suivi des recommandations de la Commission et les contacts entre les Etats et la Commission. c) II est note que Ie manque de services d'assistance judiciaire en Afrique empeche la majorite des populations africaines a faire valoir leurs droits fondamentaux. II est recommande d'accorder-une plus grande attention a la question de l'assistance judiciaire et des procedures de recours, dans Ie travail de la Commission Africaine et que les Etats et les ONG doivent prendre l'initiative de promouvoir la mise en place de services d'assistance judiciaire. d) La Commission doit trouver les voies et moyens de fournir aux Etats, sur leur demande, des services consultatifs eu egard a l'introduction de la Charte Africaine dans leurs systemes juri diques internes, a la preparation de leurs rapports et a tout autre domaine relatif a la mise en oeUvTede la Charte. e) Les ressources et Ie temps alloue aux travaux de la Commission sont insuffisants. A cet egard, il est demande a la Conference des Chefs d'Etat et de Gouvernement de l'OUA d'accorder a la Commission l'assistance politique administrative et financiere requise en vue de lui permettre de mener a bien sa mission, conformement a la Charte; assistance qui est essentielle pour Ie respect, la promotion et la protection des droits et devoirs enonces dans la Charte aux fins de garantir la paix, la stabilite et Ie developpement en Afi.i.que. 7. Le Seminaire estime que l'OUA devrait prendre l'initiative de reviser la Charte, et notamment envisager la possibilite de creer une Cour Africame des Droits de l'Homme. Cette revision pourrait s'effectuer par l'adoption de protocoles complementaires conformement a l'Article 66 de la Charte. Le Seminaire considere que cette revision serait un pas en avant dans 1,;renforcement du travail de la Commission ainsi qu'une reponse a l'evolution de la situation depuis l'adoption de la Charte. 8. Le Seminaire presume qu'apres avoir adopte la Charte Africaine et cree une Commission independante, la Conference des Chefs d'Etat et de Gouvernement de l'OUA veillera Ii ce que les recommandations de la Commission soient suivies, qu'elles soient publiees et que justice soit faite aux parties lesees.
. 9. Le Seminaire considere qu'il est important que Ia Commission Africaine, si e1IeIe juge approprie, tire profit des mecanismes regionai.lxet universeis pertinents crees dans Ie but de promouvoir et de proteger les droits de l'hoinme. 10. Le Seminaire, conscient des liens qui existent entre Ies droits de l'homme et Ie droit humanitaire international, tient a souligner la necessite de diffuser et de mettre en oeuvre les dispositions du droit humanitaire applicable en temps de conflit arme. 11. Le Seminaire invite toutes les parties contractantes aux instruments relatifs au droit humanitaire international a adopter les mesureS adequates, au niveau national, en vue de garantir l'application des dispositions du droit humanitaire international. De telles mesures sont necessaires en vue de proteger les personnes en temps de conflit arme. AnnexeVIII - Rapport final de la Conference Mricaine sur Ie theme "Le Journalisme et les Droits de I'Homme en Mrique" du 31 octobreau 1er novembre1992IiTunis,Tunisie L'Association des Joumalistes Tunisiens (AJT) et l'Union des Joumalistes Africains (UJA) ont organise, en collaboration avec 1'0rganisation Internationale des Journalistes (OIJ), la Commission Africaine des Droits de I'Homme, et Ie Centre des Nations Unies aux Droits de l'Homme dans Ie cadre de la reunion preparatoire pour l'Afrique en prevision de la Conference Mondiale des Droits de I'Homme, une Conference Africaine sur Ie theme: "Le Joumaliste et les Droits de l'Homme en Afrique", du 31 octobre au 1er novembre 1992 Ii Tunis. L'ordre du jour de la conference comportait quatre axes: - La situation de la presse en Afrique et les problemes rencontres par les joumalistes dans l'exercice de leur profession. - Le role du joumaliste africain dans Ie Programme Mondial des Droits de I'Homme et de la Charte Africaine des Droits de I'Homme et des Peuples. Ont assiste Ii la seance inaugurale: MM. Fathi Houidi, Secretaire d'Etat aupres du Premier Ministre, charge de l'Information au sein du Gouvernement tunisien, John Pace, representant de l'Organisation des Nations Unies, Gerard Gatinot, Secretaire General de l'OIJ, Lee Woodyer, Responsable des Droits de I'Homme Ii la Federation Internationale des Tournalistes (FIJ), Ibrahim Badawi, President de la Commission Amcaine des Droits de l'Homme et des Peuples, l'Ambassadeur Fouad Badaoui, Representant de l'Union des Joumalistes Africains et Mohammed Ben Salah, President de l'Association des Journalistes Tunisiens. Les travaux ont ete suivis par les representants de plusieurs organisations des Joumalistes dans les pays amcains ainsi que par de nombreux journalistes tunisiens et correspondants de presse intemationale. Une pleiade d'experts tunisiens et africains ont presente des communications au cours de cette conference 1. Lors de la discussion de l'axe I (situation de la presse et problemes rencontres par les joumalistes dans l'exercice de leur profession), les participants ont reieve que la situation de
la presse en Afrique souffre de multiples handicaps notamment l'absence de liberte d'expression et d'une information impartiale et objective comme c'est Ie cas dans la plupart des pays du tiers monde. . . Les orateurs ont insiste sur les points suivants: Necessite de respecter Ie droit du citoyen a une information impartiale, d'assurer au joumaliste des conditions de travail approprieeset de lui permettre d'exercer librement sa profession pour pouvoir rcpondre aux attentes du public. - Appel aux gouvemements en vue de lever les contraintes qui s'exercent sur la liberte de la presse et de s'abstenir de toute pression ou mainmise de l'Etat sur les medias. - Mettre un terme a la monopolisationintemationaledes medias qui va a l'encontre des principesde la DeclarationUniverselledes Droitsde I'Homme. Assurer 1'independance des agences africaines de presse et des organismes de radio, television nationaux et leur autonomie d'action en matiere d'information en tant qu'organismes publics tout en les renforyant pour leur permettre d'assurer la couverture de I 'actualite du continent au lieu de se reposer exclusivement sur les agences etrangeres. - Promulguer des legislations nationales et adopter des resolutions intemationales a meme de freiner l'expansionnisme des multinationales et de les empecher de monopoliser les medias et de s'approprier les organes d'informations nationaux. - Faciliter la tache des joumalistes et leur pennettre d'acceder aux sources d'information et d'exercer leur travail avec professionnalisme, a l'abri des interventions et des pressions et dans Ie cadre, de la liberte et de l'objectivite, leur assurer, simuItanement, la protection indispensable pour qu'ils puis sent assumer leur mission d'informer de la maniere qu'attend d'eux Ie citoyen africain et que leur dicte leur devoir de joumaJiste. Dans cet esprit, les participants ont exprime leur solidaritc avec les joumalistes emprisonnes ou persecutes dont ils ont reclanic l'eIargissement et Ie recouvrement de l'integralite de leurs droits. - Garantir Ie droit des joumalistes a la constitution d'organisations syndicales propres a eux au niveau de chaque pays. - Inviter les parties locales et intemationales competentes a faciliter cette tache et a envisager la constitution d'unions regionales de joumalistes ayant pour objectif de proteger la presse et les joumalistes et de garantir Ie droit a une information impartia1e,a la liberte d'expression, de communication et d'association. - Garantir les droits de la femme journaliste ainsi que l'egalite effective entre celle-ci et ses confreres journaiistes, et lui ouvrir de meilleures perspectives de formation professionnelle et d'avancement dans la carriere. II. Les participants ont egalemtmt examine l'axe II (Developpement et Droit de I'Homme). lIs ont notamment insiste sur ce clUisuit:
- La perception du developpement en tant que partie int6grante des Droits de l'Homme dont i1 ne saurait etre dissocie, Developpement et Droits de l'Homme devant par consequent etre garantis de maniere concomitante et paral1ele. - Necessite d'apprehender les Droits de l'Homme dans leur dimension globale incluant les droits de l'individu et les droits des communautes; de ce point de vue il est imperatif de garantir les Droits de l'Homme en tant qu'indivldu au sein d'une meme communaute et de garantir, simultanement, les draits des communautes au niveau internationaL - Garantir a tous les peuples l'acces a la technologie en tant qu'element de pour la diffusiondes droitsde l'homme. - Considerer que Ie developpement ne vise pas uniquement l'enrichissement economique mais egalement la promotion de l'homme sur tous les plans, raison pour laquelle il est necessaire de reconnaitre Ie droit de l'individu au developpement et au bien-etre a l'interieur de la meme communaute de meme que Ie droit de chaque collectivite au developpement et a Ia prosperite au sein de la communaute internationale. - Considerer que l'homme est 1'6l6mentcM dans la creation des richesses. Promulguer les legislations nationales etadopter des resolutions internationales dans Ie but de preserver les ressources humaines et d'en garantir les droits au '.double echelon local et international. - Veiller a ce que Ie systeme des visas ne soit pas un obstacle a la libre circulation des persopnes comme il est enonce dans la declaration universelle des Droits de l'Homme. III. Les participants ont ensuite examine Paxe ill (les medias et les graves problemes de l'homme africain tels que la femme, les epidemies, l'analphabetisme, et la question des refugies). lIs ont, a cet egard, souligne les points suivants: - Necessite d'accorder 11ces problemes tout l'interet requis de la part desgouvernements, des organisations internationales et de l'OUA, et de concevoir des strategies circonstanciees pour les resoudre, tout en insistant en ce qui concerne Ie Sida sur l'imperatif (ce qui vaut aussi pour les autres maladies graves) de la recherche scientifique et d'un effort collectif afin d'y remedier medicalement, socialement et psychologiquement. - Appel a l'O1\TUet a des organes subsidiaires et agences specialisees (OMS, PNUD, UNESCO, UNNWR), ainsi qu'a l'OUA en vue de concevoir une strategie d'information efficace autour de ces problemes et d'associer les medias et les journalistes a l'elaboration et 11la mise en ol~uvrede cette strategie. IV. Les participants ont acheve leurs travaux par la discussion de l'axe IV (role des journalistes dans Ie Programme Mondial des Droits de l'Homme et l'application de la Charte Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples). " lIs ont axe leurs interventions sur les points suivants: - Adoption des concepts internationaux des Droits de l'Homme tels que definis concretement dans la Declaration Universelle des Droits de l'Homme.
- Soutien de la Commission Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples par Ie biais de l'OUA et de l'ONU pour lui donner les moyens d'elaborer et de mettre en oeuvre une strategie d'information durable et de vaste envergure permettant aux ~edias afiicains de faire connaitrela CharteAfricainedes Droitsde l'Hommeet des Peuples. - - Appel aux joumalistes et aux medias en vue de suivre l'action intemationale en matiere des Droits de l'Homme et de vei11era ce que c.es droits soient respectes et a ce que les regimes en place s'y conforment reellement comme iis s'y etatent engages en ratifiant les -conventionsintemationalespertinenteset Ia CharteAfricaine.' - Celebrerchaqueannee,a la date du 21 octobrela JOURNEEAFRICAINEDES DROITS DE L'HOMME en tant qu'occasion de diffuser les principes des droits de l'homme et d'en evaluer Ie degre de respect. - Garantir la liberte de la presse et d'expression et permettre aux joumalistes d'accomplir leur devoir dans la diffusion des droits de l'homme, tout en assurant la protection de ces joumalistes dans 1'accomplissement de cette mission non exempte de risques. - Instituer une Joumee du Joumaliste Africain et de la Liberte de la Presse qui serait celebree dans 1'ensemble du continent. - Mettre en place des mecanismes nationaux en vue de superviser Ie respect des droits de l'homme sur Ie plan regional a l'interieur du continent africain, etablir des liens entre les differents mecanismes, les organisations de joumalistes et les medias pour leur permettre de jouer Ie role qui leur incombe dans la diffusion et la defense des droits de l'homme africain. - Cooperer avec les organisations intemationales de joumalistes et celles s'occupant de la defense des droits de l'homme en vue de veiller a la stricte application du Programme Mondial des Droits de I'Homme et des Peuples. Les participants ont adresse leurs remerciements ",auxexperts qui ont bien voulu presenter des communications introductives aux differents themes de reflexion inscrits a l'ordre du jour, ainsi qu'a tous ceux qui ont .~ontribuea l'orgfJ-llisationet au succes de la conference.

Created 23 avr. 2026 · Edited 2 juin 2026