AFRICAN UNION
UNION AFRICAINE
UNIÃO AFRICANA
Addis Ababa, Ethiopia P. O. Box 3243 Telephone: +251 11 551 7700 Fax: +251 11 5 517 844
Website: www.au.int
CONSEIL EXECUTIF
Trente-deuxième session ordinaire
22 - 26 janvier 2018
Addis-Abeba (Ethiopie)
EX.CL/1058 (XXXII)
Original : anglais
RAPPORT D’ACTIVITES DE LA COMMISSION
AFRICAINE DES DROITS DE L’HOMME ET DES PEUPLES
AFRICAN UNION
UNION AFRICAINE
UNIÃO AFRICANA
African Commission on Human &
Peoples’ Rights
Commission africaine des Droits de
l’Homme & des Peuples
31 Bijilo Annex Layout, Kombo North District, Western Region, P. O. Box 673, Banjul, The Gambia
Tel: (220) 4410505 / 4410506; Fax: (220) 4410504 E-mail: au-banjul@africa-union.org; Web:
www.achpr.org
43E RAPPORT D’ACTIVITES DE LA COMMISSION
AFRICAINE DES DROITS DE L’HOMME ET DES PEUPLES
Présenté conformément à l’Article 54 de la Charte
africaine des droits de l’homme et des peuples
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43E RAPPORT D’ACTIVITES DE LA COMMISSION
AFRICAINE DES DROITS DE L’HOMME ET DES PEUPLES
PREMIÈRE PARTIE :
RÉSUMÉ
1.
Le présent 43ème Rapport d’activités de la Commission africaine des droits de
l’homme et des peuples (la Commission), présenté aux Chefs d’État et de Gouvernement
de l’Union africaine (UA), conformément à l’Article 54 de la Charte africaine des droits de
l’homme et des peuples (la Charte africaine), couvre la période allant de juin au 15
novembre 2017. Il présente notamment : les réunions statutaires et autrement
institutionnelles de la Commission ; l’état de soumission des rapports des États ; les
Résolutions adoptées par la Commission ; les plaintes pour violation des droits de
l'homme devant la Commission ; les différentes interventions de la Commission sur des
questions liées aux droits de l’homme, notamment les lettres d’Appel urgent, les
communiqués de presse et les lettres d'appréciation ; les activités d’intersession des
Commissaires ; la situation des droits de l’homme sur le continent ; les questions liées
au financement, au personnel et au fonctionnement ; la mise en œuvre des
Recommandations de la Commission et des Recommandations à la Conférence des
Chefs d’État et de Gouvernement.
DEUXIÈME PARTIE :
CONTEXTE
2.
La Commission a été créée en vertu de l’Article 30 de la Charte africaine qui a été
adoptée par la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de l’Organisation de
l’Unité africaine (OUA) en 1986. La Charte africaine a été ratifiée par tous les États
membres de l’UA, à l’exception du Royaume du Maroc qui a rejoint l’Union en janvier
2017. La Commission est devenue opérationnelle en 1987 et a son Siège à Banjul,
Gambie.
3.
La Commission est composée de onze (11) membres élus par les Chefs d’État et
de Gouvernement de l’UA qui servent en leur qualité individuelle à temps partiel. Son
mandat, tel que stipulé à l’Article 45 de la Charte africaine, est de :
i)
promouvoir les droits de l’homme et des peuples ;
ii)
assurer la protection des droits de l’homme et des peuples dans les
conditions fixées par la Charte ;
iii)
interpréter les dispositions de la Charte à la demande d’un État partie, d’une
Institution de l’OUA ou d’une Organisation africaine reconnue par l’OUA ; et
iv)
exécuter toutes autres tâches qui lui seront éventuellement confiées par la
Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement.
4.
Dans le cadre de son mandat de protection, la Commission est également
spécifiquement chargée, en vertu de la Charte, de recevoir et examiner les
Communications (plaintes) qui lui sont soumises et de recevoir et examiner les rapports
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périodiques des États parties sur les mesures législatives ou autres, prises en vue de
donner effet aux droits et libertés reconnus et garantis par la Charte.
5.
En vertu de l’Article 26 du Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et
des peuples relatif aux droits de la femme en Afrique (le Protocole de Maputo), la
Commission a également pour mandat de suivre les mesures prises par les États parties
concernant le statut et les droits de la femme dans leurs pays respectifs.
TROISIÈME PARTIE :
A.
ORGANE
REUNIONS DES ORGANES DELIBERANTS DE L’UA, REUNIONS
STATUTAIRES ET AUTRES REUNIONS INSTITUTIONNELLES PENDANT LA
PERIODE VISEE PAR LE RAPPORT
6.
La Commission a pris part aux réunions des Organes délibérants de l'UA, tenues
à Addis-Abeba, Éthiopie, du 27 juin au 4 juillet 2017.
7.
En outre, quatre (4) réunions statutaires et deux (2) autres réunions
institutionnelles ont été tenues durant la période visée par le rapport :
a.
la 9ème Réunion des Bureaux conjoints de la Commission et de la Cour
africaine des droits de l’homme et des peuples (la Cour), tenue le 2 juillet
2017 à Addis-Abeba, Éthiopie ;
b.
la 22ème Session extraordinaire de la Commission, tenue à Dakar,
République Sénégal, du 29 juillet au 7 août 2017 ;
c.
le Séminaire régional sur la mise en œuvre des Décisions de la Commission,
tenu du 12 au15 août 2017 à Dakar, Sénégal ;
d.
la 6ème Réunion annuelle conjointe de la Commission et de la Cour, tenue du
8 au 11 août 2017 à Dakar, Sénégal.
e.
la réunion du Conseil de paix et de sécurité de l’UA, tenue du 3 au 5
septembre 2017 à Addis-Abeba, Éthiopie ; et
f.
la 61ème Session ordinaire de la Commission, tenue du 1er au 15 novembre
2017 à Banjul, Gambie.
I.
29ème Sommet de l’Union africaine, Addis-Abeba, Éthiopie, du 27 juin au
4 juillet 2017
8.
Conformément à la pratique, le 42ème Rapport d’activités de la Commission a été
présenté devant le 34ème Session ordinaire du Comité des Représentants permanents
(COREP). Suite aux discussions aux niveaux du COREP et du Conseil Exécutif, la
publication du Rapport d’activités a été autorisée par la Décision EX.CL/Dec.974(XXXI).
Le Rapport a été publié, accompagné des observations des États parties et des réponses
de la Commission.
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9.
La 31ème Session ordinaire du Conseil Exécutif a réélu la Commissaire Maya Sahli
Fadel (Algérie) et élu les trois (3) nouveaux membres suivants de la Commission :
HATEM Essaiem – Tunisie ; MANUELA Maria Teresa – Angola et LUMBU NGOY Rémy
– République démocratique du Congo (RDC).
II.
REUNIONS STATUTAIRES ET INSTITUTIONNELLES
(i)
9ème Réunion des Bureaux conjoints de la Commission et de la
Cour, Addis-Abeba, Éthiopie, 2 juillet 2017
10.
Conformément à leur Règlement intérieur, la Commission et la Cour ont organisé
la 9ème Réunion des Bureaux conjoints en marge du Sommet de juillet, pour discuter de
l'état de mise en œuvre des décisions de la 5ème Réunion annuelle conjointe des deux
institutions et pour préparer la 6ème Réunion annuelle conjointe de la Commission et de
la Cour.
(ii)
22ème Session extraordinaire - Dakar, Sénégal, 29 juillet au 7 août
2017
11.
Les détails sur les activités menées par la Commission durant sa 22ème Session
extraordinaire sont enregistrés dans le Communiqué final correspondant qui est joint au
présent Rapport en Annexe I. Le Communique final peut être également consulté sur le
site Web de la Commission : www.achpr.org.
(iii) 6ème Réunion annuelle conjointe de la Commission et de la Cour,
Dakar, Sénégal, 8 au 11 août 2017
12.
La 6ème Réunion annuelle conjointe de la Commission et de la Cour s’est tenue du
8 au 11 août 2017 à Dakar, Sénégal. L’objectif général de la réunion était de renforcer la
complémentarité des deux institutions.
(iv) Séminaire régional sur la mise en œuvre des Décisions de la
Commission africaine des droits de l’homme et des peuples Dakar, Sénégal, 12 au15 août 2017
13.
Du 12 au 15 août 2017 à Dakar, Sénégal, la Commission a organisé un Séminaire
régional sur la mise en œuvre des Décisions de la Commission pour les pays d’Afrique
Centrale, du Nord et de l’Ouest, avec l’appui financier de l’Union européenne (UE) dans
le cadre du Programme de renforcement du Système africain des droits de l'homme
(Programme PANAF). L’objectif général du Séminaire était de renforcer le Système
africain des droits de l’homme par le renforcement des mandats de promotion et de
protection des droits de l’homme de la Commission. Le Séminaire a évalué l’état de la
mise en œuvre des observations conclusives et autres décisions de la Commission.
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(v)
Réunion du Conseil de paix et de sécurité de l’UA : 3 au 5
septembre 2017, Addis-Abeba (Éthiopie)
14.
Suite à une demande de la Commission, le Conseil de paix et de sécurité (CPS)
de l’UA a organisé une réunion le 5 septembre pour discuter des relations de travail et
des partenariats entre les différents Organes de l’UA.
15.
L’objectif de cette réunion était de permettre un échange entre ces différents
organes en vue d’améliorer l'efficacité de leur travail en assurant la cohérence, la
coordination et la diffusion de leurs actions et de leurs réflexions.
(vi) 61ème Session ordinaire - Banjul, Gambie, 1er au 15 novembre 2017
16.
Les détails des activités menées par la Commission durant sa 61ème Session
ordinaire, qui coïncidait avec le 30ème anniversaire de l’opérationnalisation de la
Commission, sont rapportés dans le Communiqué final de la Session, joint au présent
Rapport en Annexe II. Le Communiqué final peut être également consulté sur le site Web
de la Commission : www.achpr.org.
17.
Les Rapports d’intersession présentés par les Membres de la Commission et les
Rapporteurs spéciaux durant la 61ème Session ordinaire peuvent être également
consultés sur le site Web de la Commission : www.achpr.org.
III.
RAPPORT DES ETATS EN VERTU DE L’ARTICLE 62 DE LA CHARTE
18.
La Commission a examiné le Rapport périodique combiné de la République du
Rwanda (11ème à 13ème), le 14ème Rapport périodique de la République du Niger et le
Rapport périodique combiné de la République démocratique du Congo (RDC) (11ème à
13ème).
19.
La Commission note avec satisfaction que la République du Rwanda et la RDC
sont respectivement le 8ème et le 9ème États Parties à remplir leurs obligations de
présentation de rapport conformément à l’Article 26 du Protocole de Maputo.
20.
Avec le Rapport périodique initial de la République du Soudan du Sud attendu en
août 2018, l’état de soumission des Rapports périodiques de la Commission se présente
comme ci-dessous :
Statut
État partie
A jour : 12
Angola, Botswana, Côte d’Ivoire, Érythrée, Mali, Maurice, Namibie, Niger, Nigeria,
République démocratique du Congo, Rwanda et Togo ;
1 Rapport en retard : 11
Algérie, Burkina Faso, Djibouti, Éthiopie, Kenya, Liberia, Malawi, Mozambique,
Ouganda, Sénégal et Sierra Leone ;
2 Rapports en retard : 3
Gabon, République arabe sahraouie démocratique et Soudan ;
3 Rapports en retard : 3
Burundi, Cameroun et Libye ;
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Plus de 3 Rapports en retard : 19
Afrique du Sud, Bénin, Cabo Verde, Congo, Égypte, Gambie, Ghana, République
de Guinée, Lesotho, Madagascar, Mauritanie, République Centrafricaine,
Seychelles, Swaziland, Tanzanie, Tchad, Tunisie, Zambie et Zimbabwe ;
Jamais soumis de rapport : 5
Comores, Guinée Bissau, Guinée Équatoriale, Sao Tomé et Principe et Somalie.
21.
La Commission souhaite faire observer que l’Érythrée a soumis son premier
Rapport en vertu de l’Article 62 de la Charte ; ce Rapport d’État, ainsi que les derniers
Rapports périodiques de l’Angola, du Botswana, du Nigeria et du Togo seront examinés
lors de la 62ème Session ordinaire de la Commission.
22.
Seuls les neuf (9) pays ci-dessous sont à jour dans leur référence spécifique à
l’Article 26 du Protocole de Maputo : Afrique du Sud, Burkina Faso, Malawi, Namibie,
Mauritanie, Nigeria, RDC, Rwanda et Sénégal.
IV.
PLAINTES RELATIVES AUX DROITS DE L'HOMME DEVANT LA
COMMISSION
a)
Communications
23.
Sur les 232 (deux cent trente-deux) Communications actuellement pendantes
devant la Commission, les suivantes ont été examinées pendant la période visée par le
rapport :
Session
Communication - intitulé, stade
22ème Session
extraordinaire
I.
Saisine
a.
Saisies
i)
ii)
b.
Saisies avec demande de Mesures conservatoires
i.
ii.
II.
Communication 657/17 – Jean Marie Atangana Mebara c/
République du Cameroun ;
Communication 660/17- Jenny Naluwa Cherubala c/ République
démocratique du Congo.
Communication 658/17 - Shereen Said Hamd Bakhet c/ République
arabe d’Égypte ;
Communication 659/17 - Ahmed Mustafa & 5 autres (représentés
par Justice for Human Rights & AMAN Organisation) c/ République
arabe d’Égypte.
Non-saisine
i)
ii)
Communication 661/17 – Amir Fam & 141 Autres c/ République arabe
d’Égypte ;
Communication 663/17- Abdullahi Ali Ismail c/ République fédérale de
Somalie.
III. Recevabilité
a.
Recevables
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i)
ii)
iii)
b.
Communication 473/14 – Famille de Feu Jackson Ndikuriyo c/
République du Burundi ;
Communication 506/15 - Gouamba Ninon Pachel (représenté par
IHRDA) c/ République du Congo ; et
Communication 573/15 – Blaise Jean Joseph Migolet c/
République gabonaise.
Irrecevables
i)
ii)
Communication 436/12 – Union nationale c/ République
gabonaise ;
Communication 596/16 - Romy Goornah (représenté par Dev
Hurnam) c/ République de Maurice.
IV. Radiées pour manque de diligence dans le suivi
i)
ii)
Communication 617/16 – Dr Hazem Mohammed Farouk Abdul Khaliq
Mansour c/ République arabe d’Égypte ;
Communication 619/16 – Tariq Ibrahim El-Sabie c/ République arabe
d’Égypte.
V. Sur le fond
i)
Communication 339/2007 – Patrick Okiring et Agupio Samson
(représentés par Human Rights Network et ISIS-WICCE) c/ République
de l’Ouganda.
VI. Renvoyées
i)
ii)
iii)
iv)
v)
vi)
vii)
61ème Session
ordinaire
I.
Communication 574/15 - M. Ammar Muhammad Badee Abdel-Magied
Sami et Dr Muhammad Badee Abdel-Magied Sami (représentés par
Alliance européenne pour les droits de l'homme) c/ République arabe
d’Égypte ;
Communication 561/15 – Ibrahim Ahmed Mahmoud Mohammed Yamani
(représenté par Alliance européenne pour les droits de l’homme) c/
République arabe d’Égypte ;
Communication 562/15 - Mohammed Aly Abdel Raouf Aly (représenté
par European Entente for Human Rights) c/ République arabe d’Égypte;
Communication 454/13 – Nde Ningo c/ République du Cameroun ;
Communication 290/2004 – Open Justice Initiative (au nom de Pius
Njawe Noumeni) c/ République du Cameroun ;
Communication 431/12 – Kwayelo Thomas c/ République de l’Ouganda ;
Communication 348/07 - Collectif des familles de disparu(e)s en Algérie
c/ République algérienne démocratique et populaire.
Saisine
a.
Saisie
i)
Communication 668/17 – Peter Odiwuor Ngoge O.P Ngoge &
Associates Advocates c/ République du Kenya.
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24.
Il ressort du tableau ci-dessus que, durant la période sous revue, la Commission
s’est saisie de cinq (5) Communications ; a décidé de ne pas se saisir de deux (2) ; a
adressé deux (2) demandes de Mesures conservatoires ; déclaré trois (3)
Communications recevables et deux (2) irrecevables ; s’est prononcée sur une (1) sur le
fond ; a radié deux (2) Communications pour manque de diligence dans le suivi et en a
renvoyé sept (7) à différents stades La Commission a également donné des orientations
au Secrétariat concernant neuf (9) Communications sur lesquelles son avis avait été
sollicité.
V.
DEMANDES D’OCTROI DES STATUTS D’OBSERVATEUR ET D’AFFILIE
25.
La Commission a accordé le statut d’Observateur aux quatre (4) organisations
non-gouvernementales (ONG) suivantes : (i) African Child Policy Forum ; (ii) The Gender,
Health & Justice Research Unit ; (iii) Reprieve ; et (iv) The Centre for Citizen’s
Participation on the African Union ; portant ainsi le nombre actuel d’ONG jouissant du
statut d’Observateur, à la 61ème Session ordinaire de la Commission, à cinq cent quinze
(515).
26.
La Commission n’a reçu aucune demande de statut d’Affilié d’Institutions
nationales des droits de l’homme (INDH) conformément à la R��solution sur l'octroi du
statut d’Affilié aux INDH en Afrique. Ainsi le nombre total d’INDH jouissant du statut
d’Affilé auprès de la Commission reste-t-il à vingt-quatre (24) à la fin de la période visée
par le rapport.
VI.
ETAT D’EXECUTION, PAR LES ETATS, DES DECISIONS, DES
DEMANDES DE MESURES CONSERVATOIRES ET DES LETTRES
D’APPEL URGENT DE LA COMMISSION
27.
L’état d’exécution, par les États parties, des Décisions, des demandes de Mesures
conservatoires et des Lettres d’Appel urgent de la Commission est relativement faible,
comme l’indiquent les informations ci-dessous :
a)
Mise en œuvre des Décisions de la Commission
28.
Pendant la période couverte par le rapport, la Commission n’a pas reçu
d’informations sur la mise en œuvre de ses décisions conformément à l’Article 112 de
son Règlement intérieur de 2010.
b)
Demandes de Mesures conservatoires
29.
Pendant la période couverte par le rapport, la Commission n’a pas reçu de
réponses aux deux (2) demandes de Mesures conservatoires adressées à des États
parties, comme indiqué dans le tableau sur les Communications au paragraphe 23 cidessus. De même, durant cette période, la Commission a reçu des informations du
Plaignant dans la Communication 507/15 - Andargachew Tsege et autres (représentés
par Reprieve et REDRESS) c/ République fédérale démocratique d'Éthiopie, le 10 août
2017, selon lesquelles l'État ne s'est toujours pas conformé à la demande de Mesures
conservatoires de la Commission dans cette affaire.
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c)
Lettres d’Appel urgent
30.
Durant la période visée par le rapport, 8 (huit) Lettres d’Appel urgent ont été
adressées aux États parties concernant des allégations de violations des droits de
l'homme dans ces États, comme indiqué dans le tableau ci-dessous :
État
1. République du Kenya
2. République arabe
d’Égypte
3. République - Unie de
Tanzanie
4. République du Congo
5. République - Unie de
Tanzanie
Date de la
Lettre
Question justifiant une Lettre
d’Appel urgent
État d’exécution
26 mai 2017
Cette lettre concernait des schémas
généralisés
d’exécutions
extrajudiciaires impliquant la police du
L’État n’a pas encore
Kenya et l'absence tout aussi
répondu.
troublante d’enquêtes et de poursuites
dans
ces
cas
d’exécutions
extrajudiciaires.
27 juin 2017
Cette lettre concernait des allégations
de condamnation à mort de dix (10) L’État n’a pas encore
individus
par
les
juridictions répondu.
égyptiennes.
03 août 2017
Cette lettre, envoyée conjointement
avec le Président du Comité africain
d’Experts sur les droits et le bien-être
de l’enfant, concernait la déclaration en L’État n’a pas encore
date du 22 juin 2017 selon laquelle les répondu.
filles
enceintes
et
les
mères
adolescentes
ne
seraient
pas
autorisées à poursuivre leur éducation.
6 septembre
2017
Cette lettre concernait la situation de
réfugiés rwandais au Congo qui n’avait
pas bénéficié d’exemption alors qu’ils
avaient besoin d’une protection
internationale, suite à la signature de la L’État n’a pas encore
cessation de la clause relative au statut répondu.
de réfugié, et qui risquaient de perdre
leur statut de réfugié et de se trouver
dans une situation irrégulière à la fin du
mois de décembre 2017.
25 octobre 2017
Cette lettre concernait des rapports
reçus par la Commission sur l’allégation
de l’arrestation et de la détention
arbitraires de treize (13) avocats et
L’État n’a pas encore
militants, le 17 octobre 2017, alors
répondu.
qu’ils se renseignaient sur la manière
d’instituer un cas devant un tribunal
pour contester la décision du
Gouvernement tanzanien de limiter la
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fourniture de services de soins de santé
essentiels pour la prévention d VIH à
des populations clés exposées à un
risque du VIH.
6. République fédérale
du Nigeria
7. République - Unie de
Tanzanie
8. République fédérale
du Nigeria
17 juillet 2017
Cette lettre concernait des allégations
d’attaques préméditées de villages
peuls entre le 17 et le 23 juin 2017 par
des miliciens de la communauté
Mambilla dans l’État de Taraba du
Nigeria, ayant provoqué la mort de
plusieurs personnes dont des femmes L’État n’a pas encore
enceintes, des enfants, des personnes répondu.
âgées, l'exécution et le vol de milliers
de têtes de bétail et la destruction de
biens, ayant contraint des milliers de
membres de la communauté peule au
déplacement et à fuir vers le Cameroun
voisin.
8 septembre
2017
Cette lettre concernait des allégations
d’expulsions illégales et de graves
violations des droits de l’homme, les 13
et 14 août 2017, contre des pasteurs
Masaïs à Loliondo, Division du District
de Ngorongoro dans la région
d’Arusha, par des rangers du Serengeti L’État n’a pas encore
National Park (SENAP) et de la répondu.
Ngorongoro
Conservation
Area
Authority (NCAA), avec l'appui d'agents
de la police de Loliondo, ayant contraint
des milliers de résidents à se trouver
sans foyer, y compris des femmes et
des enfants.
06 octobre 2017
Cette Lettre d’Appel concernait un
projet de loi sur la création d’une
Commission devant suivre, superviser,
désenregistrer et pré-approuver toutes
les activités de la société civile,
d’organisations professionnelles et
communautaires du pays et ayant pour
effet de limiter les droits à la liberté
d'association et de réunion.
L’État n’a pas encore
répondu par écrit
(mais l’affaire a été
évoquée lors de
l’intervention orale de
l’État lors de la 61ème
Session ordinaire).
VII. LETTRES D’APPRECIATION
31.
Pendant la période visée par le rapport, quatre (4) lettres d’appréciation ont été
adressées à des Chefs d’État et de Gouvernement :
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État
1.
Burkina Faso
2.
République
fédérale
démocratique
d'Éthiopie
3.
4.
Évolution positive ayant justifié
la Lettre d’appréciation.
Date de la Lettre
République de
Gambie
République de
Madagascar
4 juillet 2017
Cette lettre félicitait le Gouvernement du Burkina Faso
pour l’adoption d’une loi sur la protection des
défenseurs des droits de l’homme.
30 août 2017
Cette lettre saluait la levée, par le Gouvernement de la
République fédérale démocratique d'Éthiopie, de l'état
d'urgence qui avait été déclaré par le gouvernement le
9 octobre 2016.
16 octobre 2017
Cette lettre félicitait le Gouvernement de la République
de Gambie d’avoir signé le Deuxième Protocole
facultatif se rapportant au Pacte international relatif
aux droits civils et politiques visant à abolir la peine de
mort (Deuxième Protocole facultatif) le 22 septembre
2017.
18 octobre 2017
Cette lettre félicitait le Gouvernement de la République
de Madagascar d’avoir ratifié le Deuxième Protocole
facultatif se rapportant au Pacte international relatif
aux droits civils et politiques visant à abolir la peine de
mort (Deuxième Protocole facultatif) le 21 septembre
2017.
VIII. DECLARATIONS A LA PRESSE
32.
Outre les Communiqués de presse publiés par la Commission et ses Mécanismes
spéciaux concernant les missions de promotion et les réunions organisées pendant la
période visée par le rapport, la Commission a également publié neuf (9) communiqués
de presse sur différentes questions liées aux droits de l’homme. Les Communiqués de
presse sont consultables sur le site Web de la Commission : www.achpr.org.
IX.
MISSIONS DE PROMOTION ET VISITES DE PLAIDOYER
33.
La Commission n’a pas effectué de mission de promotion pendant la période visée
par le rapport, dans l’attente de réponses des différents États parties auxquels ont été
envoyées des demandes d’autorisation d’effectuer une mission de promotion dans leur
pays. Une autorisation a toutefois été reçue pendant la période, de la République
algérienne démocratique et populaire pour une mission de promotion devant être
effectuée du 15 au 24 janvier 2018.
X.
SITUATION DES DROITS DE L’HOMME SUR LE CONTINENT
34.
Cette section a ��té introduite suite à la Décision EX.CL/Dec.639 (XVIII) du Conseil
Exécutif appelant la Commission à informer les Organes délibérants sur la situation des
droits de l’homme sur le continent. La pratique de la Commission consiste, pour préparer
le contenu de cette section, à exploiter les échanges qu’elle a eus avec les États parties
et les ONG jouissant du statut d’Observateur auprès d’elle au cours de ses Sessions
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ordinaires, en sus des informations collectées dans le cadre de ses activités de
surveillance de la situation des droits de l’homme dans les divers États parties au cours
de la période d’intersession.
a)
Développements positifs
35.
La Commission note avec satisfaction les principaux développements positifs
intervenus dans le domaine des droits de l’homme au cours de la période considérée par
le rapport :
i)
la ratification du Protocole de Maputo par la République de Maurice, en
juin 2017, qui a porté à trente-neuf (39) le nombre d’États parties à l’avoir
ratifié ;
ii)
la ratification de la Convention contre la torture et autres peines ou
châtiment cruels, inhumains ou dégradants (la Convention contre la
torture) par la République de Sao Tomé et Principe le 10 janvier 2017 ;
iii)
la ratification par la République de Madagascar du Deuxième Protocole
facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et
politiques visant à abolir la peine de mort (Deuxième Protocole facultatif)
et le Protocole facultatif à la Convention contre la torture et autres peines
ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, le 21 septembre 2017 ;
iv)
l’accession par la République du Bénin à la Convention internationale pour
la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées, la
Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide et la
Convention de Vienne sur le droit des traités ;
v)
la ratification par la République Centrafricaine du Protocole facultatif à la
Convention relative les droits de l’enfant concernant l’implication d’enfants
dans les conflits armés ;
vi)
l’accession par la République de Côte d’Ivoire au Protocole contre le trafic
illicite de migrants par terre, mer et air, additionnel à la Convention des
Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée ;
vii)
la signature par la République de Gambie du Deuxième Protocole facultatif
se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques
visant à l’abolition de la peine de mort, la Convention internationale sur la
protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de
leur famille et la Convention internationale pour la protection de toutes les
personnes contre les disparitions forcées, le 20 septembre 2017 ;
viii)
la signature du Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et
des peuples relatif aux droits des personnes âgées par la République du
Ghana, la République de Sierra-Leone et la République de Zambie en
juillet 2017 ;
EX.CL/1058 (XXXII)
Page 12
ix)
l’augmentation du nombre d’États parties ayant fait rapport eu égard au
Protocole de Maputo, conformément l’Article 26 du Protocole de Maputo
à neuf (9), suite à la présentation des Rapports d’État du Rwanda et de la
RDC ;
x)
l’adoption de la loi sur la protection des défenseurs des droits de l’homme
par le Burkina Faso ;
xi)
l’adoption par la République-Unie de Tanzanie de trois nouvelles lois
destinées à accroître la responsabilité des sociétés et à augmenter les
recettes nationales des industries extractives : la Natural Wealth and
Resources Contracts (Review and Re-negotiation of Unconscionable
Terms) Act (Loi sur les contrats sur les richesses et les ressources
naturelles (revue et renégociation de conditions exorbitantes)) de 2017 ;
la Natural Wealth and Resources (Permanent Sovereignty) Act (Loi sur les
richesses naturelles (souveraineté permanente)) de 2017 et les Written
Laws (Miscellaneous Amendments) Act (Lois écrites (amendements
divers)) de 2017 portant amendement de la Loi sur les mines de 2010 ;
xii)
la décision de la Haute Cour de la République du Kenya déclarant
inconstitutionnelle la Section 194 du Code pénal du Kenya, portant
création de l’infraction de diffamation aggravée et contribuant ainsi à la
protection du droit à la liberté d’expression ;
xiii)
la commutation de peines de mort en emprisonnements à vie en Tanzanie,
au Nigeria, en Mauritanie et au Soudan ;
xiv)
la publication du calendrier électoral en RDC établissant le 23 décembre
2018 comme date des élections présidentielle, législatives et provinciales
prévues ; et
xv)
l’expression du respect, dans la République du Kenya, pour l’État de droit,
démontré par les décisions de la Cour Suprême concernant l’élection
présidentielle et la déclaration du gouvernement sur le respect de la
décision de la Cour bien que n’approuvant pas l’annulation de l’élection du
8 août.
b)
Domaines de préoccupation
36.
La Commission note avec préoccupation certains des défis suivants, observés au
cours de la période considérée :
i)
les rapports sur la vente aux enchères de migrants africains en Libye en tant
qu’esclaves ;
ii)
les retards continus de la ratification du Protocole de Maputo par les États qui
ne l’ont pas encore fait ;
EX.CL/1058 (XXXII)
Page 13
iii)
l’interdiction de la poursuite de l’éducation des filles enceintes et des mères
adolescentes en Tanzanie, équivalant à une discrimination due au genre et à
une violation de la Charte africaine et du Protocole de Maputo ;
iv)
la crise sociopolitique au Togo suite aux manifestations en faveur de réformes
constitutionnelles, ayant causé la perte de vies et d’autres violations des droits
de l’homme ;
v)
la détérioration continue de la situation des droits de l'homme en RDC, en
particulier dans le Sud-Kivu où quelque 37 réfugiés burundais auraient été
retrouvés morts le 15 septembre 2017 et dans la région du Kasaï où des abus
et des violations des droits fondamentaux de la population civile sont
perpétrés par des milices et d’autres groupes armés ;
vi)
l’expulsion de pasteurs autochtones dans les districts de Kilosa, Mvomero et
Morogoro Vijijini de la région de Morogoro et de Loliondo en Tanzanie ;
vii) la détérioration de la situation politique au Soudan du Sud qui déstabilise l’État
régional de Gambella et alimente un conflit inter-ethnique entre les
communautés Nuer et Anuak ;
viii) le conflit entre les Batwa et leurs voisins Bantou dans la région du Kantaga,
en RDC, qui se poursuit depuis quatre décennies ;
ix)
les attaques à Mogadiscio, Somalie, notamment l’horrible attaque à la bombe
à Mogadiscio le 14 octobre 2017 ;
x)
les attaques terroristes récurrentes contre les forces armées et des membres
des opérations de maintien de la paix dans les pays du Sahel, en particulier
au Niger, au Mali et au Burkina Faso ;
xi)
l’impact des catastrophes naturelles et du changement climatique sur la
population, y compris la perte de vies et la destruction de biens, comme les
glissements de terrain en Sierra Leone et les inondations au Niger ;
xii) l’impact d’épidémies sur la santé des populations, notamment les ravages du
choléra dans la République démocratique du Congo ;
xiii) les rapports sur la persistance de la discrimination et de la stigmatisation
contre les personnes vivant avec le VIH et celles à risque ou affectées par le
VIH dans les établissements de santé et dans certains pays tels que la
Tanzanie ; et
xiv) la persistance de lois criminalisant l’avortement dans des États parties ayant
ratifié le Protocole de Maputo, malgré les taux élevés de mortalité maternelle
causés par les avortements à risque.
EX.CL/1058 (XXXII)
Page 14
XI.
SITUATION ADMINISTRATIVE ET FINANCIERE
a)
Construction du Siège de la Commission
37.
Le Gouvernement hôte a constitué une Équipe de travail interministérielle chargée
de mener à bien la construction du Siège de la Commission. L’Équipe de travail, qui
comprend une personne focale de la Commission, a décidé que la conception antérieure
du Siège de la Commission était dépassée avec le temps et les développements
intervenus ces dernières années et qu’une nouvelle conception serait donc nécessaire.
Cette nouvelle conception est en cours de préparation par des experts désignés par le
Gouvernement hôte qui ont obtenu des informations pertinentes du Secrétariat de la
Commission concernant la construction.
38.
En outre, S.E. M. Adama Barrow, Président de la République de Gambie, qui a
fait l’honneur d’ouvrir la 61ème Session ordinaire de la Commission, a affirmé
l’engagement de son gouvernement à construire un Siège pour la Commission qui
convienne à son statut de premier et plus ancien organe de défense des droits de
l’homme sur le continent.
b)
Dotation en personnel
39.
Pendant la période visée par le rapport, la situation du personnel au Secrétariat a
régressé. Le poste de Secrétaire adjoint(e) est vacant à nouveau, suite à la réaffectation
de la Secrétaire adjointe à une autre fonction au sein de l’UA. La nomination d’un(e)
Secrétaire adjoint(e) par intérim serait la bienvenue et appréciée. La Commission
enregistre actuellement un déficit de vingt-cinq (25) postes sur les quarante-six (46)
postes réguliers approuvés dans sa structure, dont les détails sont joints en Annexe III.
40.
Pour permettre à la Commission d’exercer efficacement son mandat, il est
nécessaire que des Juristes soient recrutés d’urgence au Secrétariat car la Section
juridique manque cruellement de personnel, avec seulement neuf (9) Juristes recrutés
sur les quatorze (14) approuvés. Plus urgente à cet égard est la nécessité de recruter
des Juristes pouvant travailler en arabe ou en portugais car le Secrétariat n’en a
actuellement aucun et cette lacune se fait d’autant plus ressentir désormais car l’un des
Commissaires ayant nouvellement prêté serment travaille en portugais et aussi parce
que le Secrétariat travaille actuellement sur plusieurs Communications (plaintes)
nécessitant une maîtrise de l’arabe.
41.
Cette insuffisance de ressources affecte tout le Secrétariat. Le Département des
Finances ne compte que deux personnes, une Fonctionnaire aux finances et une
Assistante comptable, ce qui est très insuffisant pour gérer le volume d’activités,
l'importance des sommes impliquées et les besoins de rapports et de déclarations y
associés.
42.
Concernant l’interprétation et la traduction qui sont une composante clé de son
travail, la Commission ne peut compter que sur un membre de son personnel à court
terme, désigné Traducteur/Interprète, et elle demeure donc confrontée à de graves défis
quotidiens dans ce domaine.
EX.CL/1058 (XXXII)
Page 15
43.
De même, malgré le rôle crucial de l’enregistrement dans une organisation comme
la Commission, où la gestion des correspondances est si essentielle, le Secrétariat ne
dispose que d’un (1) Commis à l’enregistrement tant qu’elle n’aura pas un Département
ou une section TIC, elle devra compter sur un membre du personnel à court terme pour
tous ses besoins en informatique, sans mentionner le caractère central de l’informatique
dans son travail qui est souvent urgent et sensible.
44.
En fait, de nombreuses sections n’ont pas de personnel ou ne comptent qu’une
seule personne – notamment celle du Protocole car le Secrétariat ne dispose que d’un
Assistant au Protocole pour faire face à ses nombreux besoins protocolaires. Ces
contraintes ont pour effet que tous les membres du personnel sont contraints à des
horaires prolongés et que, quand l’un d’entre eux tombe malade ou est en congé, cette
absence a des répercussions sur tout le fonctionnement de la Commission et de son
Secrétariat. Le personnel est donc obligé de travailler même en congé.
45.
Il est donc nécessaire, non seulement de diligenter le recrutement de tous les
postes vacants mais aussi de revoir la structure du Secrétariat de la Commission pour
mieux aligner sa composition et son organigramme sur le mandat qui lui est confié et
l'expansion de son travail au fil des ans, en particulier au cours des dix dernières années.
46.
Dans l’attente de la révision de la structure, dans l’immédiat, le recrutement doit
être diligenté pour les postes de Secrétaire adjoint(e), de cinq (5) Juristes, (en particulier
lusophones et arabophones et de Juristes pour l'exercice du mandat de protection), de
trois (3) Traducteurs/Interprètes, d’un (1) Fonctionnaire aux ressources humaines, d’un
(1) Fonctionnaire aux relations publiques et à l’information, d’un Fonctionnaire aux
Technologies de l’information et de la communication, d’un (1) Assistant administratif,
d’un (1) Spécialiste en communication et en base de données et d’un (1) Assistant à la
documentation.
c)
Sessions de la Commission
47.
Le volume des affaires portées à l’attention de la Commission a considérablement
augmenté ces dernières années et il lui est devenu difficile de traiter ce travail dans le
cadre du calendrier des sessions. Cette situation a accumulé un arriéré de travail,
notamment dans le traitement des plaintes pour violations des droits de l’homme
(Communications).
48.
Il est donc devenu impératif que la Commission consacre plus de temps à son
travail. À cet égard, en vertu de l’Article 42(2) de la Charte africaine et des Articles 26 et
27 de son Règlement intérieur, la Commission a décidé d’augmenter le nombre de jour
de ses Sessions ordinaires de quinze (15) à vingt-et-un (21) et de ses Sessions
extraordinaires de dix (10) à quinze (15). La Commission va donc rechercher le soutien
extrabudgétaire supplémentaire nécessaire à cet effet.
EX.CL/1058 (XXXII)
Page 16
XII. MISE EN ŒUVRE DES DÉCISIONS
a)
Octroi du statut d’Observateur à l’ONG Coalition of African
Lesbians (CAL)
49.
Suite à la Décision EX.CL/887(XXVII) du Conseil Exécutif demandant à la
Commission de retirer le statut d’Observateur accordé à CAL et de réexaminer ses
critères d’octroi du statut d’Observateur, il sera rappelé que, lors des discussions sur le
Rapport d’activités de la Commission en janvier 2017, la Commission avait indiqué que
les critères d’octroi du statut d’Observateur aux ONG avaient été effectivement revus.
50.
Concernant la demande que la Commission supprime le statut d’’Observateur à
CAL, la demande d’avis consultatif devant la Cour africaine des droits de l'homme et des
peuples n’est plus désormais d’actualité suite la décision de la Cour selon laquelle il est
considéré que les entités qui avaient sollicité un avis consultatif de la Cour n'avaient pas
qualité à le faire.
51.
L’affaire n’est donc plus sub judice et la Commission souhaite maintenant citer et
préciser les points suivants :
a.
La décision d’octroyer le statut d’Observateur a été prise à juste titre, selon
les termes des processus établis et des critères de la Commission.
b.
La Commission a pour mandat de donner effet à la Charte africaine en vertu
de laquelle chacun a droit aux droits et est soumis aux devoirs qui y sont
énoncés et il est du devoir de la Commission de protéger ces droits
conformément au mandat qui lui a été confié en vertu de l'Article 45 de la
Charte sans discrimination fondée sur le statut ou d’autres circonstances.
c.
Dans l’exercice de ce mandat, la Commission demeure attentive et
consciente de l’obligation de ne pas empiéter sur des questions de politique
interne qui ne relèvent pas de son domaine.
d.
La Commission continuera à examiner attentivement la notion de « valeurs
africaines » dans le cadre de son mandat d’interprétation de la Charte
africaine.
b)
Harmonisation des émoluments des responsables élus
52.
Un certain nombre de Décisions du Conseil Exécutif appellent la Commission de
l’Union africaine (CUA) à harmoniser les émoluments des responsables élus de l’Union.
Les Décisions EX.CL/Dec.974(XXXI) et Ext/EX.CL/Dec.1(XIII), notamment, demandent
à la CUA de faire une proposition d’harmonisation de la rémunération des responsables
élus des Organes de l’UA pour examen et adoption. Suite à ces Décisions, une rencontre
a été organisée par la CUA avec les Organes de l’UA à l'issue de laquelle différentes
recommandations ont été formulées. La Commission a participé à ces discussions dont
elle attend encore la rétroaction.
EX.CL/1058 (XXXII)
Page 17
53.
Les membres de la Commission effectuent un travail considérable, pendant les
sessions de la Commission et pendant la période d’intersession où s’accomplit l’essentiel
du travail de promotion des droits de l’homme auprès de différentes parties prenantes
dans les différents États parties. Ce travail est largement non reconnu et non rémunéré.
La Commission est donc confiante que la question des émoluments des Commissaires
sera examinée et qu’une décision sera rapidement adoptée.
c)
Mission de la Commission de l’UA à Banjul
54.
La Décision EX.CL/Dec.974(XXXI) du Conseil Exécutif sur le Quarante deuxième
Rapport d'activités de la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples
« demande à la Commission de l'UA d’effectuer une mission pour évaluer les questions
de gouvernance et de responsabilité au sein de la CADHP pour faciliter une réunion
ultérieure entre le leadership de la Commission et la CADHP sur les conclusions de cette
mission ». Ladite mission n’a pas encore été effectuée.
d)
Mission dans le territoire de la République arabe sahraouie
démocratique ou Sahara Occidental sous contrôle du Royaume du
Maroc
55.
Il sera rappelé que la Décision EX.CL/Dec.689(XX) du Conseil Exécutif a
demandé à la Commission d'effectuer une mission dans le territoire dénommé par l’UA
République arabe sahraouie démocratique (RASD) et par les Nations Unies Sahara
Occidental sous contrôle du Maroc (Maroc), en vue d’enquêter sur les violations des
droits de l’homme et d’en faire rapport au Conseil Exécutif en janvier 2013. La
Commission n’a pas reçu l’autorisation de se rendre dans le territoire sous contrôle du
Maroc et n’a donc effectué une mission que dans les territoires sous contrôle de la RASD.
Suite à l’examen de son rapport, il a été demandé à la Commission, en vertu de la
Décision EX/CL/Dec.775(XXIII), d’effectuer la mission d’établissement des faits
spécifiée; la Commission a donc réitéré sa demande d’autorisation au Maroc d’effectuer
la mission dans les territoires occupés, autorisation qui lui a été refusée. La Décision
EX.CL/Dec.887(XXVII) ultérieure a réitéré la demande de mission à effectuer et la
Commission a à nouveau demandé au Maroc l’autorisation d’effectuer la mission mais
n’a pas reçu de réponse.
56.
Plus récemment, lors de la 34ème Session ordinaire du COREP et de la 31ème
Session ordinaire du Conseil Exécutif, la Commission a été chargée d’engager un
dialogue avec le Maroc pour faciliter la mise en œuvre de la Décision EX.CL/Déc.
689(XX) du Conseil Exécutif. Par la suite, une demande d’autorisation à effectuer la
mission a donc été envoyée en octobre 2017 à laquelle aucune réponse n’a encore été
reçue.
XIII. DATES ET LIEU DE LA 62EME SESSION ORDINAIRE DE LA COMMISSION
57.
La 23ème Session extraordinaire de la Commission se tiendra du 13 au 22 février
2018 à Banjul, République de Gambie et la 62ème Session ordinaire se tiendra du 25 avril
au 09 mai 2018 à Nouakchott, République islamique de Mauritanie.
EX.CL/1058 (XXXII)
Page 18
58.
La Commission exprime sa satisfaction à la République de Gambie d’avoir
accueilli la 61ème Session ordinaire et les célébrations du 30ème anniversaire de
l’opérationnalisation de la Commission. Elle exprime aussi sa satisfaction aux États
parties ayant déjà accueilli des Sessions de la Commission, et à la République islamique
de Mauritanie d’avoir offert d’accueillir la 62ème Session ordinaire de la Commission. La
Commission saisit aussi cette occasion pour prier instamment d’autres États parties à
envisager d’accueillir des Sessions ordinaires de la Commission.
XIV. RECOMMANDATIONS
59.
Au vu de ce qui précède, la Commission recommande :
Aux États parties :
i)
accuser réception des correspondances de la Commission, mettre en œuvre
les décisions sur les Communications et lui donner toutes les informations
pertinentes sur les mesures prises pour mettre en œuvre ses décisions
conformément à l’Article 112 de son Règlement intérieur ;
ii)
respecter et mettre en œuvre les Mesures conservatoires demandées par la
Commission et donner à la Commission des informations sur les mesures
prises pour les mettre en œuvre ;
iii)
répondre aux Lettres d’Appel urgent envoyées par la Commission ;
iv)
accéder aux demandes de la Commission d’effectuer des missions dans leur
pays ;
v)
prendre toutes les mesures nécessaires pour prendre en compte les
différents domaines de préoccupation signalés par la Commission ; et
vi)
envisager d’accueillir une des Sessions de la Commission, conformément à
la Décision EX.CL/856(XXV) du Conseil Exécutif.
Au Comité des Représentants permanents (COREP) :
i)
organiser des retraites avec la Commission pour mieux comprendre son
travail et favoriser une compréhension mutuelle ;
ii)
assister aux Sessions ordinaires de la Commission ;
iii)
diligenter l’examen de l’harmonisation des émoluments des responsables
élus ;
iv)
approuver l’augmentation budgétaire requise suite à la décision de la
Commission d’augmenter le nombre de jours de ses Sessions ordinaires de
quinze (15) à vingt-et-un (21) et de ses Sessions extraordinaires de dix (10)
à quinze (15) ; et
EX.CL/1058 (XXXII)
Page 19
v)
revoir et augmenter la structure du Secrétariat de la Commission.
Au Royaume du Maroc :
i)
ratifier la Charte africaine ; et
ii)
accorder à la Commission l’autorisation d’effectuer la mission dont l'a
chargée la Décision EX.CL/Déc. 689(XX) du Conseil exécutif.
À la CUA :
i)
examiner avec toute l’attention requise les défis auxquels sont confrontés la
Commission et son Secrétariat en termes de fonctionnement et de
gouvernance ; et
ii)
mettre en œuvre différentes Décisions du Conseil Exécutif appelant à
diligenter le pourvoi des postes vacants au Secrétariat et, plus
particulièrement, le recrutement de Juristes et de Traducteurs arabophones
et lusophones selon la Décision EX.CL/Dec.974(XXXI) du Conseil exécutif ;
Au Gouvernement hôte/Gouvernement de la Gambie :
i)
résoudre les défis opérationnels auxquels sont confrontés la Commission et
son Secrétariat, en particulier les pannes d’alimentation électrique
incessantes au Secrétariat en lui procurant un groupe électrogène et un
groupe électrogène de secours appropriés ; et
ii)
diligenter la construction d’un Siège permanent approprié de la Commission,
y compris l’adoption d’échéances pour son achèvement.
À la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement :
i)
aider la Commission à obtenir l’autorisation du Royaume du Maroc
d’effectuer la mission demandée.
AFRICAN UNION
UNION AFRICAINE
UNIÃO AFRICANA
Commission Africaine des Droits
de l’Homme & des Peuples
African Commission on
Human & Peoples’ Rights
No. 31 Bijilo Annex Lay-out, Kombo North District, Western Region, P. O. Box 673, Banjul, The Gambia ,Tel:
(220) 441 05 05 /441 05 06, Fax: (220) 441 05 04 E-mail: au-banjul@africa-union.org; Web www.achpr.org
EX.CL/1058(XXXII)
Annexe I
e
COMMUNIQUE FINAL DE LA 22 SESSION EXTRAORDINAIRE
DE LA COMMISSION AFRICAINE DES DROITS
DE L’HOMME ET DES PEUPLES
Dakar, République du Sénégal, 29 juillet– 7 août 2017
EX.CL/1058 (XXXII)
Annexe I
Page 1
e
COMMUNIQUE FINAL DE LA 22 SESSION EXTRAORDINAIRE
DE LA COMMISSION AFRICAINE DES DROITS
DE L’HOMME ET DES PEUPLES
1.
La Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (la Commission) a
tenu sa 22e Session extraordinaire du 29 juillet au 7 août 2017 à Dakar, République du
Sénégal.
2.
L’ordre du jour de la Session a porté essentiellement sur les communications
et certaines questions urgentes, restées en suspens lors des sessions précédentes.
3.
Les travaux de la Session ont été présidés par l’Honorable Commissaire
Pansy Tlakula, Présidente de la Commission, assistée de l’Honorable Commissaire
Soyata Maïga, Vice-Présidente.
4.
Les membres de la Commission ci-après ont pris part à la 22e Session extraordinaire:
i)
ii)
iii)
iv)
v)
vi)
vii)
viii)
ix)
x)
l’Honorable Commissaire Pansy Tlakula, Présidente ;
l’Honorable Commissaire Soyata Maïga, Vice-Présidente ;
l’Honorable Commissaire Reine Alapini-Gansou ;
l’Honorable Commissaire Kayitesi Zainabo Sylvie
l’Honorable Commissaire Lucy Asuagbor;
l’Honorable Commissaire Maya Sahli-Fadel ;
l’Honorable Commissaire Med S. K. Kaggwa ;
l’Honorable Commissaire Lawrence Murugu Mute ;
l’Honorable Commissaire Jamesina Essie L. King ;
l’Honorable Commissaire Solomon Ayele Dersso.
5.
L’Honorable Commissaire Yeung Kam John Yeung Sik Yuen; absent, s’est
excusé.
6.
Au début de ses travaux, la Commission a observé une minute de silence en
mémoire de son Excellence Monsieur Kamel Rezag-Bara, ancien Président de la
Commission, décédé le 25 Juillet 2017 à Alger.
7.
Après l’adoption de l’ordre du jour de la Session, l’Honorable Commissaire Pansy
Tlakula a présenté le rapport sur les réunions des organes délibérants, tenues lors du
Sommet de l’Union africaine du 27 juin au 04 juillet 2017 à Addis-Abeba, Ethiopie.
8.
Les membres de la Commission ont échangé sur le rapport du Secrétariat relatif
au suivi des actions issues de la 60e Session ordinaire de la Commission.
9.
La Commission a échangé sur les préparatifs de la célébration du 30e anniversaire
de la Commission qui se tiendra au cours de la 61e Session ordinaire prévue du 1er au
15 Novembre 2017 à Banjul, Gambie.
10.
La Commission a examiné un rapport sur les progrès réalisés dans le cadre
EX.CL/1058 (XXXII)
Annexe I
Page 2
de l’exécution du projet sur le renforcement du système des droits de l’homme sur le
continent africain (Projet PANAF).
11.
La Commission a suivi une présentation relative à la mise en place d’une stratégie
de Communication dans le cadre du Projet PANAF suite à laquelle elle a fait des
observations.
12.
La Commission a également discuté des préparatifs du séminaire régional sur la
mise en œuvre des observations finales et autres décisions de la Commission qui se tiendra
du 12 au 15 Août 2017 à Dakar, Sénégal.
13.
La Commission a examiné et adopté les documents suivants :
i)
ii)
iii)
le rapport du Groupe de travail sur les Communications ;
le rapport de l’audit des Communications ;
le document sur l’article 58 de la Charte africaine.
14.
La Commission a examiné le Projet de révision de son règlement intérieur,
en l’occurrence les dispositions relatives aux communications.
15.
La Commission a en outre après examen, fait des observations sur le projet de
format de la rédaction des rapports de missions de promotion.
16.
Au cours de cette session, la Commission a examiné vingt-sept (27)
Communications dont:
i)
six (06) Communications sur la Saisine. Elle s’est saisie de trois (03)
Communications, dont deux (2) avec des Mesures Conservatoires. Elle a
rejeté trois (03) Communications.
ii)
cinq (05) communications présentées pour la radiation dont deux (02) ont été
radiées et trois (03) autres renvoyées
iii)
cinq (05) Communications sur la recevabilité dont trois (03) déclarées
recevables et deux (02) irrecevables,
iv)
cinq (05) Communications sur le fond, dont une (01) adoptée et quatre (04)
renvoyées;
v)
la Commission a aussi donné des orientations sur cinq (05) Communications
et renvoyée une (01) pour un complément d’information.
17.
La Commission exprime ses sincères remerciements au Gouvernement et au
peuple de la République du Sénégal pour l’accueil chaleureux et l’hospitalité accordés
aux membres de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples au cours
de la 22e Session extraordinaire.
Fait à Dakar, République de Sénégal, le 07 août 2017
AFRICAN UNION
UNION AFRICAINE
UNIÃO AFRICANA
African Commission on Human & Peoples’ Rights
Commission Africaine des Droits de l’Homme & des Peuples
31 Bijilo Annex Layout, Kombo North District, Western Region , P. O. Box 673, Banjul, The Gambia
Tel: (220) 4410505 / 4410506; Fax: (220) 4410504
E-mail: au-banjul@africa-union.org; Web www.achpr.org
EX.CL/1058(XXXII)
Annexe II
COMMUNIQUE FINAL DE LA 61e SESSION ORDINAIRE DE LA
COMMISSION AFRICAINE DES DROITS DE L’HOMME ET DES PEUPLES
BANJUL, GAMBIE
1er - 15 NOVEMBRE 2017
EX.CL/1058(XXXII)
Annexe II
Page 1
1.
La Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (la
Commission) a tenu sa 61e Session ordinaire, du 1 au 15 novembre 2017, à Banjul,
en Gambie.
2.
A cette occasion, la Commission a célébré le 30ème Anniversaire du démarrage
de ses activités, qui coïncidait avec la Session.
3.
La cérémonie d’ouverture a été marquée par la présence d’une Délégation
du pays-hôte, dirigée par Son Excellence Adama Barrow, Président de la
République de Gambie, qui a déclaré la Session ouverte. La Délégation comprenait
Son Excellence Mme Fatoumata Tambajang, Vice-présidente et ministre des Affaires
féminines, l’Honorable Mme Mariam Denton, Présidente de l’Assemblée nationale,
Son Excellence M. Hassan Bubacar Jallow, Président de la Cour suprême,
l’Honorable Abubacarr Marie Tambadou, Attorney General et ministre de la Justice, et
d’autres ministres et hauts fonctionnaires.
4.
Ont également assisté à la cérémonie le représentant du Président de la
CUA, des représentants des Organes de l’UA, des représentants de l’UE et d’autres
membres du corps diplomatique ; etc.
5.
Les Commissaires sortants, l’Honorable Commissaire Pansy Tlakula,
l’Honorable Commissaire Alapini Gansou et l’Honorable Med Kagwa ont assisté à la
cérémonie d’ouverture.
6.
Conformément à l’article 38 de la Charte africaine des droits de l’homme et
des peuples (la Charte), les nouveaux Commissaires élus ont prêté serment au cours
de la cérémonie d’ouverture de la Session. Il s’agit de l’Honorable Commissaire Hatem
Essaiem, l’Honorable Commissaire Rémy Ngoy Lumbu et l’Honorable Commissaire
Maria Teresa Manuela. L’Honorable Commissaire Maya Sahli-Fadel qui a été réélue
a également prêté serment.
7.
La Commission réunie a élu son nouveau Bureau pour une période de deux
ans et il est composé de l’Honorable Commissaire Soyata Maïga, Présidente, et
de l’Honorable Commissaire Lawrence Murugu Mute, Vice-président.
8.
Les membres ci-après de la Commission ont participé à la Session ordinaire :
i)
ii)
iii)
iv)
v)
vi)
vii)
viii)
l’Honorable Commissaire Soyata Maïga, Présidente ;
l’Honorable Commissaire Lawrence Murugu Mute, Vice-président ;
l’Honorable Commissaire Kayitesi Zainabo Sylvie ;
l’Honorable Commissaire Lucy Asuagbor ;
l’Honorable Commissaire Maya Sahli-Fadel ;
l’Honorable Commissaire Jamesina Essie L. King ;
l’Honorable Commissaire Solomon Ayele Dersso
l’Honorable Commissaire Hatem Essaiem
EX.CL/1058(XXXII)
Annexe II
Page 2
ix)
x)
l’Honorable Commissaire Maria Teresa Manuela ; et
l’Honorable Commissaire Rémy Ngoy Lumbu.
9.
L’Honorable Commissaire Yeung Kam John Yeung Sik Yuen, absent, s’est
excusé.
10.
Intervenant au nom du Comité de pilotage du Forum des ONG, Mme Hanna
Foster, Directrice exécutive du Centre africain pour la démocratie et les études de droits
de l’homme, a expliqué que, dans le cadre de la célébration du 30ème Anniversaire
de la Commission cette année, le Forum a également adopté le thème suivant : «
Célébration des 30 ans de la Commission africaine. » Elle a cité les principales
réalisations de la Commission au cours de ses trente années d’existence. Elle a
noté que la participation et la consultation des organisations de la société civile dans
toutes les activités de la Commission ont renforcé les partenariats et à
l’appropriation. Elle a reconnu les évolutions positives enregistrées dans la situation
des droits de l’homme sur le continent et fait des propositions ou recommandations à
l’effet de prendre en charge les violations des droits humains identifiées par le Forum.
11.
S’exprimant au nom du Réseau des Institutions nationales africaines des droits
de l’homme (RINADH), Mme Susan Chivusa Chatika a reconnu le soutien constant de
la Commission aux efforts du RINADH visant à faire de telle sorte que tous les États
africains disposent d’une institution nationale des droits de l’homme conforme aux
Principes de Paris afin de permettre à ces organismes de jouer leur véritable rôle
dans les domaines de la promotion et de la protection des droits humains.
12.
S’exprimant au nom des États membres de l’UA, Son Excellence Cheikh Tourad
Ould Abdel Malik, Commissaire aux droits de l’homme et à l’action humanitaire de
la République islamique de Mauritanie, a rendu hommage à Son Excellence Dawda
Kairaba Jawara pour le rôle important qu’il a joué dans l’adoption de la Charte et
l’opérationnalisation effective de la Commission. Il a ainsi félicité la Commission de
ème
sa décision de lui décerner un prix à l’occasion du 3 0
Anniversaire de la
Commission. Son Excellence Cheikh Tourad Ould Abdel Malik a également insisté
sur le remarquable travail de la Commission et fait part de son optimisme quant à
l’avenir des droits de l’homme sur le continent malgré les difficultés existantes.
13.
Dans son intervention M. Stavros Lambrinidis, Représentant spécial de l’Union
européenne pour les droits de l’homme, s’est réjoui de la collaboration entre le
Système des droits de l’homme de l’Union africaine et l’Union européenne dans le
domaine des droits de l’homme, collaboration dont le développement le plus récent
est matérialisé par le dernier round des échanges UA-UE organisés en marge de la
présente 61ème Session ordinaire et des célébrations du 30ème Anniversaire de la
création de la Commission.
14.
M. Mahamane Cissé Gouro, Chef du Service Afrique du Haut-commissariat
des Nations Unies pour les droits de l’homme (HCDH), s’exprimant au nom de M.
Zeid Ra’ad Al Hussein, Haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme,
a rendu hommage aux anciens Commissaires et aux Commissaires en exercice de
EX.CL/1058(XXXII)
Annexe II
Page 3
la Commission, ainsi qu’au personnel du Secrétariat pour le travail réalisé au cours
de ces années, malgré les difficultés dues à l’insuffisance des ressources. Il a fait
observer que le Plan d’Action décennal de l’UA et la Feuille de Route d’Addis-Abeba,
qui définissent l’espace de coopération entre les Mécanismes spéciaux de l’ONU et
ceux de la Commission, demeurent le principal cadre de collaboration entre le HCDH
et la Commission.
15.
L’Honorable Juge Maria Mapani, Vice-présidente du Comité africain d’Experts
sur les droits et le bien-être de l’enfant (CAEDBE), abordant la question des
réalisations de la Commission au cours de ses trente années d’existence, a fait
référence à la riche jurisprudence de la Commission. Elle s’est également exprimée
sur la collaboration entre le CAEDBE et la Commission.
16.
L’Honorable Juge Bensouala Chafika, représentant l’Honorable Juge Sylvain
Oré, Président de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (la Cour),
a rappelé la complémentarité statutaire qui existe entre la Cour et la Commission et
affirmé que le 30ème Anniversaire de la Commission offre l’occasion d’un retour sur
le chemin parcouru jusqu’ici et d’une définition des stratégies et plans susceptibles
d’apporter les améliorations nécessaires.
17.
Dans son discours d’ouverture, la Présidente sortante de la Commission,
l’Honorable Commissaire Pansy Tlakula, a noté la présence historique du Président
de la République de Gambie à une Session de la Commission et souligné qu’en
honorant l’événement de sa présence, Son Excellence Adama Barrow a administré la
preuve de son engagement en faveur des droits de l’homme. Elle a ensuite
chaleureusement souhaité la bienvenue à tous les participants à la 61ème Session
ordinaire. Elle a également fait un bref récapitulatif des étapes ayant mené à
l’établissement de la Commission, de l’entrée en vigueur de la Charte, le 21 octobre
1986, à la Session inaugurale, qui s’était tenue en Ethiopie, en juin 1989.
18.
En dressant l’inventaire du travail de la Commission depuis sa nomination en
qualité de Commissaire en 2015, elle a mis en exergue des éléments clés tels que
la création de six Mécanismes spéciaux supplémentaires, ce qui porte aujourd’hui à
14 le nombre des procédures spéciales, et l’adoption d’instruments non contraignants
(Principes, Lignes directrices, Observations générales, Déclarations, Lois types, etc.)
adoptés par la Commission en vertu de l’article 56 (6) de la Charte.
19.
S’agissant des avancées réalisées en ce qui concerne la situation générale
des droits de l’homme en Afrique pendant la durée de son mandat auprès de la
Commission, elle a cité la ratification d’instruments régionaux et internationaux des
droits de l’homme majeurs par un nombre de plus en plus important d’États Parties, la
collaboration entre les États Parties et la Commission, la mise en place d’institutions
des droits humains par les États Parties ainsi que l’adoption, par ces derniers, d’un
cadre juridique favorable aux droits de l’homme, la naissance en 2011, d’une nouvelle
nation, le Soudan du Sud, récemment devenu un État Partie à la Charte africaine, et la
réadmission du Royaume du Maroc au sein de l’Union africaine.
EX.CL/1058(XXXII)
Annexe II
Page 4
20.
Pour ce qui est des problèmes, elle a mis l’accent sur les violations des droits
de l’homme qui découlent du conflit en cours dans le plus jeune État africain, le
Soudan du Sud, les défis contemporains, comme le développement de l’extrémisme
violent et du terrorisme, ainsi que la prolifération des attentats terroristes en Afrique,
la hausse du chômage des jeunes, le changement climatique et les systèmes
climatiques imprévisibles qui en découlent, l’aggravation des pressions sur les
ressources naturelles comme les terres arables et l’eau potable, les effets
déstabilisateurs des périodes électorales, la perturbation des services d’Internet et de
télécommunications, la pandémie du VIH. Elle a également fait référence aux
harcèlements continus, aux arrestations et détentions arbitraires auxquels sont
soumis les défenseurs des droits de l’homme, les journalistes, les syndicalistes et les
membres de l’opposition et les personnes LGBT dans les États Parties, qui constituent
une grave source de préoccupation pour la Commission. En sus de ces problèmes,
elle a mentionné les nouveaux défis émergents des droits de l’homme, des questions
sur lesquelles elle a demandé à la Commission de se pencher, à savoir
l’indépendance de la justice, la protection des données et la cyber sécurité. Elle a,
notamment, exhorté le gouvernement du Royaume du Maroc à ratifier la Charte
africaine. La Présidente sortante a enfin rendu hommage à tous ses collègues et
félicité le Secrétariat pour son soutien au cours de son mandat de Commissaire.
21.
Dans le discours qu’elle a prononcé au nom de Son Excellence M. Moussa
Faki Mahamat, Président de la CUA, Son Excellence Mme Minata Samate
Cessouma, Commissaire aux Affaires politiques de la CUA, s’est félicitée de
l’engagement du gouvernement et du peuple de la République de Gambie en faveur
de l’Agenda des droits de l’homme de l’Union africaine, comme en témoigne de
manière claire l’hospitalité accordée à la Commission. De même, elle a félicité la
Commission pour son travail et de la façon méticuleuse dont la 61 ème Session
ordinaire a été organisée.
22.
Elle a affirmé que la participation des dirigeants de la Commission de l’Union
africaine à cette Session et aux célébrations du 30ème Anniversaire de la Commission
est une manifestation du soutien indéfectible de l’Union à tous les organes et
organismes des droits de l’homme ainsi qu’à toutes les autres parties prenantes qui
luttent pour la protection des droits de l’homme en Afrique.
23.
Elle a rappelé l’engagement des dirigeants africains en faveur des droits de
l’homme qui ont dédié les trois dernières années et l’année 2018 à des thèmes sur
les droits de l’homme qui correspondent aux sept Aspirations définies par l’Agenda
2063 et son Plan d’Action décennal. A la suite de la Déclaration, en juin 2016, de la
Décennie des droits de l’homme et des peuples en Afrique, elle affirmé que la CUA,
en coopération avec l’ensemble des Organes et Organismes africains des droits de
l’homme, œuvre activement à la coordination des efforts d’élaboration d’un plan
d’action qui sera bientôt soumis aux Organes délibérants de l’UA, pour examen et
adoption. Elle a, par ailleurs, fait référence aux procédures en cours de création,
au sein de l’UA, de très importants mécanismes comme la Politique de justice
transitionnelle et la mise en place de l’Institut panafricain des droits de l’homme prévu
par la Stratégie africaine des droits de l’homme déjà adoptée.
EX.CL/1058(XXXII)
Annexe II
Page 5
24.
Elle a noté, avec regret, les manquements au devoir de prendre en charge ou
de prévenir les graves violations des droits de l’homme en cours ou passées, comme
le génocide rwandais. Elle a instamment demandé à toutes les parties prenantes de
rester vigilantes pour que des violations similaires ne se produisent plus jamais en
Afrique. Elle, en outre, appelé les Etats Parties à intégrer dans leur législation les divers
instruments des droits de l’homme qu’ils ont ratifiés et de mettre un terme à l’impunité
en faisant la Déclaration en vertu de laquelle les individus peuvent saisir la Cour. Elle
aussi insisté sur la nécessité impérieuse d’investir dans la jeunesse afin d’en faire un
atout pour la réalisation de l’Agenda 2063. Elle a, enfin, promis à Son Excellence
Adama Barrow et au Peuple de la Gambie le soutien de l’Union africaine à leurs efforts
d’instauration d’une société véritablement démocratique.
25.
Son Excellence M. Adama Barrow, Président de la République de Gambie,
a souhaité la bienvenue aux participants à la 61ème Session ordinaire de la
Commission et aux célébrations du 30ème Anniversaire de la création de la
Commission. Il a dit toute la fierté de son pays d’accueillir la Commission et que son
Gouvernement est déterminé à construire une structure permanente pour abriter le
siège, comme prévu par l’Accord de Siège. Il a aussi dit son appréciation du fait
que, malgré les problèmes existants, la Commission est restée déterminée à protéger
les droits de l’homme en Gambie. Il a, de même, fait part de sa satisfaction aux
organisations internationales et aux ONG qui ont soutenu la lutte des Gambiens
pour la démocratie. Il a, en outre, fait un rapide survol de quelques réalisations de
la Commission depuis sa création et fait référence aux évolutions enregistrées en
Afrique dans le domaine des droits de l’homme, en s’intéressant tout particulièrement
aux efforts consentis par le Gouvernement de la Gambie dans le domaine de la
mise en œuvre de ses obligations en matière de droits de l’homme. Il a appelé les
États membres à conjuguer leurs efforts à ceux de son pays pour soutenir le travail de
la Commission. Il a ensuite souhaité aux délégués des délibérations fructueuses puis
a déclaré ouverte la 61ème Session ordinaire de la Commission.
26.
L’Honorable Commissaire Soyata Maïga a remercié les Commissaires sortants.
Elle a souligné leurs principales réalisations et leur a souhaité plein succès dans leurs
futures entreprises.
27.
L’Honorable Commissaire Soyata Maïga et l’Honorable Commissaire Lawrence
M. Mute ont présidé les travaux de la Session ordinaire en leurs qualités respectives
de Présidente et de Vice-président de la Commission.
28.
Au total, six cent dix-neuf (619) délégués ont participé à la Session : cent
vingt-cinq (125) délégués représentant vingt-quatre (24) États membres, douze (12)
représentant les Organes de l’UA, vingt (20) les Institutions nationales des droits de
l’homme (INDH), cinq (5) les Organisations internationales et intergouvernementales,
deux-cent soixante-onze (271) les Organisations internationales et nongouvernementales africaines (ONG), quarante-deux (42) les autres observateurs et
vingt-deux (22) représentant les médias.
EX.CL/1058(XXXII)
Annexe II
Page 6
29.
Quatre panels organisés sur le passé, le présent et l’avenir de la Commission
et, enfin, sur le travail de la Commission concernant la jeunesse ont été des temps forts
du 30ème Anniversaire. Les thèmes de chacun de ces panels étaient les suivants :
i)
le Panel sur le Passé : « Réflexion sur les débuts et le travail de la
Commission » ;
ii)
le Panel sur le Présent : « le Point sur le Présent »
iii)
Panel sur l’Avenir : « Perspectives »
iv)
Panel sur la Jeunesse : « Quels sont les points de vue de la Jeunesse sur
le travail de la Commission.
30.
Ces panels ont enregistré la participation d’orateurs et de panélistes,
notamment des Commissaires anciens et actuels, des délégués des Etats parties,
ainsi que des personnes ressources du monde académique, des INDH, du secteur
des ONG et d’autres partenaires de la Commission. D’intenses échanges de vues
ont eu lieu en plénière au cours des trois premiers jours de la session publique de
la Commission.
31.
Le document final contenant les résolutions et recommandations issues des
délibérations sur ces activités sera rendu public par la Commission en temps opportun
et les mécanismes de suivi nécessaires seront mis en place à cet effet.
32.
Les participants à la 61ème Session ordinaire et aux célébrations du 30ème
Anniversaire de la Commission ont observé une minute de silence en la mémoire
de tous les anciens Commissaires disparus.
33.
Les célébrations du 30ème Anniversaire de la Commission ont prévu un dîner
de gala au cours duquel un prix a été remis à Son Excellence Sir Dawda Kairaba
Jawara pour le rôle déterminant qu’il a joué dans l’adoption de la Charte et la création
de la Commission. Le prix a été remis à son Représentant.
34.
Les célébrations comprenaient également une exposition sur le travail de la
Commission ainsi que des publications de documents conçus par la Commission et
ses partenaires.
35.
Les représentants des dix- sept (17) États parties suivants ont fait des
déclarations sur la situation des droits de l’homme dans leurs pays respectifs :
Mauritanie, Lesotho, Cameroun, Tunisie, Mali, Afrique du Sud, Niger, Burkina Faso,
Égypte, Kenya, Angola, Éthiopie, Algérie, Malawi, Togo, Nigeria et Érythrée.
36.
Les représentants du Mécanisme Africain d’Évaluation par les Pairs, du
Bureau de l’UA à Genève et du Comité International de la Croix Rouge ont fait des
déclarations en soulignant la collaboration entre la Commission et leurs bureaux
respectifs dans le cadre de la promotion et de la protection des droits de l’homme.
EX.CL/1058(XXXII)
Annexe II
Page 7
37.
Deux (2) représentants d’INDH ont également fait des déclarations sur la
situation des droits de l’homme dans leurs pays respectifs, à savoir :
i)
la Commission nationale des Droits de l’Homme du Nigéria ; et
ii)
l’Institution nationale des Droits de l’Homme du Niger.
38.
Un nombre total de Soixante-cinq (65) ONG jouissant du Statut d’Observateur
auprès de la Commission ont fait des déclarations sur la situation des droits de
l’homme en Afrique.
39.
La Commission n’a examiné aucune demande de statut de membre affilié des
INDH, conformément à la Résolution sur l’octroi du statut d’affilié aux INDH en Afrique.
Ainsi, le nombre total d’INDH jouissant du statut d’affilié auprès de la Commission
demeure vingt- sept (27).
40.
Conformément à la Résolution sur les Critères d’Octroi et de Jouissance du
Statut d’Observateur aux Organisations non gouvernementales intervenant dans le
domaine des droits de l’homme, la Commission a octroyé le Statut d’Observateurs au
quatre (4) ONG ci- après :
i)
The African Child Policy Forum ;
ii)
The Gender, Health & Justice Research Unit ;
iii)
Reprieve ; et
iv)
The Centre for Citizen’s Participation on the African Union.
41.
Cela porte à cinq-cent-quinze (515) le total des ONG jouissant du Statut
d’Observateur auprès de la Commission.
42.
Conformément à l’article 62 de la Charte africaine, la Commission a examiné
les rapports périodiques des trois (3) États parties ci-après :
i)
la République du Rwanda ;
ii)
la République du Niger ; et
iii)
la République démocratique du Congo.
43.
Les Membres de la Commission ci-après ont présenté les rapports qui rendent
compte des activités qu’ils ont entreprises pendant la période d’intersession en leur
qualité de Commissaires et dans le cadre de leurs divers Mécanismes spéciaux :
i)
Présidente sortante de la Commission ;
EX.CL/1058(XXXII)
Annexe II
Page 8
ii)
Présidente du Groupe de travail sur la Peine de mort et les Exécutions
extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires en Afrique ;
iii)
Présidente du Groupe de Travail sur les Droits économiques, sociaux et
culturels en Afrique ;
iv)
Rapporteure spéciale sortante sur la Liberté d’expression et l’accès à
l’information en Afrique;
v)
Rapporteure spéciale sur les Droits de la Femme en Afrique ;
vi)
Rapporteure spéciale sortante sur les Défenseurs des Droits de l’homme en
Afrique ;
vii)
Rapporteur spécial sortant sur les Prisons, les Conditions de Détention
et l’Action policière en Afrique ;
viii)
Présidente du Comité pour la Protection des Droits des Personnes vivant
avec le VIH (PVVIH) et des Personnes à risque, vulnérables et affectées
par le VIH ;
ix)
Présidente du Groupe de Travail sur les Communications ;
x)
Présidente du Groupe de Travail sur les Populations/Communautés
autochtones en Afrique ;
xi)
Rapporteure spéciale sur les Réfugiés, les Demandeurs d’asile, les
Migrants et les Personnes déplacées ;
xii)
Président du Groupe de Travail sur les Industries extractives,
l’Environnement et les Violations des Droits de l’homme en Afrique ;
xiii)
Président du Comité pour la Prévention de la Torture en Afrique ; et
xiv)
Président du Groupe de Travail sur les Droits des Personnes âgées et des
Personnes handicapées en Afrique.
44.
Conformément au paragraphe 25 du Document de base du MAEP :
NEPAD/HSGIC/03-2003/APRM/MOU/Annexe II, la Commission a examiné les
Rapports du MAEP sur la République du Tchad et la République de Djibouti.
45.
La Commission a réaffecté les mécanismes spéciaux et les pays parmi ses
membres. Cette réaffectation sera affichée sur le site web de la Commission.
46.
La Commission a présenté les trois (3) documents et études ci-après au cours
de la 61ème Session ordinaire :
EX.CL/1058(XXXII)
Annexe II
Page 9
47.
i)
Étude sur les Industries extractives, les Droits fonciers et les Droits des
Populations/Communautés autochtones ;
ii)
Lignes directrices sur la Liberté d’Association et de Réunion ;
iii)
Lignes directrices sur la Lutte contre la Violence sexuelle et ses
Conséquences en Afrique.
Les panels ci-après ont également été tenus au cours de la Session :
i)
Consultation des parties prenantes sur le projet de Lignes
directrices sur les rapports des États sur les Industries extractives,
les Droits de l’homme et l’Environnement ;
ii)
Panel sur la protection des Sites naturels sacrés et des terres
ancestrales à travers l’Afrique ;
iii)
Panel sur l’abolition de la peine de mort en Afrique ; et
iv)
Panel sur les Conflits en Afrique, la Justice transitionnelle et la Charte
africaine : le Rôle de la Commission.
48.
La Commission a tenu des réunions avec des représentants de la Direction
de la Planification stratégique de la CUA sur le Plan à moyen terme 2018-2023,
mais aussi avec le Représentant du Comité des Représentants permanents de l’Union
africaine qui a pris part à la Session.
49.
La Commission a examiné et adopté, avec des amendements, les documents
suivants :
i)
le Projet d’Étude sur « le VIH, le Droit et les Droits de l’homme dans le
Système africain des Droits de l’homme : Principaux Défis et Opportunités
pour des réponses au VIH fondées sur les Droits » ;
ii)
le Projet de Lignes directrices sur l’Accès à l’Information et les Élections
en Afrique ; et
iii)
les Principes sur la Dépénalisation des Infractions mineures.
50.
La Commission a examiné et formulé des recommandations sur l’Observation
générale sur l’Article 7 du Protocole de Maputo.
51.
La Commission a examiné et adopté ce qui suit :
i)
ii)
le Rapport de la Secrétaire ;
le Rapport sur les Questions financières et budgétaires ; et
EX.CL/1058(XXXII)
Annexe II
Page 10
iii)
le Plan de Travail annuel 2018.
52.
La Commission a également examiné et fait des recommandations sur les
questions urgentes qui n’ont pas été rendues publiques, en vertu de la confidentialité
de certaines questions, conformément aux dispositions de la Charte.
53.
54.
Le Commission a reporté l’examen des documents ci-après :
i)
le Rapport de la Mission de Promotion en République fédérale du Nigeria ;
ii)
les Observations conclusives sur le Rapport périodique de la
République islamique de Mauritanie et de la République de Côte
d’Ivoire ; et
iii)
le Projet de son Règlement intérieur révisé ;
iv)
le Rapport du Premier Séminaire régional sur la Mise en œuvre des
Décisions de la Commission ainsi que le Procès-verbal de sa Réunion
d’Évaluation ;
v)
les Lignes directrices révisées sur le Format des Rapports des
missions de promotion de la Commission ; et
vi)
le Point sur le PANAF.
La Commission a adopté les Résolutions suivantes :
i)
Résolution sur le renouvellement du mandat de la Rapporteure spéciale
sur les réfugiés, les demandeurs d’asile, les personnes déplacées et les
migrants en Afrique ;
ii)
Résolution sur le renouvellement du mandat de la Rapporteure spéciale sur
les droits de la femme en Afrique ;
iii)
Résolution portant nomination du Rapporteur spécial sur les prisons et les
conditions de détention en Afrique ;
iv) Résolution portant nomination du Rapporteur spécial sur les défenseurs des
droits de l’homme et Point focal sur les représailles en Afrique ;
v)
Résolution portant nomination du Rapporteur spécial sur la liberté
d’expression et l’accès à l’information en Afrique ;
vi) Résolution sur la nomination du Président, le renouvellement du mandat
et la recomposition du Groupe de travail sur les questions spécifiques
relatives au travail de la Commission ;
EX.CL/1058(XXXII)
Annexe II
Page 11
vii) Résolution sur la nomination du Président, le renouvellement du mandat
et la recomposition du Groupe de travail sur les Communications ;
viii) Résolution sur la nomination du Président, le renouvellement du mandat et
la recomposition du Comité sur les Résolutions ;
ix) Résolution sur la nomination du Président, le renouvellement du mandat
et la recomposition du Comité pour la prévention de la torture en Afrique ;
x)
Résolution sur la nomination du Président, le renouvellement du mandat
et la recomposition du Comité consultatif chargé des affaires relatives au
budget et au personnel ;
xi) Résolution sur le renouvellement du mandat et la recomposition du Groupe
de travail sur les industries extractives, l’environnement et les violations des
droits de l’homme en Afrique ;
xii) Résolution sur le renouvellement du mandat et la recomposition du Groupe
de travail sur les populations/communautés autochtones en Afrique ;
xiii) Résolution sur le renouvellement du mandat et la recomposition du Groupe
de travail sur la peine de mort et les exécutions extrajudiciaires,
sommaires ou arbitraires en Afrique ;
xiv) Résolution portant renouvellement du mandat du Comité sur la protection
des droits des personnes vivant avec le VIH (PVVIH) et des personnes à
risque, vulnérables et affectées par le VIH ;
xv) Résolution sur le renouvellement du mandat et la recomposition du Groupe
de travail sur les droits économiques, sociaux et culturels en Afrique ; et
xvi) Résolution sur le renouvellement du mandat et la recomposition du Groupe
de travail sur les droits des personnes âgées et des personnes handicapées
en Afrique.
55.
Les dix-huit (18) Communications suivantes ont été présentées :
i)
quatorze (14) Communications sur la Saisine : la Commission s’est saisie
d’une Communication et a reporté sa décision concernant les 13 autres ;
ii)
deux (2) Communications au stade de la Recevabilité concernant
lesquelles la Commission a reporté son examen ;
iii)
une (1) Communication sur le Fond concernant laquelle la Commission a
reporté son examen ; et
iv)
une (1) Communication pour renvoi à la Cour et concernant laquelle la
EX.CL/1058(XXXII)
Annexe II
Page 12
Commission a reporté son examen.
56.
La Commission a également examiné et donné des directives sur trois (3)
Communications.
57.
La Commission a examiné et adopté son 43ème Rapport d’Activités, qui sera
soumis à la 32ème Session ordinaire du Conseil exécutif de l’UA et au 30ème Sommet
des Chefs d’État et de Gouvernement.
58.
La Commission a proposé de tenir la réunion conjointe des Bureaux de la Cour
et de la Commission en janvier 2018, en marge du prochain Sommet de l’Union
africaine à Addis-Abeba, en Éthiopie.
59.
La Commission a décidé de tenir sa 23ème Session extraordinaire du 13 au 22
février 2018 à Banjul, en Gambie.
60.
La Commission a décidé de tenir sa 62ème Session ordinaire du 25 avril au 9
mai 2018 à Nouakchott, en Mauritanie.
61.
La Commission exprime sa sincère gratitude au Gouvernement et au Peuple
de la République de Gambie, pour l’accueil chaleureux et l’hospitalité réservés
aux participants. La Commission exprime également ses sincères remerciements à
la République de Gambie pour toutes les ressources et facilités mises à sa
disposition, et qui ont contribué au bon déroulement et au succès de la Session et des
célébrations du 30ème Anniversaire.
62.
La Cérémonie de clôture de la Session a eu lieu le 15 novembre 2017 à Banjul,
en Gambie.
Fait à Banjul, République de Gambie, le 15 novembre 2017
EX.CL/1058(XXXII)
Annexe III (a)
STRUCTURE APPROUVEE DU SECRETARIAT DE LA CADHP &
ÉTAT DES RECRUTEMENTS AU 15 DECEMBRE 2017
EX.CL/1058(XXXII)
Annexe III (a)
Page 14
Structure approuvée du Secrétariat de la CADHP & État des recrutements au 15
décembre 2017
CETTE STRUCTURE A ÉTÉ APPROUVEE : 2008
Suite à la Décision EX.CL/Dec.476(XIV), la structure du Secrétariat de la CADHP est
désormais la suivante :
1 Secrétaire de la Commission
1 Secrétaire adjoint(e)
3 Juristes principaux (promotion)
2 Juristes principaux (protection)
1 Juriste principal (Mécanismes spéciaux)
3 Juristes (promotion)
3 Juristes (protection)
2 Juristes (Mécanismes spéciaux)
3 Traducteurs/Interprètes
1 Fonctionnaire chargé de l’Administration & des Ressources humaines
1 Fonctionnaire au Relations publiques & Information
1 Fonctionnaire des Finances et de l’Administration
1 Agent chargé des TIC
1 Expert en bases de données et en communication
1 Documentaliste
1 Assistant comptable
1 Assistant administratif
1 Assistant aux Ressources humaines
1 Assistant à la documentation
1 Assistant au Protocole
2 Secrétaires bilingues
2 Secrétaires
1 Commis
2 Agents de sécurité
1
Agent de nettoyage
1 Réceptionniste
2 Chauffeurs
3 Chauffeurs/Distributeurs de courrier
2 Coursiers
Total de postes dans le nouvel établissement 46
* Classés GSB6 à tort
P6
P5
P3
P3
P3
P2
P2
P2
P4
P3
P3
P2
P2
P1
P1
GSA5
GSA5
GSA5
GSA5
GSA5
GSA5
GSA4
GSA3
GSB8
GSB6
GSA2
GSB7
GSB7
GSB6
EX.CL/1058(XXXII)
Annexe III (a)
Page 15
POSTES REGULIERS POURVUS (AU 15 DECEMBRE 2017)
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
8.
9.
10.
11.
12.
13.
Secrétaire de la Commission (Secrétaire Exécutive)
2 Juristes principaux (protection)
2 Juristes principaux (promotion)
2 Juristes (promotion)
3 Juristes (protection)
Une Fonctionnaire des Finances et de l’Administration
Documentaliste
Assistante comptable
Assistant au protocole
1 Secrétaire
1 Commis
1 Réceptionniste
4 Chauffeurs
Nombre total de postes réguliers pourvus : 21 postes
POSTES REGULIERS NON POURVUS (AU 15 DECEMBRE 2017)
Département juridique
1 Juriste principal (promotion)
1 Juriste principal (Mécanismes spéciaux)
1 Juriste (promotion)
2 Juristes (Mécanismes spéciaux)
Nombre total d’agents restant à recruter : 5
Autres départements
1 Secrétaire adjoint(e)
3 Traducteurs/Interprètes
1 Fonctionnaire chargé de l’Administration & des Ressources humaines
1 Fonctionnaire au Relations publiques & Information
1 Agent chargé des TIC
1 Expert en bases de données et en communication
1 Assistant administratif
1 Assistant aux ressources humaines
1 Assistant à la documentation
2 Secrétaires bilingues
1 Secrétaire
2 Agents de sécurité
1 Chauffeur
1 Agent de nettoyage
2 Coursiers
Nombre total de membres du personnel restant à recruter : 20
Nombre total de membres du personnel restant à recruter : 25
EX.CL/1058(XXXII)
Annexe III (a)
Page 16
PLAN DE RECRUTEMENT APPROUVE :
Postes devant être pourvus en 2010
1 Juriste (promotion)
1 Juriste (protection)
1 Traducteur/Interprète arabe
1 Agent chargé des TIC
1 Assistant comptable
1 Assistant administratif
1 Secrétaire bilingue
1 Réceptionniste
1 Chauffeur
Total 9
(Seulement 5 pourvus)
P2
-Pourvu en 2011
P2
-Pourvu en 2011
P4
Non pourvu
P2
Non pourvu
GSA5 -Pourvu en 2011
GSA5 Non pourvu
GSA5 Non pourvu
GSA2 -Pourvu en 2012
GSB7 -Pourvu en 2012
Postes devant être pourvus en 2011
1 Interprète/traducteur français/anglais
1 Juriste principal (protection)
1 Juriste principal (Mécanismes spéciaux)
1 Juriste (protection)
1 Juriste (promotion)
1 Chauffeur
Total 6
(Seulement 4 pourvus)
P4
Non pourvu
P3
-Pourvu en 2012
P3
Non pourvu
P2
-Pourvu en 2011
P2
-Pourvu en 2014
GSB7 -Pourvu en 2012
Postes devant être pourvus en 2012
1 Juriste principal (protection - remplacement)
1 Juriste principal (promotion)
1 Juriste (promotion)
1 Assistant aux ressources humaines
1 Assistant à la documentation
1 Assistant au Protocole
1 Chauffeur (remplacement)
Total 7
(Seulement 4 pourvus)
P3
- Pourvu en 2014
P3
- Pourvu en 2014
P2
Non pourvu
GSA5 Non pourvu
GSA5 Non pourvu
GSA5 - Pourvu en 2011
GSB7 - Pourvu en 2012
Postes devant être pourvus en 2013
1 Secrétaire adjoint(e)
1 Traducteur/Interprète portugais
1 Juriste principal (promotion)
1 Juriste principal (promotion - remplacement)
1 Fonctionnaire chargé de l’Administration & des
Ressources humaines
1 Juriste (protection)
1 Juriste (Mécanismes spéciaux)
1 Expert en bases de données et en communication
Total 8
(Aucun n’a été pourvu)
Postes devant être pourvus en 2014
1 Fonctionnaire aux Relations publiques/Information
1 Juriste (Mécanismes spéciaux)
1 Secrétaire bilingue
1 Secrétaire
P5
P4
P3
P3
Non pourvu
Non pourvu
- Pourvu en 2014
Non pourvu
P3
P2
P2
P1
Non pourvu
- Pourvu en 2014
Non pourvu
Non pourvu
P3
Non pourvu
P2
Non pourvu
GSA5 Non pourvu
GSA4 Non pourvu
EX.CL/1058(XXXII)
Annexe III (a)
Page 17
1 Chauffeur
2 Coursiers
2 Agents de sécurité
Total 9
GSB7 Non pourvu
GSB6 Non pourvu
GSB8 Non pourvu
Poste à pourvoir en 2016 (personnel parti à la retraite)
1 Agent de nettoyage
GSB6 Non pourvu
Nombre de postes en attente depuis 2012 :
Nombre de poste en attente depuis 2013 :
Nombre de poste restant à pourvoir :
Nombre total de postes à pourvoir :
Nombre total de Juristes devant être en place =
Nombre total de Juristes sur place =
12
8
9
25
14
9
LISTE RECAPITULATIVE ACTUELLE DES POSTES À POURVOIR
Administration
1 Secrétaire adjoint(e)
1 Fonctionnaire chargé de l’Administration & des Ressources humaines
P5
P3
Juristes
1 Juriste principal (Mécanismes spéciaux)
1 Juriste principal (protection)
1 Juriste (promotion)
2 Juristes (Mécanismes spéciaux)
P3
P3
P2
P2
Interprètes/Traducteurs
1 Traducteur/Interprète arabe
1 Interprète/traducteur français/anglais
1 Traducteur/Interprète portugais
P4
P4
P4
Information & TIC
1 Fonctionnaire aux Relations publiques/Information
1 Agent chargé des TIC
1 Expert en bases de données et en communication
P3
P2
P1
Services généraux
1 Assistant administratif
1 Assistant aux ressources humaines
1 Assistant à la documentation
2 Secrétaires bilingues
1 Secrétaire
1 Chauffeur
2 Coursiers
1 Agent de nettoyage
2 Agents de sécurité
NOMBRE TOTAL DE POSTES À POURVOIR D’URGENCE :
GSA5
GSA5
GSA5
GSA5
GSA4
GSB7
GSB6
GSB6
GSB8
25
Organigramme du Secrétariat de la
Commission africaine des droits de l’homme et
des peuples
EX.CL/1058(XXXII)
Annexe III (b)
Page 1
Membres de la
Commission
(11)
- Assistant au Protocole
- Secrétaire bilingue
- Chauffeur
Secrétaire
Exécutive
(1)
Fonctionnaire
principal aux
Finances
Assistant
comptable
Secrétaire adjoint(e)
Traducteurs/
InterprètesReviseurs (3)
Expert en
communication
& base de
données
JuristesMécanismes
spéciaux (2)
Fonctionnaire
Administration &
Ressources
humaines
Secrétaire
Réceptionniste
/Opérateur
téléphonique
Juristes
principaux
Protection (2)
Juristes
Protection (3)
Assistant
administratif
Agents de
sécurité (2)
Secrétaire
bilingue
Commis
Chauffeurs/
Distributeurs de
courrier (5)
- 1 Agent de
nettoyage
- 2 Coursiers
Spécialiste
TIC
Documentaliste
Juristes
principaux
Promotion
(3)
Assistant
Documentation
Juristes/Chercheurs
(3)
Fonctionnaire
Relations
publiques &
Information
EX.CL/Draft/Dec. …(XXXII)
Page 1
PROJET
DECISION SUR LE QUARANTE TROISIEME RAPPORT D’ACTIVITES DE LA
COMMISSION AFRICAINE DES DROITS DE L’HOMME ET DES PEUPLES
Doc. EX.CL/1058(XXXII)
Le Conseil Exécutif,
1.
PREND NOTE du Quarante troisième (43ème) Rapport d’activités de la
Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) et
AUTORISE sa publication ;
2.
EXPRIME sa satisfaction devant les efforts déployés par la CADHP durant la
période visée par le rapport pour promouvoir et protéger les droits de l’homme
sur le continent ;
3.
APPELLE INSTAMMENT les États parties à soumettre leurs Rapports
périodiques conformément à l’Article 62 de la Charte africaine et à l’Article 26 du
Protocole de Maputo ;
4.
REITERE SON APPEL aux États parties à signer le Protocole à la Charte
africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des personnes
âgées en Afrique, en assurant ainsi son entrée en vigueur ;
5.
EXHORTE le Royaume du Maroc à ratifier la Charte africaine des droits de
l’homme et des peuples, outre les instruments régionaux et internationaux
pertinents de défense des droits de l’homme et EXHORTE EN OUTRE le
Gouvernement du Royaume du Maroc à autoriser la CADHP à effectuer la
mission d’établissement des faits sur le territoire mentionné par l’Union africaine
comme étant la République arabe sahraouie démocratique et par les Nations
Unies comme étant le Sahara Occidental, comme elle en a été chargée par la
Décision du Conseil Exécutif EX.CL/Dec.689(XX) ;
6.
ENCOURAGE les États parties à se conformer aux demandes de Mesures
conservatoires ainsi qu’aux Décisions et aux Recommandations de la CADHP
énoncées dans les Communications auxquelles ils sont parties et EXHORTE les
États parties à informer la CADHP des mesures prises pour mettre en œuvre
ses Décisions conformément à l’Article 112 du Règlement intérieur de la
CADHP;
7.
APPELLE D‘URGENCE la CUA à diligenter le recrutement de Juristes travaillant
en portugais et en arabe et de Juristes pour la Protection, outre les différents
postes toujours vacants au Secrétariat de la CADHP conformément à son
organigramme ;
EX.CL/Draft/Dec. …(XXXII)
Page 2
8.
APPROUVE le début du processus de révision de la structure du Secrétariat de
la CADHP pour mieux aligner sa composition et son organigramme sur le mandat
qui lui a été confié et sur l’augmentation de son travail au fil des ans ;
9.
FELICITE la décision de la CADHP d'augmenter le nombre de jours de tenue de
ses Sessions ordinaires de quinze (15) à vingt-un (21) et de ses Sessions
extraordinaires de dix (10) à quinze (15) afin de consacrer un temps suffisant à
son travail ;
10.
RECOMMANDE la tenue d’une Retraite entre le COREP et la CADHP
permettant de mieux comprendre le mandat de la CADHP et son modus
operandi, outre le fait de favoriser une compréhension commune ;
11.
FELICITE le Gouvernement hôte pour son engagement à construire un Siège
permanent équipé des installations requises pour la CADHP et l’exhorte à
diligenter la finalisation de ce processus, notamment à travers l’adoption
d’échéances devant servir de base aux rapports au Conseil Exécutif sur
l’avancement du processus ;
12.
EXPRIME SA SATISFACTION à la République de Gambie pour l’excellence des
facilités accordées à la CADHP lors de ses activités commémoratives ayant
marqué le 30ème anniversaire de la création de la CADHP et lors de sa 61ème
Session ordinaire tenue à Banjul, Gambie, en novembre 2017 ; et
13.
PREND NOTE de l’offre de la République islamique de Mauritanie d’accueillir la
62ème Session ordinaire et APPELLE les États membres, en particulier ceux qui
ne l’ont pas encore fait, à envisager d’accueillir l’une des sessions de la CADHP.