Rapports d'activité de la Commission

48e & 49e Rapport d'activité combiné de la CADHP

48 e & 49e Rapport d'activité combiné.pdf
AFRICAN UNION UNION AFRICAINE UNIÃO AFRICANA African Commission on Human & Peoples’ Rights Commission Africaine des Droits de l’Homme & des Peuples No. 31 Bijilo Annex Lay-out, Kombo North District, Western Region, P. O. Box 673, Banjul, The Gambia Tel: (220) 441 05 05 /441 05 06, Fax: (220) 441 05 04 E-mail: au-banjul@africaunion.org; Web www.achpr.org 48EME ET 49EME RAPPORTS D’ACTIVITES COMBINES DE LA COMMISSION AFRICAINE DES DROITS DE L’HOMME ET DES PEUPLES Présenté conformément à L’Article 54 de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples 1|Page
I. RESUME 1. Les 48ème et 49ème Rapports d’activités de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (la Commission ou la CADHP) sont présentés aux Chefs d’État et de Gouvernement de l’Union africaine (UA), conformément à l’Article 54 de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (la Charte africaine) et couvrent la période allant du 11 novembre 2019 au 03 décembre 2020. 2. Ils présentent notamment : les réunions statutaires de la Commission ; l’état de présentation des Rapports des États ; les Résolutions adoptées par la Commission ; les plaintes pour violations des droits de l’homme devant la Commission et les décisions/mesures prises à leur égard et les interventions de la Commission sur des questions liées aux droits de l’homme telles que : les Lettres d’Appel urgent, les Communiqués de presse et les Lettres de félicitations ; la situation des droits de l’homme sur le continent ; les questions liées aux finances, au personnel et au fonctionnement de la Commission et les Recommandations de la Commission. II. CONTEXTE 3. Il sera rappelé que la Commission est un Organe indépendant, créé en vertu des termes de l’Article 30 de la Charte africaine qui a été adoptée par la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de l'Organisation de l’Unité africaine (OUA) en 1986. La Charte africaine a été ratifiée par tous les États membres de l’UA, à l’exception du Royaume du Maroc qui a rejoint l’Union en janvier 2017. La Commission est devenue opérationnelle en 1987 et son Siège se trouve à Banjul, Gambie. 4. La Commission est composée de onze (11) membres élus par les Chefs d’État et de Gouvernement de l’UA, servant en leur qualité individuelle à temps partiel.1 La Commission, comme stipulé à l’Article 45 de la Charte africaine, a pour mandat de : i. Promouvoir les droits de l’homme et des peuples et notamment : (a) Rassembler de la documentation, faire des études et des recherches sur les problèmes africains dans le domaine des droits de l'homme et des peuples, organiser des séminaires, des colloques et des conférences, diffuser des informations, encourager les organismes nationaux et locaux s’occupant des droits de l’homme et des peuples et, le cas échéant, donner des avis ou faire des recommandations aux gouvernements ; (b) Formuler et énoncer, en vue de servir de base à l’adoption de textes législatifs par les gouvernements africains, des principes et des règles devant permettre de résoudre les problèmes juridiques relatifs à la jouissance des droits de l’homme et des peuples et des libertés ». 1 Annexe I 2|Page
(c) Coopérer avec les autres institutions africaines ou internationales qui s’intéressent à la promotion et à la protection des droits de l’homme et des peuples ; ii. Assurer la protection des droits de l’homme et des peuples dans les conditions fixées par la présente Charte. iii. Interpréter toutes les dispositions de la Charte à la demande d’un État partie, d’une Institution de l’UA ou d’une Organisation africaine reconnue par l’UA ; iv. Exécuter toutes autres tâches qui lui seront éventuellement confiées par la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement. III. REUNIONS DES ORGANES DELIBERANTS DE L’UA, REUNIONS STATUTAIRES, REUNIONS INSTITUTIONNELLES ET AUTRES ORGANISEES DURANT LA PERIODE VISEE PAR LE RAPPORT A. REUNIONS DES ORGANES DELIBERANTS DE L’UA 33ème Sommet de l’Union africaine, Addis-Abeba, Éthiopie 5. La Commission a pris part aux réunions suivantes des Organes délibérants de l'Union africaine, tenues à Addis-Abeba, Éthiopie : i. 39ème Session ordinaire du Comité des Représentants permanents (COREP) : 21 et 22 janvier 2020 ; ii. 36ème Session ordinaire du Conseil Exécutif (CE) : 06 et 07 février 2020 ; iii. 33ème Session ordinaire de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement (la Conférence) : 09 et 10 février 2020. 6. Conformément à la Charte africaine et à la pratique établie, le 47ème Rapport d’activités de la Commission a été présenté lors de la 39ème Session ordinaire du COREP. Suite aux discussions aux niveaux du COREP et du Conseil Exécutif, la publication du Rapport d’activités a été autorisée par la Décision EX.CL/Dec. 1080(XXXVI). Le Rapport a été publié sur le site Web de la Commission ainsi que les réponses soumises par l’Égypte, l’Afrique du Sud, le Malawi et le Zimbabwe. 7. Les quatre (4) nouveaux Membres suivants de la Commission ont été élus lors de la 36ème Session ordinaire du Conseil Exécutif : i. Dr Marie Louise Abomo de la République du Cameroun ; ii. M. Mudford Zachariah Mwandenga de la République de Zambie ; iii. M. Ndiamé Gaye de la République du Sénégal ; et iv. Mme Alexia Gertrude Amesbury de la République des Seychelles. 40ème Session ordinaire du Comité des Représentants permanents et 37ème Session ordinaire du Conseil Exécutif de l’UA, Addis-Abeba, Éthiopie 3|Page
8. La Commission a pris part aux réunions suivantes des Organes délibérants de l'UA, tenues virtuellement en raison de la pandémie de COVID-19 : i. 40ème Session ordinaire du COREP : 30 septembre et 1er octobre 2020 ; ii. 37ème Session ordinaire du Conseil Exécutif : 30 septembre au 14 octobre 2020. 9. Lors de la réunion du Conseil Exécutif, la Commission a été autorisée à recruter son propre personnel, à l’instar d’autres organes autonomes de l’UA. B. REUNIONS STATUTAIRES ET INSTITUTIONNELLES  27ème Session extraordinaire, Banjul, Gambie, 19 février au 04 mars 2020 10. Les détails des activités menées par la Commission durant sa 27ème Session extraordinaire sont rapportés dans le Communiqué final correspondant qui est consultable sur le site Web de la Commission : www.achpr.org.  28ème Session extraordinaire, 29 juin au 01 juillet 2020 11. La 28ème Session extraordinaire de la Commission s’est également tenue virtuellement pour cause de la pandémie de COVID-19. 12. Durant la Séance publique de cette Session et conformément à l'Article 38 de la Charte africaine et de la Règle 10 du Règlement intérieur (2020) de la Commission, les quatre (4) Commissaires nouvellement élus ont prononcé la déclaration solennelle de s'acquitter impartialement et fidèlement de leur fonctions. 13. Les détails des activités menées par la Commission durant cette Session sont rapportés dans le Communiqué final correspondant qui est consultable sur le site Web de la Commission : www.achpr.org.  66ème Session ordinaire, 13 juillet au 07 août 2020 14. La 66ème Session ordinaire de la Commission s’est également tenue virtuellement pour cause de la pandémie en cours. Lors de sa cérémonie d’ouverture, S.E. l’Ambassadrice Minata Samate Cessouma, Commissaire aux Affaires politiques, a prononcé une déclaration au nom de S.E. M. Moussa Faki Mahamat, Président de la Commission de l’UA, et déclaré la Session ouverte. 15. Durant cette Session, la Commission a examiné inter alia le Rapport périodique d’État de Maurice et organisé également les panels suivants : 4|Page
i. Discussion sur les questions majeures liées aux droits de l’homme, soulevées dans le contexte de la COVID-19, et mesures prises dans le cadre de la réponse de la Commission ; et ii. Discussion sur la priorité à accorder aux droits de l’homme durant et après la COVID-19. 16. Les détails des activités menées par la Commission durant sa 66ème Session extraordinaire sont rapportés dans le Communiqué final de la Session qui est consultable sur le site Web de la Commission : www.achpr.org. 17. Les Rapports d’intersession présentés par les Membres de la Commission et ses Mécanismes spéciaux durant la 66ème Session ordinaire sont également consultables sur le site Web de la Commission : www.achpr.org.  29ème Session extraordinaire, 02 au 05 octobre 18. La 29ème Session extraordinaire de la Commission s’est également tenue virtuellement et l’ordre du jour incluait l’application du Règlement intérieur (2020) de la Commission et les questions financières et administratives. 19. Les détails des activités menées par la Commission durant cette Session sont rapportés dans le Communiqué final correspondant qui est consultable sur le site Web de la Commission : www.achpr.org.  67ème Session ordinaire 13 novembre au 03 décembre 2020 20. La 67ème Session ordinaire de la Commission s’est similairement tenue virtuellement pour cause de la pandémie en cours. Lors de sa cérémonie d’ouverture, S.E. Professeur Sarah Anyang Agbor, Commissaire aux ressources humaines, à la science et à la technologie de la Commission de l’Union africaine, a fait une déclaration au nom de S.E. M. Moussa Faki Mahamat, Président de la Commission de l’UA, et déclaré la Session ouverte. 21. Durant cette Session, la Commission a examiné inter alia le Rapport périodique d’État du Cameroun. Elle a également organisé les panels suivants sur les thèmes suivants : i. ii. iii. 5|Page Droits de l’homme et des peuples pour faire taire les armes en Afrique ; Lancement de l’Observation générale n° 6 sur l’Article 7(d) du Protocole de Maputo ; Lancement de la version simplifiée des Principes relatifs à la dépénalisation des infractions mineures en Afrique et de la Lettre d’information n° 14 sur la Police et les droits de l'homme en Afrique ;
iv. v. vi. vii. viii. ix. x. xi. Le droit à la santé et son financement en vue du renforcement des systèmes de santé pour l’accès universel aux soins de santé ; La Feuille de route d’Addis-Abeba sur les relations entre la CADHP et les mécanismes des droits de l’homme de l’ONU ; La protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées en Afrique ; Les industries extractives et les flux financiers illicites en Afrique et Lancement de la Lettre d’information du Groupe de travail sur les industries extractives (WGEI) ; La question des déplacements forcés et des conflits en Afrique ; La situation de la liberté d’association en Afrique ; La situation des droits des personnes âgées et des personnes handicapées en Afrique dans le contexte de la flambée de la pandémie de COVID-19 et le plaidoyer pour la ratification du Protocole sur les droits des personnes âgées en Afrique et du Protocole sur les droits des personnes handicapées en Afrique ; et Le rôle des Institutions nationales des droits de l’homme (INDH) dans le travail de la CADHP. 22. Les détails des activités menées par la Commission durant sa 66ème Session extraordinaire sont rapportés dans le Communiqué final de la Session qui est consultable sur le site Web de la Commission : www.achpr.org. 23. Les Rapports d’intersession présentés par les Membres de la Commission et les Rapporteurs spéciaux durant la 67ème Session ordinaire peuvent être également consultés sur le site Web de la Commission : www.achpr.org. C. AUTRES ENGAGEMENTS DE LA CADHP AUPRES D’ORGANES DE L’UA  Lettre au Président de l’Union africaine sur le fait de faire des droits de l’homme un pilier essentiel de la réponse à la COVID-19 24. Une lettre a été a été adressée au Président de l'UA S.E. le Président Cyril Ramaphosa, le 07 mai 2020, sur le fait de faire des droits de l’homme un pilier essentiel de la réponse continentale à la COVID-19. La lettre était soumise dans le cadre du mandat de promotion et de protection des droits de l'homme et des peuples de la Commission en vertu de l’Article 45 de la Charte africaine et suite à l’affirmation de l’importance capitale des droits de l’homme et des peuples pour le succès des efforts continentaux et nationaux déployés pour mettre fin à la COVID19.  Lettre au Président de la Commission de l’Union africaine sur la situation du système africain des droits de l’homme 6|Page
25. La Commission, par l’intermédiaire de son Président, a envoyé une lettre au Président de la Commission de l’UA, S.E. Moussa Faki Mahamat, concernant la situation du système africain des droits de l’homme. La lettre soulignait la nécessité de soutenir l’avancée de l’engagement du système de protection des droits de l’homme par le maintien de la participation des États membres de l’UA à ce système, notamment en œuvrant à son amélioration au lieu de s'en retirer, comme l'indiquent les récentes tendances des retraits de la déclaration prévue à l'Article 34(6) du Protocole relatif à la Charte africaine portant création de la Cour africaine.  Seconde réunion consultative entre la CADHP et le Conseil de paix et de sécurité de l’UA 26. Le 8 octobre 2020, le Président a fait une présentation au nom de la Commission devant le Conseil de paix et de sécurité de l’UA (PSC) au cours de la seconde consultation entre les deux Organes, dans le cadre du Protocole relatif à la création du Conseil de paix et de sécurité et du Communiqué de la 866ème Session du PSC. Les discussions ont porté sur des questions relatives aux défis posés aux droits de l'homme dans les situations de crise sur le continent, à l’impact de la pandémie de COVID-19 sur les conflits et les droits de l’homme, au rôle que la Commission continue de jouer en relation avec les processus de paix en cours sur le continent ainsi que sur l'affinement des modalités d'engagement entre le PSC et la Commission. IV. ETAT DE PRÉSENTATION DES RAPPORTS PERIODIQUES 27. La Commission suit la mise en œuvre de la Charte africaine et d’autres instruments juridiques pertinents, notamment le Protocole à la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples relatif aux droits de la femme en Afrique (le Protocole de Maputo) et la Convention de l'Union africaine sur la protection et l’assistance aux personnes déplacées en Afrique (la Convention de Kampala) selon les moyens suivants : réception et examen des rapports périodiques durant la Session ordinaire ; engagement direct auprès de l’État sur le contenu du rapport ; formulation de Conclusions et de Recommandations générales sur les rapports ; traçage également de la non-soumission de leurs Rapports périodiques par les États parties. 28. Comme déjà mentionné, lors de ses 66ème et 67ème Sessions ordinaires, la Commission a examiné les 9ème et 10ème Rapports périodiques combinés de la République de Maurice (janvier 2016-août 2019) et le Rapport périodique combiné (4ème à 6ème) de la République du Cameroun (2015-2019). 29. Durant la période visée par le rapport, la Commission a également reçu les Rapports périodiques des Républiques du Malawi, du Niger et du Bénin qui seront examinés lors d'une prochaine Session de la Commission. 7|Page
30. L’état de soumission des Rapports périodiques des États parties à la Commission se présente actuellement comme il suit : Statut État partie A jour : 6 Bénin, Cameroun, Malawi, Maurice, Niger et Zimbabwe. 1 Rapport en retard : 3 Égypte, Gambie et Lesotho. 2 Rapports en retard : 9 Angola, Botswana, Côte d’Ivoire, Érythrée, Nigeria, République démocratique du Congo, Rwanda, Tchad et Togo. 3 Rapports en retard : 10 Afrique du Sud, Algérie, Burkina Faso, Djibouti, Éthiopie, Kenya, Mauritanie, Namibie, Sénégal et Sierra Leone. Plus de 3 Rapports en retard : 20 Burundi, Cabo Verde, Congo, Eswatini, Gabon, Ghana, Guinée, Liberia, Libye, Madagascar, Mali, Mozambique, Ouganda, République arabe sahraouie démocratique, République Centrafricaine, Seychelles, Soudan, Tanzanie, Tunisie et Zambie. Jamais soumis de rapport : 6 Comores, Guinée Bissau, Guinée Équatoriale, Sao Tomé and Principe, Somalie et Soudan du Sud. 31. À ce jour, seuls les quinze (15) pays ci-dessous sont à jour dans leurs obligations de référence spécifique à l’Article 26 du Protocole de Maputo : Afrique du Sud, Angola, Burkina Faso, Cameroun, Gambie, Lesotho, Malawi, Mauritanie, Namibie, Nigeria, République démocratique du Congo, Rwanda, Sénégal, Togo et Zimbabwe. 32. Trente et un (31) États ont ratifié la Convention de Kampala mais, à ce jour, seul un (1) État partie, le Cameroun, s’est conformé à l'Article 14(4) de la Convention de Kampala qui leur impose de faire rapport des mesures législatives et autres qu’ils ont prises pour donner effet à la Convention. V. RESOLUTIONS ADOPTEES PAR LA COMMISSION 33. La Commission a adopté les Résolutions suivantes [insérer le nombre total à la fin de la 67ème SO – A confirmer] durant la période visée par le rapport : Session 27ème Session extraordi naire 8|Page Résolutions adoptées i. Résolution sur la crise postélectorale dans la République de GuinéeBissau ; ii. Résolution sur la prorogation du délai de soumission du projet d’étude sur la situation des sites et territoires naturels sacrés de l’Afrique ;
iii. Résolution sur la nécessité d’élaborer une étude sur la situation des défenseurs des droits de l’homme africains en exil ; iv. Résolution sur la nécessité d’élaborer des Lignes directrices pour les rapports parallèles ; v. Résolution sur la nécessité d’élaborer des normes sur les obligations des États de réglementer les acteurs privés impliqués dans la prestation de services sociaux ; et vi. Résolution sur la nécessité d’élaborer une étude sur l’usage de la force par les responsables de l’application des lois en Afrique. 66ème Session ordinaire 9|Page i. Résolution sur l’attribution de la fonction de Rapporteur national entre les Commissaires ; ii. Résolution sur la situation sociopolitique et la réalisation des droits de l’homme au Mali ; iii. Résolution sur la détérioration de la situation des droits de l’homme au Cameroun pendant la période de la COVID-19 ; iv. Résolution sur la situation des droits de l’homme dans la République du Zimbabwe ; v. Résolution sur la situation des droits de l’homme dans la République du Soudan ; vi. Résolution sur la situation des droits de l’homme dans la République du Kenya ; vii. Résolution sur la réalisation d’une Étude sur le droit à la santé pour tous et son financement en Afrique ; viii. Résolution sur le respect des droits de l’homme dans les situations d’urgence et dans d’autres circonstances exceptionnelles ; ix. Résolution sur la rédaction de Directives pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées en Afrique ; x. Résolution sur les droits de l’homme et des peuples en tant que pilier central pour une réponse réussie à la COVID-19 et du redressement de ses impacts sociopolitiques ; xi. Résolution sur le renouvellement du mandat de la Rapporteure spéciale sur les réfugiés, les demandeurs d’asile, les personnes déplacées et les migrants en Afrique ; xii. Résolution sur le renouvellement du mandat du Rapporteur spécial sur les Défenseurs des droits de l’homme et Point focal sur les représailles en Afrique ; xiii. Résolution sur le renouvellement du mandat de la Rapporteure spéciale sur les prisons, les conditions de détention et l’action policière en Afrique ; xiv. Résolution sur la nomination du Rapporteur spécial sur la liberté d’expression et l’accès à l’information en Afrique ; xv. Résolution sur le renouvellement du mandat et la nomination de la Rapporteure spéciale sur les droits de la femme en Afrique ;
xvi. Résolution sur le renouvellement du mandat, la nomination du Président, la reconstitution et l’élargissement du mandat du Groupe de travail sur les populations/communautés autochtones en Afrique ; xvii. Résolution sur le renouvellement du mandat, la nomination du Président et la reconstitution du Groupe de travail sur la peine de mort, les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires et les disparitions forcées en Afrique ; xviii. Résolution sur le renouvellement du mandat du Groupe de travail sur les droits économiques, sociaux et culturels en Afrique et la nomination de son Président et de ses membres ; xix. Résolution sur le renouvellement du mandat du Groupe de travail sur les droits des personnes âgées et des personnes handicapées en Afrique et sur la nomination de son Président et de ses membres ; xx. Résolution sur le renouvellement du mandat et la reconstitution du Groupe de travail sur les industries extractives, l’environnement et les violations des droits de l’homme en Afrique ; xxi. Résolution sur le renouvellement du mandat, la nomination du Président et la reconstitution du Comité pour la protection des droits des personnes vivant avec le VIH (PVVIH) et des personnes à risque, vulnérables et affectées par le VIH ; xxii.Résolution sur le renouvellement du mandat du Président et la nomination d’autres Commissaires membres du Comité pour la prévention de la torture en Afrique ; xxiii. Résolution sur le renouvellement du mandat, la nomination du Président et la reconstitution Groupe de travail sur les Communications ; xxiv. Résolution sur le renouvellement du mandat, la nomination du Président et la reconstitution du Groupe de travail sur les questions spécifiques relatives au travail de la Commission ; xxv.Résolution sur le renouvellement du mandat, la nomination du Président et la reconstitution du Comité consultatif sur les questions relatives au budget et au personnel ; xxvi. Résolution sur le renouvellement du mandat et la reconstitution du Comité des Résolutions. 67ème LISTE A CONFIRMER Session ordinaire 10 | P a g e
VI. PLAINTES/COMMUNICATIONS RELATIVES AUX DROITS DE L'HOMME DEVANT LA COMMISSION Communications 34. Dans le cadre de son mandat de protection, la Commission est spécifiquement chargée en vertu de la Charte africaine de recevoir et d’examiner les Communications (plaintes) qui lui sont soumises sur des violations des droits de l’homme. 35. Sur les deux cent quarante deux (242) Communications pendantes devant la Commission au début de la période visée par le rapport, les suivantes ont été examinées durant ladite période : Session 27ème Session extraordi naire Communication Saisine - 8 Saisies (6) 1. Communication 713/19 – Ndayisaba Ali Ahmed Buregeya (représenté par IHRDA) c/ République du Rwanda ; 2. Communication 721/19 - Martin Fayulu Madidi c/ République démocratique du Congo ; 3. Communication 730/19 – Rassemblement malien pour la fraternité et le progrès c/ Republique du Mali ; 4. Communication 736 /20 – Lado James Paul, Ayume Dada & autres (représentés par John Gerry Emmanuel) c/ République du Soudan du Sud ; 5. Communication 739/20 - SARL METIS et Madame Etouman Adèle Hélène (représentés par Nchankou Ndjindam) c/ République du Cameroun ; 6. Communication 740/20 – Toukam Daco David c/ République du Cameroun ; Saisie avec demande de Mesures conservatoires (1) 1. Communication 738/20 - M. Achille Benoit Zogo Andela (représenté par Hakim Chergui) c/ République du Cameroun. Non saisine (1) 1. Communication 732/19 – Duross Gasperi c/ République sud-africaine. Recevabilité - 33 Recevables (3) 1. Communication 480/14 - Senate Masupha & autres c/ Royaume du Lesotho ; 11 | P a g e
2. Communication 564/15 – Community Law Centre et trois autres c/ République fédérale du Nigeria ; 3. Communication 607/16 - Famille de feu Juvénal Habyarimana c/ République du Burundi. Irrecevables (30) 1. Communications 481-484/14, 486–488/14, 490–498/14, 504/14, 513/15, 523/15, 526/15, 528/15, 530/15 – 533/15, 536/15 – 538/15, 570/15 - Peter Odiwuor Ngoge c/ République du Kenya. Retrait - 1 1. Communication 463/14 - Eugène Atigan-Ameti (représenté par le Collectif des Associations contre l'impunité au Togo) c/ République togolaise. Réexamen – (1) 1. Communication 341/07 - Equality Now c/ République fédérale démocratique d’Éthiopie. Décisions adoptées sur le fond – 3 1. Communication 398/11 – Institut pour les droits de l’homme et le développement en Afrique et Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH) c/ République du Congo ; 2. Communication 406/11 – Law Society of Swaziland c/ Royaume du Swaziland ; 3. Communication 430/12 - Gabriel Shumba et autres c/ République du Zimbabwe. 66ème Session ordinaire Saisine – (6) Saisies (4) 1. Communication 745/20 – Tivoneleni Edmund Lubisi (représenté par Shadrack Tebeile) c/ République sud-africaine ; 2. Communication 731/19 – Dorah Namasiku Likukela c/ République de Zambie ; 3. Communication 741/20 – Christian Patrichi Tanasa (représenté par Me Calvin Job) c/ République gabonaise ; 4. Communication 744/20 – Justin Ndoundangoye (représenté par Me Calvin Job) c/ République gabonaise ; Saisie avec demande de Mesures conservatoires (1) 5. Communication 743/20 – Hoda Abdul Moneon (représentée par Dalia Lofty) c/ République arabe d’Égypte. 12 | P a g e
Non saisie (1) 6. Communication 742/20 – African Freedom of Expression Exchange & 15 autres (représentés par des avocats pour la liberté d’expression c/ République algérienne démocratique et populaire et 27 autres. Recevabilité - 6 Recevables (2) 1. Communication 581/15 - Abdalla Mahmoud Mohamed Hajazi & autres (représentés par M. John Jones Q.C, Mme Melinda Taylor, Mme Sarah Bafadhel et M. Joshya Biahay) c/ Libye ; 2. Communication 655/17 – Les femmes de Lieke Lesole parties civiles dans l’affaire Basele Lututula, alias colonel Thom’s et autres (représentées par Action contre l’impunité pour les droits humains) c/ République démocratique du Congo. Irrecevables (2) 1. Communication 462 /13 – Jacques Jonathan Benjamin Virassamy (représenté par Dev Hurnam) c/ République de Maurice ; 2. Communication 628/16 – African Society Petroleum Consultants (représentés par Dr Ekollo Moundi Alexandre) c/ République du Cameroun. Rapportée (1) 1. Communication 459/13 - Devendranath Hurnam c/ République de Maurice. Renvoyée (1) 1. Communication 599/16 - Ethiopian Human Rights Project (représenté par Robert F. Kennedy, Human Rights et IHRDA) c/ République fédérale démocratique d’Éthiopie. Décisions adoptées sur le fond – (2) 1. Communication 396/11 – El-Sharkawi c/ République arabe d’Égypte ; 2. Communication 344/07 – George Iyanyori Kajikabi et autres c/ République arabe d’Égypte. 29ème Session extraordi naire 13 | P a g e Non-saisine 1. Communication 737/19 – Jesus Dominion International (au nom du Révérend Timothy Omotoso) c/ République sud-africaine.
Orientation donnée pour la poursuite du traitement ou le suivi de la mise en œuvre (selon le cas) 67ème Session ordinaire 1. Communication 478/14 – République de Djibouti c/ État de l’Érythrée ; 2. Communication 701/18 - Januarius Jingwa Asongu et un autre c/ République du Cameroun ; 3. Communication 722/19 – Global Concern Cameroon (CCC) c/ République du Cameroun ; 4. Communication 389/10 - Mbiankeu Geneviève c/ République du Cameroun ; 5. Communication 716/19 – Trois témoins de Jéhovah (représentés par Lawyers Associated for Human Rights in Africa) c/ État de l’Érythrée ; 6. Communication 735/19 – Résidents du Complexe de la Forêt de Mau (représentés par le Centre for Comparative and International Law and Institute for Human Rights and Development in Africa) c/ République du Kenya. A confirmer 36. Il ressort du tableau ci-dessus que, durant la période sous revue, la Commission s’est saisie de douze (12) Communications, qu’elle a décidé de ne pas se saisir de trois (3) ; qu’elle a adressé deux (2) demandes de Mesures conservatoires ; qu’elle en a déclaré cinq (5) recevables et trente deux (32) irrecevables ; qu’elle s’est prononcée sur cinq (5) sur le fond ; qu’elle en a examiné une (1) pour retrait et une (1) pour réexamen ; qu’elle a reçu un rapport sur une (1) ; qu’elle en a renvoyé une (1) et qu’elle a orienté le Secrétariat sur six (6) Communications à différents stades, notamment le suivi de la mise en œuvre. 37. Par conséquent, à ce jour [Chiffre à insérer à la fin de la 67ème SO ()] Communications sont actuellement pendantes devant la Commission. VII. DEMANDES DE STATUTS D’OBSERVATEUR ET D’AFFILIE 38. Conformément à la Résolution sur les critères d’octroi et de maintien du statut d’Observateur des organisations non-gouvernementales travaillant dans le domaine des droits de l’homme et des peuples en Afrique, durant ses 66ème et 67ème Sessions ordinaires, la Commission a renvoyé l’examen de deux (2) demandes et accordé le statut d’Observateur à un total de cinq (5) ONG, en portant ainsi le nombre total d’ONG jouissant du statut d’Observateur à cinq cent vingt huit (528) à la fin de la période visée par le rapport. Nom de l’ONG 14 | P a g e État de la demande Session
1. 4. National Coalition for Human Renvoyée Rights Defenders, Ouganda Centre de documentation et de Statut formation sur les droits de d’Observateur l’Homme (CDFDH) accordé Centre for Rights Education and Statut Awareness (CREAW) d’Observateur accordé The International Press Institute Renvoyée 5. African Biodiversity Network 2. 3. 6. 7. Statut d’Observateur accordé Media Council of Tanzania Statut d’Observateur accordé Maat for Peace, Development and Statut Human Rights d’Observateur accordé 66ème ordinaire 66ème ordinaire Session 66ème ordinaire Session 67ème ordinaire 67ème ordinaire Session 67ème ordinaire Session 67ème ordinaire Session Session Session 39. Durant sa 67ème Session ordinaire, la Commission a également accordé le statut d’Affilié à la Commission nationale des droits de l’homme et des citoyens du Cabo Verde, conformément à la Résolution sur l’octroi du statut d’Affilié à des institutions nationales des droit de l’homme et institutions des droits de l’homme spécialisées en Afrique. Le nombre total d’institutions nationales et spécialisées des droits de l’homme jouissant du statut d’Affilié auprès de la Commission est donc porté à trente (30). VIII. RESPECT PAR LES ETATS, DES DECISIONS, DES DEMANDES DE MESURES CONSERVATOIRES ET DES LETTRES D’APPEL URGENT DE LA COMMISSION 40. Le niveau d’exécution, par les États parties, des Décisions, des demandes de Mesures conservatoires et des Lettres d’Appel urgent de la Commission est relativement faible, comme en témoignent les informations ci-dessous :  Décisions sur les Communications 41. Durant la période couverte par le rapport, la Commission n’a pas reçu d’informations d’États parties sur la mise en œuvre de ses décisions finales sur les Communications, conformément à l’Article 125 de son Règlement intérieur de 2020. En revanche, dans la Communication 426/12 – Agnès Uwimana-Nkusi & Saidati Mukakibibi (représentées par Media Legal Defence Initiative) c/ République du 15 | P a g e
Rwanda, la Commission a reçu des informations des Plaignantes indiquant que l’État défendeur n’avait pris aucune mesure pour mettre en œuvre la décision.  Demandes de Mesures conservatoires 42. Durant la période couverte par le rapport, la Commission n’a pas reçu de réponse à deux (1) demandes de Mesures conservatoires, comme indiqué ci-dessus : dans la Communication 738/20 - M. Achille Benoit Zogo Andela (représenté par Hakim Chergui) c/ République du Cameroun et la Communication 743/20 – Hoda Abdul Moneom (représentée par Dalia Lofty) c/ République arabe d’Egypte.  Lettres de préoccupation et d’Appel urgent 43. Durant la période visée par le rapport, vingt-neuf (29) Lettres de préoccupation et d’Appel urgent ont été adressées aux États parties concernant différentes allégations de violations des droits de l'homme. État République démocratiqu e du Congo Date de la Lettre 27 janvier 2020 République du Cameroun 02 mars 2020 République arabe d’Égypte 27 mars 2020 République fédérale démocratiqu e d'Éthiopie République de l’Ouganda 27 mars 2020 16 | P a g e 13 avril 2020 Question justifiant la Lettre d’Appel urgent Appel urgent conjoint concernant la mort de dix-sept (17) détenus au Centre pénitentiaire et de réinsertion de Kinshasa connu sous l'appellation de Prison centrale de Makala depuis le début de l’année 2020, en raison d'un manque d'approvisionnement alimentaire pendant trois (3) mois. Lettre d’appel conjointe concernant la détention arbitraire d’Awungafac Clinton depuis le 13 novembre 2017 à la Prison de Mamfé, à Mamfé, dans la Région du Sud-Ouest du Cameroun. Lettre d’appel concernant l’arrestation et la détention prolongée de M. Mohamed alYammani, journaliste indépendant travaillant en République arabe d’Égypte, qui serait en détention depuis le 08 décembre 2019. Lettre d’appel concernant l’enlèvement d’au moins dix-huit (18) étudiants de l’Université Dembi Dollo dans le sud-ouest de l’Éthiopie en décembre 2019. Lettre de préoccupation concernant les allégations de torture et d’autres mauvais traitements commis par des agents chargés de l’application des lois sur des résidents de l’Ouganda qui auraient violé les règles de confinement et de couvre-feu eu égard à la Réponse de l’État partie L’État n’a pas encore répondu. L’État n’a pas encore répondu. L’État n’a pas encore répondu. L’État n’a pas encore répondu. L’État n’a pas encore répondu.
République du Mozambique 30 avril 2020 RépubliqueUnie de Tanzanie République du Botswana 05 mai 2020 République sud-africaine 12 mai 2020 République démocratiqu e du Congo 14 mai 2020 République du Soudan 18 mai 2020 République de Sierra Leone 02 juin 2020 État de l’Érythrée 12 juin 2020 17 | P a g e 07 mai 2020 COVID-19. Lettre d’appel conjointe concernant la disparition forcée de M. Ibraimo Abu Mbaruco, un journaliste de radio communautaire à la Radio communautaire de Palma au Mozambique. Lettre d’appel conjointe concernant la promotion et la protection des droits de l’homme durant la pandémie de COVID-19. Lettre de préoccupation concernant l’exécution de M. Moabi Seabelo Mabiletsa et M. Matshidiso Tshid Boikanyo. Lettre d’appel urgent concernant l’application de mesures de confinement par les forces de sécurité, la protection des femmes et des filles durant le confinement, les difficultés socioéconomiques auxquelles sont confrontés un grand nombre de Sud-Africains et la protection des groupes vulnérables comme les réfugiés, les demandeurs d'asile et les migrants dans le contexte des mesures de confinement en vigueur. Lettre d’appel urgent concernant la condamnation de huit membres de la communauté Batwa du village de Muyanga, dans le groupement de Miti, sur le territoire de Kabare, par le tribunal militaire de Bukavu. Lettre de préoccupation conjointe concernant le renvoi arbitraire allégué d’employés de la Fonction publique nationale du Soudan au motif d’une alliance perçue avec l’ancien régime. Lettre d’appel urgent conjointe en réponse à une émeute dans le Centre correctionnel pour homme à Freetown durant la pandémie du coronavirus, ayant causé la mort de cinq (5) détenus et deux (2) gardiens de prison. Lettre d'appel à Son Excellence M. Esaias Afwerki, Président de l’État de l’Érythrée, concernant la situation critique alléguée du peuple Afar à Dankalia, Érythrée, eu égard à la pandémie de COVID-19. L’État n’a pas encore répondu. L’État n’a pas encore répondu. L’État n’a pas encore répondu. L’État n’a pas encore répondu. L’État n’a pas encore répondu. L’État n’a pas encore répondu. L’État n’a pas encore répondu. Le 6 octobre 2020, le Gouverneme nt de l’Érythrée a répondu à la Lettre pour contester
République de Djibouti 06 juillet 2020 République du Zimbabwe République du Kenya 15 juillet 2020 République algérienne démocratiqu e et populaire 26 août 2020 République fédérale du Nigeria 14 septembre 2020 18 | P a g e 12 août 2020 Lettre d’appel concernant les conditions de détention du Lieutenant Fouad Ali Youssouf qui aurait été accusé de sédition et d’autres infractions connexes, avec des rapports indiquant que ses conditions de détention actuelles sont cruelles, inhumaines et dégradantes et que son état de santé se détériore. Lettre d’appel concernant l’arrestation de M. Hopewell Chin’ono, journaliste d’investigation indépendant travaillant au Zimbabwe. Lettre d’appel conjointe concernant des expulsions de groupes vulnérables dans le pays. Lettre d’appel à S.E. le Président de la République algérienne démocratique et populaire concernant la condamnation de M. Khaled Drareni, accusé d’avoir incité à une réunion non armée et de mettre en danger l’unité nationale. Lettre d’Appel urgent au Président du Nigeria concernant la condamnation à mort et le processus d'appel du chanteur Yahaya Sharif Aminu. essentielleme nt les allégations. Le Gouverneme nt a fait observer que toutes les restrictions imposées pour contenir le virus affectaient tous les individus et toutes les communauté s en Érythrée sans exception. L’État n’a pas encore répondu. L’État n’a pas encore répondu. L’État n’a pas encore répondu. L’État n’a pas encore répondu. L’État n’a pas encore répondu.
République démocratiqu e du Congo 30 septembre 2020. République du Mozambique 30 septembre 2020 République du Tchad 07 octobre 2020 République du Zimbabwe 15 octobre 2020 République fédérale démocratiqu e d'Éthiopie 20 octobre 2020 en République de Gambie 20 octobre 2020 République fédérale du Nigeria 27 octobre 2020 19 | P a g e Lettre d’Appel urgent conjointe sur la situation de la prison centrale de Buina, en particulier la pénurie de nourriture et la mauvaise nutrition qui ont causé la mort de deux (2) détenus et quatre (4) autres détenus dans un état critique. Lettre d’Appel urgent conjointe sur les violations de la liberté d’expression au Mozambique, notamment une attaque violente des bureaux d’une maison de presse dénommée Canal de Moçambique le 23 août 2020 dans la ville de Maputo. Lettre d’Appel à S.E. le Président de la République du Tchad, concernant une mesure prise par le Gouvernement le 22 juillet 2020 pour ralentir la vitesse d’Internet dans la République du Tchad dans l’intention présumée de mettre fin à la diffusion incitant à la haine et à la division. Des rapports reçus ont indiqué en outre que l’accès à la plateforme de messagerie « WhatsApp » était bloqué à ce moment-là. Lettre d’appel à S.E. le Président de la République du Zimbabwe concernant l’arrestation et la détention de M. Hopewell Chin’ono, journaliste d’investigation indépendant travaillant au Zimbabwe. Lettre de préoccupation conjointe concernant la situation difficile de domestiques éthiopiennes bloquées au Liban et en Arabie Saoudite, qui a poussé le Gouvernement éthiopien à organiser des vols de rapatriement à l'initiative du Gouvernement au vu de la vulnérabilité de ces domestiques, afin de garantir leur retour en toute sécurité et de prendre des mesures pour garantir leur intégration socioéconomique à leur retour. Lettre d’Appel à S.E. le Président de la République de Gambie en réponse au rejet du projet de Constitution de l’Assemblée Nationale le 22 septembre 2020. Lettre d’Appel à S.E. le Président de la République fédérale du Nigeria concernant une attaque perpétrée contre des maisons de presse à Lagos, Nigeria, le 21 octobre 2020 par des individus non-identifiés qui ont incendié les L’État n’a pas encore répondu. L’État n’a pas encore répondu. L’État n’a pas encore répondu. L’État n’a pas encore répondu. L’État n’a pas encore répondu. L’État n’a pas encore répondu. L’État n’a pas encore répondu.
République du Burundi 2 novembre 2020 R��publique du Mozambique 2 novembre 2020 République Centrafricain e 2 novembre 2020 République de Sierra Leone 03 novembre 2020 locaux de Television Continental et d’autres maisons de presse entraînant la perte de matériel multimédia et des dégâts sur des véhicules. Lettre d’Appel urgent conjointe concernant l’arrestation et la détention de l’Honorable Fabien Banciryanino, membre indépendant du Parlement arrêté le 2 octobre 2020 au Burundi. Lettre d’Appel urgent conjointe concernant les rapports sur une exécution extrajudiciaire d’une femme non identifiée eu septembre 2020 par les Forces mozambicaines sur la route R698, sur un site proche de la ville d’Awasse de la province du Cabo Delgado au cours de l’opération à grande échelle lancée par l’État pour déloger les insurgés d’Awasse et de Diaca Lettre d’Appel urgent conjointe à S.E le Président de la République Centrafricaine concernant les activités de quatre sociétés minières aurifères à proximité de la ville de Bozoum et des rapports sur la pollution, la dégradation de l’environnement et diverses violations des droits de l’homme résultant de leur exploitation. Lettre d’Appel conjointe à S.E. le Président de la République de Sierra Leone en réponse à des rapports sur la suspension de sa profession d’un avocat, M.Augustine Sorie-Sengbe Marrah, outre l’émission d’un mandat d’arrêt le 28 octobre 2020 par la Cour Suprême de Sierra Leone, suite à la critique par M. Marrah du système judiciaire postée sur un forum d’avocats. L’État n’a pas encore répondu. L’État n’a pas encore répondu. L’État n’a pas encore répondu. L’État n’a pas encore répondu. 44. Outre ce qui précède, le Rapporteur spécial sur les Défenseurs des droits de l’homme et Point focal sur les représailles en Afrique a émis quarante-huit (48) Lettres d’appel durant la période couverte par le rapport, portant spécifiquement sur les droits des défenseurs des droits de l’homme.2 45. Au total, Soixante-sept (77) Lettres de préoccupation/appel ont été envoyées à des États parties durant la période visée par le rapport. 2 Annexe II 20 | P a g e
IX. LETTRES DE FELICITATIONS 46. Durant la période visée par le rapport, six (6) lettres de félicitations ont été adressées à des Chefs d’État et de Gouvernement : État Date de la Lettre République- 02 Unie de décembre Tanzanie 2019 République 08 janvier fédérale de 2020 Somalie République 08 mai 2020 du Soudan République 20 mai 2020 du Tchad République du Congo 01 juillet 2020 République de Sierra Leone 28 septembre 2020 X. Question ayant justifié la Lettre de félicitations Lettre conjointe de félicitations à la Tanzanie pour la décision de déclarer inconstitutionnels les mariages d’enfants. Lettre de félicitations suite à la ratification de la Convention de l'Union africaine sur la protection et l'assistance aux personnes déplacées en Afrique. Lettre de félicitations conjointe pour l’adoption d’une loi pénalisant les mutilations génitales féminines. Lettre de félicitations concernant les mesures prises par l’Assemblée Nationale du Tchad pour abolir la peine de mort pour tous les crimes de terrorisme au Tchad. Lettre de félicitations concernant la loi adoptée par le Sénat autorisant la ratification du Deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques visant à abolir la peine de mort. Lettre de félicitations saluant la récente décision du Parlement de la République de Sierra Leone d’abroger l’Article 5 de la Loi sur l’ordre public de 1965 pénalisant la diffamation, les fausses nouvelles et la calomnie séditieuse. DÉCLARATIONS/COMMUNIQUÉS DE PRESSE 47. Durant la période visée par le Rapport, la Commission a publié soixante-neuf (69) Communiqués de presse sur différentes questions liées aux droits de l’homme. Les Communiqués de presse sont consultables sur le site Web de la Commission : www.achpr.org.3 XI. MISSIONS DE PROMOTION ET D’ETABLISSEMENT DES FAITS 48. La Commission n’a pas effectué de mission de promotion ou de mission d’établissement des faits durant la période visée par le Rapport, essentiellement en raison de la pandémie mondiale de COVID-19.. 3 Annexe III 21 | P a g e
49. L’autorisation avait été reçue d’effectuer une Mission dans la République gabonaise, prévue se dérouler du 06 au 09 avril 2020 mais la mission a été reportée en raison de la pandémie de COVID-19. 50. La République du Zimbabwe a également autorisé une Mission de promotion qui était prévue en septembre 2019 mais la mission a été rapportée sous réserve d’un accord sur de nouvelles dates. Alors que la Commission avait proposé qu’elle ait lieu en juin 2020, la mission a dû être reportée en raison de la pandémie en cours. Missions d’établissement des faits au Soudan et en Libye 51. Concernant les demandes formulées dans les communiqués du Conseil de paix et de sécurité (PSC) de l’Union africaine, à savoir la décision PSC/PR/COMM (DCCCXLIV) adoptée le 06 juin 2019 sur la situation au Soudan et la décision PSC/MIN/COMM.(DCCCLVII) adoptée le 05 juillet 2019 sur la situation en Libye, la Commission attendait des informations complémentaires de la Commission de l’Union africaine sur les prochaines étapes de ces missions d’établissement des faits au Soudan et en Libye, elles n’ont pas pu être effectuées durant la période visée par le rapport en raison de la pandémie de COVID-19. Mission dans le territoire de la République arabe sahraouie démocratique ou Sahara Occidental sous contrôle du Royaume du Maroc 52. Le Conseil Exécutif, dans sa Décision EX.CL/995(XXXII) sur le 43ème Rapport d’activités de la Commission, a demandé au Maroc d’initier un dialogue en vue de faciliter la mission de la Commission dans le territoire de la République arabe sahraouie démocratique ou Sahara Occidental sous contrôle du Maroc. En février 2018, une lettre de suivi a été envoyée au Maroc par le Président de la Commission. La Commission attend toujours une réponse du Maroc sur la question et la mission n’a pas pu être effectuée durant la période visée par le rapport en raison de la pandémie de COVID-19. XII. SITUATION DES DROITS DE L’HOMME SUR LE CONTINENT 53. Cette section a été introduite dans le Rapport d’activités suite à la Décision EX.CL/Dec.639 (XVIII) du Conseil Exécutif appelant la Commission à informer les Organes délibérants sur la situation des droits de l’homme sur le continent. La pratique de la Commission consiste à alimenter le contenu de cette section à partir des échanges qu’elle a eus avec les États parties, les INDH jouissant du statut d’Affilié et les ONG jouissant du statut d’Observateur auprès d’elle au cours de ses Sessions ordinaires, en sus des informations collectées dans le cadre de ses activités de surveillance de la situation des droits de l’homme dans les divers États parties au cours de la période d’intersession. 22 | P a g e
a) Développements positifs 54. La Commission note avec satisfaction les principaux développements positifs suivants intervenus au cours de la période considérée : i. Ratification de la Convention de Kampala par la Somalie le 26 novembre 2019 et par le Mozambique le 02 décembre 2019 ; ii. Ratification de la Convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption par la Tunisie le 19 novembre 2019 ; iii. Ratification du Deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques visant à abolir la peine de mort par l’Angola le 02 octobre 2019 ; iv. Signature du Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des personnes handicapées en Afrique par l'Angola le 17 juin 2020, par le Cameroun le 05 février 2020 et par le Mali le 01 juin 2020 ; v. Promulgation d’une loi au Tchad abolissant la peine de mort pour les actes terroristes le 28 avril 2020 ; vi. Adoption d’une loi au Soudan pénalisant les mutilations génitales féminines (MGF) le 29 avril 2020 ; vii. Dépénalisation des relations sexuelles entre personnes du même sexe au Gabon suite à un vote du Sénat gabonais le 29 juin 2020 qui a été ensuite approuvé par le Président ; viii. Adoption du projet de Loi pour la protection des populations autochtones par l’Assemblée Nationale de la RDC en juin 2020, outre le décret promulgué le 30 juin 2020 par S.E. le Président Félix Tshisekedi accordant des grâces et des commutations de peine à des individus condamnés à mort ; ix. Adoption d’une loi par le Sénat de la République du Congo autorisant la ratification du Deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques visant à abolir la peine de mort le 18 juin 2020 ; x. Adoption d’une loi pénalisant la torture au Niger ; xi. Abrogation de la Section 5 de la Loi sur l’ordre public de 1965 qui pénalisait la diffamation, les fausses nouvelles et la diffamation séditieuse par le Parlement de Sierra Leone le 23 juillet 2020 ; xii. Organisation réussie des élections, outre la passation de pouvoir pacifique au Malawi ; xiii. Les mesures positives prises par la Sierra Leone depuis décembre 2019, suite à la décision de la Cour de justice de la CEDEAO dans WAVES c/ République de Sierra Leone, jugeant que l’interdiction politique faite aux filles enceintes d'être scolarisées était discriminatoire et en violation du droit à l’éducation, de la protection contre la discrimination et de l’égalité devant la loi ; xiv. Adoption d’une loi sur le trafic et la traite des personnes le 07 juillet 2020, outre la création de l’Observatoire national sur les droits des femmes et des filles par la République islamique de Mauritanie le 31 juillet 2020; 23 | P a g e
xv. Abrogation de la peine de mort pour certains crimes tels que l’apostasie et l’homosexualité au Soudan, la peine de mort étant également abolie pour les enfants et les personnes âgées de plus de 70 ans dans ce pays ; xvi. Le projet de Loi sur les principes généraux relatifs aux droits des pygmées autochtones dans la République démocratique du Congo (RDC) en cours d’étude au Parlement par une Commission tripartite, composée de la Commission des droits de l’homme, la Commission politique, administrative et juridique et la Commission des droits de l’homme ; xvii. Forum inaugural des INDH africaines, en novembre 2020, avant la 67ème Session ordinaire de la Commission destiné à approfondir la coopération entre la Commission et les INDH africaines qui sont des parties prenantes cruciales dans le renforcement et la protection des droits de l'homme sur le continent; xviii. Création et lancement d’un centre d’information/base de données sur les mécanismes des droits de l’homme en ligne pour les ONDH africaines, destiné à faciliter l’accès à des documents et à des informations sur tous les mécanismes régionaux des droits de l’homme et à améliorer également le rôle des INDH dans le suivi di la mise en œuvre de leurs décisions (des mécanismes) au niveau national ; xix. Lancement du Guide des INDH pour la mise en œuvre de la Résolution de la Commission sur la protection contre la violente et d’autres violations des droits de l’homme contre les personnes sur la base de leur orientation sexuelle et de leur identité sexuelle, réelles ou supposées (Résolution 275). xx. Premier lancement par le Forum des ONG sur le travail de la Commission, du Premier Rapport sur les droits de l’homme en Afrique en 2017, 2018 et 2019 institué « Situation des droits de l’homme, État de droit et démocratie en Afrique » représentant une étape majeure dans le partenariat existant entre la société civile et les ONG des droits de l’homme sur le continent; xxi. Arrêt des combats majeurs en Libye et lancement du processus de paix dans le pays avec la signature de l’accord de cessez-le-feu par les parties au conflit le mois dernier et l'organisations de négociations politiques sur la paix ; xxii. Progrès en cours de la transition au Soudan, plus notablement la signature d’accords de paix pour mettre fin aux conflits dans les provinces du Darfour, du Kordofan du Sud et du Nin-Bleu ; and xxiii. Transfert de pouvoir démocratique aux Seychelles du parti au pouvoir depuis longtemps au parti d’opposition suite à une élection libre et équitable. Situation des droits de l’homme dans le contexte de la pandémie de COVID-1 xxiv. Adoption de la Loi sur la lutte contre la discrimination et les discours de haine par l’Algérie en avril 2020 ; xxv. Adoption d’une politique de protection social par le Cabinet du Rwanda le 14 juin 2020 ; xxvi. Mesures prises par les États parties pour décongestionner les prisons et d’autres lieux de détention afin de réduire le risque élevé de propagation de la COVID-19, 24 | P a g e
notamment : la libération de 3700 prisonniers en Tanzanie, la libération d’au moins 3522 prisonniers au Malawi, la libération de 4800 petits délinquants au Kenya, la libération de 5000 prisonniers en Angola ; la libération de 5037 détenus en Algérie, outre la libération de plus de 1200 détenus dans différentes prisons en RDC. Certaines INDH, notamment en Ouganda et en Gambie, ont appelé à un décongestionnement des prisons dans le contexte de la COVID-19 et ont reçu des réponses positives de leurs gouvernements respectifs ; et xxvii. Certains États parties ont pris des mesures vigoureuses visant à faire respecter les droits des personnes dans le contexte de la pandémie de COVID-19 , notamment : des investissements accrus pour garantir l’accès à des soins de santé de qualité conformément au droit à la santé ; la dispense d’une assistance économique et alimentaire aux groupes vulnérables ; la gratuité et l'amélioration de la fourniture d'eau ; une assistance financière, la réduction temporaire des factures d’électricité ; la fourniture d’abris aux apatrides et d’autres mesures ad hoc visant à élargir les protections sociales vitales. b) Domaines de préoccupation 55. La Commission note avec préoccupation les défis suivants, observés au cours de la période considérée : i. Le faible taux de ratification du Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des personnes âgées en Afrique (le Protocole sur les droits des personnes âgées) et le Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des personnes handicapées en Afrique (le Protocole sur les droits des personnes handicapées) qui met un frein à leur entrée en vigueur ; ii. La non-soumission de Rapports périodiques à la Commission en violation de l’Article 62 de la Charte africaine, avec six (6) États parties n’en ayant soumis aucun à ce jour ; iii. Adoption du projet de Loi sur les Lois écrites (Loi sur les amendements divers (n° 3) de 2020 cherchant inter alia à abolir les litiges d’intérêt public en imposant aux nationaux tanzaniens à d'autres personnes et aux organisations de la société civile de prouver en quoi une action dénoncée « a affecté personnellement cette personne » ; iv. Non-incorporation de a Loi sur la violence contre les personnes dans vingt-deux (22) États du Nigeria avec, pour effet, l’absence de lois garantissant spécifiquement la protection contre la violence sexiste dans ces États ; v. La menace continue du terrorisme et de son escalade au Nigeria, au Burkina Faso, au Niger et au Tchad, en particulier les nombreuses attaques graves et persistantes perpétrées par le groupe terroriste Boko Haram contre des civils innocents (y compris les travailleurs humanitaires) et des soldats dans la région du Lac Tchad, sous forme d’exécutions brutales, d’enlèvements, d'attentats suicides et d’attaques sur les équipement et la logistique de l’armée ; 25 | P a g e
vi. Les situations de troubles sur le continent, au Mali, en Éthiopie et dans le nord du Mozambique qui ont entraîné la perte de vies et la destruction de biens ; vii. L’aggravation de la situation sécuritaire et des droits de l’homme en Libye, notamment des rapports sur l’intensification d’attaques aveugles de zones civiles de la capitale libyenne, Tripoli, au cours desquelles plusieurs civils ont été blessés ou tués et des habitations et d'autres infrastructures endommagées ; viii. La persistance de l’application de la peine de mort avec cinquante-sept (57à exécutions enregistrées dans un certain nombre de pays en Afrique ; ix. Le schéma systématique de harcèlement judiciaire, d’intimidation, de détentions et d’arrestations arbitraires des défenseurs des droits de l’homme dans plusieurs pays en Afrique ; x. L’infestation de criquets pèlerins qui menace les cultures et les moyens de subsistance en Afrique de l’Est ; xi. Détérioration de la situation des migrants africains et pette de nombreuses vies ces derniers mois en mer Méditerranée, outre l’expulsion et le retour forcé de demandeurs d’asile et de migrants ; xii. Peine de mort prononcée par la Cour d’assise anti-terroriste au Mali le 28 octobre 2020 contre trois djihadistes accusés d’attaques meurtrières perpétrées en 2015 à Bamako au Radisson Blu et à La Terrasse; xiii. Le changement inconstitutionnel de gouvernement au Mali ; xiv. Le contexte de violence, de tensions intercommunautaires et de répression de droits fondamentaux ayant entouré plusieurs élections récentes sur le continent africain ayant causé la perturbation d'activités des partis d’opposition, le muselage d’organisations de la société civile, de journalistes et d’autres défenseurs des droits de l’homme en les ingérences en conséquence dans la liberté d’expression, le droit à l’information et le droit à une participation politique. De nombreuses élections organisées en 2020 ont été chaotiques, ont causé la perte de vies et la destruction de biens lors de confrontations avec des agents de la sécurité, notamment le chaos postélectoral en Côte d’Ivoire et en Guinée Conakry et les intimidations et les attaques rapportées en Tanzanie ; xv. Les manifestations au Nigeria suite à la brutalité de la police et des rapports sur l’usage excessif de force létale, notamment l’utilisation de munitions réelles par l’armée et la police au Nigeria contre des manifestants pacifiques (manifestation #ENDSARS) et la perte consécutive de vies et les blessures, en particulier les fusillades au péage de Lekki du 20 octobre 2020 ; xvi. Le chaos consécutif au détournement des manifestations #ENDSARS jusque là pacifiques au Nigeria par des acteurs criminels et des éléments opportunistes, notamment par des pillages et la destruction de biens publics et privés, des attaques d'effectifs et de biens de la police, de maisons de presse et de biens du gouvernement ; xvii. La crise sociopolitique en Éthiopie, qui a enregistré des incidents majeurs de violence contre des civils et une confrontation militaire dans la région du Tigré et qui a commencé à causer des actes majeurs et inquiétants de violence contre des civils, un profilage ethnique, l’arrestation de journalistes, une crise 26 | P a g e
xviii. xix. xx. xxi. xxii. xxiii. humanitaire causant la fuite de milliers de personnes vers le Soudan voisin, une flambée de discours haineux et une épidémie de fausses nouvelles et de désinformation; Les troubles civils de longue date au Cameroun et les combats entre le gouvernement, les combattants anglophones et Boko Haram continuant à perpétrer de graves violations des droits de civils innocents ainsi que les conflits prolongés, notamment dans la région du Sahel, en République Centrafricaine, au Mozambique, dans des parties de la République démocratique du Congo et en Éthiopie ; Les rapports sur la persistance de confinements et l’arrestation de défenseurs des droits de l’homme, en particulier de journalistes en Algérie, en Égypte et en Tunisie ; Des rapports sur des menaces militaires extérieures sous forme de terrorisme et d’annexion de la province du Nord par des missionnaires islamique au Mozambique ; Le problème récurrent de la difficile situation des jeunes africains qui représentent l’énergie nécessaire pour diriger la croissance socioéconomique du continent mais dont les droits sont gravement violés, en particulier leur droit au développement socioéconomique, une situation qui a causé notamment leur agitation, souvent renforcée par d’autres violations de droits avec l’usage d'une force excessive lors de manifestations pacifiques ainsi que leurs migrations illégales et dangereuses qui ont causé la perte de vies, notamment en mer Méditerranée ; Les défis persistants des droits de l’homme auxquels sont confrontés les enfants africains, notamment le problème persistant du paludisme, de la pneumonie, de la diarrhée et d’autres maladies évitables qui les affectent, les obstacles posés à leur accès à l’éducation et à des services sanitaires tels que le coût élevé et les longues distances et leur exposition indue à l’exploitation sexuelle, aux pires formes de travail des enfants, au trafic d’enfants et aux abus et aux mauvais traitement dans leurs migrations ; et La menace contre l’indépendance du système judiciaire, caractérisée par l’instrumentalisation du judiciaire pour poursuivre les opposants politiques, les activistes de la société civile comme les journalistes et les violations associées de la liberté d’expression et de la liberté de réunion de ces groupes, selon certains rapports sur le Malawi, la Tanzanie et le Zimbabwe. Situation des droits de l’homme dans le contexte de la pandémie de COVID-1 56. Tout en se félicitant des mesures mises en place par les États parties pour contenir la propagation du coronavirus et atténuer les effets de ces mesures, la Commission regrette l’émergence de violations des droits de l’homme durant cette période, notamment : 27 | P a g e
xxiv. L’impact négatif de la pandémie de COVID-19 sur les droits sociaux et économiques, comme le droit à l’éducation, le droit au meilleur état de santé atteignable et le droit à la nourriture, à un abri décent et à d'autres droits basiques, notamment à l'eau et à l'assainissement, qui affectent de manière disproportionnée les groupes les plus vulnérables de la société, comme les désavantagés, les femmes et les filles et les personnes handicapées ; xxv. La perte de moyens de subsistance par suite des mesures d’atténuation comme les ordres de confinement et de couvre-feu qui ont un effet particulièrement dévastateur dans le secteur informel ; xxvi. La possibilité de la première récession possible en 25 ans dans la région, avec une prévision d'un déclin de la croissance économique de 2,4 % en 2019 à -2,1 à -5,1 % avec des effets négatifs collatéraux comme la faim et la pauvreté ; xxvii. L’interruption temporaire de la dispense de services publics risquant de priver des millions de personnes d’accès à des besoins de base ; xxviii. L’usage excessif de la force par les agents chargés de l’application des lois dans l'application des mesures d'atténuation comme les ordres de confinement et de couvre-feu avec des cas rapportés de brutalité policière causant des exécutions et des actes de torture, outre les arrestations arbitraires et les quarantaines forcées imposées aux personnes violant ces mesures ; xxix. Les lois contre le terrorisme ont également été utilisées pour réprimer les manifestants et la fermeture des tribunaux dans le contexte de la pandémie de COVID-19 ont rendu difficile l’accès à la justice avec des incidences négatives pour les prisons ; xxx. La pandémie a élargi encore davantage l’écart entre les nantis et les démunis et a révélé des inégalités et des injustices dans de nombreuses communautés ; xxxi. La corruption persiste en Afrique et constitue un problème majeur, en particulier en ces jours de pandémie, tout comme la mauvaise gestion et le manque d'obligation des fonctionnaires de rendre compte des fonds mis à disposition pour la pandémie se sont avérés insaisissables dans de nombreux pays africains et il a été rapporté que 40 % des fonds destinés à la flambée d’Ébola n’ont pas été comptabilisés ; xxxii. La montée alarmante de cas de violence sexuelle et sexiste durant la pandémie, par exemple, la déclaration pour les trente-six (36) Gouverneurs au Nigeria de l’état d’urgence pour les viols et autres violence sexiste contre les femmes et les enfants dans le pays, ainsi que l'aggravation de la stigmatisation, de la discrimination et des discours de haine associée à la COFID-19 ; xxxiii. Faisant partie des membres les plus vulnérables de la société, les enfants risquent d'être considérablement affectés par la pandémie, plus spécifiquement les enfants handicapés, les enfants de familles économiquement désavantagées, les enfants vivant dans des zones rurales et les enfants ayant un statut de demandeurs d'asile ou de réfugiés ; L’impact socioéconomique de la pandémie a affecté de différentes manière les enfants qui n'ont pas accès à de la nourriture et à des services de santé basiques ; 28 | P a g e
xxxiv. Le manque d’accès de millions d'étudiants à l'éducation, en particulier ceux vivant dans des zones rurales qui n'ont pas accès à des cours en ligne ainsi que les mesures de confinement à domicile qui les ont exposés à une exploitation et des abus sexuels ainsi qu’à la violence, essentiellement perpétrée par des membres de la famille ; xxxv. Les fermetures d’écoles et les vacances scolaires prolongées en raison de la pandémie ont occasionné une montée des cas de MGF et de mariages d’enfants dans les communautés qui les pratiquent sur le continent ; xxxvi. L’exclusion des réfugiés, des personnes déplacées, des demandeurs d’asile et des migrants des mesures de protection employées par les États parties durant la pandémie de COVID-19 et le manque d’installations garantissant des mesures comme la distanciation sociale et l’isolement dans les campas de réfugiés ; xxxvii. La perturbation des fournitures humanitaires aux réfugiés, aux migrants et aux personnes déplacées ; xxxviii. La réduction de la délivrance de documents officiels aux réfugiés et aux demandeurs d’asile qui affecte leur accès à des services sociaux ; xxxix. La fermeture des frontières entre certains pays qui a empêché les demandeurs d’asile et les réfugiés de fuir les persécutions ; xl. La perte d’opportunités d’emploi affectant les jeunes qui constituent une partie importante de la population du continent et qui sont également confrontés à un avenir offrant des perspectives sociales et économiques limitées par suite de la pandémie ; xli. La surpopulation et l’absence de conditions sanitaires dans les prisons pouvant faciliter la propagation du coronavirus, outre l’échec des États à infléchir les taux d’admission dans les prisons comme l'abus de la détention préventive pour les infractions mineures ; xlii. Les cas rapportés d’arrestations arbitraires et illégales de journalistes et de défenseurs des droits de l’homme durant la pandémie ; xliii. L’augmentation des violations des droits fondamentaux des travailleurs de la santé, comme les arrestations et les détentions arbitraires, les travailleurs de la santé devenant une catégorie de défenseurs des droits de l’homme ayant besoin de la protection des États ; xliv. Les restrictions de la liberté d’expression et de l’accès à l’information sous le couvert de la pandémie de COVID-19, avec des cas rapportés de suspension de licences de médias, de fermeture de services Internet limitant le droit d’accès à l’information et l’utilisation de la désinformation et de discours de haine pour limiter la liberté d’expression ; xlv. Les situations de conflit sur le continent, comme dans le nord du Mozambique, ont entraîné des déplacements, la perte de vies et viennent s'ajouter à la situation de la COVID-19 ; xlvi. Les violations des droits des communautés autochtones, notamment des cas rapportés de menaces de mort, d’expulsions forcées et d’incendies de foyers ; 29 | P a g e
xlvii. Le manque d’informations ou de sensibilisation sur la COVID-19 aux communautés autochtones en raison de plusieurs difficultés comme l’absence de radios, de télévisions, de journaux et/ou de relais communautaires ; xlviii. Les restrictions de mouvement qui ont fait obstacle à l'accès à des services essentiels tels que les programmes de prise en charge de la mortalité maternelle et infantile et du VIH/Sida et les soins essentiels de santé sexuelle et reproductive ; xlix. Le risque accru d’exécutions de personnes atteintes d’albinisme dues à des superstitions dans la région de l’Afrique de l’Est et australe. l. Les effets de la pandémie de COVID-19 frappent très durement le continent, notamment la réduction brutale d’envois de fons, de l’investissement étranger direct, les prix des denrées et le tourisme ; li. Les tendances dangereuses et négatives dans le contexte des réponses à la pandémie de COVID-19, notamment la montée de forces hostiles aux droits de l'homme et à la démocratie prenant avantage de la crise sanitaire de la COVID-19 pour affirmer davantage leur autorité ou resserrer leur emprise sur les citoyens traumatisés ; les restrictions et les violations des libertés d’expression, d’association, de circulation et de réunion se généralisent en ces temps de COVID19 ; et des rapports documentés sur les responsables de l’application des mesures relatives à la COVID-19 qui feraient un usage excessif de la force sur les citoyens, notamment l’usage de munitions réelles ayant causé la mort de deux jeunes et des arrestations et des détentions forcées en Angola ; et lii. L’inégalité numérique, en particulier dans le contexte de la pandémie de COVID19 pose un défi majeur, avec des implications supplémentaires pour d’autres droits humains garantis qui doivent donc être renforcés. XIII. SITUATION ADMINISTRATIVE ET FINANCIERE a) Construction du Siège de la Commission 57. Alors que la Commission et le Gouvernement hôte devaient organiser une cérémonie de pose de la première pierre sur le site proposé pour le Siège en marge de la 66ème Session ordinaire, cette cérémonie a dû être reportée depuis mars 2020 en raison de l’épidémie de COVID-19. 58. La Commission a en outre initié le processus de mise en place d’un Fonds spécial, conformément aux processus et aux procédures de l'UA, pour la mobilisation de ressources destinées à la création de son Siège permanent. b) Dotation en personnel 59. La Commission se réjouit de la nomination de Mme Lindiwe Khumalo en qualité de Secrétaire exécutive par intérim de la Commission. Mme Khumalo, qui est la Secrétaire adjointe de fait de la Commission, a pris fonction en mai 2020. Une 30 | P a g e
annonce de vacance de poste a également été publiée pour la fonction de Secrétaire Exécutif de la Commission. 60. Mais le besoin crucial de recrutement de Juristes et de Traducteurs arabophones et lusophones n’est toujours pas solutionné à ce jour. Le Secrétariat est toujours confronté à de plus grandes pénuries de personne comme il en fait régulièrement rapport. À cet égard, la Commission se réjouit donc du récent octroi, lors de la 37ème Session ordinaire du Conseil Exécutif, de la possibilité pour la Commission de recruter son propre personnel à l'instar d'autres Organes autonomes de l'UA et considère cette décision importante comme une perspective de solution de ce défi de longue date en termes de ressources humaines. XIV. MISE EN ŒUVRE DES DÉCISIONS Recommandations de la Retraite conjointe du COREP et de la Commission 61. Suite à la Décision EX.CL/1015(XXXIII) du Conseil exécutif demandant à la CADHP de faire rapport de la mise en œuvre des recommandations de la Retraite conjointe CADHP-COREP, organisée en juin 2018, la Commission souhaite rapporter que le Règlement intérieur révisé (2020) a été adopté durant sa 27ème Session extraordinaire en vertu de l’Article 42(2) de la Charte africaine et qu’il est entré en vigueur le 02 juin 2020 en vertu de sa Règle 145. 62. Le Règlement intérieur a été publié et est consultable sur le site Web de la Commission : www.achpr.org. Décisions du Conseil Exécutif 63. Suite à la Décision EX.CL. Dec. 1080 (XXXVI) du Conseil Exécutif demandant à la Commission de faire rapport de la mise en œuvre du paragraphe 8 de la décision Assembly/AU/Dec.200 (XI) stipulant « de faire régulariser le statut de la CADHP en tant qu’Organe de l'UA », la Commission a commencé la recherche préliminaire de ressources juridiques et financières et les modalités techniques de régularisation de son statut d'Organe. XV. DATES ET LIEU DE LA 68ème SESSION ORDINAIRE DE LA COMMISSION 64. La 68ème Session ordinaire aura lieu du [insérer les dates à confirmer]. XVI. RECOMMANDATIONS 65. Au vu de ce qui précède, la Commission formule les recommandations suivantes : 31 | P a g e
a) Aux États parties de : i. Promouvoir le respect le plus large possible de l’espace civique et démocratique et tolérer les opinions divergentes d'approches inclusives et consultatives des questions importantes, notamment, en particulier, en autorisant les voix des jeunes, des femmes, des groupes minoritaires et des membres de partis politiques d’opposition ; ii. Reconnaître que le pouvoir d’une nation ne se mesure pas par l'agression de son peuple mais par l'usage de ses ressources pour garantir la sûreté et l'avenir de ses contribuables et du règle de l'État de droit pour une bonne gouvernance grâce à des institutions indépendantes ; iii. En partenariat avec d’autres acteurs comme les INDH, initier et maintenir des réformes institutionnelles, notamment en transformant les forces de police en services dans le cadre de lignes directrices régionales et internationales ; iv. En vue de faire taire les armes, inclure les femmes et les jeunes dans les processus de reconstruction pour instaurer des sociétés post-conflits et les impliquer dans la construction de solutions durables ; v. Ratifier, mettre en œuvre et intégrer les différents instruments des droits de l’homme de l’UA, spécifiquement le Protocole sur les droits des personnes âgées et le Protocole sur les droits des personnes handicapées, pour assurer l’entrée en vigueur de ces instruments fondateurs ; vi. Soutenir les processus internes de l’UA relatifs à l’adoption du projet de Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif à l’abolition de la peine de mort en Afrique et du projet de Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des citoyens à une protection sociale et à une sécurité sociale ; vii. Accélérer l’adoption finale du projet de Protocole sur le droit à la nationalité en Afrique et l’éradication de l’apatridie actuellement pendant devant les Organes de l’Union africaine ; viii. Inviter les États parties qui ne l’ont pas encore fait à accélérer le processus de ratification de la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées ; ix. Inclure des informations sur les mesures législatives et autres qu’ils ont prises pour donner effet à la Convention de Kampala dans les Rapports périodiques soumis à la Commission pour les États parties à la Convention de Kampala; x. S'atteler d'urgence aux cas persistants d'attaques terroristes en prenant en considération leurs causes profondes comme la violence, ainsi que l'ont développé les Principes et directives sur les droits de l’homme et des peuples dans la lutte contre le terrorisme en Afrique ; xi. S’assurer que tous les défendeurs susceptibles d’encourir la peine capitale puissent bénéficier d’une procédure judiciaire répondant aux normes internationales et régionales en termes de respect du droit à une défense et à un procès équitable et introduire un moratoire sur la peine de mort en vue de l’abolir juridiquement, suspendre l’exécution de détenus dans le couloir de la mort et commuer les 32 | P a g e
condamnations à la peine de mort en emprisonnement à vie dans les pays qui continuent à appliquer la peine de mort ; xii. Inviter les États parties qui n’ont pas ratifié le deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIRDCP) avisant à abolir la peine de mort pour accélérer le processus de sa ratification et harmoniser leurs lois nationales en conséquence ; xiii. Maintenir l’appui aux transitions sur le continent, notamment en renforçant les capacités des mécanismes existants de l’UA, en garantissant que les agendas de la justice transitionnelle et des réformes soient considérés comme des éléments essentiels et inclus dans les incitations et les feuilles de route des relèvements élaborées pour les États en transition et plaidés par l'UA auprès des donateurs et de la communauté internationale et en ayant recours aux bons offices d'anciens Chefs d'État pour faire avancer la résolution pacifique des conflits et les objectifs de la justice transitionnelle ; xiv. Abroger et réformer les lois sur les lois sur les fausses nouvelles, les discours de haine et la désinformation prévoyant des restrictions disproportionnées à la liberté d'expression et l'accès à l'information des individus ; xv. Adopter des mesures visant à garantir la protection des réfugiés et des personnes déplacées, des femmes, des enfants et d’autres groupes vulnérables, notamment par l'incorporation et la mise en œuvre des divers instruments régionaux et internationaux des droits de l’homme ; xvi. Adopter des mesures urgentes et élaborées de réponse à la corruption et à d’autres formes de flux financiers illicites et garantissant la responsabilité, une condition requise, notamment pour améliorer et renforcer la capacité des États à fournir des infrastructures et des services de santé de qualité et, plus généralement, de satisfaire les besoins de développement de leurs citoyens ; xvii. Répondre de manière cohérente aux Lettres d’Appels urgents envoyées par la Commission. b) Au Royaume du Maroc de : xviii. Ratifier la Charte africaine et accéder à la demande d’autorisation de la Commission d’effectuer la mission dont elle a été chargée par la Décision EX.CL/Dec.995 (XXXII. c) A la CUA de : xix. Finaliser la mise en œuvre de différentes Décisions du Conseil Exécutif appelant à diligenter le pourvoi des postes vacants au Secrétariat et, plus particulièrement, le recrutement de Juristes et de Traducteurs arabophones et lusophones. d) Au Conseil de paix et de sécurité (PSC) de l’UA de : Invoquer l’Acte constitutif de l’Union africaine et prendre des mesures significatives en consultation avec les États en question et résoudre les conflits. 33 | P a g e
Recommandations en relation avec la pandémie de COVID-1 a) Aux États parties de : xx. Suivre une approche fondée sur les droits de l’homme dans l’exécution et l’application des règlements et des mesures en place face à la pandémie de COVID19 ; xxi. Maintenir la loi et l’ordre et, le cas échéant, revoir les états d’urgence et prévenir l’usage excessif de la force conformément aux cadres régionaux et internationaux des droits de l’homme, avec une référence particulière à la Résolution 449 de la CADHP sur les droits de l’homme et des peuples en tant que pilier central d'une réponse réussie à la COVID-19 et le redressement de ses impacts sociopolitiques – CADHP/Res. 449 (LXVI) ; xxii. Veiller à ce que les mesures de confinement relatives à la COVID-19, notamment celles déclarées en vertu d’état d’urgence ou de catastrophe, soient régulièrement soumises à un examen et une supervision parlementaire pour confirmer qu’elles sont limitées dans le temps, légales, nécessaires, proportionnées et nondiscriminatoires et qu’elles soient accompagnées de mesures politiques adaptées au contextes pour atténuer leurs effets néfastes, en particulier sur la section la plus vulnérable de la société ; xxiii. S’assurer de l’obligation de rendre compte de la gestion des fonds de la COVID-19 ; xxiv. Prendre des mesures pour garantir la pleine réalisation des droits économiques, sociaux et culturels inscrits dans la Charte africaine ; xxv. S’assurer que l’objectif énoncé dans la Déclaration d’Abuja d’allouer au moins 15 % du budget annuel au secteur de la santé soient constamment atteint ; xxvi. Répondre d’urgence au besoin crucial de services sociaux tels que l’accès à l’eau et à l’assainissement, en en renforçant ainsi l’accès pour les membres les plus vulnérables de la population tels que les désavantagés, les personnes handicapées, les communautés autochtones ; xxvii. Renforcer l’accès à la justice et prendre des mesures pour enquêter et poursuivre les auteurs des violations commises dans le contexte de la pandémie et garantir des réparations aux victimes de violations des droits de l’homme ; xxviii. Relever les défis pour la paix et la sécurité qui ont été aggravés durant la pandémie de COVID-19, avec des restrictions imposées à la circulation des migrants et à l’espace civique ainsi que l'augmentation des cas de violence domestique et d'autres cas de violence contre les femmes ; xxix. Adopter d’urgence des mesures appropriées, efficaces et sensibles à la spécificité des sexes afin de garantir la protection des droits des femmes et des filles ; xxx. Adhérer et se conformer aux Recommandations provisoires de l’Organisation mondiale de la Santé sur la préparation, la prévention et la lutte contre la COVID-19 pour les prisons et autres lieux de détention et assurer un dépistage et des tests améliorés dans les prisons ; 34 | P a g e
xxxi. Dépénaliser les infractions mineures et assurer la libération des personnes arrêtées pour des infractions mineures afin de décongestionner les prisons et d’infléchir la propagation potentielle du virus ; xxxii. Renforcer les mesures de protection des droits des enfants, conformément à la Note d’orientation pour la protection de l'enfant pendant la pandémie de Coronavirus (COVID-19) publiée par le Comité africain d'experts sur les droits et le bien-être de l’enfant ; xxxiii. S’assurer qu’il n’y ait pas d’obstacle à l’accès à des services de santé sexuelle et reproductive durant la pandémie de COVID-19 ; xxxiv. Renforcer les mesures garantissant la sûreté et la sécurité des journalistes et des défenseurs des droits de l'homme ; xxxv. S’assurer de la poursuite de fourniture d’une assistance humanitaire aux demandeurs d’asile, aux réfugiés et aux migrants, outre l’accès aux systèmes nationaux de protection sanitaire et sociale et de la poursuite de l’enregistrement et des documents de base pour les demandeurs d’asile et les réfugiés. xxxvi. Coordonner les efforts des agences concernées au niveau national pour soutenir l’action sanitaire et prendre en compte l’impact des mesures de réponse à la COVID19 sur les services de soins de santé liés au VIH ; xxxvii. Prendre des mesures appropriées pour préserver la vie des populations et des communautés autochtones durant la pandémie de COVID-19, garantir la sûreté et la sécurité des populations/communautés autochtones et tenir pour coupables les auteurs de menaces, de harcèlement, de violence ou de force excessive dont elles feraient l’objet ; xxxviii. Redresser les tendances négatives de la réponse à la pandémie de COVID-19 sapant les droits des personnes et leur redressement possible de la crise et s’assurer que les réponses et les mesures de relèvement de la COVID-19 contribuent à un redressement à plus long terme. Il est donc nécessaire de regarder au-delà de la phase d’urgence de la COVID-19 et de mettre en œuvre une phase de relèvement, axée sur : la réduction des inégalités et la transformation des économies nationales en équité sociale ; la dispense effective et efficace de services sociaux de base aux personnes et en particulier dans le domaine de la santé, de l’éducation et de l’assainissement ; la poursuite du développement durable ; l’assurance de filets de protection sociale et de sécurité sociale pour les plus vulnérables dans la société comme envisagé dans l’Agenda 2063 de l’Union africaine, notamment en autonomisant les personnes affectées de manière disproportionnée comme celles vivant dans la pauvreté, les femmes, les personnes handicapées et les personnes déplacées; en instaurant la participation pleine et significative dans la gouvernance pour une réponse plus efficace et plus inclusive ; xxxix. Instaurer des alliances et des plateformes inclusives et engager toutes les parties prenante nationales et internationales, y compris les acteurs non-étatiques, dans la planification et la mise en œuvre de plans de relèvement socioéconomique de la crise de la COVID-19 cet prioriser les contributions financières et techniques inclusives pour un développement nationale et invariable plus large en Afrique ; et 35 | P a g e
xl. Dans le cadre de leur union – l’Union africaine - concevoir et adopter une stratégie plus mondiale plus effective et plus durable pour aider l'Afrique à résister à une telle pandémie sanitaire. b) À la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de : xli. Diriger l’appel à une renonciation aux règles commerciales pertinentes, aux droits de propriété intellectuelle afin que les produits de prévention et de traitement médical de la COVID-19 et les vaccins en particulier puissent être réalisés sur le continent de manière plus générique et qu’ils soient plus facilement accessibles pour toutes les personnes durant cette pandémie. 36 | P a g e

Created 23 avr. 2026 · Edited 3 juin 2026